Susanna Wesley
Sollicitude maternelle

Chapitre 7 · 16 min de lecture · 20 min d’écoute

Sollicitude maternelle

Des cinq ou six mois qui suivirent dans la vie de Mme Wesley, rien ne nous est rapporté ; ils s’écoulèrent donc probablement dans autant de tranquillité et de bien-être qu’elle en eût jamais connu. En mai, elle écrivit à son fils aîné une lettre qui montre que ce que nous appelons aujourd’hui l’abstinence totale ne figurait pas parmi les vertus austères pratiquées, ni dans son propre entourage, ni dans celui où vivait son garçon.

« Mon cher Sammy, Epworth, 22 mai 1706.

« Vous ne sauriez imaginer combien m’a fait plaisir votre lettre, où vous me parlez de votre crainte d’offenser Dieu ; toutefois, si vous exposez fidèlement le cas, j’espère qu’il n’y a aucun danger de l’offenser dans la matière dont vous parlez.

« L’ivrognerie proprement dite consiste, je pense, assurément à boire une quantité de liqueur forte telle qu’elle enivre et rende la personne incapable d’user de sa raison avec la même force et la même liberté qu’en d’autres temps. Or il en est qui, à force de boire habituellement beaucoup de ces liqueurs, ne peuvent presque jamais se rendre coupables d’ivrognerie proprement dite, parce qu’ils ne sont jamais ivres ; mais c’est là, à mes yeux, la forme la plus grave du péché d’intempérance.

« Mais tel n’est pas, et ne sera jamais, je l’espère, votre cas. Deux verres ne sauraient vous faire de mal, pourvu qu’ils ne contiennent pas plus que ceux dont on se sert d’ordinaire ; et je ne voudrais pas non plus que vous vous inquiétiez si vous vous sentez échauffé et gai après les avoir bus ; car c’est un effet nécessaire de ces liqueurs que de ranimer et d’accroître les esprits, et assurément l’Être divin ne s’offensera jamais de la satisfaction innocente de nos appétits bien réglés.

« Mais alors, prenez garde ; arrêtez-vous au troisième verre. Considérez que vous êtes tenu à une stricte tempérance par une obligation que tous n’ont pas — je veux parler de votre destination aux saints ordres. Souvenez-vous que, sous l’économie juive, Dieu lui-même avait ordonné que les mouchettes du Temple fussent d’or pur ; d’où nous pouvons conclure que ceux qui sont admis à servir à l’autel, et dont la charge consiste en grande partie à reprendre les autres, doivent eux-mêmes être d’une grande pureté et exempts de toute action scandaleuse ; et que, si les autres sont tempérants, eux doivent être abstinents.

« Il est arrivé ici jeudi dernier un bien triste accident. Vous vous souvenez peut-être d’un certain Robert Darwin, de cette ville. Cet homme était à la foire de Bawtry, où il s’enivra ; et, comme il rentrait à cheval en descendant une colline, sa monture s’abattit sous lui, et lui, n’ayant plus assez de sens pour se diriger, tomba la face contre terre et se démit le cou. Ceux qui l’accompagnaient le lui remirent aussitôt en place, et il vécut jusqu’au lendemain ; mais il ne prononça plus jamais une parole. Son visage était tout déchiré, l’un de ses yeux crevé, sa lèvre inférieure tranchée, son nez écrasé ; bref, ce fut l’un des plus terribles exemples de la sévère justice de Dieu que j’aie connus. Si je me suis étendue sur ce récit, c’est que cet homme, qui était l’un des plus riches de l’endroit, était aussi l’un des plus implacables ennemis que votre père eût parmi ses paroissiens ; l’un de ceux qui l’insultèrent le plus bassement dans ses épreuves, l’un des plus prompts à lui faire tout le mal possible, sans parler de ses affronts envers moi et les enfants, ni du désir ardent qu’il avait de voir notre ruine, que Dieu ne lui permit pas de voir. Cet homme et un autre encore ont été retranchés au milieu de leurs péchés depuis l’emprisonnement de votre père. Je prie Dieu d’amender ceux qui restent. Je suis, mon cher Sammy, votre fidèle amie et mère, SUSANNA WESLEY. »

Quelques mois plus tard, M. Wesley écrivit lui-même à son garçon une lettre qui parle si admirablement de la mère qu’aucune vie de celle-ci ne serait complète sans ce tribut rendu à sa valeur. « Mon cher enfant, Epworth, septembre 1706.

« La seconde partie de la piété concerne votre devoir envers vos parents ; envers lesquels j’espère sincèrement que vous vous conduirez comme vous le devez jusqu’au dernier moment de votre vie, la désobéissance envers eux étant généralement la mère de tous les autres vices. Dieu lui-même prit sans doute un plaisir et une satisfaction infinis à donner l’être à ses créatures ; mais je n’ai jamais pu voir de raison pour laquelle cela diminuerait, ou rendrait inutiles, leurs obligations envers lui.

« Mais, de plus, s’il n’y avait aucune obligation envers nos parents du fait que nous avons reçu d’eux notre être, mais seulement en raison des bienfaits ultérieurs, comme l’éducation et choses semblables, il s’ensuivrait qu’on n’aurait aucune sorte de devoir envers un parent dur et sans bonté, ce qui est, je le crains, contraire à l’Écriture et à la raison. Bien plus, supposons qu’un parent ne soit pas en état de pourvoir aux besoins de son enfant et se voie forcé de l’exposer dès sa petite enfance, l’abandonnant à la pitié et à la charité d’autrui, ce qui, vous le savez, est très courant dans la grande ville où vous vivez ; il s’ensuivrait, dis-je, que si cet enfant venait plus tard, par hasard, à connaître ses parents, il ne serait tenu de leur rendre aucune sorte de devoir ; ce qui est si faux que la nature elle-même, je crois, lui enseignerait le contraire. J’avoue que les obligations nées des bienfaits, d’une bonne éducation et de choses semblables, lorsqu’elles s’ajoutent à celle de la nature, rendent le lien beaucoup plus fort ; et que l’on peut dire, en un sens, que les enfants dont les parents les négligent ou leur donnent de mauvais exemples ne leur sont guère redevables de les avoir mis au monde. Mais là où ces deux choses sont unies, nous ne saurions leur témoigner assez de gratitude.

« Vous penserez peut-être que je plaide ma propre cause ; et c’est bien ce que je fais, en quelque mesure, mais c’est aussi la cause de ma mère, et même la vôtre, si jamais vous avez des enfants. Et, à vrai dire, celle de la nature et de la société civile, qui serait dissoute, ou extrêmement affaiblie, si l’on ôtait cette grande pierre de fondement.

« Pourtant, après tout, bien que la tendresse et les attachements entre parents et enfants — que des gens d’un mauvais naturel, peut-être incapables de les éprouver, pourraient être enclins à appeler “faiblesse” — soient un plaisir très sensible et naturel, et tel que de simples bienfaits mutuels ne sauraient guère, je pense, le produire ; j’estimerais, si l’on en vient à peser les obligations, que les soins que prennent ensuite les parents pour former l’esprit de l’enfant et le lancer dans le monde, non peut-être sans peine pour eux-mêmes, afin qu’il vive heureux ici-bas et à jamais — ces soins, dis-je, on doit bien l’avouer, sont de beaucoup la bonté la plus grande et la plus précieuse ; et par conséquent la raison fera pencher la balance de ce côté, si lourdement que l’affection puisse peser de l’autre.

« Or, à ces deux titres, vous savez ce que vous devez à l’une des meilleures mères. Vous avez peut-être lu qu’un des Ptolémées choisit le nom de Philométor comme un titre plus glorieux que s’il avait pris celui de son prédécesseur Alexandre. Ce serait chez vous une ambition honnête et vertueuse que de chercher à l’imiter, vous qui en avez tant de raisons ; et de réfléchir souvent à l’amour tendre et singulier que votre chère mère vous a toujours témoigné, aux profondes souffrances de corps et d’esprit qu’elle a endurées pour vous, avant comme après votre naissance ; au soin particulier qu’elle a pris de votre éducation alors qu’elle luttait contre tant de douleurs et d’infirmités ; et, par-dessus tout, aux conseils maternels, salutaires et doux, qu’elle vous a souvent donnés : craindre Dieu, prendre soin de votre âme aussi bien que de vos études, fuir toutes les pratiques vicieuses et les mauvais exemples (ce qui servira également votre réputation et votre bonheur), ainsi qu’à ces précieuses lettres qu’elle vous a écrites sur les mêmes sujets. Vous vous souviendrez, j’en suis bien persuadé, que ces obligations de gratitude, d’amour et d’obéissance, et les marques qui les expriment, ne se bornent pas à vos tendres années, mais doivent durer jusqu’au terme même de la vie, et même au-delà rendre sa mémoire très chère et très précieuse à vos yeux.

« Vous n’oublierez pas d’en donner la preuve en la soutenant et en la consolant dans sa vieillesse, s’il plaît à Dieu qu’elle y parvienne jamais (ce dont je doute), et en ne faisant rien qui puisse à juste titre lui déplaire et l’affliger, ou vous montrer indigne d’une telle mère. Vous vous efforcerez de lui rendre ses prières pour vous en redoublant les vôtres pour elle, ainsi que votre ferveur à les faire ; et, par-dessus tout, de mener une vie si vertueuse et si pieuse qu’elle puisse constater que ses soins et son amour n’ont pas été perdus pour vous, et que nous puissions tous nous retrouver au ciel.

« Bref, révérez-la et aimez-la autant que vous voudrez, ce qui sera, je l’espère, autant que vous pourrez. Car si je devais être jaloux de tout autre rival dans votre cœur, je ne le serai pas d’elle ; plus vous lui rendrez vos devoirs, plus vous lui écrirez souvent et affectueusement, plus vous ferez plaisir à votre affectionné père, SAMUEL WESLEY. »

La tendresse naturelle du père se montre de façon très touchante dans toute la suite de ses lettres au « cher enfant » qui fut le premier à quitter la maison pour s’en aller dans le monde.

Aucune date exacte n’a jamais été assignée à la naissance de Martha, le bébé suivant de Mme Wesley, sa huitième fille et son dix-septième enfant ; mais elle dut avoir lieu dans les derniers mois de 1706. C’était une enfant maladive et délicate qui, dès qu’elle commença à s’éveiller au monde qui l’entourait, réserva toujours ses plus beaux sourires à son petit frère Jean, qui la précédait immédiatement par l’âge et avait environ trois ans et demi lorsqu’elle naquit. Les mains de sa mère durent être bien occupées pendant les premiers mois de la vie de Martha, bien que ses filles aînées fussent assez grandes pour la décharger parfois du soin de l’enfant. Il y eut néanmoins une interruption de plusieurs mois dans sa correspondance avec son premier-né ; mais en mars 1707 elle lui écrivit une longue et fervente lettre, dont un seul passage mérite d’être cité ici. « J’ai un désir grand et légitime que toutes vos sœurs et votre frère soient sauvés aussi bien que vous ; mais je dois avouer que ma sollicitude pour vous est, je crois, de beaucoup la plus grande. Quoi ! vous, mon fils, vous qui fûtes jadis le fils de ma plus extrême douleur, dans votre naissance et dans votre enfance, qui êtes maintenant le fils de mon plus tendre amour, mon ami, en qui est ma joie inexprimable, mon espérance future de bonheur en ce monde, pour qui je pleure et je prie dans mes retraites loin du monde, alors qu’aucun mortel ne connaît les angoisses de mon âme à votre sujet, qu’aucun œil ne voit mes larmes, qui ne sont vues que de ce Père des esprits auquel je demande si instamment la grâce pour vous que j’espère être enfin exaucée — est-il possible que vous soyez damné ? Oh ! que cela fût impossible ! En vérité, je crois que je pourrais presque vouloir moi-même être anathème, pourvu que je fusse sûre de votre salut. Mais j’espère encore, je voudrais encore me persuader qu’un enfant pour qui tant de prières sont montées vers le Ciel ne finira pas par se perdre. » Quelques semaines plus tard seulement, le cœur de Mme Wesley, comme celui de son mari, fut réjoui par l’avis officiel que « Sammy » serait probablement élu à l’une des bourses du roi de Westminster, ce qui lui permettrait d’aller à Oxford. Cela inspira à la mère, sage et pourtant inquiète, une nouvelle épître.

« Mon cher Sammy, Epworth, 7 mai 1707.

« Bien que je vous aie écrit si récemment, ayant appris que votre élection doit avoir lieu bien plus tôt que je ne m’y attendais, je saisis cette occasion de vous donner mes conseils à ce sujet.

« Le Dieu éternel et à jamais béni, qui au commencement créa toutes choses par sa toute-puissance, et qui fait tout ce qui lui plaît, aussi bien parmi les habitants de la terre que dans les armées du ciel, est, vous le savez, le seul arbitre des événements ; c’est pourquoi je voudrais à tout prix vous persuader de mettre solennellement à part quelque temps (le jour du sabbat si vous le pouvez) pour implorer sa direction et son assistance toutes particulières dans une affaire dont peut dépendre une grande part de votre prospérité future. Je voudrais, en premier lieu, que vous reconnaissiez humblement et déploriez toutes les erreurs de votre vie passée, autant que vous pourrez vous en souvenir ; et, pour celles qui ont échappé à votre mémoire, que vous demandiez à Dieu, comme le fit David, de vous purifier de vos fautes cachées.

« Puis louez-le pour toutes les miséricordes que vous vous souvenez avoir reçues de sa divine bonté ; ensuite, implorez sa faveur dans cette grande affaire, et faites tout cela au nom et par la médiation du bienheureux Jésus.

« Sammy, ne vous abusez pas. On ne peut se fier à l’homme ; Dieu est tout en tous. Ceux qu’il bénit seront bénis en vérité. Quand vous aurez fait cela, remettez-vous entièrement, vous et toute votre fortune, au Dieu tout-puissant ; et ne soyez ni trop inquiet de votre élection, ni troublé si vous êtes déçu.

« Si vous le pouvez, réservez à cet exercice les heures du dimanche après-midi, de quatre à six, temps que j’ai moi aussi fixé pour la même œuvre. Que cet Être infini, à qui nous appartenons, et que nous nous efforçons, je l’espère, de servir et d’aimer, nous accepte et nous bénisse.

« SUSANNA WESLEY. »

Le jeune homme fut finalement élu et entra, en quelque sorte, dans une vie nouvelle ; c’est-à-dire qu’il eut de nouveaux devoirs et une sphère plus étendue. Il avait sans doute une bonne voix et quelque connaissance de la musique, faute de quoi il n’aurait pas été choisi comme boursier du roi, car les garçons qui occupent cette position sont presque toujours choristes à la Chapelle royale. Cela les fait remarquer, et ils reçoivent de nombreuses invitations dans la société musicale et aristocratique. Mme Wesley craignait terriblement que son fils ne devînt du monde et mondain, et elle lui écrivit pour l’avertir et l’exhorter. « Mon cher Sammy, Epworth, 30 août 1707.

« Dites-moi, je vous prie, comment faites-vous, au milieu de tant de compagnie et d’affaires, pour garder votre esprit dans une disposition propre au service de Dieu ? Je crains fort que vous ne négligiez votre devoir envers lui. Prenez garde au monde, de peur qu’il ne vous dérobe le cœur à votre insu et ne vous rende ainsi infidèle aux vœux et aux engagements que vous avez pris sur vous-même dans l’alliance que vous avez personnellement conclue avec la Trinité à jamais bénie, avant de recevoir la sainte communion. Avez-vous jamais reçu le sacrement à Londres ? Sinon, considérez quelle a été la cause de votre négligence, et saisissez la prochaine occasion.

« SUSANNA WESLEY. » En octobre, la sollicitude maternelle de Mme Wesley fut éveillée lorsqu’elle apprit que son garçon était alité, souffrant de rhumatismes ; mais à la fin de novembre il était rétabli, et elle lui écrivit une très longue lettre, surtout théologique, mais contenant quelques paroles franches sur les tentations qui risquent d’assaillir un jeune homme au seuil de l’âge d’homme. Seuls le premier et le dernier paragraphe conviennent à ces pages. « Epworth, 27 novembre 1707. Mon cher Sammy,

« Nous nous plaignons tous deux de n’avoir pas souvent eu de nouvelles l’un de l’autre. Quel fondement il y a aux plaintes de votre côté, je ne sais ; mais je suis portée à soupçonner que vous m’avez écrit plus de lettres que je n’en ai reçu, car vous m’en avez récemment envoyé une qui ne m’est jamais parvenue, bien que j’aie été informée d’une partie de son contenu : que vous aviez reçu le sacrement, ce dont j’ai été fort contente, et que vous désiriez quelques directions pour résister aux tentations, ainsi que quelques conseils particuliers sur la manière de vous préparer à recevoir la bienheureuse communion.

« Sur la tempérance dans les divertissements, je dirai peu de chose. Je ne sais quel temps vous y est accordé, et je pense que votre santé et vos études exigent que vous preniez une bonne dose d’exercice. Vous savez si votre cœur y est trop attaché. S’il l’est, je vous dirai quelle règle j’ai observée en pareil cas lorsque j’étais jeune et trop adonnée aux amusements de l’enfance ; la voici : ne jamais consacrer en un jour plus de temps à quelque divertissement que ce soit que je n’en consacrais à mes devoirs religieux privés. Je laisse à votre réflexion le soin de juger si cela vous est praticable ou non. Je pense que oui.

« Je suis si souffrante, et j’ai écrit cette longue lettre avec tant de peine, que je me hâte volontiers de conclure ; je laisserai votre demande au sujet du sacrement sans réponse jusqu’à ce que j’aie de vos nouvelles ; alors, si je suis en état d’écrire, je vous aiderai volontiers de mon mieux. Que Dieu, dans son infinie miséricorde, vous dirige en toutes choses.

« SUSANNA WESLEY. »

Environ trois semaines après avoir écrit cette lettre, Mme Wesley accoucha prématurément de son dix-huitième enfant, Charles, qui devint le doux chantre du méthodisme. C’était le 18 décembre 1707. Le nouveau-né était une petite créature frêle et presque inanimée, qui ne cria ni n’ouvrit les yeux pendant plusieurs semaines. Il était trop fragile même pour être habillé, et on le garda quelque temps enveloppé dans de la laine. Lorsque arriva le moment où il aurait dû venir au monde si tout s’était bien passé pour sa mère, il ouvrit les yeux et cria, et dès lors se développa passablement. Il fut d’une santé quelque peu délicate dans son adolescence et sa jeunesse, mais vécut jusqu’à un bel âge. Dans ces circonstances, on ne pouvait s’attendre à ce que Mme Wesley écrivît des lettres, et il y a une longue lacune dans sa correspondance avec Samuel, lacune que le père fit de son mieux pour combler.

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