Biographie
Je cédai, et j’admis que Dieu était Dieu, et je m’agenouillai et priai : peut-être, cette nuit-là, le converti le plus abattu et le plus réticent de toute l’Angleterre.
C. S. Lewis passa la première moitié de sa vie à argumenter contre Dieu, et la seconde à l’expliquer à plus de gens que presque aucun autre écrivain de son siècle. Il n’était ni pasteur ni évangéliste, et il ne se considéra jamais comme un théologien. C’était un universitaire d’Oxford qui faisait cours sur l’allégorie médiévale et la poésie de la Renaissance, fumait la pipe, parcourait à pied des distances considérables et répondait à chaque lettre qu’il recevait. Pourtant, une causerie radiophonique du temps de guerre, un court livre de lettres d’un démon chevronné et sept histoires pour enfants portèrent la foi chrétienne dans les foyers, les casernes et les chambres d’enfants du monde entier — et ils le font encore. Peu de vies montrent plus clairement comment Dieu peut prendre un homme réticent, intelligent et blessé, et en faire un serviteur de la joie.
Une enfance à Belfast, et une prière qui sembla échouer
Clive Staples Lewis naquit le 29 novembre 1898 à Belfast, fils cadet d’Albert Lewis, avoué, et de Flora Hamilton Lewis, fille d’un ecclésiastique, qui avait obtenu un diplôme de mathématiques à une époque où peu de femmes le faisaient. Il avait un frère, Warren, de trois ans son aîné, qui allait être son plus proche compagnon pour le reste de sa vie. Tout petit, il annonça qu’il s’appelait désormais « Jacksie », du nom d’un chien qu’il adorait ; la famille abrégea en Jack, et Jack il resta pour tous ceux qui le connurent.
La maison était pleine de livres, et les deux frères remplissaient les après-midi pluvieux de l’Ulster en inventant des pays imaginaires entiers, bien à eux. Mais cette enfance heureuse prit brusquement fin. En 1908, alors que Jack avait neuf ans, on découvrit que sa mère avait un cancer. Il pria, avec tout le sérieux d’un enfant, pour qu’elle fût guérie. Elle mourut au mois d’août. Quelques semaines plus tard, son père, accablé de chagrin, envoya les deux garçons dans un sinistre pensionnat en Angleterre, et quelque chose se ferma en Jack.
Au milieu de son adolescence, il avait entièrement abandonné la foi de son enfance. On l’envoya enfin chez un précepteur privé dans le Surrey, William Kirkpatrick — « le Grand Coup » —, un vieil athée farouche et logique qui lui apprit à argumenter, à lire le grec et le latin comme des langues vivantes et à ne rien accepter qu’il ne pût défendre. Lewis s’y épanouit. Dans ces mêmes années, pourtant, autre chose s’éveillait en lui. En 1916, au kiosque d’une gare, il acheta un exemplaire d’un livre de George MacDonald, Phantastes, et y trouva une sainteté qu’il ne savait pas nommer. Il dirait plus tard que ce livre avait baptisé son imagination bien avant que quoi que ce soit ne touche le reste de son être.
Les tranchées, et une promesse tenue
Lewis obtint une bourse pour l’University College d’Oxford, mais la guerre passa d’abord. Nommé officier dans le Somerset Light Infantry, il arriva en première ligne, en France, le jour de ses dix-neuf ans. Le 15 avril 1918, près d’Arras, un obus britannique tombé trop court éclata à côté de lui. Il fut blessé à la jambe, à la main et à la poitrine ; le sergent qui se tenait près de lui, Harry Ayres, fut tué. Lewis fut rapatrié comme invalide et porta des éclats de cet obus dans son corps pour le reste de sa vie.
Avant de partir pour la France, il avait conclu un pacte avec un camarade d’instruction, Paddy Moore : si l’un d’eux ne revenait pas, le survivant prendrait soin de la famille de l’autre. Paddy fut tué. Lewis tint parole. Pendant plus de trente ans, il partagea un foyer avec la mère de Paddy, Janie Moore, et sa fille Maureen, les faisant vivre durant les maigres années où il n’était qu’un jeune enseignant, et soignant patiemment Mme Moore pendant sa longue dernière maladie, jusqu’à sa mort en 1951. Ce ne fut pas toujours une maisonnée facile, et il en parlait rarement, mais c’était une promesse tenue à un prix bien réel.
Le converti le plus réticent
De retour à Oxford, il obtint trois diplômes avec la plus haute mention — en lettres classiques, en philosophie et en anglais — et, en 1925, fut élu fellow du collège de Magdalen, où il allait enseigner près de trente ans. Il était, à tous les signes extérieurs, un incroyant bien installé et quelque peu combatif. Mais ses propres lectures ne cessaient de le trahir. Les écrivains qu’il aimait le plus — MacDonald, Chesterton, les vieux poètes — semblaient savoir quelque chose qu’il ignorait. Ses amis les plus brillants se révélèrent chrétiens. Et toute sa vie, il avait été pris en embuscade par de brusques et perçants moments de désir pour une chose qu’aucune réalité terrestre ne pouvait combler, un désir qu’il appelait la Joie.
Lentement, contre sa volonté, il fut acculé. Un soir du trimestre d’été de 1929, seul dans son appartement de Magdalen, il cessa de résister.
Je cédai, et j’admis que Dieu était Dieu, et je m’agenouillai et priai : peut-être, cette nuit-là, le converti le plus abattu et le plus réticent de toute l’Angleterre.
— C. S. Lewis, Surpris par la joie
C’était croire en Dieu, pas encore au Christ. Le second pas vint deux ans plus tard. Dans la nuit du 19 septembre 1931, il marcha pendant des heures sur l’Addison’s Walk, au bord du Cherwell, avec deux amis, J. R. R. Tolkien et Hugo Dyson. Lewis avait toujours été ému par les vieux mythes d’un dieu qui meurt et ressuscite ; Tolkien et Dyson le pressèrent de voir que l’histoire du Christ est ce même mythe — mais que, cette fois, il s’était réellement produit, dans l’histoire, en un lieu précis et sous un gouverneur précis. Neuf jours plus tard, assis dans le side-car de la moto de son frère sur la route du zoo de Whipsnade, il découvrit qu’il croyait que Jésus-Christ était le Fils de Dieu. Il ne se souvenait pas de l’avoir décidé : quand ils partirent, il ne croyait pas, et quand ils arrivèrent, il croyait.
Un ministère de laïc
Le converti se mit à l’œuvre avec les outils dont il disposait. Lewis rejoignit son église paroissiale, la Sainte-Trinité de Headington Quarry, près de la maison appelée les Kilns qu’il partageait avec Warren et les Moore, et il communia fidèlement. Son premier livre chrétien, une allégorie de son propre cheminement, parut en 1933. Avec Tolkien et un cercle d’amis — les « Inklings » —, il se réunissait chaque semaine pour lire à voix haute ce qu’ils écrivaient ; Le Seigneur des anneaux et une grande partie de l’œuvre romanesque de Lewis furent d’abord entendus entre ces murs.
La guerre le rendit célèbre. En 1940, Le Problème de la souffrance affronta honnêtement la question que se pose toute personne en deuil. L’année suivante, une série de lettres imaginaires d’un démon expérimenté, Screwtape, à son jeune neveu commença à paraître dans un hebdomadaire d’Église ; publiée en livre en 1942, elle devint un succès de librairie, et elle est encore lue par des gens qui n’ouvriraient jamais un livre de théologie. En 1941, la BBC lui demanda de parler à la radio, et pendant trois ans sa voix simple, raisonnable et légèrement bourrue expliqua la foi chrétienne à une nation en guerre. Il se rendit dans des bases de la RAF pour parler à des aviateurs qui seraient peut-être morts avant la fin de la semaine. Ces causeries, rassemblées et révisées, devinrent Les Fondements du christianisme — un exposé de la foi commune aux chrétiens de toutes les traditions, qui a fait sortir d’innombrables lecteurs de l’incrédulité.
Je crois au christianisme comme je crois que le soleil s’est levé : non seulement parce que je le vois, mais parce que, grâce à lui, je vois tout le reste.
— C. S. Lewis, « La théologie est-elle de la poésie ? » (1944)
La célébrité eut son prix. Certains collègues d’Oxford jugeaient malséant qu’un savant écrive de la religion populaire, et on l’écarta de chaires qu’il avait méritées. Il l’accepta sans amertume. Il donna la plus grande partie des droits d’auteur de ses livres religieux, discrètement, par l’intermédiaire d’une fondation charitable, et il répondit à la main au flot de lettres d’inconnus — les inquiets, les endeuillés, les enfants, ceux qui doutaient —, souvent plusieurs heures par jour, pour le reste de sa vie.
Narnia, et une nouvelle chaire
En 1950, la cinquantaine passée, il publia une histoire pour enfants où quatre petits évacués passent par une armoire dans un pays gelé et y rencontrent un grand lion. Six autres livres du Monde de Narnia suivirent en six ans. Lewis soutenait que ce n’étaient pas des allégories, mais il ne cachait pas qui est Aslan : ces histoires sont sa tentative de laisser les enfants rencontrer la bonté, la terreur et la joie du Christ avant qu’ils n’aient appris à s’ennuyer devant les mots religieux. Des dizaines de millions d’enfants les ont lues depuis.
En 1954, Cambridge créa pour lui une nouvelle chaire de littérature médiévale et de la Renaissance au collège de Magdalene. Il l’accepta avec joie, passant la semaine à Cambridge et les fins de semaine aux Kilns. Il continua d’écrire des travaux savants à côté des livres pour lesquels on l’aime, et publia sa propre autobiographie spirituelle, Surpris par la joie, en 1955. Il pensait rester célibataire. Il se trompait.
Joy
Parmi ses nombreux correspondants se trouvait Joy Davidman, une poétesse américaine d’origine juive et ancienne communiste, venue au Christ en partie grâce à ses livres. Ils se rencontrèrent en 1952, et au fil des années suivantes une amitié intellectuelle devint quelque chose de plus. En avril 1956, Lewis l’épousa discrètement au bureau de l’état civil d’Oxford — il parla alors d’une simple formalité, destinée à permettre à Joy et à ses deux fils de rester en Angleterre. Cet automne-là, on découvrit qu’elle avait un cancer dans tous les os, et il découvrit qu’il l’aimait.
On ne s’attendait pas à ce qu’elle vive longtemps. Le 21 mars 1957, à son chevet d’hôpital, ils furent mariés avec la bénédiction de l’Église par Peter Bide, prêtre et ancien élève de Lewis. À la demande de Lewis, Bide lui imposa aussi les mains et pria pour sa guérison.
Le cancer revint en 1959, et Joy mourut le 13 juillet 1960. Le chagrin de Lewis fut féroce. Il le consigna dans un carnet, à vif et sans retenue, et le publia sous un pseudonyme : Apprendre la mort. C’est l’un des livres les plus honnêtes jamais écrits par un chrétien : il ne cache ni le doute, ni la colère, ni le sentiment d’une porte claquée au nez. Mais il consigne aussi, lentement et sans fausse consolation, le retour de la confiance — non pas des réponses, mais la présence de Celui contre qui il avait crié. Beaucoup de ceux qui ont perdu un être cher ont trouvé dans ce livre le seul qu’ils pouvaient supporter de lire.
Le retour à la maison
Lewis prit soin des fils de Joy, David et Douglas, et continua d’écrire, mais sa propre santé déclinait. À l’été 1963, son cœur et ses reins lâchèrent ; à un moment, il tomba dans le coma et reçut les derniers sacrements, puis se réveilla, et raconta ensuite, à moitié en plaisantant, qu’il était presque désolé d’avoir été renvoyé. Il démissionna de sa chaire de Cambridge et passa l’automne tranquillement aux Kilns avec Warren, à lire et à répondre aux lettres. Le 22 novembre 1963, une semaine avant ses soixante-cinq ans, il mourut chez lui en fin d’après-midi. La nouvelle passa presque inaperçue : le même jour, le président Kennedy fut abattu à Dallas. Il fut enterré dans le cimetière de la Sainte-Trinité, à Headington Quarry, où il avait prié pendant trente ans.
Visez le ciel, et vous aurez la terre « par-dessus le marché » : visez la terre, et vous n’aurez ni l’un ni l’autre.
— C. S. Lewis, Les Fondements du christianisme
Un demi-siècle plus tard, une pierre commémorative lui fut consacrée dans le Coin des poètes de l’abbaye de Westminster. Ses livres n’ont jamais cessé d’être réédités, et des chrétiens de presque toutes les traditions le comptent parmi leurs amis ; les lecteurs évangéliques divergent souvent de lui sur des points particuliers, et il aurait été le premier à dire qu’il était un laïc, non une autorité. Ce qu’il donna à l’Église, ce ne fut pas un système mais une voix : claire, humble, raisonnable et joyeuse, convaincue que le désir qui habite le cœur de toute vie humaine était fait pour nous ramener chez nous, auprès de Dieu. Ses propres livres sont encore protégés par le droit d’auteur, si bien que vous ne les trouverez pas encore ici — mais les écrivains plus anciens qui l’ont conduit jusque-là se trouvent sur ces rayons : George MacDonald, dont il chérissait les Sermons non prononcés ; G. K. Chesterton, dont L’Homme éternel contribua à le ramener à la foi ; Athanase, dont il aimait Sur l’incarnation du Verbe ; Augustin ; Thomas a Kempis ; John Bunyan ; et William Law.
Livres sur C. S. Lewis (2)
Articles sur C. S. Lewis (2)
Questions et réponses
Qui était C. S. Lewis ?
C. S. Lewis (1898–1963) fut un spécialiste de la littérature médiévale et de la Renaissance, à Oxford puis à Cambridge, qui passa la première moitié de sa vie à argumenter contre Dieu et la seconde à l’expliquer à plus de gens que presque aucun autre écrivain de son siècle. C’était un laïc, ni pasteur ni théologien ; pourtant, ses causeries radiophoniques du temps de guerre, Tactique du diable et les sept livres du Monde de Narnia portèrent la foi chrétienne dans les foyers, les casernes et les chambres d’enfants du monde entier.
Où grandit-il, et pourquoi perdit-il la foi ?
Clive Staples Lewis naquit le 29 novembre 1898 à Belfast, fils cadet d’Albert Lewis, avoué, et de Flora Hamilton Lewis, fille d’un ecclésiastique. En 1908, alors qu’il avait neuf ans, sa mère mourut d’un cancer, bien qu’il eût prié avec ferveur pour sa guérison, et on l’envoya bientôt dans un sinistre pensionnat en Angleterre. Il estima plus tard qu’il avait alors traité Dieu comme un magicien dont on attendait qu’il fasse son tour, et, au milieu de son adolescence, il avait entièrement abandonné la foi de son enfance.
Pourquoi l’appelait-on Jack ?
Tout petit, il annonça qu’il s’appelait désormais « Jacksie », du nom d’un chien de la famille qu’il adorait. La famille abrégea en Jack, et Jack il resta, pour le reste de sa vie, pour tous ceux qui le connurent, y compris son frère Warren, de trois ans son aîné, qui fut son plus proche compagnon de l’enfance jusqu’à la fin.
Que lui arriva-t-il pendant la Première Guerre mondiale ?
Nommé officier dans le Somerset Light Infantry, Lewis arriva en première ligne, en France, le jour de ses dix-neuf ans. Le 15 avril 1918, près d’Arras, un obus britannique tombé trop court éclata à côté de lui, le blessant à la jambe, à la main et à la poitrine et tuant le sergent Harry Ayres, qui se tenait près de lui. Avant de partir, il avait promis à son ami Paddy Moore que chacun prendrait soin de la famille de l’autre s’il mourait ; Paddy fut tué, et Lewis tint cette promesse envers Mme Janie Moore pendant plus de trente ans.
Comment C. S. Lewis devint-il chrétien ?
Cela se fit en deux étapes. Au trimestre d’été de 1929, seul dans son appartement du collège de Magdalen, à Oxford, il céda, admit que Dieu était Dieu, s’agenouilla et pria, et se dit lui-même peut-être le converti le plus abattu et le plus réticent de toute l’Angleterre. Puis, dans la nuit du 19 septembre 1931, sur l’Addison’s Walk, Tolkien et Hugo Dyson le persuadèrent que l’histoire du Christ est le vrai mythe, celui qui s’est réellement produit. Neuf jours plus tard, en route pour le zoo de Whipsnade dans le side-car de la moto de son frère, il découvrit qu’il croyait que Jésus-Christ était le Fils de Dieu.
Comment était sa vie de prière ?
À partir d’octobre 1940, Lewis se rendit presque chaque semaine chez le père Walter Adams, un vieux prêtre anglican des Pères de Cowley, à Oxford, pour se confesser et recevoir une direction spirituelle, jusqu’à la mort du père Adams en 1952. Sous cette conduite, il mena une vie de prière disciplinée, matin et soir, priant à travers les Psaumes et présentant à Dieu, un par un, les noms de la longue liste de ceux qui lui avaient demandé de prier pour eux. Il communiait fidèlement dans son église paroissiale, la Sainte-Trinité de Headington Quarry.
Quels sont ses livres chrétiens les plus connus ?
Le Problème de la souffrance (1940) affronta la question de la douleur. Tactique du diable (1942), recueil de lettres imaginaires d’un démon chevronné à son neveu, devint un succès de librairie. Ses causeries à la radio de la BBC, de 1941 à 1944, devinrent Les Fondements du christianisme, un exposé de la foi que les chrétiens de toutes les traditions ont en commun. Les sept livres du Monde de Narnia commencèrent à paraître en 1950, et Surpris par la joie (1955) raconta l’histoire de sa conversion. Apprendre la mort garde la trace du deuil de sa femme.
Qui était Joy Davidman ?
Joy Davidman était une poétesse américaine d’origine juive et une ancienne communiste, venue au Christ en partie grâce aux livres de Lewis. Ils se rencontrèrent en 1952, se marièrent discrètement au bureau de l’état civil d’Oxford en avril 1956, et cet automne-là on découvrit qu’elle avait un cancer des os. Le 21 mars 1957, le prêtre Peter Bide les maria avec la bénédiction de l’Église à son chevet d’hôpital et, à la demande de Lewis, lui imposa les mains et pria pour sa guérison. Elle mourut le 13 juillet 1960.
Joy Davidman fut-elle guérie ?
Contre toute attente, elle ne mourut pas en 1957. Au cours des mois suivants, sa maladie recula, ses os commencèrent à se reconstruire et elle remarcha, et Lewis la ramena chez lui, aux Kilns. Au même moment, il fut atteint d’une douloureuse perte de calcium dans ses propres os et se demanda si Dieu ne lui avait pas permis de porter quelque chose à sa place. Il leur fut donné trois années heureuses, dont un voyage en Grèce au printemps 1960, avant que le cancer, revenu en 1959, ne l’emportât l’été suivant.
Quand et où C. S. Lewis mourut-il ?
Il mourut chez lui, aux Kilns, près d’Oxford, le 22 novembre 1963, une semaine avant ses soixante-cinq ans ; la nouvelle passa presque inaperçue, car le président Kennedy fut abattu à Dallas le même jour. Il fut enterré dans le cimetière de la Sainte-Trinité, à Headington Quarry, où il avait prié pendant trente ans, et un demi-siècle plus tard une pierre commémorative lui fut consacrée dans le Coin des poètes de l’abbaye de Westminster.
