Chapitre 2 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute
Un arbre en hiver
« Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains. » — Psaume 19:2
Quand Nicolas avait dix-huit ans, il passa un jour devant un arbre, en plein hiver. Toutes les feuilles étaient tombées. Les branches étaient nues et grises, et l’arbre avait l’air aussi mort qu’un arbre peut l’être.
La plupart d’entre nous sont passés devant mille arbres comme celui-là sans y penser une seconde. Mais Nicolas s’arrêta. Il savait ce qui allait venir. Dans quelques mois, les feuilles reviendraient ; après les feuilles viendraient les fleurs, et après les fleurs, les fruits. Personne n’aurait besoin de les coller. La vie était cachée dans cet arbre, et elle attendait.
Planté là, il comprit soudain quelque chose sur Dieu. Beaufort le nota ainsi : il « reçut une haute vue de la providence et de la puissance de Dieu, qui ne s’est jamais effacée de son âme ». La providence, c’est le soin de Dieu : la façon dont il veille sur tout ce qu’il a fait, sans bruit et fidèlement, saison après saison. Effacée, ça veut dire gommée. Plus de quarante ans après, elle n’avait toujours pas été gommée.
Cela changea tout pour lui. Beaufort raconte que cette vue de Dieu « le détacha entièrement du monde » et alluma en lui un tel amour pour Dieu que, plus de quarante ans plus tard, il ne savait pas dire si cet amour avait grandi depuis, tant il avait été grand dès le début.
Ce qui frappe, c’est à quel point ce moment était ordinaire. Pas de vision, pas de voix, pas de foule. Juste un arbre nu et un jeune homme attentif. Dieu montrait cet arbre aux gens depuis des années. Nicolas fut celui qui regarda.
Tu es entouré de choses comme cet arbre. Le soleil se lève chaque matin, que tu le remarques ou non. Ton cœur bat environ cent mille fois par jour sans que tu le lui demandes. La pluie tombe, les graines s’ouvrent, et le corps guérit de ses coupures. La Bible dit que le monde entier prêche un sermon sur la puissance et le soin de Dieu, toute la journée. La question n’est pas de savoir si Dieu parle, mais si nous ralentissons un jour assez longtemps pour le remarquer.
C’est la première leçon de frère Laurent, et peut-être la plus simple. Pratiquer la présence de Dieu commence par faire attention. Avant d’être une technique, c’est une façon de regarder.
Une chose à faire cette semaine : sors une fois cette semaine, sans ton téléphone, pendant dix minutes. Trouve une chose ordinaire, un arbre, le ciel, une plante qui pousse à travers le béton, et regarde-la vraiment. Puis dis à Dieu ce qu’elle te montre de lui.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Que vit Nicolas quand il avait dix-huit ans ?
Un arbre en hiver, sans feuilles, et il savait que bientôt les feuilles, les fleurs et les fruits reviendraient.
Que lui montra cet arbre au sujet de Dieu ?
Il lui donna « une haute vue de la providence et de la puissance de Dieu » : combien Dieu est fort et avec quelle fidélité il prend soin de ce qu’il a fait.
Combien de temps dura cette vue de Dieu ?
Toute sa vie. Plus de quarante ans plus tard, elle ne s’était jamais effacée, et il ne savait pas dire si son amour pour Dieu avait même grandi depuis, tant il avait été grand dès le début.
Chapitre 2 terminé
Un arbre en hiver