Chapitre 104 · 16 min de lecture · 21 min d’écoute
Qu’est-ce que l’homme ?
Sermon 103
Qu’est-ce que l’homme ?
« Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées: Qu’est-ce que l’homme ? »
Psaume 8:4, 5.
Combien de fois n’a-t-on pas remarqué que le livre des Psaumes est un riche trésor de piété, que la sagesse de Dieu a pourvu pour subvenir aux besoins de ses enfants dans toutes les générations ! En tous les âges, les Psaumes ont été d’une utilité singulière à ceux qui aimaient ou craignaient Dieu ; non seulement aux Israélites pieux, mais aux enfants de Dieu dans toutes les nations. Et ce livre a été d’une utilité souveraine à l’Église de Dieu, non seulement lorsqu’elle était dans son état d’enfance (si admirablement décrit par saint Paul dans la première partie du quatrième chapitre de l’Épître aux Galates), mais aussi depuis que, dans la plénitude des temps, « la vie et l’immortalité ont été mises en évidence par l’Évangile ». Les chrétiens de tout âge et de toute nation ont profité de ce trésor divin, qui a richement subvenu aux besoins, non seulement des « enfants en Christ », de ceux qui ne faisaient qu’entrer dans les voies de Dieu, mais aussi de ceux qui y avaient fait de bons progrès ; bien plus, de ceux qui avançaient rapidement vers « la mesure de la stature parfaite de Christ ».
Le sujet de ce psaume est admirablement proposé dès son commencement : « Éternel, notre Seigneur! Que ton nom est magnifique sur toute la terre! Ta majesté s’élève au-dessus des cieux. » Il célèbre la glorieuse sagesse et l’amour de Dieu, comme Créateur et Souverain de toutes choses. Ce n’est pas une conjecture invraisemblable que David écrivit ce psaume par une nuit claire et étoilée, tandis qu’il observait aussi la lune « quand elle s’avançait majestueuse » ; et que, tandis qu’il contemplait
Ce bel hémisphère, l’ample voûte azurée,
Terriblement vaste et magnifiquement brillante,
Aux étoiles sans nombre, à la lumière sans mesure, —
il éclata, de la plénitude de son cœur, en ce transport naturel : « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées: Qu’est-ce que l’homme ? » Comment est-il possible que le Créateur de toutes ces choses, des innombrables armées du ciel et de la terre, ait quelque égard pour ce point imperceptible de la création, dont les jours sont « comme l’ombre qui passe » ?
Ton corps n’est que poussière, ta taille qu’un empan,
Ta durée qu’un instant, homme insensé !
« Qu’est-ce que l’homme ? » Je voudrais le considérer, premièrement, quant à sa grandeur, et, secondement, quant à sa durée.
I. 1. Considérons d’abord ce qu’est l’homme quant à sa grandeur. Et, à cet égard, qu’est-ce qu’un individu quelconque, comparé à tous les habitants de la Grande-Bretagne ? Il se réduit à rien dans la comparaison. Combien un seul est inconcevablement petit, comparé à huit ou dix millions de personnes ! N’est-il pas
Perdu comme une goutte dans l’océan sans bornes ?
2. Mais que sont tous les habitants de la Grande-Bretagne, comparés à tous les habitants de la terre ? On a souvent supposé qu’ils s’élevaient à environ quatre cents millions. Mais ce calcul sera-t-il reconnu juste par ceux qui soutiennent que la Chine seule en contient cinquante-huit millions ? S’il est vrai que ce seul empire en contient un peu moins de soixante millions, nous pouvons aisément supposer que les habitants de tout le globe terraqué s’élèvent à quatre mille millions plutôt qu’à quatre cents. Et qu’est-ce qu’un seul individu en comparaison de ce nombre ?
3. Mais quelle est la grandeur de la terre elle-même, comparée à celle du système solaire ? Ce système comprend, outre ce corps immense, le soleil, tellement plus grand que la terre, toute la suite des planètes primaires et secondaires, dont plusieurs (je veux dire parmi les planètes secondaires, par exemple les satellites ou lunes de Jupiter et de Saturne) sont bien plus grandes que la terre entière.
4. Et pourtant, qu’est-ce que toute la quantité de matière contenue dans le soleil et dans toutes ces planètes primaires et secondaires, avec tous les espaces que comprend le système solaire, en comparaison de l’espace que parcourent ces corps étonnants, les comètes ? Qui, sinon le Créateur lui-même, peut « en compter le nombre, et leur donner à toutes des noms » ? Et pourtant, qu’est-ce que l’orbite même d’une comète, et l’espace qu’elle renferme, auprès de l’espace qu’occupent les étoiles fixes, qui sont à une si immense distance de la terre que, vues à travers le plus grand télescope, elles paraissent exactement telles qu’à l’œil nu ?
5. Les limites de la création s’étendent-elles ou non au-delà de la région des étoiles fixes, qui peut le dire ? Les étoiles du matin seules, qui chantèrent ensemble quand ses fondements furent posés. Mais qu’elle soit finie, que ses limites soient fixées, nous n’avons aucune raison d’en douter. Nous ne pouvons douter que, lorsque le Fils de Dieu eut achevé toute l’œuvre qu’il avait créée et faite, il ait dit :
Voici tes limites,
Que ce soit là ta juste circonférence, ô monde !
Mais qu’est-ce que l’homme auprès de cela ?
6. Nous pouvons faire un pas, et un seul pas, plus loin encore : qu’est-ce que l’espace de la création tout entière, qu’est-ce que tout l’espace fini qui existe ou qui peut être conçu, en comparaison de l’infini ? Qu’est-ce, sinon un point, un zéro, comparé à celui que remplit celui qui est tout en tous ? Pensez à cela, et demandez ensuite : « Qu’est-ce que l’homme ? »
7. Qu’est-ce que l’homme, pour que le grand Dieu qui remplit le ciel et la terre, « le Très-Haut, Dont la demeure est éternelle », s’abaisse si inconcevablement bas que de « se souvenir de lui » ? La raison ne nous suggérerait-elle pas qu’une créature si chétive serait perdue de vue par lui dans l’immensité de ses œuvres ? Surtout quand nous considérons,
II. Secondement, ce qu’est l’homme quant à sa durée.
1. Les jours de l’homme, depuis la dernière réduction de la vie humaine, qui semble avoir eu lieu au temps de Moïse (et qui ne fut pas invraisemblablement révélée à l’homme de Dieu au moment où il fit cette déclaration), « s’élèvent à soixante-dix ans ». C’est la mesure générale que Dieu a maintenant fixée. « Et, pour les plus robustes », peut-être un sur cent, « à quatre-vingts ans; Et l’orgueil qu’ils en tirent n’est que peine et misère, Car il passe vite, et nous nous envolons. »
2. Or, quelle pauvre parcelle de durée est-ce là, comparée à la vie de Mathusalem ! « Tous les jours de Metuschélah furent de neuf cent soixante-neuf ans. » Mais que sont ces neuf cent soixante-neuf ans auprès de la durée d’un ange, qui commença « Avant que les montagnes fussent nées », ou que les fondements de la terre fussent posés ? Et qu’est-ce que la durée qui s’est écoulée depuis la création des anges, ou celle qui s’écoula avant qu’ils fussent créés, auprès de l’éternité sans commencement ? — auprès de cette moitié de l’éternité (si l’on peut ainsi parler) qui s’était alors écoulée ? Et que sont soixante-dix ans auprès de cela ?
3. En vérité, quelle proportion peut-il y avoir entre une durée finie quelconque et une durée infinie ? Quelle proportion y a-t-il entre mille ou dix mille ans, ou dix mille fois dix mille siècles, et l’éternité ? Je ne sache pas que la disproportion inexprimable entre une partie quelconque du temps que l’on puisse concevoir et l’éternité puisse être mise en lumière d’une manière plus frappante que dans le passage bien connu de saint Cyprien : « Supposez une boule de sable aussi grosse que le globe de la terre, et supposez qu’un grain en soit anéanti tous les mille ans ; tout l’espace de temps pendant lequel cette boule serait anéantie, à raison d’un grain tous les mille ans, aurait encore moins de proportion, bien plus, une proportion indiciblement, infiniment moindre, avec l’éternité, qu’un seul grain de sable n’en aurait avec la masse entière. » Que sont donc les soixante-dix ans de la vie humaine en comparaison de l’éternité ? En quels termes peut-on exprimer la proportion qui existe entre elles ? Elle n’est rien, bien plus, elle est infiniment moins que rien !
4. Si donc nous ajoutons à la petitesse de l’homme l’inexprimable brièveté de sa durée, est-il étonnant qu’un homme qui réfléchit éprouve parfois une sorte de crainte que le grand, l’éternel, l’infini Souverain de l’univers ne néglige une créature aussi chétive que l’homme ? — une créature si insignifiante à tous égards, quand on la compare soit à l’immensité, soit à l’éternité ? Ces deux réflexions n’ont-elles pas traversé, si elles ne s’y sont arrêtées, l’esprit du royal psalmiste ? Ainsi, dans la contemplation de la première, il éclate en ces fortes paroles du texte : « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui? » Il est, à la vérité (pour employer les paroles de saint Augustin), aliqua portio creaturae tuae, « quelque portion de ta création » ; mais quantula portio, « quelle portion étonnamment petite ! » Combien il est absolument au-dessous de ton attention ! C’est, semble-t-il, dans la contemplation de la seconde qu’il s’écrie, dans le cent quarante-quatrième psaume : « Seigneur, qu’est-ce que l’homme, pour que tu aies pour lui tant d’égards ; ou le fils de l’homme, pour que tu fasses de lui si grand cas ? » « L’homme est comme une chose de néant. » Pourquoi ? « Son temps passe comme une ombre. » En ceci (bien qu’en fort peu d’endroits), la nouvelle traduction des Psaumes — celle qui est reliée dans nos Bibles — est peut-être plus juste que l’ancienne, — celle que nous avons dans le Livre de la Prière commune. Elle porte : « Seigneur, qu’est-ce que l’homme, pour que tu prennes connaissance de lui ; ou le fils de l’homme, pour que tu tiennes compte de lui ? » D’après la première traduction, David semble s’étonner que le Dieu éternel, considérant la petitesse de l’homme, ait tant d’égards pour lui et fasse de lui si grand cas ; mais, dans la seconde, il semble s’émerveiller, voyant que la vie de l’homme « passe comme une ombre », que Dieu prenne seulement connaissance de lui, ou qu’il tienne aucun compte de lui.
5. Et il nous est naturel de faire la même réflexion, et d’éprouver la même crainte. Mais comment pouvons-nous prévenir cette réflexion inquiétante, et guérir efficacement cette crainte ? Premièrement, en considérant ce que David ne paraît pas du tout avoir fait entrer en ligne de compte, à savoir que le corps n’est pas l’homme ; que l’homme n’est pas seulement une maison d’argile, mais un esprit immortel ; un esprit fait à l’image de Dieu ; une image incorruptible du Dieu de gloire ; un esprit qui est d’une valeur infiniment plus grande que la terre entière ; d’une plus grande valeur que le soleil, la lune et les étoiles réunis ; bien plus, que toute la création matérielle. Considérez que l’esprit de l’homme n’est pas seulement d’un ordre plus élevé, d’une nature plus excellente qu’aucune partie du monde visible, mais aussi plus durable, n’étant sujet ni à la dissolution ni au déclin. Nous savons que toutes les choses « visibles sont passagères » ; — d’une nature changeante, transitoire ; — mais « les invisibles » (comme l’est en particulier l’âme de l’homme) « sont éternelles ». « Ils périront », mais l’âme demeure. « Ils vieilliront tous comme un vêtement » ; mais quand le ciel et la terre passeront, l’âme ne passera point.
6. Considérez, secondement, cette déclaration que le Père des esprits nous a faite par le prophète Osée : « Je suis Dieu, et non pas un homme : c’est pourquoi mes compassions ne sont pas à leur terme. » Comme s’il avait dit : « Si je n’étais qu’un homme, ou un ange, ou quelque être fini, ma connaissance pourrait avoir des bornes, et ma miséricorde pourrait être limitée. Mais “mes pensées ne sont pas vos pensées”, et ma miséricorde n’est pas votre miséricorde. “Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes pensées au-dessus de vos pensées” ; et “ma miséricorde”, ma compassion, ma manière de la montrer, “élevées au-dessus de vos voies”. »
7. Afin qu’il ne restât aucune ombre de crainte, aucune possibilité de doute, et pour montrer quelle sorte d’égard le grand Dieu éternel porte à l’homme, petit et de courte vie, mais surtout à sa partie immortelle, Dieu a donné son Fils, « son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Voyez comme Dieu a aimé le monde ! Le Fils de Dieu, qui était « Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu », égal au Père en gloire, coéternel en majesté, « s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur ; et ayant paru comme un simple homme, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Et tout cela, il l’a souffert non pour lui-même, mais « pour nous, les hommes, et pour notre salut ». « Il a porté » tous « nos péchés en son corps sur le bois », afin que, « par ses meurtrissures », nous fussions « guéris ». Après cette démonstration de son amour, est-il possible de douter plus longtemps du tendre égard de Dieu pour l’homme, même lorsque l’homme était « mort par ses offenses et par ses péchés » ? Lors même qu’il nous vit dans nos péchés et dans notre sang, il nous dit : « Vis ! » Ne craignons donc plus ! Ne doutons plus ! « Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? »
8. « Mais, dit le philosophe, si Dieu a tant aimé le monde, n’a-t-il pas aimé mille autres mondes aussi bien que celui-ci ? On admet maintenant qu’il y a des milliers, sinon des millions de mondes, outre celui où nous vivons. Et un homme raisonnable peut-il croire que le Créateur de tous ces mondes, dont beaucoup sont probablement aussi grands, et même bien plus grands que le nôtre, témoigne à l’un d’eux un égard si étonnamment plus grand qu’à tous les autres ? » Je réponds : Supposé qu’il y eût des millions de mondes, Dieu peut pourtant voir, dans l’abîme de sa sagesse infinie, des raisons qui ne nous apparaissent pas, pour lesquelles il a jugé bon de montrer cette miséricorde au nôtre, de préférence à des milliers ou à des millions d’autres mondes.
9. Je parle ainsi même dans la supposition commune de la pluralité des mondes, — notion très chère à tous ceux qui nient la Révélation chrétienne, et cela pour cette raison qu’elle leur fournit le fondement d’une objection si plausible contre elle. Mais plus je considère cette supposition, plus j’en doute ; à tel point que, si elle était admise par tous les philosophes de l’Europe, je ne pourrais pourtant l’admettre sans une preuve plus forte qu’aucune de celles que j’ai rencontrées jusqu’ici.
10. « Mais l’argument du grand Huygens ne suffit-il pas à la mettre hors de tout doute ? — “Quand nous regardons, dit cet habile astronome, la lune à travers un bon télescope, nous découvrons clairement des fleuves et des montagnes sur son globe tacheté. Or, là où il y a des fleuves, il y a sans doute des plantes et des végétaux de diverses sortes ; et là où il y a des végétaux, il y a sans aucun doute des animaux, et même des animaux raisonnables, comme sur la terre. Il s’ensuit donc que la lune a ses habitants ; et, nous pouvons aisément le supposer, il en est de même de toutes les planètes secondaires, et en particulier de tous les satellites ou lunes de Jupiter et de Saturne. Et si les planètes secondaires sont habitées, pourquoi pas les primaires ? Pourquoi en douterions-nous de Jupiter et de Saturne eux-mêmes, aussi bien que de Mars, de Vénus et de Mercure ?” »
11. Mais ne savez-vous pas que M. Huygens lui-même, avant de mourir, doutait de toute cette hypothèse ? Car, après de nouvelles observations, il trouva des raisons de croire que la lune n’a pas d’atmosphère. Il observa que, dans une éclipse totale de soleil, quand l’ombre se retire d’une partie quelconque de la terre, le soleil y brille aussitôt avec éclat ; au lieu que, si la lune avait une atmosphère, cette partie paraîtrait terne et sombre. Ainsi, après une éclipse de lune, une lumière sombre apparaît d’abord sur la partie de celle-ci d’où l’ombre de la terre se retire, tandis que cette lumière passe que la lune n’a pas d’atmosphère. Par conséquent, elle n’a ni nuages, ni pluie, ni sources, ni fleuves, et donc ni plantes ni animaux. Mais il n’y a aucune preuve ni aucune probabilité que la lune soit habitée ; et nous n’avons pas davantage de preuve que les autres planètes le soient. Par conséquent, le fondement étant ôté, tout l’édifice s’écroule.
12. Mais, direz-vous, « supposé que cet argument tombe, nous pouvons tirer la même conclusion, la pluralité des mondes, de la sagesse, de la puissance et de la bonté sans bornes du Créateur. Il lui était tout aussi facile de créer des milliers ou des millions de mondes qu’un seul. Peut-on croire alors qu’il aurait déployé toute sa puissance et toute sa sagesse à créer un seul monde ? Quelle proportion y a-t-il entre ce point imperceptible de la création et le grand Dieu qui remplit le ciel et la terre, alors que
“Nous savons que la puissance de sa main toute-puissante
Pourrait former un autre monde de chaque grain de sable ?” »
13. À cette preuve tant vantée, à cet argumentum palmarium des savants incrédules, je réponds : Vous attendez-vous à trouver quelque proportion entre le fini et l’infini ? Supposons que Dieu eût créé mille mondes de plus qu’il n’y a de grains de sable dans l’univers ; quelle proportion tous ces mondes ensemble auraient-ils avec le Créateur infini ? En comparaison de lui, ils seraient encore, non pas mille fois, mais infiniment moins qu’un atome comparé à l’univers. Laissez donc là ce babil puéril sur la proportion des créatures à leur Créateur, et laissez au Dieu tout sage le soin de créer ce qu’il lui plaît et quand il lui plaît. Car qui, hormis lui-même, « a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller? »
14. Qu’il nous suffise donc de connaître cette vérité claire et consolante : que le Créateur tout-puissant a témoigné à cette pauvre petite créature d’un jour un égard qu’il n’a pas témoigné même à ces habitants du ciel « qui n’ont pas gardé leur dignité ». Il nous a donné son Fils, son Fils unique, pour vivre et pour mourir pour nous ! Oh ! vivons pour lui, afin de mourir pour lui, et de vivre avec lui à jamais !
Chapitre 104 terminé
Qu’est-ce que l’homme ?