La Pratique de la présence de Dieu (Pour ados)
Heureusement trompé

Chapitre 3 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute

Heureusement trompé

« Il y a d’abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite. » — Psaume 16:11

Après l’arbre, Nicolas voulut donner toute sa vie à Dieu. En 1640, il entra chez les Carmes déchaux de Paris, une communauté de religieux, comme frère convers : l’un des hommes qui s’occupaient des travaux pratiques de la maison. C’est alors qu’il prit le nom de frère Laurent.

La raison pour laquelle il entra est presque drôle. Il s’attendait à être malheureux. Beaufort rapporte qu’il entra au monastère « pensant qu’on l’y ferait souffrir pour sa maladresse et pour les fautes qu’il commettrait ». Autrement dit, qu’on les lui ferait payer. Il se disait qu’un maladroit dans une maison religieuse stricte se ferait reprendre sans arrêt, et il y était prêt. Il allait donner à Dieu sa vie et tous ses plaisirs, et payer ses erreurs en chemin.

Puis voici ce qui arriva, avec les mots de Beaufort :

« Dieu l’avait trompé, car il n’avait trouvé que de la satisfaction dans cet état. »

Dieu l’avait trompé : il avait déjoué toutes ses attentes. Laurent s’était préparé à une vie dure et sombre, et à la place, il trouva la joie. Pas parce que le travail était facile ou que les règles étaient relâchées, mais parce qu’il y trouva Dieu.

Beaucoup de gens, et peut-être toi aussi, portent en eux un soupçon discret : suivre Dieu pour de bon rendrait la vie plus petite et plus triste. Moins de rires, plus de règles, le plaisir coupé. Frère Laurent entra au monastère en croyant exactement cela, et il découvrit qu’il s’était trompé. Plus tard, il dirait que sa vie se passait « dans une liberté parfaite et une joie continuelle ».

Cela ne veut pas dire que tout était facile. Le chapitre suivant parle d’années de peur et de souffrance intérieure, et le travail de cuisine qu’il détestait arrive aussi. Mais sous tout cela, Laurent découvrit qu’être proche de Dieu n’est pas une punition qu’on supporte. C’est l’endroit pour lequel ton cœur a été fait. Le psaume en tête de ce chapitre dit la même chose : devant la face de Dieu, il y a d’abondantes joies.

Si tu te retiens de venir à Dieu parce que tu penses qu’il va te prendre les bonnes choses, frère Laurent voudrait que tu saches ceci : lui aussi s’y attendait, et Dieu l’a trompé.

Une chose à faire cette semaine : sois honnête avec Dieu au sujet d’une chose que tu as peur de devoir abandonner si tu le suivais complètement. Dis-la-lui à voix haute. Puis demande-lui de te montrer à quoi ressemble vraiment la joie avec lui.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Pourquoi frère Laurent s’attendait-il à être malheureux au monastère ?

Il pensait qu’on l’y ferait souffrir pour sa maladresse et pour ses fautes, et il était prêt à renoncer aux plaisirs de la vie pour Dieu.

En quel sens Dieu l’a-t-il « trompé » ?

Au lieu de la vie dure et malheureuse à laquelle il s’attendait, il n’y trouva « que de la satisfaction ». Il trouva la joie.

Quelle idée fausse sur le fait de suivre Dieu ce chapitre remet-il en question ?

L’idée que suivre Dieu pleinement rend la vie plus petite et plus triste. Laurent découvrit qu’être près de Dieu, c’était là que se trouvait la vraie joie.

Chapitre 3 terminé

Heureusement trompé

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