Comment réussir dans la vie chrétienne
Les missions étrangères

Chapitre 11 · 10 min de lecture · 13 min d’écoute

Les missions étrangères

Pour connaître le plus grand succès dans la vie chrétienne, il faut s’intéresser aux missions étrangères. Le dernier commandement de notre Seigneur avant de quitter cette terre fut : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28:19, 20, R. V.). Voilà un commandement et une promesse. C’est l’une des plus douces promesses de la Bible. Mais la jouissance de la promesse est subordonnée à l’obéissance au commandement. Notre Seigneur commande à chacun de ses disciples d’aller et de « faire des disciples » de toutes les nations. Ce commandement ne fut pas donné aux seuls apôtres, mais à chaque membre de l’Église de Christ dans tous les siècles. Si nous allons, alors Christ sera avec nous jusqu’à la fin des temps ; mais si nous n’allons pas, nous n’avons aucun droit de compter sur sa compagnie. Allez-vous ? Comment pouvons-nous aller ? Il y a trois manières d’aller, et nous devons aller d’au moins deux de ces manières si nous voulons jouir du merveilleux privilège de la compagnie personnelle de Jésus-Christ chaque jour, jusqu’à la fin des temps.

1. Premièrement, beaucoup d’entre nous peuvent aller en personne. Beaucoup d’entre nous devraient aller. Dieu n’appelle pas chacun de nous à partir comme missionnaire à l’étranger, mais il appelle à partir beaucoup d’entre nous qui ne répondent pas à l’appel. Tout chrétien devrait s’offrir pour le champ de mission et laisser la responsabilité de le choisir ou de le refuser à Celui qui sait tout, Dieu lui-même. Aucun chrétien n’a le droit de rester chez lui tant qu’il n’est pas allé s’offrir expressément à Dieu pour le champ de mission. Si vous ne l’avez pas encore fait, faites-le aujourd’hui. Retirez-vous seul avec Dieu et dites : « Père céleste, me voici, je suis ta propriété, acquise par le sang précieux de Christ. Je t’appartiens. Si tu veux m’envoyer dans le champ de mission, montre-le-moi clairement, et j’irai. » Puis restez attentif à la direction de Dieu. La direction de Dieu est une direction claire. Il est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres (1 Jean 1:5). Si vous êtes réellement disposé à être conduit, il vous le rendra clair comme le jour. Tant qu’il ne vous l’a pas rendu clair comme le jour, vous n’avez pas à vous tourmenter de la crainte maladive de rester peut-être chez vous quand vous devriez partir pour le champ de mission. S’il a besoin de vous, il vous le rendra clair comme le jour, à sa manière et en son temps. S’il vous le rend clair, préparez-vous alors à partir, pas à pas, selon qu’il vous conduit. Et quand son heure viendra, partez, quoi qu’il en coûte. S’il ne vous montre pas clairement que vous devez partir en personne, restez chez vous, faites votre devoir chez vous, et allez des autres manières que nous allons maintenant exposer.

2. Nous pouvons tous aller, et nous devons tous aller dans le champ de mission par nos dons. Il y en a beaucoup qui aimeraient partir en personne dans le champ de mission, mais que Dieu en empêche dans sa providence, et qui pourtant partent quand même dans la personne des missionnaires qu’ils entretiennent ou aident à entretenir. Il vous est possible de prêcher l’Évangile dans les coins les plus reculés de la terre en entretenant, ou en aidant à entretenir, un missionnaire étranger ou un ouvrier indigène en ce lieu. Beaucoup de ceux qui liront ce livre ont les moyens d’entretenir de leur propre poche un missionnaire à l’étranger. Si vous en avez les moyens, faites-le. Si vous n’avez pas les moyens d’entretenir un missionnaire étranger, vous pourrez peut-être entretenir un aide indigène — faites-le. Vous pourrez peut-être entretenir un missionnaire au Japon et un autre en Chine, un autre en Inde, un autre en Afrique et un autre ailleurs encore — faites-le. Oh ! quelle joie de prêcher l’Évangile dans des pays que nous ne verrons jamais de nos propres yeux ! Combien peu nombreux sont aujourd’hui, dans l’Église de Christ, ceux qui comprennent leur privilège de prêcher l’Évangile et de sauver des hommes, des femmes et des enfants dans des pays lointains en leur envoyant des missionnaires qui les remplacent, c’est-à-dire en envoyant quelqu’un qui va pour vous là où vous ne pouvez pas aller vous-même. Eux ne pourraient pas partir sans vos dons qui les font vivre, et vous ne pourriez pas partir sans eux, qui partent à votre place. Vous ne pouvez peut-être donner que très peu aux missions étrangères, mais chaque petit don compte. Bien des ruisseaux insignifiants, réunis, forment un fleuve puissant. Si vous ne pouvez pas être un fleuve, soyez du moins un ruisseau.

Apprenez à donner largement. Celui qui donne largement est le chrétien heureux. « L’âme bienfaisante sera rassasiée » (Proverbes 11:25). « celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment », et « Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre » (2 Corinthiens 9:6, 8). Le succès et la croissance dans la vie chrétienne dépendent de peu de choses autant que de la générosité dans les dons. Le chrétien avare ne peut pas être un chrétien qui grandit. C’est merveilleux de voir comment un chrétien commence à grandir lorsqu’il commence à donner. La puissance dans la prière dépend de la libéralité dans les dons. L’une des déclarations les plus merveilleuses sur la prière et ses exaucements se trouve en 1 Jean 3:22. Jean y dit que tout ce qu’il demandait à Dieu, il le recevait ; et il nous dit pourquoi : parce que, de son côté, il gardait les commandements de Dieu et faisait ce qui lui était agréable ; et le contexte immédiat montre que les commandements particuliers qu’il gardait étaient les commandements relatifs au don. Il nous dit au vingt et unième verset que lorsque notre cœur ne nous condamne pas sur le chapitre du don, alors nous avons de l’assurance dans nos prières à Dieu. Les exaucements de Dieu à nos prières entrent par la même porte que celle par où nos dons sortent vers les autres, et certains d’entre nous entrouvrent si peu la porte par la petitesse de leurs dons que Dieu ne peut pas leur faire passer de grands exaucements à leurs prières. L’une des promesses les plus remarquables de la Bible est celle qui se trouve en Philippiens 4:19 : « mon Dieu pourvoira (R. V. : comblera, c’est-à-dire remplira pleinement) à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ » ; mais cette promesse fut faite à des croyants qui s’étaient distingués entre tous par l’ampleur et la fréquence de leurs dons (cf. v. 14-18). Bien entendu, nous ne devons pas limiter nos dons aux missions étrangères. Nous devons donner pour l’œuvre de l’Église dans notre pays ; nous devons donner pour l’œuvre de relèvement dans nos grandes villes. Nous devons pratiquer le bien envers tous, pendant que nous en avons l’occasion, et surtout envers les frères en la foi (Galates 6:10). Mais les missions étrangères doivent avoir une large part de nos dons.

Donnez avec méthode. Mettez à part pour Christ une proportion fixe de tout l’argent ou de tous les biens que vous recevez. Soyez exact et honnête en cela. Ne vous servez en aucune circonstance de cette part de votre revenu pour vous-même. Le chrétien n’est pas sous la loi, et aucune loi n’oblige le chrétien à donner la dîme de son revenu ; mais, par libre choix et par joyeuse reconnaissance, la dîme est une bonne proportion pour commencer. Ne donnez pas moins de la dîme. Dieu l’exigeait des Juifs, et le chrétien ne doit pas être plus égoïste qu’un Juif. Quand vous aurez donné votre dîme, vous apprendrez bientôt la joie de donner, en plus de la dîme, des offrandes volontaires.

3. Mais il y a une autre manière d’aller dans le champ de mission : c’est par nos prières. Nous pouvons tous aller de cette manière. À toute heure du jour ou de la nuit, vous pouvez atteindre n’importe quel coin de la terre par vos prières. Je vais au Japon, en Chine, en Australie, en Tasmanie, en Nouvelle-Zélande, en Inde, en Afrique et dans d’autres parties de la terre chaque jour, par mes prières. Et la prière fait réellement arriver les choses là où vous allez. Ne faites pas de la prière une excuse pour ne pas partir en personne si Dieu le veut, et ne faites pas de la prière une excuse pour donner peu. Il n’y a aucune puissance dans ce genre de prière. Si vous êtes prêt à partir vous-même si Dieu le veut, et si vous partez réellement par vos dons, selon les moyens que Dieu vous donne, alors vous pouvez aussi aller efficacement par vos prières. Le plus grand besoin de l’œuvre de Jésus-Christ aujourd’hui, c’est la prière. Le plus grand besoin des missions étrangères aujourd’hui, c’est la prière. Les missions étrangères sont un succès, mais elles sont loin d’être le succès qu’elles devraient et pourraient être. Elles sont loin d’être le succès qu’elles seraient si les chrétiens, dans leur pays aussi bien qu’à l’étranger, vivaient à la pleine mesure des possibilités que leur offre la prière.

Soyez précis dans vos prières pour les missions étrangères. Priez avant tout pour que Dieu envoie des ouvriers dans sa moisson, des ouvriers de la bonne sorte. Il y a dans le champ de mission beaucoup d’hommes et de femmes qui n’auraient jamais dû y aller. On n’avait pas assez prié à ce sujet. On a grand besoin d’un plus grand nombre de missionnaires, mais seulement d’un plus grand nombre de missionnaires de la bonne sorte. Priez Dieu chaque jour, avec foi, d’envoyer des ouvriers dans la moisson.

Priez pour les ouvriers qui sont déjà sur le champ. Aucune catégorie d’hommes et de femmes n’a plus besoin de nos prières que les missionnaires à l’étranger. Aucune catégorie d’hommes et de femmes n’est l’objet d’une haine plus amère de la part de Satan. Satan prend plaisir à attaquer la réputation et le caractère des hommes et des femmes courageux qui sont partis au front dans le combat pour Christ et pour la Vérité. Personne n’est exposé à des tentations aussi nombreuses, aussi subtiles et aussi terribles que les missionnaires à l’étranger. Nous leur devons de les soutenir par nos prières. Ne priez pas seulement pour les missionnaires à l’étranger en général. Ayez quelques missionnaires en particulier dont vous étudiez l’œuvre afin de pouvoir prier pour eux avec intelligence.

Priez pour les convertis indigènes. Nous, chrétiens qui sommes restés au pays, pensons avoir des difficultés, des épreuves, des tentations et des persécutions, mais les fardeaux que nous avons à porter ne sont rien en comparaison de ceux que les convertis des pays païens ont à porter. Les obstacles sont souvent énormes et les découragements accablants. Christ seul peut les faire tenir debout, mais il agit en réponse aux prières de son peuple. Priez souvent, priez avec ardeur, priez intensément et priez avec foi pour les convertis indigènes. Nous commençons à apprendre, par la littérature missionnaire, avec quelle merveilleuse fidélité Dieu a exaucé la prière pour les convertis indigènes. Là encore, il est bon d’être précis et d’avoir un champ déterminé dont vous suivez de près les besoins, et de prier pour les convertis de ce champ. N’en ayez pas un si grand nombre que vous deveniez confus et mécanique. Priez pour des conversions dans le champ de mission. Priez pour des réveils dans des champs déterminés. Ces dernières années ont été des années de prière particulière pour un réveil particulier dans les champs de mission, et de tous les coins de la terre sont venues des nouvelles montrant de quelle manière étonnante Dieu exauce ces prières. Mais les grandes choses que Dieu commence à faire sont bien petites en comparaison de ce qu’il fera s’il y a davantage de prière.


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