Chapitre 56 · 17 min de lecture · 22 min d’écoute
Sur la Trinité
Sermon 55
Sur la Trinité
Avertissement 6060On m’a prié, il y a quelques jours, de prêcher sur ce texte. Je l’ai fait hier matin. L’après-midi, on m’a pressé de mettre par écrit et de faire imprimer mon sermon, si possible, avant de quitter Cork. Je l’ai écrit ce matin ; mais je dois prier le lecteur de tenir compte des désavantages où je me trouve, car je n’ai ici aucun livre à consulter, ni d’ailleurs le temps de les consulter. — Cork, 8 mai 1775.
« Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole et le Saint-Esprit ; et ces trois sont un. »
1 Jean 5:7.
1. Quoi que pense le commun des hommes, il est certain que l’opinion n’est pas la religion : non, pas même l’opinion juste ; l’assentiment donné à une vérité, ou à dix mille vérités. Il y a entre elles une grande différence : même l’opinion juste est aussi éloignée de la religion que l’orient l’est de l’occident. Des personnes peuvent avoir des opinions tout à fait justes, et n’avoir pourtant aucune religion ; et, d’autre part, des personnes peuvent être vraiment religieuses tout en ayant beaucoup d’opinions fausses. Peut-on en douter le moins du monde, tant qu’il y a des catholiques romains dans le monde ? Car qui peut nier, non seulement que beaucoup d’entre eux ont été autrefois vraiment religieux, comme Thomas a Kempis, Grégoire Lopez et le marquis de Renty, mais encore que beaucoup d’entre eux, aujourd’hui même, sont de vrais chrétiens intérieurs ? Et pourtant, quel amas d’opinions erronées ne tiennent-ils pas, transmises par la tradition de leurs pères ! Bien plus, qui peut en douter tant qu’il y a des calvinistes dans le monde, — défenseurs de la prédestination absolue ? Car qui osera affirmer qu’aucun d’eux n’est un homme vraiment religieux ? Non seulement beaucoup d’entre eux, au siècle dernier, furent des lampes ardentes et brillantes, mais beaucoup sont aujourd’hui de vrais chrétiens, qui aiment Dieu et tous les hommes. Et pourtant, que sont toutes les opinions absurdes de tous les catholiques romains du monde, comparées à celle-ci : que le Dieu d’amour, le Père sage, juste et miséricordieux des esprits de toute chair, a fixé de toute éternité un décret absolu, immuable, irrésistible, selon lequel une partie du genre humain sera sauvée, quoi qu’elle fasse, et le reste damné, quoi qu’il puisse faire !
2. Nous ne pouvons donc qu’en conclure qu’il y a dix mille erreurs qui peuvent s’accorder avec la vraie religion, et à l’égard desquelles tout homme loyal et réfléchi pensera librement et laissera penser les autres. Mais il y a des vérités plus importantes que d’autres. Il semble qu’il y en ait quelques-unes qui sont d’une importance profonde. Je ne les appelle pas des vérités fondamentales, parce que c’est là un mot ambigu ; et c’est de là que sont venues tant de vives disputes sur le nombre des points fondamentaux. Mais assurément il y en a qu’il nous importe beaucoup de connaître, comme ayant un lien étroit avec la religion vivante. Et sans doute pouvons-nous ranger parmi elles celle qui est
contenue dans les paroles citées plus haut : Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole et le Saint-Esprit ; et ces trois sont un.
3. Je ne veux pas dire qu’il soit important de croire telle ou telle explication de ces paroles. Je ne sache pas qu’aucun homme de bon jugement voudrait seulement essayer de les expliquer. L’un des meilleurs écrits qu’ait jamais composés ce grand homme, le doyen Swift, est son Sermon sur la Trinité. Il y montre que tous ceux qui ont tenté de l’expliquer se sont entièrement égarés ; qu’ils ont, plus que tous les autres, nui à la cause qu’ils voulaient servir, n’ayant fait, comme parle Job, qu’« obscurcir le conseil par des discours sans intelligence ». Ce fut à une heure funeste que ces explicateurs commencèrent leur œuvre stérile. Je n’insiste sur aucune explication, non, pas même sur la meilleure que j’aie jamais vue ; je veux dire celle qui nous est donnée dans le symbole qu’on attribue communément à Athanase. Je suis loin de dire : « Celui qui ne donne pas son assentiment à ceci périra sans aucun doute éternellement. » À cause de cette clause et d’une autre, j’eus quelque temps scrupule de souscrire à ce symbole, jusqu’à ce que j’eusse considéré (1.) que ces phrases ne concernent que les incrédules volontaires, non les involontaires ; ceux qui, ayant tous les moyens de connaître la vérité, la rejettent néanmoins obstinément ; (2.) qu’elles ne concernent que la substance de la doctrine qui y est exposée, non les éclaircissements philosophiques qu’on en donne.
4. Je n’ose exiger de personne qu’il emploie le mot de Trinité ou de Personne. Je les emploie moi-même sans aucun scrupule, parce que je n’en connais point de meilleurs ; mais si quelqu’un a quelque scrupule à leur égard, qui le contraindra à les employer ? Je ne le puis ; bien moins encore voudrais-je brûler un homme vif, et cela avec du bois humide et vert, pour avoir dit : « Bien que je croie que le Père est Dieu, que le Fils est Dieu et que le Saint-Esprit est Dieu, j’ai pourtant scrupule à employer les mots de Trinité et de Personnes, parce que je ne trouve pas ces termes dans la Bible. » Ce sont là les paroles que le miséricordieux Jean Calvin cite comme écrites par Servet dans une lettre à lui-même. Je n’insisterais que sur les paroles mêmes, sans explication, telles qu’elles se trouvent dans le texte : « Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole et le Saint-Esprit ; et ces trois sont un. »
5. « Telles qu’elles se trouvent dans le texte » : — mais ici se pose une question : ce texte est-il authentique ? A-t-il été écrit à l’origine par l’apôtre, ou inséré dans des siècles postérieurs ? Beaucoup en ont douté ; et en particulier la grande lumière de l’Église chrétienne, récemment recueillie dans l’Église d’en haut, Bengel, — le plus pieux, le plus judicieux et le plus laborieux de tous les commentateurs modernes du Nouveau Testament. Il fut quelque temps dans le doute sur son authenticité, parce qu’il manque dans beaucoup de copies anciennes. Mais ses doutes furent levés par trois considérations : (1.) que, s’il manque dans beaucoup de copies, il se trouve pourtant dans un plus grand nombre, et dans les copies de la plus grande autorité : — (2.) qu’il est cité par toute une chaîne d’écrivains anciens, depuis le temps de saint Jean jusqu’à celui de Constantin. Cet argument est décisif : car ils n’auraient pu le citer s’il n’avait pas été dans le canon sacré : — (3.) que nous pouvons aisément expliquer pourquoi il manque, après ce temps-là, dans beaucoup de copies, quand nous nous souvenons que le successeur de Constantin fut un arien zélé, qui employa tous les moyens pour avancer sa mauvaise cause, pour répandre l’arianisme dans tout l’empire ; en particulier en effaçant ce texte d’autant de copies qu’il en tomba entre ses mains. Et il y réussit si bien que le siècle où il vécut est communément appelé Sæculum Arianum, — « le siècle arien », n’y ayant alors qu’un seul homme éminent qui lui résistât, au péril de sa vie. Si bien qu’on en fit un proverbe : Athanasius contra mundum : « Athanase contre le monde. »
6. Mais on objecte : « Quoi qu’il en soit du texte, nous ne pouvons croire ce que nous ne pouvons comprendre. Quand donc vous nous demandez de croire des mystères, nous vous prions de nous tenir pour excusés. »
Il y a là une double erreur : (1.) Nous ne vous demandons de croire en ceci aucun mystère, alors que vous supposez le contraire. Mais (2.) vous croyez déjà beaucoup de choses que vous ne pouvez comprendre.
7. Pour commencer par la seconde : vous croyez déjà beaucoup de choses que vous ne pouvez comprendre. Car vous croyez qu’il y a un soleil au-dessus de votre tête. Mais s’il demeure immobile au milieu de son système, ou si non seulement il tourne sur son propre axe, mais « s’élance dans la carrière avec la joie d’un héros », vous ne pouvez comprendre ni l’un ni l’autre : comment il se meut, ou comment il demeure en repos. Par quelle puissance, par quelle puissance naturelle et mécanique, est-il soutenu dans l’éther fluide ? Vous ne pouvez nier le fait ; et pourtant vous ne pouvez en rendre compte de manière à satisfaire un esprit raisonnable qui s’en enquiert. Vous pouvez bien nous présenter l’hypothèse de Ptolémée, de Tycho Brahé, de Copernic, et de vingt autres. Je les ai lues et relues : j’en suis las ; je n’en donnerais pas trois fétus de paille, de toutes ensemble.
Chaque solution nouvelle ne m’apporte encore
Qu’un nouveau jeu de termes, un échafaudage de mots :
Sous un autre habit je reçois ma question,
Et reprends mon doute tel que je l’ai donné.
J’insiste toujours : le fait, vous le croyez, vous ne pouvez le nier ; mais la manière, vous ne pouvez la comprendre.
8. Vous croyez qu’il existe une chose telle que la lumière, qu’elle émane du soleil ou de quelque autre corps lumineux ; mais vous ne pouvez comprendre ni sa nature, ni la manière dont elle se répand. Comment vient-elle de Jupiter à la terre en huit minutes : deux cent mille milles en un instant ? Comment les rayons de la chandelle qu’on apporte dans la chambre se dispersent-ils instantanément dans chaque recoin ? Autre chose encore : voici trois chandelles, et pourtant il n’y a qu’une seule lumière. Expliquez cela, et j’expliquerai le Dieu Trois-en-Un.
9. Vous croyez qu’il existe une chose telle que l’air. Il vous couvre comme un vêtement, et,
Largement répandu,
Embrasse de toutes parts cette terre fleurie.
Mais pouvez-vous comprendre comment ? Pouvez-vous me rendre un compte satisfaisant de sa nature, ou de la cause de ses propriétés ? Pensez seulement à l’une d’elles, son élasticité : pouvez-vous l’expliquer ? Elle est peut-être due au feu électrique attaché à chacune de ses particules ; peut-être non ; et ni vous ni moi ne pouvons le dire. Mais si nous ne voulons pas le respirer avant de pouvoir le comprendre, notre vie est bien près de son terme.
10. Vous croyez qu’il existe une chose telle que la terre. Vous y posez le pied ; vous êtes soutenu par elle. Mais comprenez-vous ce qui soutient la terre ? « Oh ! un éléphant, dit un philosophe malabar, et un taureau soutient l’éléphant. » Mais qui soutient le taureau ? L’Indien et le Breton sont également en peine d’une réponse. Nous savons que c’est Dieu dont il est écrit : « Il étend le septentrion sur le vide, Il suspend la terre sur le néant. » Voilà le fait. Mais comment ? Qui peut en rendre compte ? Peut-être des créatures angéliques, mais non des créatures humaines.
Je sais ce qu’on dit de plausible sur les forces de projection et d’attraction. Mais filons aussi fin que nous le pouvons, la réalité des faits balaie notre hypothèse, qui n’est qu’une toile d’araignée. Combinez comme vous voudrez la force de projection et celle d’attraction, elles ne produiront jamais un mouvement circulaire. Au moment où l’acier lancé entre dans le champ d’attraction de l’aimant, il ne décrit pas une courbe, mais tombe droit.
11. Vous croyez que vous avez une âme. « Halte-là, dit le Docteur ; je ne crois rien de tel. Si vous avez une âme immatérielle, les bêtes en ont une aussi. » Je ne chercherai querelle à aucun de ceux qui pensent qu’elles en ont ; bien plus, je voudrais qu’il pût le prouver ; et assurément j’aimerais mieux accorder une âme aux bêtes que d’abandonner la mienne. En ceci je m’associe de tout cœur au sentiment de l’honnête païen : Si erro, libenter erro ; et me redargui valde recusem. « Si je me trompe, je me trompe volontiers ; et je refuse énergiquement d’en être convaincu. » Et j’espère que la plupart de ceux qui ne croient pas à une Trinité sont du même avis. Permettez-moi donc de poursuivre. Vous croyez que vous avez une âme unie à cette maison d’argile. Mais pouvez-vous comprendre comment ? Quels sont les liens qui unissent la flamme céleste à la motte de terre ? Vous n’entendez absolument rien à la chose. Il en est ainsi ; mais comment, nul ne peut le dire.
12. Vous croyez sûrement que vous avez un corps avec votre âme, et que chacun dépend de l’autre. Enfoncez seulement une épine dans votre main : aussitôt la douleur est ressentie dans votre âme. D’autre part, la honte est-elle ressentie dans votre âme ? À l’instant, la rougeur couvre votre joue. L’âme éprouve-t-elle la crainte ou une violente colère ? Aussitôt le corps tremble. Ce sont là encore des faits que vous ne pouvez nier, et dont vous ne pouvez rendre compte.
13. Je n’apporte plus qu’un seul exemple. Au commandement de votre âme, votre main se lève. Mais qui peut en rendre compte ? Rendre compte du lien entre l’acte de l’esprit et les actions extérieures ? Bien plus, qui peut rendre compte du mouvement musculaire en général, en quelque cas que ce soit ? Quand l’un des médecins les plus ingénieux d’Angleterre eut achevé sa leçon sur ce sujet, il ajouta : « Maintenant, messieurs, je vous ai dit toutes les découvertes de notre siècle éclairé ; et maintenant, si vous comprenez un iota de la chose, vous en comprenez plus que moi. » Le fin mot de l’affaire, le voici : ceux qui ne veulent croire que ce qu’ils peuvent comprendre ne doivent pas croire qu’il y a un soleil au firmament ; qu’il y a une lumière qui brille autour d’eux ; qu’il y a de l’air, quoiqu’il les entoure de tous côtés ; qu’il y a une terre, quoiqu’ils se tiennent dessus. Ils ne doivent pas croire qu’ils ont une âme ; non, ni même qu’ils ont un corps.
14. Mais, en second lieu, si étrange que cela puisse paraître, quand on vous demande de croire qu’« il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole et le Saint-Esprit ; et ces trois sont un », on ne vous demande de croire aucun mystère. Bien plus, ce grand et excellent homme, le docteur Peter Browne, autrefois évêque de Cork, a prouvé amplement que la Bible ne vous demande de croire aucun mystère quel qu’il soit. La Bible vous demande simplement de croire des faits, non la manière dont ils sont. Or le mystère n’est pas dans le fait, mais tout entier dans la manière.
Par exemple : « Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. » Je le crois : je crois le simple fait ; il n’y a là aucun mystère. Le mystère est dans la manière. Mais de celle-ci je ne crois rien du tout ; et Dieu ne me le demande pas non plus.
De même : « Et la parole a été faite chair. » Je crois ce fait aussi. Il n’y a là aucun mystère ; mais quant à la manière dont elle a été faite chair, où réside le mystère, je n’en sais rien ; je n’en crois rien : ce n’est pas plus l’objet de ma foi que celui de mon intelligence.
15. Appliquons cela au cas qui nous occupe : Il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel ; et ces trois sont un. Je crois ce fait aussi (s’il m’est permis d’employer cette expression), que Dieu est Trois et Un. Mais la manière dont il l’est, je ne la comprends pas, et je ne la crois pas. Or c’est en ceci, dans la manière, que réside le mystère ; et qu’il y réside ; je n’ai pas affaire avec lui : il n’est pas un objet de ma foi : je crois exactement ce que Dieu a révélé, et rien de plus. Mais cela, la manière, il ne l’a pas révélé ; je n’en crois donc rien. Mais ne serait-il pas absurde de ma part de nier le fait, parce que je ne comprends pas la manière ? C’est-à-dire de rejeter ce que Dieu a révélé, parce que je ne comprends pas ce qu’il n’a pas révélé ?
16. C’est là un point qu’il faut bien remarquer. Il y a beaucoup de choses, « des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme ». Une partie de ces choses, il est écrit que « Dieu nous les a révélées par l’Esprit » : — « révélées », c’est-à-dire dévoilées, découvertes : cette partie, il nous demande de la croire. Une autre partie, il ne l’a pas révélée : celle-là, nous n’avons pas besoin de la croire, et en vérité nous ne le pouvons pas : elle est bien au-dessus de nous, hors de notre vue.
Or, où est la sagesse de rejeter ce qui est révélé, parce que nous ne comprenons pas ce qui n’est pas révélé ? de nier le fait que Dieu a dévoilé, parce que nous ne pouvons voir la manière, qui est encore voilée ?
17. Surtout quand nous considérons que ce que Dieu a bien voulu révéler sur ce point, loin d’être une chose indifférente, est une vérité de la dernière importance. Elle pénètre jusqu’au cœur même du christianisme ; elle est au cœur de toute religion vivante.
Si ces Trois ne sont pas Un, comment « tous honorent le Fils comme ils honorent le Père » ? « Je ne sais que faire, dit Socin dans une lettre à son ami, de mes disciples indociles : ils ne veulent pas adorer Jésus-Christ. Je leur dis qu’il est écrit : “Que tous les anges de Dieu l’adorent!” Ils répondent : Quoi qu’il en soit, s’il n’est pas Dieu, nous n’osons l’adorer. Car “il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.” »
Mais ce que j’ai ici particulièrement en vue, c’est ceci : la connaissance du Dieu Trois-en-Un est entrelacée avec toute vraie foi chrétienne, avec toute religion vivante.
Je ne dis pas que tout vrai chrétien puisse dire avec le marquis de Renty : « Je porte continuellement en moi une vérité d’expérience, et une plénitude de la présence de la Trinité à jamais bénie. » Je crois que ce n’est pas là l’expérience des « petits enfants », mais plutôt celle des « pères en Christ ».
Mais je ne vois pas comment quelqu’un peut être un croyant chrétien avant d’avoir, comme parle saint Jean, « ce témoignage en lui-même » ; avant que « l’Esprit de Dieu rende témoignage à son esprit qu’il est enfant de Dieu » ; c’est-à-dire, en effet, avant que Dieu le Saint-Esprit lui rende témoignage que Dieu le Père l’a accepté par les mérites de Dieu le Fils : et, ayant ce témoignage, il honore le Fils et le bienheureux Esprit « comme il honore le Père ».
18. Non que tout croyant chrétien fasse attention à cela ; peut-être, au début, pas un sur vingt : mais si vous posez à l’un d’eux quelques questions, vous trouverez aisément que cela est impliqué dans ce qu’il croit. C’est pourquoi je ne vois pas comment il est possible à quiconque nie que ces Trois sont Un d’avoir une religion vivante. Et tout mon espoir pour eux est, non qu’ils seront sauvés dans leur incrédulité (à moins que ce ne soit sur le même pied que les honnêtes païens, en plaidant une ignorance invincible), mais que Dieu, avant qu’ils s’en aillent d’ici, « les amènera à la connaissance de la vérité ».
Chapitre 56 terminé
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