La Pratique de la présence de Dieu (Pour ados)
Trop de méthodes

Chapitre 5 · 3 min de lecture · 3 min d’écoute

Trop de méthodes

« Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. » — Luc 10:41–42

Quand frère Laurent commença, il fit ce que font souvent les gens motivés. Il lut tout. Des livres sur la prière, des livres sur la vie spirituelle, des livres avec des étapes, des degrés et des systèmes. Et il finit embrouillé. Des années plus tard, un ami le supplia d’expliquer comment il en était venu à vivre si près de Dieu, et il accepta enfin de le mettre par écrit, à condition que l’ami ne montre la lettre à personne. (Heureusement pour nous, elle n’est pas restée secrète.) Voici comment la lettre commence :

« Ayant trouvé dans plusieurs livres différentes méthodes pour aller à Dieu et diverses pratiques de la vie spirituelle, j’ai pensé qu’elles serviraient plutôt à embarrasser mon esprit qu’à faciliter ce que je cherchais, qui n’était autre chose que le moyen d’être tout à Dieu. »

Tu connais peut-être ce sentiment. Il existe une infinité de plans, d’applis, de carnets, de défis et de techniques pour grandir comme chrétien. Certains aident vraiment. Mais on peut dépenser tellement d’énergie à comparer les méthodes qu’on n’arrive jamais vraiment jusqu’à Dieu.

Alors Laurent trancha. Il dit que cela le fit « résoudre de donner le tout pour le tout ». Il se donna entièrement à Dieu, lâcha tout ce qui n’était pas Dieu, puis fit une chose magnifiquement simple :

« Je commençai à vivre comme s’il n’y avait que lui et moi au monde. »

Cela ne veut pas dire qu’il ignorait les autres. Il était gentil, calme et serviable avec tout le monde dans la maison. Cela veut dire qu’au fond de son cœur, c’était toujours vers Dieu qu’il se tournait. Parfois, il se voyait comme un prisonnier coupable devant un juge ; d’autres fois, comme un fils avec son Père. Dans les deux cas, il revenait sans cesse vers Dieu, « le rappelant », dit-il en parlant de son esprit, « aussi souvent que je le trouvais égaré loin de lui ».

Était-ce facile ? Non. Il dit qu’il eut « bien de la peine dans cet exercice », et il continua quand même, sans s’accabler de reproches quand son esprit dérivait. Il le faisait aux heures de prière fixées et tout au long de la journée, « à toute heure, à tout moment, même au plus fort de mon travail ». Avec le temps, dit-il, ces actes répétés « deviennent habituels, et la présence de Dieu nous devient comme naturelle ».

Jésus dit un jour à une amie très occupée et stressée, Marthe, qu’elle s’inquiétait pour beaucoup de choses, mais qu’une seule était nécessaire. Laurent serait d’accord. Les méthodes peuvent aider. Mais la seule chose nécessaire, c’est Dieu lui-même.

Une chose à faire cette semaine : choisis une prière toute simple que tu peux dire n’importe où, comme « Seigneur, je suis là avec toi », et dis-la chaque fois que tu remarques que tes pensées se sont éloignées de Dieu. Garde-la aussi simple toute la semaine.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Pourquoi tous ces livres sur la prière n’aidèrent-ils pas frère Laurent ?

Les nombreuses méthodes différentes l’embrouillaient plus qu’elles ne l’aidaient, alors que tout ce qu’il voulait, c’était être entièrement à Dieu.

Que décida-t-il de faire à la place ?

« Donner le tout pour le tout » : se donner entièrement à Dieu, lâcher tout ce qui n’était pas Dieu, et vivre comme s’il n’y avait que Dieu et lui au monde.

Était-ce facile pour lui au début ?

Non. Il dit qu’il eut « bien de la peine », mais il continua, en ramenant doucement son esprit chaque fois qu’il s’égarait, jusqu’à ce que cela devienne une habitude.

Chapitre 5 terminé

Trop de méthodes

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