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La nouvelle création

Chapitre 65 · 17 min de lecture · 22 min d’écoute

La nouvelle création

Sermon 64

La nouvelle création

Voici, je fais toutes choses nouvelles.

Apocalypse 21:5.

1. Quelle étrange scène s’ouvre ici à nos regards ! Combien elle est éloignée de toutes nos conceptions naturelles ! Pas une lueur de ce qui est ici révélé n’a jamais été aperçue dans le monde païen. Non seulement les païens modernes, barbares et incivilisés, n’en ont pas la moindre idée ; mais elle fut tout aussi inconnue des païens raffinés et policés de l’ancienne Grèce et de Rome. Et la plupart des chrétiens n’y pensent ou ne la comprennent guère davantage : je veux dire, non seulement ceux qui ne sont chrétiens que de nom, qui ont l’apparence de la piété sans en avoir la force ; mais même ceux qui, dans une certaine mesure, craignent Dieu et s’appliquent à pratiquer la justice.

2. Il faut reconnaître qu’après toutes les recherches que nous pouvons faire, notre connaissance de la grande vérité qui nous est annoncée dans ces paroles demeure extrêmement courte et imparfaite. Comme c’est là un point de pure révélation, hors de la portée de toutes nos facultés naturelles, nous ne pouvons y pénétrer bien avant, ni nous en former une conception adéquate. Mais ce peut être un encouragement, pour ceux qui ont goûté à quelque degré les puissances du siècle à venir, à aller aussi loin que nous pouvons aller, en interprétant l’Écriture par l’Écriture, selon l’analogie de la foi.

3. L’apôtre, ravi dans les visions de Dieu, nous dit au premier verset du chapitre : « je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre » ; et il ajoute (Apocalypse 21:5, ) : « celui qui était assis sur le trône dit » (ce sont, je crois, les seules paroles qu’il soit dit avoir prononcées dans tout le livre) : « Voici, je fais toutes choses nouvelles. »

4. Un très grand nombre de commentateurs ont l’étrange opinion que cela ne se rapporte qu’à l’état présent des choses, et nous disent gravement que ces paroles doivent s’entendre de l’état florissant de l’Église qui commença après les persécutions païennes. Bien plus, quelques-uns d’entre eux ont découvert que tout ce que l’apôtre dit du « nouveau ciel et de la nouvelle terre » s’accomplit lorsque Constantin le Grand déversa richesses et honneurs sur les chrétiens. Quelle misérable manière de rendre nul tout le conseil de Dieu, à l’égard de toute cette grande chaîne d’événements qui concernent son Église, et même le genre humain tout entier, depuis le temps où Jean était à Patmos jusqu’à la fin du monde ! Bien plus, la ligne de cette prophétie s’étend plus loin encore : elle ne s’arrête pas au monde présent, mais nous montre les choses qui arriveront quand ce monde ne sera plus. Car,

5. Ainsi parle le Créateur et le Gouverneur de l’univers : « Voici, je fais toutes choses nouvelles » ; — toutes choses comprises dans cette expression de l’apôtre : « un nouveau ciel et une nouvelle terre. » Un nouveau ciel : le mot original, dans la Genèse (Genèse 1), est au pluriel. Et c’est là, en effet, le langage constant de l’Écriture — non pas le ciel, mais les cieux. Aussi les anciens écrivains juifs ont-ils coutume de compter trois cieux ; et c’est d’accord avec cela que l’apôtre Paul parle d’avoir été « ravi jusqu’au troisième ciel ». C’est ce troisième ciel que l’on suppose ordinairement être la demeure plus immédiate de Dieu, pour autant qu’on puisse attribuer une demeure à son Esprit présent partout, qui pénètre et remplit tout l’univers. C’est là (si nous parlons à la manière des hommes) que le Seigneur est assis sur son trône, entouré d’anges et d’archanges, et de tous ses ministres de feu.

6. Nous ne pouvons penser que ce ciel-là subisse aucun changement, pas plus que son grand Habitant. Assurément ce palais du Très-Haut a été le même de toute éternité, et le sera aux siècles des siècles. Seuls les cieux inférieurs sont sujets au changement, dont le plus élevé est celui que nous appelons d’ordinaire le ciel étoilé. Ce sont ces cieux-là, saint Pierre nous l’apprend, qui sont « réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies ». En ce jour-là, « enflammés », ils commenceront par « se recroqueviller comme un rouleau de parchemin » ; puis ils « se dissoudront » et « passeront avec fracas » ; enfin, ils « s’enfuiront devant la face de celui qui est assis sur le trône, et il ne sera plus trouvé de place pour eux ».

7. En même temps, « les étoiles tomberont du ciel », la chaîne secrète qui les avait retenues chacune dans son orbite depuis la fondation du monde étant rompue. Cependant le ciel inférieur ou sublunaire, avec les éléments (ou principes qui le composent), « embrasés se fondront », tandis que « la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée ». C’est là l’introduction à un état de choses bien plus noble, tel qu’il n’est pas encore monté au cœur de l’homme de le concevoir, — la restauration universelle, qui doit succéder à la destruction universelle. Car « nous attendons », dit l’apôtre, « de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera ». (2 Pierre 3:7.)

8. Il y aura sans aucun doute une différence considérable dans le ciel étoilé, lorsqu’il sera créé de nouveau : il n’y aura plus là d’astres flamboyants, plus de comètes. Que ces globes effrayants et excentriques soient des planètes à demi formées, dans un état chaotique (je parle dans l’hypothèse d’une pluralité des mondes), ou des planètes qui ont subi leur embrasement général, ils n’auront certainement aucune place dans le nouveau ciel, où tout sera ordre et harmonie parfaits. Il peut y avoir bien d’autres différences entre le ciel qui est maintenant et celui qui sera après le renouvellement ; mais elles sont au-dessus de notre intelligence : nous devons laisser à l’éternité le soin de les expliquer.

9. Nous pouvons plus aisément concevoir les changements qui s’opéreront dans le ciel inférieur, dans la région de l’air. Il ne sera plus déchiré par les ouragans, ni agité par de furieux orages ou des tempêtes destructrices. Les météores pernicieux ou terrifiants n’y auront plus de place. Nous n’aurons plus lieu de dire :

Là, comme une trompette, éclatant et puissant,

Ton tonnerre ébranle nos rivages ;

Tandis que les rouges éclairs déploient

Les bannières de ton armée !

Non : tout sera alors lumière, beauté, sérénité ; une vivante image du jour éternel.

10. Tous les éléments (en prenant ce mot dans son sens ordinaire, pour les principes dont sont composés tous les êtres naturels) seront vraiment nouveaux : entièrement changés quant à leurs qualités, quoique non quant à leur nature. Le feu est à présent le destructeur général de toutes choses sous le soleil ; il dissout tout ce qui entre dans la sphère de son action, et le réduit à ses atomes primitifs. Mais il n’aura pas plus tôt accompli son dernier grand office, celui de détruire les cieux et la terre (que vous entendiez par là un seul système, ou tout l’édifice de l’univers, la différence entre un monde et des millions de mondes n’étant rien devant le grand Créateur) ; quand, dis-je, il aura fait cela, les destructions opérées par le feu prendront fin pour toujours. Il ne détruira plus ; il ne consumera plus ; il oubliera son pouvoir de brûler, — qu’il ne possède que pendant l’état présent des choses, — et sera aussi inoffensif dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre qu’il l’est maintenant dans le corps des hommes et des autres animaux, et dans la substance des arbres et des fleurs, en tous lesquels (comme le montrent des expériences récentes) sont logées de grandes quantités de feu éthéré, si même il n’est pas plutôt une partie constitutive essentielle de tout être matériel sous le soleil. Mais il conservera probablement son pouvoir vivifiant, tout en étant dépouillé de son pouvoir de détruire.

11. On a déjà fait observer que l’air calme et paisible ne sera plus troublé par les orages et les tempêtes. Il n’y aura plus de météores qui, de leur lueur effrayante, épouvantent les pauvres enfants des hommes. Ne pouvons-nous pas ajouter (bien que cela puisse d’abord sembler un paradoxe) qu’il n’y aura plus de pluie ? Il est à remarquer qu’il n’y en avait point dans le Paradis, circonstance que Moïse mentionne expressément (Genèse 2:5, 6 :) : « l’Éternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre. — Mais une vapeur s’éleva de la terre », qui recouvrait alors l’abîme des eaux, « et arrosa toute la surface du sol », avec une humidité suffisante pour tous les besoins de la végétation. Nous avons toute raison de croire qu’il en sera de même quand le paradis sera restauré. Par conséquent, il n’y aura plus de nuages ni de brouillards, mais un seul jour, clair et resplendissant. Bien moins encore y aura-t-il des exhalaisons empoisonnées ou des souffles pestilentiels. Il n’y aura plus de sirocco en Italie, plus de vents brûlants ou suffocants en Arabie, plus d’âpres vents du nord-est dans notre propre pays,

Brisant la gracieuse chevelure de ces beaux arbres ;

mais seulement des brises agréables et salubres,

Caressant la terre de leurs ailes parfumées.

12. Mais quel changement l’élément de l’eau subira-t-il quand toutes choses seront faites nouvelles ! Elle sera, dans toutes les parties du monde, claire et limpide, pure de tout mélange désagréable ou malsain, jaillissant çà et là en fontaines de cristal, pour rafraîchir et orner la terre « du cours limpide d’un ruisseau murmurant ». Car sans aucun doute, comme il y en avait dans le Paradis, il y aura diverses rivières coulant doucement, pour l’usage et le plaisir de l’homme et de la bête. Mais l’écrivain inspiré a déclaré expressément qu’« il n’y aura plus de mer ». (Apocalypse 21:1.) Nous avons toute raison de croire qu’au commencement du monde, lorsque Dieu dit : « Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse » (Genèse 1:9, ), la terre sèche s’étendit sur la face des eaux et les couvrit de toutes parts. Et il semble qu’il en fut ainsi jusqu’à ce que, en vue du déluge universel que Dieu avait résolu de faire venir d’un seul coup sur la terre, « les écluses des cieux s’ouvrirent, et les sources du grand abîme jaillirent ». Mais la mer se retirera alors dans ses limites primitives, et ne paraîtra plus à la surface de la terre. Et il n’y aura d’ailleurs plus aucun besoin de la mer. Car, ou bien, comme le suppose l’ancien poète,

Omnis feret omnia tellus,

— chaque partie de la terre produira naturellement tout ce dont ses habitants ont besoin, — ou bien tous les hommes se procureront ce que la terre entière fournit par un moyen de transport beaucoup plus aisé et plus prompt. Car tous les habitants de la terre, notre Seigneur nous l’apprend, seront alors isaggeloi, — semblables aux anges ; à leur niveau pour la rapidité aussi bien que pour la force, de sorte qu’ils pourront, prompts comme la pensée, se transporter eux-mêmes, ou transporter tout ce dont ils ont besoin, d’un côté du globe à l’autre.

13. Mais il semble qu’un changement plus grand s’opérera dans la terre que même dans l’air et dans l’eau. Non que je puisse croire à cette merveilleuse découverte de Jacob Behmen, que tant de gens soutiennent avec tant d’ardeur, à savoir que la terre elle-même, avec tout ce qui la meuble et tous ses habitants, sera alors transparente comme le verre. Il ne semble pas y avoir à cela le moindre fondement, ni dans l’Écriture ni dans la raison. Assurément pas dans l’Écriture : je ne connais pas un seul texte de l’Ancien ou du Nouveau Testament qui affirme rien de semblable. Certainement on ne peut l’inférer de ce texte de l’Apocalypse (Apocalypse 4:6 :), « Et il y avait devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. » Et pourtant, si je ne me trompe, c’est là le principal, sinon le seul passage de l’Écriture qu’on ait fait valoir en faveur de cette opinion ! Je ne puis concevoir non plus qu’elle ait aucun fondement dans la raison. On a, il est vrai, chaleureusement allégué que toutes choses seraient bien plus belles si elles étaient tout à fait transparentes. Mais je ne puis le comprendre ; bien plus, je comprends tout le contraire. Supposez que chaque partie d’un corps humain soit rendue transparente comme le cristal : paraîtrait-il plus beau qu’il ne l’est maintenant ? Bien au contraire, il nous choquerait au-delà de toute mesure. La surface du corps, et en particulier « la face humaine divine », est sans aucun doute l’un des plus beaux objets qui se puissent trouver sous le ciel ; mais si vous pouviez voir au travers de la joue rosée, du front lisse et blanc, ou de la poitrine qui se soulève, et distinguer tout ce qui est au-dedans, vous vous en détourneriez avec dégoût et avec horreur !

14. Considérons ensuite les changements que nous pouvons raisonnablement supposer qui se produiront alors dans la terre. Elle ne sera plus enchaînée par un froid intense, ni desséchée par une chaleur extrême ; mais elle aura une température qui sera la plus favorable à sa fécondité. Si, pour punir ses habitants, Dieu, autrefois,

Ordonna à ses anges de détourner

Ce globe oblique,

causant ainsi un froid violent d’un côté, et une chaleur violente de l’autre, il leur ordonnera sans aucun doute, alors, de le remettre dans sa position originelle : de sorte qu’il y aura une fin définitive, d’une part, à la chaleur brûlante qui rend certaines de ses parties à peine habitables ; et, de l’autre, à

La rage d’Arctos et le gel éternel.

15. Et elle ne renfermera plus alors dans son propre sein aucun principe de discorde ou de destruction. Elle n’aura plus aucune de ces violentes convulsions dans ses entrailles. Elle ne sera plus ébranlée ni déchirée par la force impétueuse des tremblements de terre ; et elle n’aura donc besoin ni du Vésuve, ni de l’Etna, ni d’aucune montagne ardente pour les prévenir. Il n’y aura plus de rochers affreux ni de précipices effrayants ; plus de déserts sauvages ni de sables stériles ; plus de marais infranchissables ni de fondrières infécondes pour engloutir le voyageur imprudent. Il y aura sans doute des inégalités à la surface de la terre, qui ne seront pas des défauts, mais des beautés. Car bien que je n’ose affirmer que

La terre tient du ciel cette variété

De plaisirs répandus sur la colline et le vallon ;

je ne puis pourtant penser que des collines au doux relief soient un défaut, mais bien un ornement, de la terre faite à neuf. Et sans doute aurons-nous alors aussi l’occasion de dire : —

Voyez, son art merveilleux revêt

Les champs d’une verdure joyeuse !

Sa main déploie mille herbes,

Et mille fleurs entre elles !

16. Et que produira la terre en général ? Non pas des épines, des ronces ou des chardons ; non pas quelque mauvaise herbe inutile ou fétide ; non pas quelque plante vénéneuse, nuisible ou désagréable ; mais toutes celles qui peuvent servir en quelque manière à notre usage ou à notre plaisir. Combien cela dépasse tout ce que l’imagination la plus vive est maintenant capable de concevoir ! Nous ne regretterons plus la perte du Paradis terrestre, et nous ne soupirerons plus devant cette description si bien imaginée de notre grand poète : —

Alors ce mont

Du Paradis, par la force des flots, sera ôté

De sa place, poussé par le fleuve cornu,

Toute sa verdure ravagée, ses arbres à la dérive,

Descendra le grand fleuve jusqu’au golfe ouvert,

Et là prendra racine, île salée et nue !

Car toute la terre sera alors un Paradis plus beau que celui qu’Adam ait jamais vu.

17. Tel sera l’état de la nouvelle terre quant à ses parties les plus humbles, les parties inanimées. Mais si grand que soit ce changement, il est peu de chose, il n’est rien, en comparaison de celui qui aura lieu alors dans toute la nature animée. C’est dans la partie vivante de la création que se sont vus les effets les plus déplorables de l’apostasie d’Adam. Toute la création animée, tout ce qui a vie, depuis le léviathan jusqu’à la plus petite mite, fut par là soumise à une vanité telle que les créatures inanimées ne pouvaient l’être. Ils furent assujettis à ce monstre cruel, la MORT, le conquérant de tout ce qui respire. Ils furent assujettis à son avant-coureur, la douleur, sous ses dix mille formes ; bien que « Dieu n’ait point fait la mort, et qu’il ne prenne point plaisir à la perte des vivants ». Combien de millions de créatures, dans la mer, dans l’air et dans toutes les parties de la terre, ne peuvent aujourd’hui conserver leur propre vie autrement qu’en ôtant celle des autres, en déchirant et en dévorant leurs pauvres compagnes de création, innocentes et sans défense ! Misérable sort de ces innombrables multitudes qui, si insignifiantes qu’elles paraissent, sont la postérité d’un même Père, les créatures du même Dieu d’amour ! Il est probable que non seulement les deux tiers de la création animale, mais quatre-vingt-dix-neuf parts sur cent, sont dans la nécessité d’en détruire d’autres pour conserver leur propre vie ! Mais il n’en sera pas toujours ainsi. Celui qui est assis sur le trône changera bientôt la face de toutes choses, et donnera à toutes ses créatures une preuve démonstrative que « ses compassions s’étendent sur toutes ses œuvres ». L’horrible état de choses qui règne à présent prendra bientôt fin. Sur la nouvelle terre, aucune créature n’en tuera, n’en blessera, ni ne fera souffrir aucune autre. Le scorpion n’aura plus d’aiguillon venimeux, ni la vipère de dents empoisonnées. Le lion n’aura plus de griffes pour déchirer l’agneau, plus de dents pour broyer sa chair et ses os. Bien plus, aucune créature, ni bête, ni oiseau, ni poisson, n’aura le moindre penchant à nuire à une autre ; car la cruauté sera bien loin, et la sauvagerie et la férocité seront oubliées. De sorte qu’on n’entendra plus parler de violence, et qu’on ne verra plus ni ravage ni ruine sur la face de la terre. « Le loup habitera avec l’agneau » (ces paroles peuvent s’entendre littéralement aussi bien que figurément), « Et la panthère se couchera avec le chevreau ; Il ne se fera ni tort ni dommage », depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant.

18. Mais le plus glorieux de tous sera le changement qui s’opérera alors dans les pauvres enfants des hommes, pécheurs et misérables. Ceux-ci étaient tombés, à bien des égards, comme d’une plus grande hauteur, aussi dans une plus grande profondeur, qu’aucune autre partie de la création. Mais ils entendront « une forte voix venant du ciel, qui dira : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera leur Dieu ». (Apocalypse 21:3, 4.) De là naîtra un état de sainteté et de bonheur sans mélange, bien supérieur à celui dont Adam jouissait dans le Paradis. Avec quelle beauté l’apôtre le décrit : « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » Comme il n’y aura plus de mort, ni de douleur ou de maladie qui y prépare ; comme il n’y aura plus à pleurer des amis ni à s’en séparer ; ainsi il n’y aura plus ni deuil ni cri. Bien plus, il y aura une délivrance plus grande que tout cela : car il n’y aura plus de péché. Et, pour couronner le tout, il y aura une union profonde, intime, ininterrompue avec Dieu ; une communion constante avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ, par l’Esprit ; une jouissance continuelle du Dieu Trois-en-Un, et de toutes les créatures en lui !

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