Les Dix Commandements
4.4 Le baptême

Chapitre 21 · 15 min de lecture · 20 min d’écoute

4.4 Le baptême

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur », etc. Matthieu 28:19.

I. Le moyen par lequel Christ nous communique les bienfaits de la rédemption, c’est l’usage des sacrements.

Que sont les sacrements en général ?

Ce sont des signes visibles d’une grâce invisible.

La parole de Dieu ne suffit-elle pas au salut ? Qu’est-il donc besoin de sacrements ?

Nous ne devons pas être sages au-delà de ce qui est écrit. C’est la volonté de Dieu que son Église ait des sacrements ; et c’est la bonté de Dieu qui s’abaisse ainsi jusqu’aux faibles intelligences. « Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point. » Jean 4:48. Pour fortifier notre foi, Dieu confirme l’alliance de grâce, non seulement par des promesses, mais encore par des signes sacramentels.

Quels sont les sacrements du Nouveau Testament ?

Il y en a deux : le baptême et la sainte cène.

N’y en a-t-il pas davantage ? Les papistes nous en annoncent cinq de plus, à savoir la confirmation, la pénitence, le mariage, l’ordre et l’extrême-onction.

(1) Il n’y avait que deux sacrements sous la loi ; il n’y en a donc pas davantage maintenant. 1 Corinthiens 10:2-4.

(2) Ces deux sacrements suffisent : l’un signifie notre entrée en Christ, l’autre notre croissance et notre persévérance en lui.

II. Le premier sacrement est le baptême. « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur », etc. « Allez, enseignez toutes les nations » ; le mot grec signifie : « faites de toutes les nations des disciples ». Si l’on demande comment nous devons en faire des disciples, la suite le dit : « en les baptisant et en les enseignant ». Chez une nation païenne, il faut d’abord enseigner, puis baptiser ; mais dans une Église chrétienne, il faut d’abord baptiser, puis enseigner.

Qu’est-ce que le baptême ?

En général, c’est une immatriculation, ou admission visible des enfants dans l’assemblée du troupeau de Christ. Plus précisément : « Le baptême est un sacrement dans lequel le lavage ou l’aspersion d’eau, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, signifie et scelle notre greffe en Christ, notre participation aux bienfaits de l’alliance de grâce et notre engagement à être au Seigneur. »

Que veut dire le père qui présente son enfant au baptême ?

Le père, en présentant l’enfant au baptême, (1) fait une reconnaissance publique du péché originel : il confesse que l’âme de son enfant est souillée et qu’elle a donc besoin d’être lavée du péché par le sang et par l’Esprit de Christ, deux purifications que signifie l’aspersion d’eau dans le baptême. (2) Le père, en amenant son enfant au baptême, le consacre solennellement au Seigneur et l’inscrit dans la famille de Dieu ; et c’est assurément une grande satisfaction pour un père pieux que d’avoir donné son enfant au Seigneur dans le baptême. Comment un père pourrait-il regarder avec consolation un enfant qui n’a jamais été consacré à Dieu ?

Quel est le bienfait du baptême ?

Celui qui est baptisé reçoit (1) l’entrée dans le corps visible de l’Église. (2) Il reçoit, scellé, un droit aux ordonnances, privilège plein de gloire. Romains 9:4. (3) L’enfant baptisé est placé sous un soin providentiel plus particulier de Christ, qui confie aux anges la tutelle de l’enfant, pour qu’ils soient la garde de sa vie.

Est-ce là tout le bienfait ?

Non ! Pour ceux qui appartiennent à l’élection, le baptême est un « sceau de la justice de la foi », un bain de régénération et un insigne d’adoption. Romains 4:11.

Comment montre-t-on que les enfants ont droit au baptême ?

Les enfants sont parties à l’alliance de grâce. L’alliance a été faite avec eux. « J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi… ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi. » Genèse 17:7. « la promesse est pour vous, pour vos enfants. » Actes 2:39. L’alliance de grâce peut être considérée (1) au sens strict, comme une promesse absolue de donner la grâce qui sauve ; et en ce sens nul n’est dans l’alliance de Dieu, sinon les élus. Ou bien (2) au sens large, comme une alliance qui renferme beaucoup de glorieux privilèges extérieurs ; et à cet égard les enfants des croyants appartiennent à l’alliance de grâce. La promesse est pour vous et pour votre postérité. La postérité en bas âge des croyants peut revendiquer l’alliance de grâce aussi bien que leurs parents ; et, ayant droit à l’alliance, on ne peut justement leur refuser le baptême, qui en est le sceau. Il est certain que les enfants des croyants furent autrefois visiblement dans l’alliance de Dieu, et qu’ils reçurent le sceau de leur admission dans l’Église ; où trouvons-nous maintenant que cet intérêt à l’alliance, ou cette appartenance des petits enfants à l’Église, ait été abrogé ou annulé ? Assurément, Jésus-Christ n’est pas venu mettre les croyants et leurs enfants dans une condition pire que celle où ils étaient auparavant. Si les enfants des croyants ne devaient pas être baptisés, ils seraient maintenant dans une condition pire que celle où ils étaient avant la venue de Christ.

[1] Objections. L’Écriture se tait sur ce point et ne fait pas mention du baptême des enfants.

Bien que l’expression « baptême des enfants » ne soit pas dans l’Écriture, la chose y est. L’Écriture ne mentionne pas que les femmes aient reçu le sacrement ; mais qui doute que le commandement : « Prenez, mangez, ceci est mon corps », les concerne ? Leur foi n’a-t-elle pas besoin d’être fortifiée aussi bien que celle des autres ? De même, le mot Trinité ne se trouve pas dans l’Écriture, mais on y trouve ce qui lui équivaut. « Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole et le Saint-Esprit, et ces trois sont un. » 1 Jean 5:7. Ainsi, quoique l’expression « baptême des enfants » ne soit pas mentionnée dans l’Écriture, la pratique de baptiser les petits enfants peut être tirée de l’Écriture par une conséquence indéniable.

Comment le prouve-t-on ?

L’Écriture mentionne des familles entières baptisées, comme la maison de Lydie, celle de Crispus et celle du geôlier. « il fut baptisé, lui et tous les siens. » Actes 16:33. Il est raisonnable de penser qu’il s’y trouvait quelques petits enfants. Si l’on dit qu’il n’y est pas fait mention d’enfants, je réponds que les serviteurs n’y sont pas nommés non plus ; et pourtant on ne saurait supposer que, dans une si grande famille, il n’y eût pas quelques serviteurs.

Mais les petits enfants ne sont pas capables de la fin du baptême ; car le baptême signifie que le péché est lavé par le sang de Christ. Les petits enfants ne peuvent comprendre cela ; quel bienfait le baptême peut-il donc leur apporter ?

L’enfant qui devait être circoncis ne pouvait pas non plus comprendre la circoncision ; et pourtant l’ordonnance de la circoncision ne devait être ni omise ni différée. Bien qu’un petit enfant ne comprenne pas le sens du baptême, il peut avoir part à la bénédiction du baptême. Les petits enfants que Christ prit dans ses bras ne comprenaient pas l’intention de Christ, mais ils reçurent la bénédiction de Christ. « Il les bénit, en leur imposant les mains. » Marc 10:16.

Mais quel bienfait l’enfant peut-il retirer du baptême, s’il ne comprend pas la nature du baptême ?

Il peut avoir, scellé, un droit à la promesse, dont il aura la possession effective quand il viendra à avoir la foi. Un legs peut être utile à l’enfant au berceau ; bien qu’il ne comprenne pas maintenant ce legs, quand il sera parvenu à l’âge, il en sera pleinement possesseur. Mais on peut objecter encore : —

Celui qui est baptisé doit être engagé envers Dieu ; mais comment l’enfant peut-il prendre un tel engagement ?

Les parents peuvent s’engager pour lui, et Dieu veut bien accepter cela comme l’équivalent de l’engagement personnel de l’enfant.

Si le baptême tient la place de la circoncision, et que les mâles seuls étaient circoncis, quelle autorisation y a-t-il de baptiser les filles ? Genèse 17:10.

Les femmes y étaient comprises, et elles étaient virtuellement circoncises dans les mâles. Ce qui est fait à la tête est fait au corps, puisque l’homme est le chef de la femme. 1 Corinthiens 11:3. Ce qui était fait au sexe masculin était, par interprétation, fait au sexe féminin.

[2] Ayant répondu à ces objections, j’en viens maintenant à prouver par des arguments le baptême des enfants.

(1) Si les enfants, dans leur bas âge, sont capables de la grâce, ils sont capables du baptême ; or les enfants, dans leur bas âge, sont capables de la grâce ; donc ils sont capables du baptême. Je prouve la mineure, à savoir qu’ils sont capables de la grâce, de cette manière : si les enfants peuvent être sauvés dans leur bas âge, ils sont capables de la grâce ; or les enfants peuvent être sauvés dans leur bas âge, ce qui se prouve ainsi : si le royaume des cieux leur appartient, ils peuvent être sauvés ; or le royaume des cieux peut leur appartenir, comme il ressort clairement de cette parole : « le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent » (Marc 10:14) ; qui donc peut défendre que le sceau du baptême leur soit appliqué ?

(2) Si les petits enfants peuvent être au nombre des serviteurs de Dieu, il n’y a aucune raison de les exclure de la famille de Dieu ; or les petits enfants peuvent être au nombre des serviteurs de Dieu, puisque Dieu les appelle ses serviteurs. « Il sortira alors de chez toi, lui et ses enfants avec lui, Car ce sont mes serviteurs. » Lévitique 25:41. Les enfants dans leur bas âge étant donc serviteurs de Dieu, pourquoi n’auraient-ils pas le baptême, qui est la tessera, la marque ou le sceau que Dieu met sur ses serviteurs ?

(3) « Mais maintenant ils (vos enfants) sont saints. » 1 Corinthiens 7:14. Les enfants ne sont pas appelés saints comme s’ils étaient exempts du péché originel ; mais, au jugement de la charité, ils doivent être tenus pour saints et pour vrais membres de l’Église de Dieu, parce que leurs parents sont croyants. De là vient que cet excellent théologien, M. Hildersam, dit « que les enfants des fidèles, dès qu’ils sont nés, ont une sainteté d’alliance, et par conséquent un droit et un titre au baptême, qui est le signe de l’alliance ».

(4) Par l’opinion des Pères et la pratique de l’Église. Les anciens Pères furent de fermes défenseurs du baptême des enfants, tels Irénée, Basile, Lactance, Cyprien et saint Augustin. C’était la pratique de l’Église grecque de baptiser ses petits enfants. Érasme dit que le baptême des enfants est en usage dans l’Église de Dieu depuis plus de quatorze cents ans. Et saint Augustin, dans son livre contre Pélage, affirme que ce fut la coutume de l’Église dans tous les siècles de baptiser les petits enfants. Bien plus, ce fut une pratique apostolique. Paul affirme qu’il baptisa toute la maison de Stéphanas. 1 Corinthiens 1:16.

Ayant vu les arguments de l’Écriture en faveur du baptême des enfants, considérons si la pratique de ceux qui diffèrent le baptême des enfants jusqu’à un âge plus mûr est légitime. Pour ma part, je ne puis la tirer de l’Écriture. Bien que nous lisions qu’au temps des apôtres des personnes adultes, parvenues à l’âge de discrétion, furent baptisées, c’étaient des gens convertis de l’idolâtrie païenne à la vraie foi orthodoxe ; mais que, dans une Église chrétienne, les enfants des croyants doivent être tenus plusieurs années sans baptême, je ne connais dans l’Écriture ni précepte ni exemple pour cela : c’est entièrement apocryphe. Contre le baptême des personnes parvenues à la maturité, nous pouvons argumenter ab effectu, par ses fâcheuses conséquences. Ils plongent dans l’eau froide ceux qu’ils baptisent, par-dessus la tête et les oreilles, et nus ; ce qui, autant que c’est indécent, est dangereux, et a souvent occasionné des maladies chroniques, et même la mort ; c’est donc une violation manifeste du sixième commandement. Jusqu’où Dieu a livré beaucoup de ceux qui sont pour différer le baptême à d’autres opinions viles et à des pratiques vicieuses, cela est évident si nous consultons l’histoire, surtout si nous lisons les agissements des anabaptistes en Allemagne.

Premier usage. Voyez les richesses de la bonté de Dieu, qui ne veut pas seulement être le Dieu des croyants, mais qui prend encore leur postérité dans l’alliance avec eux. « J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi… je serai ton Dieu et celui de ta postérité. » Genèse 17:7. Un père tient pour un grand privilège que, non seulement son propre nom, mais aussi le nom de son enfant soit inscrit dans un testament.

Deuxième usage. Ils sont à blâmer, ces parents qui empêchent les petits enfants d’être amenés à Christ et qui leur refusent cette ordonnance. En refusant le baptême à leurs petits enfants, ils les excluent de l’appartenance à l’Église visible, de sorte que leurs petits enfants sont des païens à la mamelle. Ceux qui refusent le baptême à leurs enfants font que les institutions de Dieu sous la loi sont plus pleines de bonté et de grâce envers les enfants qu’elles ne le sont sous l’Évangile ; quel étrange paradoxe c’est là, je vous laisse en juger.

Troisième usage. Pour l’exhortation. (1) Nous qui sommes baptisés, efforçons-nous de trouver dans nos âmes les fruits bénis du baptême ; d’avoir non seulement les signes de l’alliance, mais la grâce de l’alliance. Beaucoup se glorifient de leur baptême. Les Juifs se glorifiaient de leur circoncision, à cause de leurs privilèges royaux : c’est à eux qu’appartenaient l’adoption, et la gloire, et les alliances. Romains 9:4. Mais beaucoup d’entre eux furent la honte et l’opprobre de leur circoncision. « le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens. » Romains 2:24. Les Juifs scandaleux, quoique circoncis, étaient aux yeux de Dieu comme des païens. « N’êtes-vous pas pour moi comme les enfants des Éthiopiens… Dit l’Éternel. » Amos 9:7. Hélas ! qu’est-ce que porter le nom de Christ, et être privé de son image ? Qu’est-ce que le baptême d’eau sans le baptême de l’Esprit ? Beaucoup de chrétiens baptisés ne valent pas mieux que des païens. Oh ! efforçons-nous de trouver les fruits du baptême : que Christ soit formé en nous (Galates 4:19) ; que notre nature soit changée ; que nous soyons rendus saints et célestes. C’est là être baptisé en Jésus. Romains 6:3. Ceux qui vivent d’une manière qui ne convient pas à leur baptême peuvent s’en aller en enfer avec l’eau du baptême sur le visage et le pain sacramentel dans la bouche.

(2) Efforçons-nous de faire un juste usage de notre baptême. Servons-nous-en comme d’un bouclier contre les tentations. Satan, je me suis donné à Dieu par un vœu sacré dans le baptême ; je ne suis pas à moi, je suis à Christ ; je ne puis donc céder à tes tentations, car je romprais le serment d’allégeance que j’ai fait à Dieu dans le baptême. Luther nous parle d’une femme pieuse qui, lorsque le diable la tentait de pécher, répondait : Satan, baptizata sum, « je suis baptisée » ; et ainsi elle repoussait le tentateur.

Servons-nous-en comme d’un aiguillon à la sainteté. En nous souvenant de notre baptême, soyons excités à tenir nos engagements baptismaux ; renonçant au monde, à la chair et au diable, consacrons-nous à Dieu et à son service. Être baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit implique une consécration solennelle de nous-mêmes au service des trois Personnes de la Trinité. Il ne suffit pas que nos parents nous aient consacrés à Dieu dans le baptême ; il faut que nous nous consacrions nous-mêmes à lui ; c’est ce qu’on appelle vivre pour le Seigneur. Romains 14:8. Notre vie doit se passer à adorer Dieu, à aimer Dieu, à exalter Dieu ; nous devons nous conduire d’une manière digne de l’Évangile. Philippiens 1:27. Nous devons briller comme des astres dans le monde, et vivre comme des anges sur la terre.

Servons-nous-en comme d’un argument pour le courage. Nous devons être prêts à confesser la sainte Trinité, au nom de laquelle nous avons été baptisés. Avec la conversion du cœur doit aller la confession de la langue. « quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu. » Luc 12:8. Pierre confessa ouvertement Christ crucifié. Actes 4:10. Cyprien, homme d’un esprit intrépide, était comme un rocher qu’aucune vague ne pouvait ébranler, comme un diamant qu’aucune épée ne pouvait entamer. Il confessa Christ devant le proconsul et se laissa proscrire ; bien plus, il choisit la mort plutôt que de trahir les vérités de Christ. Celui qui n’ose confesser la sainte Trinité fait honte à son baptême, et Dieu aura honte de le reconnaître au jour du jugement.

Quatrième usage. Voyez combien le péché d’apostasie est redoutable ! C’est renier notre baptême. C’est un parjure damnable que de se détourner de Dieu après un vœu solennel. « Démas m’a abandonné. » 2 Timothée 4:10. Il devint renégat, et plus tard il se fit prêtre dans un temple d’idoles, dit Dorothée. Julien l’Apostat, remarque Grégoire de Nazianze, se baigna dans le sang des bêtes offertes en sacrifice aux dieux païens, et ainsi, autant qu’il était en lui, effaça son baptême d’autrefois. Le cas de ceux qui tombent après le baptême est terrible. « s’il se retire. » Hébreux 10:38. Le mot grec traduit par « se retirer » fait allusion au soldat qui déserte furtivement son drapeau ; de même, si quelqu’un se dérobe à Christ et passe du côté du diable, « mon âme ne prend pas plaisir en lui » ; c’est-à-dire : je me vengerai de lui sévèrement ; j’enivrerai mes flèches de son sang. Si toutes les plaies de la Bible peuvent rendre cet homme misérable, il le sera.

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