À la poursuite de Dieu (Pour ados)
Et je ne le savais pas

Chapitre 6 · 4 min de lecture · 5 min d’écoute

Et je ne le savais pas

« Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ? » — Psaume 139:7

Ce chapitre est bâti sur une vérité simple et immense. Que veut dire le fait que Dieu est partout ? « Cela veut dire simplement que Dieu est ici. Où que nous soyons, Dieu est ici. Il n’y a aucun lieu, il ne peut y avoir aucun lieu, où il ne soit pas. »

Tozer ne veut pas dire que Dieu et la nature sont une seule et même chose. Dieu est dans son monde, mais bien au-dessus de lui : il est le Créateur, et non la création. Et pourtant, il est proche : « Aucun point n’est plus près de Dieu qu’un autre. » Ta chambre est exactement aussi proche de Dieu qu’une cathédrale.

David a essayé d’imaginer qu’il s’enfuyait loin de Dieu, et il n’y est pas arrivé : « Si je monte aux cieux, tu y es ; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. » Alors, demande Tozer, pourquoi tout le monde n’en est-il pas bouleversé ? Jacob a donné la réponse. Seul dans le désert, en fuite loin de son frère, il fit un rêve où Dieu lui apparut, se réveilla et dit : « Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas ! » Le commentaire de Tozer : « C’était là son problème, et c’est le nôtre. Les hommes ne savent pas que Dieu est ici. Quelle différence cela ferait s’ils le savaient ! »

La présence de Dieu et le fait que nous en ayons conscience sont donc deux choses différentes. Se rapprocher de Dieu n’est pas une question de distance. Tozer prend une image de la vie de famille. Un père peut dire : « J’ai l’impression que mon fils se rapproche de moi en grandissant », alors que son fils a vécu toute sa vie dans la même maison. Il veut dire qu’ils se comprennent mieux. C’est de cette proximité-là que nous avons besoin : « Nous n’avons jamais besoin de crier à travers l’espace vers un Dieu absent. Il est plus près que notre propre âme, plus proche que nos pensées les plus secrètes. »

Puis une question difficile : pourquoi certaines personnes semblent-elles trouver Dieu d’une façon que d’autres ne connaissent pas ? Dieu n’a pas de chouchous. « La différence n’est pas du côté de Dieu, mais du nôtre. » Les grands saints étaient extrêmement différents les uns des autres, mais ils avaient une chose en commun, qu’il appelle « la réceptivité spirituelle », une ouverture à Dieu. « Ils différaient de la moyenne des gens en ceci : quand ils sentaient ce désir intérieur, ils faisaient quelque chose. »

Cette ouverture, dit-il, n’est pas une quantité fixe. « Elle peut grandir par l’exercice ou être détruite par la négligence. » Et là, Tozer parle franchement des chrétiens de son époque. Ils voulaient des résultats rapides : « Nous lisons notre chapitre, nous faisons notre petit moment de recueillement, et nous filons. » Il voyait des vies superficielles et beaucoup de divertissement à l’église. Mais il ne pointe pas seulement les autres du doigt. « Aucun chrétien n’est entièrement exempt de reproche. Nous y avons tous contribué. » Lui compris.

Au lieu de s’empêtrer dans des débats, il fait une promesse à quiconque se tourne sérieusement vers Dieu : « les résultats dépasseront tout ce qu’il a pu espérer dans ses jours plus maigres et plus faibles ». Puis il prie comme un homme qui vient de se réveiller, comme Jacob :

« Ô Dieu et Père, je me repens de m’être laissé accaparer par les choses visibles. Le monde a trop pris de place en moi. Tu étais ici, et je ne le savais pas. J’ai été aveugle à ta Présence. Ouvre mes yeux pour que je te contemple en moi et autour de moi. Pour l’amour du Christ, Amen. »

Dieu est tout aussi présent dans le couloir du collège, à la table du dîner et dans le vestiaire qu’à l’église. Tu n’as pas besoin d’aller dans un endroit spécial pour être près de lui. Tu as juste besoin de te réveiller à sa présence là où tu es.

Et remarque ce que dit Tozer sur l’entraînement. L’ouverture à Dieu ressemble un peu à un muscle, ou à l’apprentissage d’un instrument. Un verset de trente secondes avant de partir en courant vaut mieux que rien, mais ce qui la fait grandir, c’est de répondre quand tu sens cet appel : t’arrêter, te tourner, faire attention. Les saints n’étaient pas des gens d’une autre espèce. Ils faisaient simplement quelque chose de leur désir.

Une chose à faire cette semaine : choisis trois endroits ordinaires où tu seras cette semaine, comme un arrêt de bus, la file de la cantine ou ta chambre. Chaque fois que tu y es, fais une petite pause et dis dans ta tête les paroles de Jacob, modifiées pour qu’elles finissent comme il faut : Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et je le sais.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Que veut dire la présence de Dieu « dans l’expérience chrétienne directe », selon Tozer ?

Simplement que Dieu est ici, où que nous soyons. Il n’y a aucun lieu où il ne soit pas.

Quel était le problème de Jacob, selon Tozer ?

Dieu était avec lui depuis le début, mais il ne le savait pas. Il a dit : « Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas ! »

Qu’est-ce que la « réceptivité spirituelle », et comment grandit-elle ?

Une ouverture et une capacité à répondre à Dieu. Elle grandit quand on l’exerce, en agissant selon le désir de Dieu quand on le ressent, et elle s’affaiblit quand on la néglige.

Chapitre 6 terminé

Et je ne le savais pas

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