Comment amener les hommes à Christ
Comment s’occuper des obstinés et des égarés

Chapitre 11 · 7 min de lecture · 9 min d’écoute

Comment s’occuper des obstinés et des égarés

1. Les obstinés

Il y a plusieurs sortes d’obstinés. Il y a par exemple ceux qui disent : « Je ne veux pas que vous me parliez ». Dans un tel cas, le mieux est généralement de donner un passage incisif de l’Écriture, de le laisser parler de lui-même, puis de laisser la personne seule pour qu’elle y réfléchisse. Romains 6:23 ; Hébreux 10:28, 29 ; Hébreux 12:25 ; Marc 16:16 ; Proverbes 29:1 et Proverbes 1:24-33 sont des passages qui conviennent bien à cet usage.

Puis il y a ceux qui disent : « Je ne peux pas pardonner ». Matthieu 6:15 et 18:23-35 sont de bons passages à employer pour leur montrer qu’ils doivent pardonner ou être perdus. Philippiens 4:13 et Ézéchiel 36:26 leur montreront comment ils peuvent pardonner. Il y a un grand nombre de personnes qui sont tenues éloignées de Christ par un esprit qui ne pardonne pas. Parfois on peut lever cette difficulté en amenant la personne à s’agenouiller pour prier et pour demander à Dieu d’ôter cet esprit qui refuse de pardonner. J’ai un jour longuement raisonné avec une interlocutrice qui était profondément convaincue de péché, mais que la haine qu’elle avait dans le cœur envers quelqu’un qui lui avait fait du tort empêchait de recevoir Christ. Elle ne cessait d’affirmer qu’elle ne pouvait pas pardonner. Finalement je lui ai dit : « Mettons-nous à genoux et parlons à Dieu de cette affaire. » Elle y a consenti, et à peine nous étions-nous agenouillés qu’elle a fondu en larmes ; la difficulté a disparu et elle a reçu Christ sur-le-champ.

Il y a encore ceux qui disent : « J’aime trop le monde ». Marc 8:36 est le grand texte à employer avec cette catégorie de personnes. Luc 14:33 leur montrera la nécessité absolue de renoncer au monde. Luc 12:16-20 ; 1 Jean 2:15, 16, 17 leur montreront la folie qu’il y a à s’accrocher au monde, et Psaume 84:12 et Romains 8:32 leur montreront que le Seigneur ne leur refusera aucun bien.

Il y a ceux qui disent : « Je ne peux pas reconnaître un tort que j’ai commis ». Proverbes 28:13 leur montrera la misère et le malheur qui suivront à coup sûr si le tort n’est pas reconnu. D’autres diront : « Je ne veux pas faire de confession publique ». Romains 10:10 ; Matthieu 10:32, 33 leur montreront que Dieu n’acceptera rien d’autre. Marc 8:38 ; Jean 12:42, 43 et Proverbes 29:25 leur montreront le danger qu’il y a à ne pas la faire. Il y a ceux qui disent : « Je veux suivre ma propre voie ». Ésaïe 55:8-9 leur montrera combien la voie de Dieu est meilleure, et Proverbes 14:12 montre les conséquences qu’entraîne le fait de suivre notre propre voie. Enfin il y a ceux qui disent : « Je ne reçois pas Christ, mais je ne le rejette pas non plus ». Matthieu 12:30 leur montrera qu’ils doivent faire l’un ou l’autre. Ce verset a servi à convaincre un très grand nombre de personnes.

2. Les égarés

a. Dans cette catégorie se rangent les catholiques romains. Une bonne manière de s’occuper d’un catholique romain est de lui montrer la nécessité de la nouvelle naissance, et ce qu’est la nouvelle naissance. Jean 3:3, 5, 7 montre la nécessité de la nouvelle naissance. Ce qu’est la nouvelle naissance, Ézéchiel 36:25-27 ; 2 Corinthiens 5:17 ; 2 Pierre 1:4 le montrent. Beaucoup de catholiques romains comprennent que la nouvelle naissance désigne le baptême, mais on peut aisément leur montrer que les termes employés ne conviennent pas au baptême. De plus, en 1 Corinthiens 4:15, Paul dit aux chrétiens de Corinthe qu’il les avait engendrés par l’Évangile. Si la nouvelle naissance signifiait le baptême, il aurait dû les baptiser ; or en 1 Corinthiens 1:14, il déclare qu’il ne les avait pas baptisés. Actes 8:13, 21, 23 montre qu’un homme peut être baptisé sans que son cœur soit « droit devant Dieu », de sorte qu’il n’a « ni part ni lot dans cette affaire ». Il est bon d’aller un pas plus loin et de montrer à la personne quelles sont les preuves de la nouvelle naissance. 1 Jean 2:29 ; 3:9, 14-17 ; 5:1, 4 donnent les preuves bibliques de la nouvelle naissance. La question suivante qui se posera est : « Comment naître de nouveau ? » Cette question trouve sa réponse en Jean 1:12 ; 1 Pierre 1:23 ; Jacques 1:18.

Actes 3:19 est un bon texte à employer avec les catholiques romains, car il montre la nécessité de la repentance et de la conversion. Ce qu’est la repentance, Ésaïe 55:7 ; Jonas 3:10 le montreront. Une autre manière encore de s’occuper des catholiques romains consiste à leur montrer que c’est le privilège du croyant de savoir qu’il a la vie éternelle. Les catholiques romains manquent presque toujours d’assurance. Ils ne savent pas qu’ils sont pardonnés, mais ils espèrent l’être un jour. Si vous pouvez leur montrer que nous pouvons savoir que nous sommes pardonnés et que nous avons la vie éternelle, cela éveillera chez un grand nombre d’entre eux le désir de cette assurance. 1 Jean 5:13 montre que c’est le privilège du croyant de savoir. Actes 13:38, 39 ; 10:43 ; Jean 3:36 sont très utiles pour les amener à cette assurance. Une autre manière encore de s’occuper d’eux (mais il vaut mieux ne pas l’employer avant d’avoir déjà fait quelques progrès avec eux) consiste à leur montrer l’avantage de l’étude de la Bible. De bons textes à cet effet sont Jean 5:39 ; 1 Pierre 2:1, 2 ; 2 Timothée 3:13-17 ; Jacques 1:21, 22 ; Psaume 1:1, 2 ; Josué 1:8 ; Marc 7:7, 8, 13 ; Matthieu 22:29. Ces textes, à l’exception de celui de 1 Pierre 2:1, 2, sont tous pratiquement les mêmes dans la Bible de « Douay », la Bible catholique romaine, que dans la Bible protestante, et il est souvent bon, quand on s’occupe d’un catholique, d’employer la Bible catholique.

Une autre manière encore de s’occuper d’un catholique romain consiste à employer la même méthode qu’avec un pécheur impénitent, c’est-à-dire à éveiller en lui le sentiment qu’il est pécheur et qu’il a besoin de Christ. À cet effet, employez Matthieu 22:37, 38 ; Galates 3:10, 13 ; Ésaïe 53:6.

Beaucoup de gens pensent qu’il est inutile de parler avec les catholiques romains, qu’on ne peut pas les amener à Christ. C’est une grande erreur. Beaucoup d’entre eux aspirent à quelque chose qu’ils ne trouvent pas dans l’Église catholique romaine, et si vous pouvez leur montrer par la Parole de Dieu comment le trouver, ils viennent très facilement et deviennent des chrétiens très fervents. N’attaquez pas l’Église catholique romaine. Donnez-leur la vérité, et avec le temps les erreurs tomberont d’elles-mêmes. Bien souvent, nos attaques ne font qu’exposer notre ignorance.

Il est un point sur lequel nous avons toujours l’avantage quand nous nous occupons d’un catholique romain : il y a dans le christianisme tel que nous le connaissons une paix et une puissance qui ne se trouvent pas dans le christianisme tel qu’ils le connaissent, et ils sentent bien la différence.

b. Les Juifs. La meilleure manière de s’occuper d’un Juif est de lui montrer que sa propre Bible désigne Christ. Les passages les plus utiles à employer sont Ésaïe 53 ; Daniel 9:26 ; Zacharie 12:10. Il y a aussi des passages utiles dans le Nouveau Testament : tout le livre des Hébreux, particulièrement les chapitres neuf et dix, ainsi que le chapitre sept, versets 25 à 28, et tout l’Évangile de Matthieu. Un grand nombre de Juifs examinent aujourd’hui ce que Jésus de Nazareth affirme être, et l’on peut les aborder sur ce sujet. La grande difficulté qui empêche le Juif de se déclarer chrétien, c’est la terrible persécution qu’il doit endurer s’il le fait. On peut répondre à cette difficulté par les passages déjà donnés sous le titre « Ceux qui craignent la persécution ».

(Note. On peut se procurer un certain nombre de bons traités pour les Juifs auprès de la Mildmay Mission to the Jews, 79 Mildmay Road, Londres.)

c. Les spirites. Lévitique 19:31 ; 20:6 ; Deutéronome 18:10-12 ; 2 Rois 21:1, 2, 6 ; 1 Chroniques 10:13 ; Ésaïe 8:19, 20 ; 1 Jean 4:1-3 ; 2 Thessaloniciens 2:9-12 sont les passages à employer avec cette catégorie de personnes.

Avec toutes les catégories de personnes égarées, il est bon de commencer par Jean 7:17 et de les amener au point où elles désirent sincèrement connaître la vérité. Il n’y a aucun espoir de faire sortir un homme de son égarement s’il ne désire pas connaître la vérité.

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