À la poursuite de Dieu (Pour ados)
Seigneur, apprends-moi à écouter

Chapitre 7 · 4 min de lecture · 5 min d’écoute

Seigneur, apprends-moi à écouter

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » — Jean 1:1

Jean appelle Jésus « la Parole ». Pourquoi ? Tozer explique qu’une parole, c’est ce qui exprime ce que l’on pense ; appeler le Fils de Dieu la Parole nous dit donc que Dieu est un Dieu qui parle. Et pas seulement dans le passé. « Dieu parle. Pas : Dieu a parlé, mais : Dieu parle. Il est, par sa nature même, continuellement éloquent. »

C’est même, dit-il, la seule raison pour laquelle le monde existe. « La plus brève et la seule satisfaisante des cosmogonies est celle-ci : “Il dit, et la chose arrive.” » (Une cosmogonie est un récit de l’origine de l’univers.) « Au commencement, il a parlé au néant, et le néant est devenu quelque chose. » Tout au long de Genèse 1, le même schéma se répète : Dieu dit, et cela fut ainsi.

La Bible est la Parole écrite de Dieu, et Tozer y tient comme à un trésor. Mais elle est vivante parce que Dieu continue de parler à travers elle : « C’est la Voix présente qui rend toute-puissante la Parole écrite. Sinon, elle resterait endormie, enfermée entre les couvertures d’un livre. »

Il pense que la voix de Dieu atteint tout le monde, même ceux qui n’ont jamais ouvert une Bible. Dans les Proverbes, la sagesse est représentée comme une femme qui appelle dans les rues : « Hommes, c’est à vous que je crie. » Puis il ajoute une phrase triste : « Le drame, c’est que notre bien éternel dépend de notre écoute, et que nous avons entraîné nos oreilles à ne pas entendre. »

Quand Dieu a parlé du ciel à Jésus, certains témoins ont trouvé une explication. « C’est le tonnerre », ont-ils dit. Tozer pense que nous faisons la même chose. « Nous sommes plus enclins à expliquer qu’à adorer. » Et pourtant, dit-il, presque tout le monde a connu des moments difficiles à expliquer : « un soudain sentiment de solitude, ou un sentiment d’émerveillement ou de crainte face à l’immensité de l’univers ». Il suggère que ces moments sont peut-être Dieu qui essaie d’attirer notre attention.

Il va même jusqu’à supposer que tout ce que les humains ont créé de beau, la musique, la poésie, l’art, est une réponse imparfaite à cette voix. Puis il admet que ce n’est que son idée à lui. « C’est ma conviction personnelle (et je ne serai pas vexé si personne ne me suit). » Et : « Mais vous pouvez être un bon chrétien sans accepter ma thèse. » Aussi direct qu’il soit, Tozer sait faire la différence entre la Bible et ses propres opinions.

Ce dont il est sûr, c’est ceci : « La Voix de Dieu est une Voix amicale. » Le problème, c’est le bruit. « La religion a accepté cette monstrueuse hérésie selon laquelle le bruit, la taille, l’activité et l’esbroufe rendent un homme cher à Dieu. » Mais Dieu dit toujours : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu. » Alors : fais silence, mets-toi à l’écart, ouvre ta Bible. Au début, tu ne percevras peut-être que « comme le bruit d’une Présence qui marche dans le jardin ». Puis une voix. Puis les mots de la page deviendront « chaleureux, intimes et clairs comme la parole d’un ami cher ».

Il veut que nous lisions la Bible comme « non seulement un livre qui a été dit autrefois, mais un livre qui parle maintenant ». « Venez tout de suite à la Bible ouverte en vous attendant à ce qu’elle vous parle. » Et il prie, en 1948, comme s’il vivait aujourd’hui :

« Seigneur, apprends-moi à écouter. Les temps sont bruyants, et mes oreilles sont lasses des mille bruits criards qui les assaillent sans cesse. Donne-moi l’esprit du jeune Samuel quand il t’a dit : “Parle, car ton serviteur écoute.” Fais-moi t’entendre parler dans mon cœur. Fais que je m’habitue au son de ta Voix, afin que ses accents me soient familiers quand les bruits de la terre s’éteindront et que le seul son sera la musique de ta Voix qui parle. Amen. »

Si Tozer trouvait 1948 bruyant, imagine ce qu’il penserait d’un téléphone qui vibre cent fois par jour. « Mes oreilles sont lasses » : c’est peut-être la ligne du livre dans laquelle on se reconnaît le plus. Et remarque à qui il veut ressembler : à Samuel, qui n’était qu’un garçon quand Dieu l’a appelé pour la première fois.

Une chose à faire cette semaine : mets ton téléphone dans une autre pièce pendant dix minutes. Ouvre ta Bible à un passage court (1 Samuel 3 est un bon choix) et lis-le lentement, « en t’attendant à ce qu’il te parle ». Note une phrase qui t’a frappé, et demande à Dieu ce qu’il veut te dire par là.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Que veut dire Tozer par « Pas : Dieu a parlé, mais : Dieu parle » ?

Que Dieu n’a pas seulement parlé une fois, il y a longtemps, avant de se taire. Parler fait partie de sa nature, et il parle encore, notamment à travers la Bible.

Que voulait dire la foule quand elle a dit « C’est le tonnerre » ?

Elle expliquait la voix de Dieu comme un phénomène naturel. Tozer dit que nous faisons souvent pareil : nous sommes plus prompts à expliquer qu’à adorer.

Comment Tozer nous propose-t-il de commencer à entendre Dieu ?

En faisant silence et en nous mettant à l’écart, idéalement avec une Bible ouverte, et en la lisant en nous attendant à ce que Dieu nous parle, comme le ferait un ami.

Chapitre 7 terminé

Seigneur, apprends-moi à écouter

Page 1 / 1 · 4 min restantes dans le chapitre
Précédent Suivant