Les Dix Commandements
4.1 La foi

Chapitre 18 · 16 min de lecture · 21 min d’écoute

4.1 La foi

Que Dieu exige-t-il de nous pour que nous échappions à sa colère et à sa malédiction, que nous avons méritées par notre péché ?

La foi en Jésus-Christ, la repentance qui mène à la vie, avec l’usage diligent de tous les moyens extérieurs par lesquels Christ nous communique les bienfaits de la rédemption.

Je commence par le premier : la foi en Jésus-Christ. « C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire. » Romains 3:25. Le grand privilège dont parle le texte, c’est d’avoir Christ pour propitiation ; ce qui ne nous délivre pas seulement de la colère de Dieu, mais nous fait entrer dans son amour et dans sa faveur. Le moyen d’avoir Christ pour propitiation, c’est « la foi en son sang ». Il y a une double foi : Fides quae creditur [la foi que l’on croit], qui est « la doctrine de la foi » ; et Fides qua creditur [la foi par laquelle on croit], qui est « la grâce de la foi ». L’acte de la foi justifiante consiste à s’appuyer : nous nous reposons sur Christ seul pour notre salut. Comme un homme sur le point de se noyer s’accroche à la branche d’un arbre, ainsi le pauvre pécheur tremblant, se voyant près de périr, s’accroche par la foi à Christ, l’arbre de vie, et il est sauvé. L’œuvre de la foi est opérée par le Saint-Esprit ; c’est pourquoi la foi est appelée « le fruit de l’Esprit ». Galates 5:22. La foi ne pousse pas dans la nature ; c’est une plante étrangère, un fruit de l’Esprit. Cette grâce de la foi est sanctissimum humani pectoris bonum [le bien le plus sacré du cœur humain] ; de toutes, la plus précieuse : foi riche, foi très sainte, foi des élus de Dieu ; c’est pourquoi elle est appelée « une foi précieuse ». 2 Pierre 1:1. Comme l’or est le plus précieux des métaux, ainsi la foi parmi les grâces. La foi est la reine des grâces ; elle est la condition de l’Évangile. « Ta foi t’a sauvée », et non tes larmes. Luc 7:50. La foi est « l’artère vitale de l’âme », qui l’anime. « Le juste vivra par sa foi. » Habacuc 2:4. Les incrédules ont beau respirer, la vie leur manque. La foi, comme l’appelle Clément d’Alexandrie, est une grâce mère ; elle excite et fortifie toutes les grâces ; aucune grâce ne bouge tant que la foi ne la met pas à l’œuvre. La foi met la repentance à l’œuvre ; elle est comme le feu sous l’alambic ; elle met l’espérance à l’œuvre. Nous croyons d’abord la promesse, puis nous l’espérons. Si la foi ne nourrissait d’huile la lampe de l’espérance, celle-ci s’éteindrait bientôt. Elle met l’amour à l’œuvre : « la foi qui est agissante par la charité. » Galates 5:6. Qui peut croire aux mérites infinis de Christ sans que son cœur monte dans un char de feu de l’amour ? Elle est un catholicon, un remède contre toutes les peines ; une ancre de salut jetée dans la mer de la miséricorde de Dieu, pour nous empêcher de sombrer dans le désespoir. Les autres grâces ont fait des merveilles ; toi, ô foi, tu les surpasses toutes. Au ciel, l’amour sera la grâce principale ; mais tant que nous sommes ici-bas, l’amour doit céder le pas à la foi. L’amour prend possession de la gloire, mais la foi y donne un titre. L’amour est la grâce qui couronne au ciel, la foi est la grâce qui triomphe sur la terre. « la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » 1 Jean 5:4. La foi emporte la couronne sur toutes les autres grâces. Les autres grâces aident à nous sanctifier, mais la foi seule a l’honneur de nous justifier. « Étant donc justifiés par la foi. » Romains 5:1.

D’où vient que la foi soit si précieuse ?

Non qu’elle soit une qualité plus sainte, ou qu’elle ait plus de dignité que les autres grâces, mais respectu objecti [eu égard à son objet], « parce qu’elle saisit Christ, cet objet béni », et qu’elle puise en sa plénitude. Jean 9:36. La foi, considérée en elle-même, n’est que manus mendica, « la main du mendiant » ; mais en tant que cette main reçoit la riche aumône des mérites de Christ, elle est précieuse, et elle revendique la prééminence sur les autres grâces.

Premier usage. De tous les péchés, gardez-vous de l’écueil de l’incrédulité : « Prenez garde […] que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule. » Hébreux 3:12. Les hommes pensent que, pourvu qu’ils ne soient ni ivrognes ni jureurs, ce n’est pas grand-chose d’être incrédules. C’est le péché propre à l’Évangile ; il teint vos autres péchés d’une couleur qui ne part plus.

(1) L’incrédulité est un péché qui outrage Christ. Elle déprécie le mérite infini de Christ, comme s’il ne pouvait sauver ; elle fait la plaie du péché plus large que l’emplâtre du sang de Christ. C’est là un grand mépris fait à Christ, et une lance qui pénètre plus profond que celle que les Juifs enfoncèrent dans son côté.

(2) L’incrédulité est un péché d’ingratitude. Ingratus vitandus est ut dirum selus, tellus ipsa foedius nihil creat [L’ingrat est à fuir comme un crime affreux ; la terre elle-même ne produit rien de plus honteux]. L’ingratitude est un prodige de méchanceté ; et l’incrédulité, c’est être ingrat pour la plus riche des miséricordes. Supposez qu’un roi, pour racheter un captif, se défasse de sa couronne d’or, et qu’après l’avoir fait il dise à l’homme racheté : « Tout ce que je te demande en retour de ma bonté, c’est de croire que je t’aime. » S’il répondait : « Non, je ne crois rien de tel, ni que tu te soucies le moins du monde de moi », je vous le demande, ne serait-ce pas là une odieuse ingratitude ? Tel est le cas ici. Dieu a envoyé son Fils verser son sang ; il nous demande seulement de croire en lui, qu’il peut et veut nous sauver. Non, dit l’incrédulité, son sang n’a pas été versé pour moi ; je ne puis me persuader que Christ ait envers moi quelque dessein d’amour. N’est-ce pas là une horrible ingratitude ? Voilà qui aggrave un péché et lui donne une couleur de cramoisi.

(3) L’incrédulité est un péché qui en entraîne d’autres. Elle engendre le péché. Qualitas malae vitae initium summit ab infidelitate [Une vie de méchanceté a l’incrédulité pour point de départ]. L’incrédulité est un péché racine, et le diable travaille à arroser cette racine, afin que les branches soient fécondes. Elle engendre l’endurcissement du cœur ; c’est pourquoi les deux sont mis ensemble. Marc 16:14. Christ leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur. L’incrédulité engendre la pierre du cœur. Celui qui ne croit pas en Christ n’est pas touché de ses souffrances ; il ne fond pas en larmes d’amour. L’incrédulité glace le cœur : d’abord elle le souille, puis elle l’endurcit. L’incrédulité engendre l’impiété. Un incrédule ne recule devant aucun péché, ni devant les faux poids, ni devant les faux serments. Il avalera la trahison. Judas fut d’abord incrédule, puis traître. Jean 6:64. Celui qui n’a pas la foi dans le cœur n’aura pas la crainte de Dieu devant les yeux.

(4) L’incrédulité est un péché qui attire la colère. Elle est inimica salutis [ennemie du salut]. Saint Bernard. Jean 3:18. Jam condemnatus est [il est déjà condamné] : s’il meurt ainsi, il est aussi sûr d’être condamné que s’il l’était déjà. « celui qui ne croit pas au Fils […] la colère de Dieu demeure sur lui. » Jean 3:36. Celui qui ne croit pas au sang de l’Agneau devra sentir la colère de l’Agneau. Les païens qui ne croient pas en Christ seront damnés aussi bien que les Juifs qui le blasphèment. Et si l’incrédulité est un péché si redoutable et si damnable, ne craindrons-nous pas d’y vivre ?

Deuxième usage. Par-dessus toutes les grâces, mettez la foi à l’œuvre sur Christ : « afin que quiconque croit en lui ne périsse point. » Jean 3:15. « prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi. » Éphésiens 6:16. Dites comme la reine Esther : « j’entrerai chez le roi […] et si je dois périr, je périrai. » Elle n’avait rien pour l’encourager ; elle se hasarda contre la loi, et pourtant le sceptre d’or lui fut tendu. Nous, nous avons des promesses pour encourager notre foi : « je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. » Jean 6:37. Faisons donc avancer la foi par un saint appui sur les mérites de Christ. Le sang de Christ ne justifiera pas sans la foi ; les deux sont mis ensemble dans le texte : « la foi en son sang ». Le sang de Dieu, sans la foi en Christ, ne sauvera pas. Les souffrances de Christ sont l’emplâtre qui guérit l’âme malade du péché, mais cet emplâtre doit être appliqué par la foi. Ce n’est pas l’argent dans la main d’un homme riche, même s’il nous est offert, qui nous enrichira, à moins que nous ne le recevions. Ainsi les vertus ou les bienfaits de Christ ne nous serviront de rien, à moins que nous ne les recevions de la main de la foi. Par-dessus toutes les grâces, mettez la foi à l’œuvre. C’est une foi très agréable à Dieu, à bien des égards.

(1) Parce qu’elle est une grâce qui exalte Dieu. Elle glorifie Dieu. Abraham « fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu ». Romains 4:20. Croire qu’il y a plus de miséricorde en Dieu et de mérite en Christ qu’il n’y a de péché en nous, que Christ a répondu à toutes les exigences de la loi, et que son sang a pleinement satisfait pour nous, c’est honorer Dieu au plus haut degré. La foi au Médiateur apporte plus de gloire à Dieu que le martyre, ou que l’acte d’obéissance le plus héroïque.

(2) La foi en Christ est agréable à Dieu parce qu’elle est une grâce qui renonce à soi ; elle fait sortir l’homme de lui-même, renoncer à toute propre justice, et s’appuyer entièrement sur Christ pour sa justification. Elle est très humble : elle confesse sa propre indigence, et vit entièrement de Christ. Comme l’abeille suce la douceur de la fleur, ainsi la foi tire de Christ toute sa force et toute sa consolation.

(3) La foi est une grâce agréable à Dieu, parce que par la foi nous lui présentons la justice qui lui plaît le mieux ; nous apportons au tribunal la justice de Christ, qui est appelée la justice de Dieu. 2 Corinthiens 5:21. Apporter la justice de Christ, c’est amener Benjamin avec nous. Le croyant peut dire : Seigneur, ce n’est pas la justice d’Adam, ni celle des anges, mais celle de Christ, qui est Dieu et homme, que j’apporte devant toi. Le Seigneur ne peut que sentir une agréable odeur dans la justice de Christ.

Troisième usage. Éprouvons notre foi. Il y a quelque chose qui ressemble à la foi, et qui ne l’est pas. Pline dit qu’il y a une pierre de Chypre qui a la couleur du diamant, mais qui n’est pas de la bonne espèce ; ainsi il y a dans le monde une foi contrefaite. Certaines plantes ont la même feuille que d’autres, mais l’herboriste sait les distinguer par la racine et par le goût ; de même, une chose peut ressembler à la vraie foi, mais elle s’en distingue de plusieurs manières : —

(1) La vraie foi est fondée sur la connaissance. La connaissance porte le flambeau devant la foi. Il y a une connaissance des excellences éclatantes de Christ. Philippiens 3:8. Il est tout amour et toute beauté. La vraie foi est une grâce judicieuse et intelligente : elle sait en qui elle croit, et pourquoi elle croit. La foi a son siège dans l’intelligence aussi bien que dans la volonté. Elle a un œil pour voir Christ, aussi bien qu’une aile pour voler vers lui. Ceux donc qui sont enveloppés d’ignorance, ou qui n’ont qu’une foi implicite, croyant ce que croit l’Église, n’ont point de foi vraie et authentique.

(2) La foi habite dans un cœur brisé. « Le père s’écria avec larmes : Seigneur, je crois. » Marc 9:24. La vraie foi se trouve toujours dans un cœur meurtri à cause du péché. Ceux donc dont le cœur n’a jamais été touché à cause du péché n’ont point de foi. Si un médecin nous disait qu’il existe une herbe qui nous protège de toutes les contagions, mais qu’elle pousse toujours dans un lieu humide, et que nous vissions une herbe semblable par la couleur, la feuille, l’odeur et la fleur, mais poussant sur un rocher, nous conclurions que ce n’est pas la bonne herbe. Ainsi la foi qui sauve pousse toujours dans un cœur humilié à cause du péché, dans un œil qui pleure et une conscience en larmes. Si donc il y a une apparence de foi, mais qu’elle pousse sur le rocher d’un cœur dur et impénitent, ce n’est pas la vraie foi.

(3) La vraie foi n’est d’abord qu’un embryon ; elle est menue et petite ; elle est pleine de doutes, de tentations, de craintes ; elle commence dans la faiblesse. Elle est comme le lumignon qui fume. Matthieu 12:20. Elle fume de désirs, mais ne flambe pas de consolation ; elle est d’abord si petite qu’on la discerne à peine. Ceux qui, du premier coup, ont la ferme persuasion que Christ est à eux, qui sautent du péché dans l’assurance, ont une foi fausse et contrefaite. La foi qui atteint sa pleine stature le jour de sa naissance est un monstre. La semence qui leva soudain sécha. Matthieu 13:5, 6.

(4) La foi est une grâce qui affine : elle consacre et elle purifie. La vertu morale peut laver le dehors, mais la foi lave le dedans : « ayant purifié leurs cœurs par la foi. » Actes 15:9. La foi fait du cœur un temple qui porte cette inscription : « Sainteté à l’Éternel. » Ceux dont le cœur abrite des légions de convoitises n’ont jamais connu la vraie foi. Dire qu’on a la foi, et pourtant vivre dans le péché, c’est comme si l’on disait qu’on est en bonne santé quand les organes vitaux sont détruits. La foi est une grâce vierge : elle est unie à la sainteté. « conservant le mystère de la foi dans une conscience pure. » 1 Timothée 3:9. Le joyau de la foi est toujours placé dans l’écrin d’une conscience pure. La femme qui toucha Christ par la foi tira de lui une vertu qui guérit et qui purifie.

(5) La vraie foi est obéissante : « l’obéissance de la foi. » Romains 16:26. La foi fond notre volonté dans la volonté de Dieu. Si Dieu commande un devoir, même contraire à la chair et au sang, la foi obéit : « C’est par la foi qu’Abraham […] obéit. » Hébreux 11:8. Elle ne croit pas seulement la promesse, mais elle obéit au commandement. Ce n’est pas une connaissance spéculative qui prouvera que vous êtes croyants. Le diable a de la connaissance ; mais ce qui fait de lui un diable, c’est qu’il n’a point d’obéissance.

(6) La vraie foi va croissant : « de foi en foi », c’est-à-dire d’un degré de foi à un autre. Romains 1:17. La foi ne repose pas dans le cœur comme une pierre dans la terre, mais comme une semence qui croît. Joseph d’Arimathée était disciple de Christ, mais il craignait de le confesser ; plus tard, il alla hardiment trouver Pilate et lui demanda le corps de Jésus. Jean 19:38. La croissance d’un chrétien dans la foi se reconnaît à deux choses : —

À la fermeté. Il est une colonne dans le temple de Dieu, « étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi ». Colossiens 2:7. Les incrédules sont des sceptiques en religion ; ils sont instables ; ils mettent en question toute vérité ; mais quand la foi va croissant, elle fait stabilire animum [affermir l’esprit], elle fortifie le chrétien. Il est capable de prouver ses principes ; il ne tient rien qu’il ne soit prêt à mourir pour le défendre ; comme le disait cette femme martyre : « Je ne puis disputer pour Christ, mais je puis brûler pour lui. » Une foi qui croît n’est pas comme un navire au milieu de la mer, qui flotte et qui est ballotté par les vagues ; mais comme un navire à l’ancre, ferme et stable.

La croissance d’un chrétien dans la foi se reconnaît à sa force. Il peut faire maintenant ce qu’il ne pouvait faire auparavant. Quand on est devenu homme, on peut faire ce qu’on ne pouvait faire étant enfant ; on peut porter un fardeau plus lourd : ainsi le chrétien qui grandit peut porter ses croix avec plus de patience.

Mais je crains de n’avoir point de foi, tant elle est faible !

Si vous avez la foi, ne fût-elle qu’en son enfance, ne vous découragez pas. Car (1) une petite foi est une foi, comme une étincelle de feu est du feu. (2) Une foi faible peut saisir un Christ fort ; comme une main faible peut nouer le lien du mariage aussi bien qu’une main forte. Celle qui, dans l’Évangile, ne fit que toucher Christ, tira de lui une vertu. (3) Les promesses ne sont pas faites à une foi forte, mais à une foi vraie. La promesse ne dit pas : celui qui a une foi de géant, qui peut croire à l’amour de Dieu à travers un froncement de sourcils, qui peut se réjouir dans l’affliction, qui peut faire des prodiges, transporter des montagnes, fermer la gueule des lions, sera sauvé ; mais : quiconque croit, si petite que soit sa foi. Un roseau n’est que faiblesse, surtout quand il est cassé ; et pourtant une promesse lui est faite : « Il ne brisera point le roseau cassé. » Matthieu 12:20. (4) Une foi faible peut être féconde. Les choses les plus faibles se multiplient le plus. La vigne est une plante faible, mais elle est féconde. Le brigand sur la croix, nouvellement converti, n’était que faible dans la grâce ; mais combien de grappes précieuses ont poussé sur cette tendre plante ! Il reprit son compagnon : « Ne crains-tu pas Dieu ? » Luc 23:40. Il se jugea lui-même : « Pour nous, c’est justice. » Il crut en Christ lorsqu’il dit : « Seigneur ». Il fit une prière céleste : « Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. » Les chrétiens faibles peuvent avoir de fortes affections. Combien est fort le premier amour, qui suit la première plantation de la foi ! (5) Le plus faible croyant est membre de Christ aussi bien que le plus fort ; et le plus faible membre du corps mystique ne périra pas. Christ retranchera les membres pourris, mais non les membres faibles. C’est pourquoi, chrétien, ne te décourage pas. Dieu, qui veut que nous fassions accueil à ceux qui sont faibles dans la foi, ne les rejettera pas lui-même. Romains 14:1.

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