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Pourquoi nous devons aimer Dieu
À propos de ce livre
De l’amour de Dieu est le grand petit traité de Bernard de Clairvaux sur les raisons et la manière d’aimer Dieu. Écrivant au XIIe siècle, Bernard répond que nous aimons Dieu à cause de ce qu’il est et de tout ce qu’il a donné — et il retrace l’ascension de l’âme à travers quatre degrés de l’amour : de l’amour de soi à l’amour de Dieu pour notre propre bien, puis à l’amour de Dieu pour Dieu, et enfin à l’amour de nous-mêmes pour Dieu seul. Tendre, pénétrant et bref, il nourrit la piété des chrétiens depuis huit cents ans.
Vous désirez que je vous explique pour quelle raison et dans quelle mesure nous devons aimer Dieu. Je dirai que Dieu lui-même est le motif de notre amour pour lui, et que la mesure de l’amour qui lui est dû est d’être sans mesure. Est-ce assez clair ?
Sommaire
- 1 Pourquoi nous devons aimer Dieu 3 min
- 2 Le droit de Dieu à notre amour 7 min
- 3 Le motif plus grand qu’a le chrétien d’aimer 6 min
- 4 Qui trouve sa consolation en Dieu 6 min
- 5 Le devoir d’aimer Dieu 4 min
- 6 Récapitulation 2 min
- 7 La récompense de l’amour de Dieu 9 min
- 8 Le premier degré de l’amour 4 min
- 9 Le deuxième et le troisième degré de l’amour 2 min
- 10 Le quatrième degré de l’amour 4 min
- 11 L’amour parfait après la résurrection 7 min
Questions et réponses
De quoi parle De l’amour de Dieu ?
C’est le grand petit traité de Bernard de Clairvaux sur les raisons et la manière d’aimer Dieu. Écrivant au XIIe siècle, Bernard répond à la question de savoir pourquoi Dieu doit être aimé en disant : à cause de ce qu’il est et de tout ce qu’il a donné — et à la question de savoir combien, par sa célèbre réponse : la mesure de l’amour de Dieu est de l’aimer sans mesure. Il retrace ensuite l’ascension de l’âme à travers les degrés de l’amour.
Qui était Bernard de Clairvaux ?
Un abbé français du XIIe siècle, fondateur du monastère de Clairvaux et l’une des figures les plus influentes de l’Église médiévale — réformateur, prédicateur et mystique, dont la chaleur de la piété lui valut le titre de « docteur doux comme le miel ». De l’amour de Dieu compte parmi ses œuvres les plus connues et constitue un classique de la spiritualité chrétienne.
Quelle est la réponse de Bernard à la question : pourquoi devons-nous aimer Dieu ?
Dieu mérite notre amour pour lui-même, à cause de ce qu’il est, et nous le lui devons pour tout ce qu’il a donné — d’abord les dons de la création et de la vie, et surtout le don de lui-même dans la rédemption. Dieu nous a aimés le premier et s’est donné pour nous ; la seule réponse qui convienne est de l’aimer en retour, et de l’aimer parce qu’il en est digne, et non simplement pour ses bienfaits.
Qu’entend Bernard par aimer Dieu « sans mesure » ?
À la question de savoir quelle doit être la mesure de l’amour de Dieu, Bernard répond que la mesure est d’aimer sans mesure — c’est-à-dire qu’il n’existe aucune limite au-delà de laquelle l’amour pour Dieu deviendrait excessif. Parce que l’amour et la valeur de Dieu sont sans bornes, l’amour que nous lui devons ne connaît pas de plafond légitime ; nous devons toujours l’aimer davantage, sans jamais décider que nous l’avons assez aimé.
Quels sont les « degrés de l’amour » que décrit Bernard ?
Bernard retrace l’ascension de l’âme par étapes : d’abord l’homme s’aime lui-même pour lui-même ; puis il aime Dieu pour son propre bien ; puis il en vient à aimer Dieu pour Dieu ; et enfin, rarement et seulement en partie en cette vie, il ne s’aime lui-même que pour Dieu, tout entier saisi par l’amour de Dieu. C’est la carte du chemin par lequel l’amour de soi peut être transformé en pur amour de Dieu.
Est-ce un livre médiéval difficile à lire ?
Il est court et, pour sa profondeur, remarquablement chaleureux et accessible. Bernard écrit en amant de Dieu plutôt qu’en simple théologien, et une grande partie du traité a le ton de la dévotion plutôt que celui de l’argumentation. Ses images et son ardeur l’ont gardé vivant pendant huit siècles, et il demeure l’une des portes d’entrée les plus accessibles de la spiritualité chrétienne médiévale.
Pourquoi lire aujourd’hui un moine du XIIe siècle sur l’amour ?
Parce que la question à laquelle il répond — pourquoi et comment aimer Dieu — est permanente, et que peu y ont répondu avec autant de clarté et de feu. Bernard va au-delà du sentiment jusqu’aux raisons pour lesquelles l’amour est dû à Dieu, et trace un chemin par lequel les cœurs froids peuvent être réchauffés, ce qui rend le livre aussi pénétrant pour le lecteur moderne que pour le lecteur médiéval.
Par où un lecteur devrait-il commencer ?
Par le commencement ; le traité est bref et avance comme un seul raisonnement, de la question de savoir pourquoi Dieu doit être aimé à celle de savoir jusqu’où, puis à travers les degrés de l’amour. Lu lentement, comme y invite la piété de Bernard lui-même, il est moins une leçon à terminer qu’un feu auquel se réchauffer.
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À propos de l'auteur
Bernard of Clairvaux
De l’amour de Dieu · 1128
Jean Baptiste Camille Corot, “The Pond at the Entrance of the Woods” (c. 1860–75). The Cleveland Museum of Art, CC0.
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