Chapitre 10 · 4 min de lecture · 6 min d’écoute
Comment s’occuper de ceux qui veulent remettre leur décision à plus tard
1. Il y a plusieurs catégories de personnes qui veulent remettre leur décision à plus tard. L’une des plus nombreuses se compose de ceux qui disent : « Je veux attendre », ou : « Pas ce soir », ou : « J’y réfléchirai », ou : « Je viendrai demain soir », ou quelque chose de semblable. Employez Ésaïe 55:6. Quand la personne a lu le passage, demandez-lui quand elle doit chercher l’Éternel ; et quand elle répond : « pendant qu’il se trouve », demandez-lui quand c’est, puis enfoncez le clou. Demandez-lui si elle est sûre de pouvoir le trouver demain si elle ne le cherche pas aujourd’hui. Vous pouvez aussi employer Proverbes 29:1. Après qu’elle a lu ce verset, il est bon de demander à la personne dont vous vous occupez ce que devient l’homme « qui mérite d’être repris, et qui raidit le cou » ; et quand elle répond : « Il sera brisé », demandez-lui comment il sera brisé ; et quand elle répond : « Subitement », demandez-lui si elle est disposée à courir ce risque. Vous pouvez aussi employer Matthieu 25:10-12. Demandez-lui qui est entré dans la salle des noces ; et quand elle répond : « celles qui étaient prêtes », demandez-lui si elle est prête. Puis demandez-lui ce qui est arrivé après que celles qui étaient prêtes furent entrées. Puis demandez-lui où se trouvaient « celles qui n’étaient pas prêtes ». Puis posez-lui directement la question : « Voulez-vous rester dehors ? » Vous pouvez aussi employer Luc 12:19, 20. Demandez à la personne pour combien de temps cet homme pensait avoir fait ses provisions. Puis demandez-lui : « Si Dieu vous appelait ce soir, seriez-vous prêt ? » Matthieu 24:44 est particulièrement efficace avec ceux qui disent : « Je ne suis pas prêt. » 1 Rois 18:21 peut être employé avec beaucoup d’effet. Une excellente manière d’employer ce verset consiste à demander à la personne si elle accepterait d’attendre un an sans avoir, en aucune circonstance et quoi qu’il arrive, l’occasion d’accepter Christ. Quand elle répond : « Non, je pourrais mourir d’ici un an », demandez-lui si elle accepterait d’attendre un mois. Puis ramenez cela à une semaine, et enfin à un jour, et demandez-lui si elle aimerait que Dieu, le Saint-Esprit et tous les chrétiens la laissent tranquille pendant un jour, sans qu’elle ait, en aucune circonstance, l’occasion d’accepter Christ. Presque toute personne réfléchie répondra : « Non. » Dites-lui alors que, s’il en est ainsi, elle ferait mieux d’accepter Christ tout de suite. Le docteur Chalmers fut le premier à employer cette méthode, et beaucoup d’autres l’ont reprise après lui avec un grand succès. Proverbes 27:1 ; Jacques 4:13, 14 ; Job 36:18 ; Luc 13:24-28 ; 12:19, 20 ; Jean 8:21 ; 12:35 ; 7:33-34 peuvent aussi être employés avec cette catégorie de personnes.
2. Ceux qui disent : « Il faut d’abord que je sois bien établi dans les affaires, ensuite je deviendrai chrétien », ou : « Il faut d’abord que je fasse autre chose. » Matthieu 6:33 est le grand passage à employer dans de tels cas ; car il montre que nous devons chercher premièrement le royaume de Dieu.
3. Ceux qui disent : « J’attends le temps de Dieu. » Si quelqu’un dit cela, demandez-lui s’il acceptera Christ au temps de Dieu si vous lui montrez quel est le temps de Dieu. Puis ouvrez 2 Corinthiens 6:2 ou Hébreux 3:15.
4. Ceux qui disent : « Je suis trop jeune », ou : « Je veux attendre d’être plus âgé. » Ecclésiaste 12:3 est une réponse amplement suffisante à de telles personnes. Matthieu 19:14 et 18:3 sont aussi de bons passages à employer, car ils montrent que la jeunesse est le meilleur moment pour venir à Christ, et que tous doivent devenir des enfants, même s’ils sont âgés, avant de pouvoir entrer dans le royaume des cieux. Il est souvent sage, avec les personnes qui veulent remettre leur décision à un moment futur, d’employer les passages donnés pour « les indifférents », jusqu’à ce qu’elles aient reçu une impression si profonde de leur besoin de Christ qu’elles ne voudront plus remettre à plus tard le moment d’accepter Christ.
Avec ceux dont il est question au point « 1 » ci-dessus, le mieux est de n’employer qu’un seul passage et de l’enfoncer par une répétition constante. Un soir, je m’occupais d’un homme qui était très intéressé, mais qui ne cessait de dire : « Je ne peux pas me décider ce soir. » Je lui citai Proverbes 29:1. À chacune de ses réponses, je revenais à ce passage. J’ai dû le répéter un très grand nombre de fois au cours de l’entretien, jusqu’à ce que l’homme en vienne à sentir non seulement son besoin de Christ, mais aussi le danger de différer et la nécessité d’une décision prompte. Il essaya d’échapper au passage, mais je le maintins sur ce seul point. Le passage lui resta à l’esprit, et la providence de Dieu le souligna ; car cette nuit-là même, il fut agressé et assez gravement blessé, et il revint le soir suivant, la tête bandée, et accepta Christ. Les coups qu’il reçut de son agresseur ne lui auraient probablement pas fait grand bien si le texte de l’Écriture n’avait pas d’abord été martelé dans son esprit.
Chapitre 10 terminé
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