Livre

Les affections religieuses

La nature de la vraie religion

Jonathan Edwards · 1703–1758

  • 26 chapitres
  • 13 h 14 min de lecture
  • Avancé Niveau de lecture

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À propos de ce livre

A book about how to tell true religion from its counterfeits. Edwards argues first that genuine faith is not cool assent but affection — the heart moved — and then spends the rest of the treatise refusing every easy test of whether those affections are real. Twelve signs prove nothing either way: intensity, fluency in talking about it, the order in which things happened, even confidence. Twelve more are the real marks.

He wrote it in 1746, after the Great Awakening had swept New England and then curdled. Thousands had been converted; some of them were not, and nobody could tell which. Edwards had defended the revival publicly and now had to say what in it had been the work of God and what had been enthusiasm — a judgement that cost him his own pulpit a few years later.

The twelfth sign is where the argument lands, and it is the plainest thing in the book: gracious affections show themselves in practice — in what a life actually does, over time, under pressure. Edwards gives it more room than the other eleven together, having spent three hundred pages removing every shortcut a reader might have preferred.

It is demanding and it is meant to be uncomfortable. Anyone who has wondered whether an experience of God was genuine is the reader Edwards had in mind, and he neither dismisses the question nor answers it cheaply.

I. Ce n’est un signe ni dans un sens ni dans l’autre que des affections religieuses soient très grandes, ou portées très haut. Certains sont prêts à condamner toutes les affections élevées : si des personnes paraissent avoir des affections religieuses portées à un degré extraordinaire, ils conçoivent contre elles un préjugé et décident, sans autre examen, que ce sont des illusions.
Extrait de I. Ce n’est un signe ni dans un sens ni dans l’autre que des affections religieuses soient très grandes, ou portées très haut

Sommaire · 26 chapitres · 13 h 14 min de lecture

  1. 1 Introduction 14 min
  2. 2 Première partie. De la nature des affections et de leur importance dans la religion 78 min
  3. 3 I. Ce n’est un signe ni dans un sens ni dans l’autre que des affections religieuses soient très grandes, ou portées très haut 11 min
  4. 4 II. Ce n’est un signe ni que des affections aient la nature de la vraie religion, ni qu’elles ne l’aient pas, qu’elles produisent de grands effets sur le corps 9 min
  5. 5 III. Ce n’est un signe ni que des affections soient véritablement des affections de grâce, ni qu’elles ne le soient pas, qu’elles rendent ceux qui les éprouvent prompts, fervents et abondants à parler des choses de la religion 7 min
  6. 26 XII. Les affections saintes et produites par la grâce ont leur exercice et leur fruit dans la pratique chrétienne 184 min

Questions et réponses

De quoi traite Les affections religieuses ?

C’est l’épreuve de la vraie religion selon Jonathan Edwards : comment distinguer une œuvre authentique de Dieu dans le cœur de ses nombreuses contrefaçons. Edwards soutient que la foi véritable n’est pas un froid assentiment, mais affection — le cœur réellement ému — puis il consacre le reste du traité à écarter, l’un après l’autre, tous les moyens faciles de prouver que ces affections sont de grâce ou qu’elles sont fausses.

Pourquoi Edwards l’a-t-il écrit ?

Il l’écrivit en 1746, après que le Grand Réveil eut balayé la Nouvelle-Angleterre, puis tourné à l’aigre. Des milliers de personnes avaient fait profession de conversion ; certaines, de toute évidence, n’étaient pas converties, et nul ne pouvait dire avec certitude lesquelles. Edwards avait publiquement défendu le réveil ; il lui fallait maintenant dire ce qui, en lui, avait été l’œuvre de Dieu et ce qui n’avait été que pure exaltation. Le livre est donc la réflexion sobre, chèrement acquise, d’un pasteur qui avait vu l’une et l’autre.

Que sont les « douze signes qui ne prouvent rien » ?

Edwards énumère douze marques que beaucoup prenaient pour des preuves de la grâce, mais qui, montre-t-il, ne tranchent rien ni dans un sens ni dans l’autre : par exemple l’intensité des sentiments, l’aisance à parler de religion, l’ordre dans lequel les expériences se sont succédé, des textes de l’Écriture qui se pressent dans l’esprit, ou encore une grande confiance et une grande assurance. Aucune de ces choses, fait-il voir, ne distingue une véritable œuvre de Dieu d’une contrefaçon ; elles peuvent accompagner l’une comme l’autre.

Quelles sont les marques sûres de la vraie grâce ?

Les douze signes distinctifs qui suivent forment le cœur du livre. Le principal — celui auquel Edwards accorde le plus de poids — est que les affections de grâce portent du fruit dans la pratique chrétienne : une vie changée, humble et sainte. Les affections véritables ont leur racine dans la beauté de la sainteté même de Dieu, produisent un esprit d’agneau et de colombe, et aboutissent à l’obéissance, au lieu de demeurer simple sentiment.

Qu’entend Edwards par « affections » ?

Non pas une émotion superficielle ni un sentiment passager, mais les inclinations profondes de l’âme — le penchant puissant du cœur vers les choses ou à l’opposé d’elles. Edwards soutient que la vraie religion consiste en grande partie dans les affections saintes, parce qu’une foi qui n’émeut jamais le cœur est une foi morte ; mais il affirme avec la même netteté que tout sentiment intense n’est pas saint, et c’est là tout le problème que le livre entreprend de résoudre.

Ce livre a-t-il un intérêt en dehors d’un temps de réveil ?

Oui. Bien qu’il soit né du Réveil, la question qu’il pose est de tous les temps : comment savoir si sa religion est réelle ? Chaque génération de chrétiens sérieux s’y trouve confrontée, et la réponse d’Edwards — que la preuve la plus sûre est une vie transformée plutôt qu’une expérience intense — a fait de ce livre, depuis lors, un ouvrage de référence sur l’assurance du salut et l’examen de soi-même.

Est-il difficile à lire ?

C’est un livre exigeant — serré dans son argumentation et long, écrit par l’un des esprits les plus rigoureux de l’histoire américaine. Mais il récompense la patience, et sa structure est claire : ce qu’est la vraie religion, ce qui ne la prouve pas, et ce qui la prouve. Bien des lecteurs qui trouvent le traité entier pesant reviennent pourtant aux douze signes distinctifs, que l’on peut lire séparément.

Par où commencer ?

Par l’argument initial d’Edwards selon lequel la vraie religion réside en grande partie dans les affections, puis par les deux listes : les signes qui ne prouvent rien, et les signes qui distinguent. Les lecteurs pressés vont souvent droit au dernier signe, le plus long, selon lequel les affections de grâce aboutissent à la pratique chrétienne — ce qu’Edwards lui-même tient pour la preuve la plus sûre de toutes.

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À propos de l'auteur

Jonathan Edwards

1703 1758

Les affections religieuses · 1746

Plus de Jonathan Edwards

Claude Lorrain (Claude Gellée), “Sunrise” (possibly 1646–47). The Metropolitan Museum of Art, Open Access.

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