De la liberté de la volonté
Section II. Les actes de la volonté de l’âme humaine de Jésus-Christ, nécessairement saints, et pourtant vraiment vertueux, dignes de louange, dignes de récompense, etc.

Chapitre 20 · 31 min de lecture · 41 min d’écoute

Section II. Les actes de la volonté de l’âme humaine de Jésus-Christ, nécessairement saints, et pourtant vraiment vertueux, dignes de louange, dignes de récompense, etc.

Section II.

Les actes de la Volonté de l’âme humaine de Jésus-Christ, nécessairement saints, et pourtant vraiment vertueux, dignes de louange, dignes de récompense, etc.

J’AI déjà considéré comment le docteur Whitby soutient avec insistance qu’une liberté exempte non seulement de coaction, mais aussi de nécessité, est requise pour la vertu comme pour le vice, pour la louange comme pour le blâme, pour la récompense comme pour le châtiment. Il soutient aussi que cette même liberté est absolument requise pour qu’une personne soit le sujet d’une loi, de préceptes ou de défenses, dans le livre déjà mentionné (p. 301, 314, 328, 339, 340, 341, 342, 347, 361, 373, 410) ; et de promesses et de menaces (p. 298, 301, 305, 311, 339, 340, 363) ; et comme requise pour un état d’épreuve, p. 297, etc.

Maintenant donc, l’œil fixé sur ces choses, je voudrais examiner la conduite et les pratiques morales de notre Seigneur Jésus-Christ, telles qu’il les manifesta dans sa nature humaine, dans son état d’humiliation. Je voudrais montrer, premièrement, que sa sainte conduite était nécessaire ; ou qu’il était impossible qu’il en fût autrement, impossible qu’il ne se conduisît pas saintement et qu’il ne fût pas parfaitement saint dans chaque acte particulier de sa vie. Et secondement, que sa sainte conduite était proprement de la nature de la vertu et digne de louange ; qu’il était le sujet d’une loi, de préceptes ou de commandements, de promesses et de récompenses ; et qu’il était dans un état d’épreuve.

I. Il était impossible que les actes de la volonté de l’âme humaine du Christ fussent, en quelque cas, à quelque degré ou en quelque circonstance que ce soit, autre chose que saints et conformes à la nature et à la Volonté de Dieu. Les considérations suivantes le rendent évident.

1. Dieu avait promis de le préserver et de le soutenir par son Esprit, au milieu de toutes ses tentations, avec une efficacité telle qu’il ne pût manquer le but pour lequel il était venu dans le monde ; or il l’aurait manqué s’il était tombé dans le péché. Nous avons une telle promesse (Ésaïe 42:1-4) : « Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui; Il annoncera la justice aux nations. Il ne criera point, il n’élèvera point la voix, Et ne la fera point entendre dans les rues. — Il annoncera la justice selon la vérité. Il ne se découragera point et ne se relâchera point, Jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre, Et que les îles espèrent en sa loi. » Cette promesse de l’Esprit de Dieu mis sur lui, et de ce qu’il ne crierait point et n’élèverait point la voix, etc., se rapporte au temps où le Christ parut sur la terre, comme il ressort manifestement de la nature de la promesse, et aussi de l’application qui en est faite dans le Nouveau Testament (Matthieu 12:18). Et ces paroles impliquent la promesse qu’il serait soutenu par l’Esprit de Dieu de telle manière qu’il serait préservé du péché, en particulier de l’orgueil et de la vaine gloire, et de se laisser vaincre par aucune des tentations qu’il aurait à subir de rechercher la gloire de ce monde, la pompe d’un prince terrestre, ou les applaudissements et la louange des hommes ; et qu’il serait soutenu de telle sorte qu’il ne manquerait en aucune façon d’atteindre le but de sa venue dans le monde, de faire triompher la justice et d’établir son royaume de grâce sur la terre. Et dans les versets suivants, cette promesse est confirmée avec la plus grande solennité qui se puisse imaginer : « Ainsi parle Dieu, l’Éternel, Qui a créé les cieux et qui les a déployés, Qui a étendu la terre et ses productions, Qui a donné la respiration à ceux qui la peuplent, Et le souffle à ceux qui y marchent. Moi, l’Éternel, je t’ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations, Pour ouvrir les yeux des aveugles, Pour faire sortir de prison le captif, Et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres. Je suis l’Éternel, c’est là mon nom », etc.

Tout à fait parallèle à ces promesses en est une autre (Ésaïe 49:7, 8, 9), qui se rapporte, elle aussi, manifestement au temps de l’humiliation du Christ sur la terre : — « Ainsi parle l’Éternel, le rédempteur, le Saint d’Israël, A celui qu’on méprise, qui est en horreur au peuple, A l’esclave des puissants: Des rois le verront, et ils se lèveront, Des princes, et ils se prosterneront, A cause de l’Éternel, qui est fidèle, Du Saint d’Israël, qui t’a choisi. Ainsi parle l’Éternel: Au temps de la grâce je t’exaucerai, Et au jour du salut je te secourrai; Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour relever le pays », etc.

Et en Ésaïe 50:5, 6, nous voyons le Messie exprimer son assurance que Dieu le secourrait, en lui ouvrant l’oreille, c’est-à-dire en inclinant son cœur vers les commandements de Dieu, de telle sorte qu’il ne serait pas rebelle, mais persévérerait, sans apostasier ni tourner le dos ; qu’avec le secours de Dieu, il demeurerait inébranlable dans l’obéissance au milieu de grandes épreuves d’opprobre et de souffrance, rendant son visage semblable à un caillou ; de sorte qu’il savait qu’il ne serait point confondu ni frustré dans son dessein, et qu’il serait finalement approuvé et justifié comme ayant fidèlement accompli son œuvre. « Le Seigneur, l’Éternel, m’a ouvert l’oreille, Et je n’ai point résisté, Je ne me suis point retiré en arrière. J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, Et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe; Je n’ai pas dérobé mon visage Aux ignominies et aux crachats. Mais le Seigneur, l’Éternel, m’a secouru; C’est pourquoi je n’ai point été déshonoré, C’est pourquoi j’ai rendu mon visage semblable à un caillou, Sachant que je ne serais point confondu. Celui qui me justifie est proche: Qui disputera contre moi? Comparaissons ensemble! Qui est mon adversaire? Qu’il s’avance vers moi! Voici, le Seigneur, l’Éternel, me secourra: Qui me condamnera? Voici, ils tomberont tous en lambeaux comme un vêtement, La teigne les dévorera. »

2. La même chose ressort de toutes les promesses que Dieu fit au Messie touchant sa gloire future, son royaume et le succès de sa charge et de sa qualité de Médiateur : gloire qui n’aurait pu être obtenue si sa sainteté avait défailli et s’il s’était rendu coupable de péché. La promesse absolue de Dieu rend nécessaires les choses promises, et absolument impossible qu’elles ne s’accomplissent pas ; et, de la même manière, elle rend nécessaires les choses dont dépend la chose promise et sans lesquelles elle ne peut avoir lieu. Il apparaît donc qu’il était entièrement impossible que la sainteté du Christ défaillît, d’après des promesses absolues telles que celles-ci (Psaume 110:4) : « L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point: Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek. » Et d’après toutes les autres promesses de ce psaume, contenues dans chacun de ses versets. (Et Psaume 2:6, 7) : « Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage », etc. (Psaume 45:4, 5, etc.) : « Vaillant guerrier, ceins ton épée, Ta parure et ta gloire, Oui, ta gloire! Sois vainqueur, monte sur ton char » Et ainsi de tout ce qui est dit de là jusqu’à la fin du psaume. (Voir Ésaïe 52:13-15 et 53:10-12.) Et toutes les promesses que Dieu fait au Messie, de succès, de domination et de gloire, en sa qualité de Rédempteur (Ésaïe, chap. 49).

3. Il fut souvent promis à l’Église de Dieu d’autrefois, pour sa consolation, que Dieu lui donnerait un Sauveur juste et sans péché. (Jérémie 23:5, 6) : « Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays. En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont on l’appellera: L’Éternel notre justice. » (De même Jérémie 33:15) : « Je ferai éclore à David un germe de justice; Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays. » (Ésaïe 9:5, 6) : « Car un enfant nous est né ; — au trône de David et à son royaume, L’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, Dès maintenant et à toujours: Voilà ce que fera le zèle de l’Éternel des armées. » (Chap. 11:1, etc.) : « Puis un rameau sortira du tronc d’Isaï, Et un rejeton naîtra de ses racines. L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui — Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel. — il jugera les pauvres avec équité, Et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre ; — La justice sera la ceinture de ses flancs, Et la fidélité la ceinture de ses reins. » (Chap. 52:13) : « Voici, mon serviteur prospérera » (Chap. 53:9) : « Quoiqu’il n’eût point commis de violence Et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. » S’il est impossible que ces promesses manquent, et s’il est plus facile que le ciel et la terre passent qu’il ne l’est qu’un seul iota ou un seul trait de lettre en vienne à tomber, alors il était impossible que le Christ commît aucun péché. — Le Christ lui-même fit entendre qu’il était impossible que les choses qui avaient été dites de lui ne fussent pas accomplies. (Luc 24:44) : « qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. » (Matthieu 26:53, 54) : « Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi? » (Marc 14:49) : « Mais c’est afin que les Écritures soient accomplies. » Et de même l’apôtre (Actes 1:16, 17) : « il fallait que s’accomplît ce que le Saint-Esprit, dans l’Écriture, a annoncé d’avance. »

4. Toutes les promesses qui furent faites à l’Église d’autrefois touchant le Messie comme Sauveur à venir, depuis celle qui fut faite à nos premiers parents dans le paradis jusqu’à celle qui fut donnée par le prophète Malachie, montrent qu’il était impossible que le Christ ne persévérât pas dans une parfaite sainteté. Les anciennes prédictions données à l’Église de Dieu touchant le Messie comme Sauveur étaient de la nature de promesses, comme cela ressort des prédictions elles-mêmes et de la manière dont elles furent prononcées. Mais elles sont, en outre, expressément et très souvent appelées des promesses dans le Nouveau Testament (comme en Luc 1:54, 55, 72, 73 ; Actes 13:32, 33 ; Romains 1:1-3 et chap. 15:8 ; Hébreux 6:13, etc.). Ces promesses furent souvent faites avec une grande solennité et confirmées par un serment, comme (Genèse 22:16, 17) : « Je le jure par moi-même, parole de l’Éternel! — je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer : — Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité. » (Comparez Luc 1:72, 73 et Galates 3:8, 15, 16.) L’apôtre, en Hébreux 6:17, 18, parlant de cette promesse faite à Abraham, dit : « Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immuabilité de sa résolution, intervint par un serment, afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement. » Paroles par lesquelles la nécessité de l’accomplissement, ou (ce qui revient au même) l’impossibilité du contraire, est pleinement déclarée. Ainsi Dieu confirma par un serment la promesse du grand salut du Messie faite à David (Psaume 89:4, 5) : « J’ai fait alliance avec mon élu; Voici ce que j’ai juré à David, mon serviteur: J’affermirai ta postérité pour toujours, Et j’établirai ton trône à perpétuité. » Il n’est rien que l’Écriture présente aussi abondamment comme certain et irréfragable que cette promesse et ce serment faits à David. (Voir Psaume 89:35-37 ; 2 Samuel 23:5 ; Ésaïe 55:4 ; Actes 2:29, 30 et 13:34.) L’Écriture parle expressément comme d’une chose absolument impossible que cette promesse et ce serment faits à David, touchant la domination éternelle du Messie, viennent à manquer. (Jérémie 33:15, etc.) : « En ces jours et en ce temps-là, Je ferai éclore à David un germe de justice. — Car ainsi parle l’Éternel: David ne manquera jamais d’un successeur Assis sur le trône de la maison d’Israël. » (V. 20, 21) : « Ainsi parle l’Éternel: Si vous pouvez rompre mon alliance avec le jour Et mon alliance avec la nuit, En sorte que le jour et la nuit ne soient plus en leur temps, Alors aussi mon alliance sera rompue avec David, mon serviteur, En sorte qu’il n’aura point de fils régnant sur son trône. » (De même aux v. 25, 26.) Tant l’Écriture est abondante à représenter combien il était impossible que les promesses faites autrefois touchant le grand salut et le royaume du Messie vinssent à manquer : ce qui implique qu’il était impossible que ce Messie, le second Adam, la postérité promise d’Abraham et de David, déchût de son intégrité, comme le fit le premier Adam.

5. Toutes les promesses qui furent faites à l’Église de Dieu sous l’Ancien Testament touchant le grand accroissement de l’Église et l’avancement de sa gloire aux jours de l’Évangile, après la venue du Messie ; l’accroissement de sa lumière, de sa liberté, de sa sainteté, de sa joie, son triomphe sur ses ennemis, etc. ; promesses dont une si grande partie de l’Ancien Testament est composée, qui sont si souvent répétées, présentées sous des formes si diverses, si fréquemment introduites avec une grande pompe et une grande solennité, et si abondamment scellées par des représentations typiques et symboliques ; toutes ces promesses, dis-je, impliquent que le Messie devait parfaire l’œuvre de la rédemption ; et cela implique qu’il devait persévérer dans l’œuvre que le Père lui avait assignée, en étant en toutes choses conforme à sa Volonté. Ces promesses furent souvent confirmées par un serment. (Voir Ésaïe 54:9, avec le contexte ; chap. 62:8.) Et il est représenté comme absolument impossible que ces promesses manquent. (Ésaïe 49:15, avec le contexte ; chap. 54:10, avec le contexte ; chap. 51:4-8 ; chap. 40:8, avec le contexte.) Il était donc impossible que le Messie faillît ou commît le péché.

6. Il était impossible que le Messie manquât de persévérer dans l’intégrité et la sainteté, comme le premier Adam y manqua, parce que cela aurait été incompatible avec les promesses que Dieu fit à la bienheureuse Vierge, sa mère, et à son mari ; promesses qui impliquaient qu’il « sauvera son peuple de ses péchés », que Dieu « lui donnera le trône de David, son père », qu’il « régnera sur la maison de Jacob éternellement » et que « son règne n’aura point de fin ». Ces promesses étaient certaines, et il était impossible qu’elles manquassent ; c’est pourquoi la Vierge Marie, en s’y fiant pleinement, agit raisonnablement, ayant un fondement inébranlable pour sa foi, comme le fait remarquer Élisabeth (v. 45) : « Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. »

7. Qu’il eût été possible que le Christ péchât, et qu’il manquât ainsi l’œuvre de notre rédemption, ne s’accorde pas avec le dessein et le décret éternels de Dieu, révélés dans les Écritures, de pourvoir au salut de l’homme déchu en Jésus-Christ et par lui, et de faire offrir ce salut aux pécheurs par la prédication de l’Évangile. Cela est du moins impliqué dans un grand nombre de passages de l’Écriture (comme 1 Corinthiens 2:7 ; — Éphésiens 1:4, 5 et chap. 3:9-11 ; — 1 Pierre 1:19, 20). Un décret absolu tel que celui-là, les arminiens accordent qu’il est signifié dans beaucoup de textes : leur élection des nations et des sociétés, l’élection générale de l’Église chrétienne et l’élection conditionnelle des personnes particulières l’impliquent. Dieu ne pouvait décréter, avant la fondation du monde, de sauver tous ceux qui croiraient en Christ et lui obéiraient, s’il n’avait absolument décrété que le salut serait procuré et effectivement accompli par Christ. Et puisque (comme les arminiens eux-mêmes le soutiennent avec vigueur) un décret de Dieu entraîne la nécessité ; il devenait dès lors nécessaire que le Christ persévérât et accomplît réellement le salut pour nous, et qu’il ne faillît point en commettant le péché.

8. Qu’il eût été possible que la sainteté du Christ défaillît ne s’accorde pas avec ce que Dieu promit à son Fils avant tous les siècles. Car que le salut dût être offert aux hommes par Christ, et accordé à tous ses fidèles disciples, cela est pour le moins impliqué dans cette promesse certaine et infaillible dont parle l’apôtre (Tite 1:2) : « l’espérance de la vie éternelle, promise dès les plus anciens temps par le Dieu qui ne ment point. » Cela ne semble pas être contesté par les arminiens.

9. Qu’il fût possible que le Christ manquât de faire la Volonté de son Père est incompatible avec la promesse faite au Père par le Fils, le Logos qui était avec le Père dès le commencement, avant qu’il prît la nature humaine, comme on peut le voir au Psaume 40:7-9 (comparé avec l’interprétation de l’apôtre, Hébreux 10:5-9) : « Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, Tu m’as ouvert les oreilles (ou percé les oreilles) ; Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Alors je dis: Voici, je viens Avec le rouleau du livre écrit pour moi. Je veux faire ta volonté, mon Dieu! Et ta loi est au fond de mon cœur. » Il y a là une allusion manifeste à l’alliance que le serviteur de bonne volonté, qui aimait le service de son maître, contractait avec son maître pour être son serviteur à toujours, le jour où on lui perçait l’oreille ; alliance qui était probablement inscrite dans les registres publics, appelés le ROULEAU DU LIVRE, par les juges appelés à prendre connaissance de l’affaire (Exode 21). Si le Logos, qui était avec le Père avant le monde, et qui a fait le monde, s’engagea ainsi par alliance à faire la Volonté du Père dans la nature humaine, et si la promesse fut pour ainsi dire enregistrée afin d’être rendue certaine, sans doute il était impossible qu’elle manquât ; et ainsi il était impossible que le Christ manquât de faire la Volonté du Père dans la nature humaine.

10. S’il avait été possible que le Christ manquât de faire la Volonté de son Père, et qu’il manquât ainsi d’accomplir effectivement la rédemption des pécheurs, alors le salut de tous les saints qui furent sauvés depuis le commencement du monde jusqu’à la mort du Christ ne reposait pas sur un fondement ferme. Le Messie, et la rédemption qu’il devait accomplir par son obéissance jusqu’à la mort, était le fondement du salut de tous ceux qui furent jamais sauvés. Si donc, au moment où les saints de l’Ancien Testament recevaient la promesse du pardon de leurs péchés et de la faveur de Dieu, et où le salut leur était accordé, il était encore possible que le Messie, lorsqu’il viendrait, commît le péché, alors tout cela reposait sur un fondement qui n’était ni ferme ni stable, mais exposé au Mal ; sur une chose qui, peut-être, ne serait jamais. Dieu se fiait pour ainsi dire à ce que son Fils s’était engagé et avait promis de faire dans un temps à venir, et il s’y appuyait tellement qu’il procédait réellement au salut des hommes sur ce fondement, comme si cela avait déjà été fait. Mais cette confiance et cet appui de Dieu, dans la supposition que le Christ fût exposé à manquer de faire sa Volonté, revenaient à s’appuyer sur un bâton faible, qui pouvait peut-être se briser. Les saints d’autrefois se fiaient aux promesses d’une rédemption future, qui devait être accomplie et achevée par le Messie, et ils y fondaient leur consolation : Abraham vit le jour du Christ et se réjouit ; lui et les autres patriarches moururent dans la foi de la promesse de ce jour (Hébreux 11:13). Mais dans cette supposition, leur foi, leur consolation et leur salut reposaient sur un fondement faillible ; le Christ n’était pas pour eux « Une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée » (Ésaïe 28:16). David se reposait entièrement sur l’alliance de Dieu avec lui touchant la domination et le salut glorieux du Messie à venir ; il disait que c’était là tout son salut et tout son désir, et il se consolait de ce que cette alliance était « une alliance éternelle, En tous points bien réglée et offrant pleine sécurité » (2 Samuel 23:5). Mais si la vertu du Christ pouvait défaillir, il se trompait : sa grande consolation n’était pas bâtie avec une aussi « pleine sécurité » qu’il le pensait, puisqu’elle était entièrement fondée sur les déterminations de la libre Volonté de l’âme humaine du Christ, qui n’était soumise à aucune nécessité et pouvait se déterminer dans un sens ou dans l’autre. De même, l’attente de ceux qui « attendaient la délivrance de Jérusalem » et « la consolation d’Israël » (Luc 2:25 et 38), et la confiance des disciples de Jésus, qui quittèrent tout et le suivirent afin de jouir des bienfaits de son royaume à venir, reposaient sur un fondement de sable.

11. L’homme Jésus-Christ, avant d’avoir achevé sa course d’obéissance, et alors qu’il était au milieu des tentations et des épreuves, abondait en prédictions positives de sa propre gloire future dans son royaume, de l’accroissement de son Église, du salut des païens par lui, etc., et en promesses de bénédictions qu’il accorderait à ses vrais disciples dans son royaume à venir ; promesses sur lesquelles il exigeait que ses disciples s’appuient pleinement (Jean 14). Mais les disciples n’auraient eu aucun fondement pour un tel appui si le Christ avait été exposé à faillir dans son œuvre ; et le Christ lui-même se serait rendu coupable de présomption en multipliant ainsi les promesses péremptoires de grandes choses qui dépendaient d’une pure contingence, à savoir les déterminations de sa libre Volonté, consistant en une liberté ad utrumque, pour le péché comme pour la sainteté, se tenant dans l’indifférence, et susceptible, dans des milliers de cas à venir, d’aller dans un sens ou dans l’autre.

Il est donc évident qu’il était impossible que les actes de la volonté de l’âme humaine du Christ fussent autre chose que saints et conformes à la Volonté du Père ; ou, en d’autres termes, qu’ils y étaient nécessairement conformes.

Je me suis étendu assez longuement sur la preuve de ce point, parce que c’est une chose niée par quelques-uns des plus grands arminiens, par Épiscopius en particulier ; et parce que je le considère comme un point qui tranche clairement et absolument la controverse entre calvinistes et arminiens touchant la nécessité d’une liberté de la Volonté telle que la soutiennent ces derniers, en vue de l’agentivité morale, de la vertu, du commandement ou de la défense, de la promesse ou de la menace, de la récompense ou du châtiment, de la louange ou du blâme, du mérite ou du démérite. Je passe donc maintenant,
II. À examiner si le CHRIST, dans sa sainte conduite sur la terre, n’était pas ainsi un agent moral, soumis à des commandements, à des promesses, etc.

Le docteur Whitby parle très souvent de ce qu’il appelle une liberté ad utrumlibet, sans nécessité, comme requise pour la loi et les commandements ; et il parle de la nécessité comme entièrement incompatible avec les injonctions et les défenses. Et pourtant nous lisons que le Christ était soumis aux commandements de son Père (Jean 10:18 et 15:10). Et le Christ nous dit que tout ce qu’il disait ou faisait était conforme aux « commandements qu’il avait reçus du Père » (Jean 12:49, 50 et 14:31). Et nous lisons souvent que le Christ obéit aux commandements de son Père (Romains 5:19 ; Philippiens 2:8 ; Hébreux 5:8).

L’écrivain susmentionné représente les promesses offertes aux personnes comme motifs pour faire leur devoir, ou le fait d’être mû et porté à agir par des promesses, comme tout à fait incompatibles avec un état où les personnes n’ont pas une liberté ad utrumlibet, mais sont nécessairement déterminées à un seul parti. (Voir en particulier p. 298 et 311.) Mais ce que cet écrivain affirme est démontrablement faux, si la religion chrétienne est vraie. S’il y a quelque vérité dans le christianisme ou dans les Saintes Écritures, l’homme Jésus-Christ avait sa Volonté infailliblement et inaltérablement déterminée au bien, et au bien seul ; et pourtant des promesses de récompenses glorieuses lui furent faites, à condition qu’il persévérât dans l’œuvre que Dieu lui avait assignée et qu’il l’achevât (Ésaïe 53:10, 11, 12 ; Psaumes 2 et 110 ; Ésaïe 49:7, 8, 9). En Luc 22:28, 29, le Christ dit à ses disciples : « Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves; c’est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur. » Le mot signifie, à proprement parler, disposer par alliance ou par promesse. Le sens clair des paroles du Christ est celui-ci : « Comme vous avez eu part à mes tentations et à mes épreuves, que vous êtes demeurés fermes et que vous avez vaincu, je promets de vous faire participer à ma récompense et de vous donner un royaume, comme le Père m’a promis un royaume pour être demeuré ferme et avoir vaincu dans ces épreuves. » Et ces paroles sont bien expliquées par celles d’Apocalypse 3:21 : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. » Et non seulement le Christ avait reçu des promesses de succès et de récompenses glorieuses attachées à son obéissance et à ses souffrances, mais les Écritures le représentent clairement comme se servant de ces promesses comme de motifs et d’encouragements à obéir et à souffrir, et en particulier de cette promesse d’un royaume que le Père lui avait destiné, ou d’être assis avec le Père sur son trône (comme en Hébreux 12:1, 2) : « rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. »

Et combien il serait étrange d’entendre un chrétien affirmer que le caractère et la conduite saints et excellents de Jésus-Christ, et l’obéissance qu’il accomplit au milieu de si grandes épreuves, n’étaient ni vertueux ni dignes de louange, parce que sa Volonté n’était pas libre ad utrumque, pour la sainteté comme pour le péché, mais était inaltérablement déterminée à un seul parti ; que, pour cette raison, il n’y a aucune vertu dans toute l’humilité du Christ, dans sa douceur, sa patience, sa charité, son pardon des ennemis, son mépris du monde, ses dispositions célestes, sa soumission à la Volonté de Dieu, sa parfaite obéissance à ses commandements jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix, sa grande compassion pour les affligés, son amour sans égal pour le genre humain, sa fidélité envers Dieu et envers les hommes au milieu de si grandes épreuves, sa prière pour ses ennemis au moment même où ils le clouaient à la croix ; que la vertu, appliquée à ces choses, n’est qu’un vain nom ; qu’il n’y avait aucun mérite dans aucune de ces choses ; c’est-à-dire que le Christ n’était digne de rien du tout à cause d’elles, digne d’aucune récompense, d’aucune louange, d’aucun honneur ni d’aucun respect de la part de Dieu ou des hommes, parce que sa volonté n’était pas indifférente et libre de se porter vers ces choses ou vers leur contraire, mais était sous une inclination ou un penchant si fort vers les choses excellentes qu’il lui était impossible de choisir le contraire ; que, pour cette raison, pour employer le langage du docteur Whitby, il serait manifestement déraisonnable que la nature humaine fût récompensée pour aucune de ces choses.

Selon cette doctrine, cette créature que l’Écriture présente manifestement comme le premier-né de toute la création, comme ayant en tout le premier rang, et comme la plus haute de toutes les créatures en vertu, en honneur et en titres à l’estime, à la louange et à la gloire, à cause de sa vertu, serait moins digne de récompense ou de louange que le moindre des saints ; bien plus, elle n’en serait pas plus digne qu’une horloge ou qu’une simple machine, qui est purement passive et mue par une nécessité naturelle.

Si nous jugeons des choses d’après les représentations de l’Écriture, nous avons lieu de penser que le Christ a pris notre nature et a habité avec nous en ce monde, dans un état de souffrance, non seulement pour satisfaire pour nos péchés, mais afin que, se trouvant dans notre nature et dans notre condition, et soumis à nos épreuves, il fût notre exemple, notre guide et notre chef le plus convenable et le plus approprié dans l’exercice d’une vertu glorieuse et victorieuse, et qu’il fût un exemple visible de la fin glorieuse et de la récompense de cette vertu ; afin que nous puissions voir en lui la beauté, l’amabilité, le véritable honneur et la gloire, et l’immense avantage de cette vertu qu’il nous convient, à nous êtres humains, de pratiquer ; et que nous apprenions par là, et soyons animés, à rechercher une semblable gloire et un semblable honneur, et à obtenir une semblable récompense glorieuse. (Voir Hébreux 2:9-14, avec 5:8, 9 et 12:1, 2, 3 ; Jean 15:10 ; Romains 8:17 ; 2 Timothée 2:11, 12 ; 1 Pierre 2:19, 20 et 4:1-3.) Mais s’il n’y avait rien de vertueux ni de méritoire, aucun titre à quelque récompense, gloire, louange ou approbation que ce soit, dans tout ce qu’il fit, parce que tout cela était nécessaire et qu’il ne pouvait faire autrement, comment y a-t-il ici quelque chose de si propre à nous animer et à nous exciter, nous, créatures libres, à chercher, par la persévérance à bien faire, l’honneur, la gloire et la vertu ?

Dieu parle de lui-même comme étant tout particulièrement satisfait de la justice de ce serviteur distingué. (Ésaïe 42:21) : « L’Éternel s’est complu en lui à cause de sa justice. » Les sacrifices d’autrefois sont présentés comme un parfum agréable à Dieu, mais l’obéissance du Christ comme beaucoup plus agréable qu’eux. (Psaume 40:7, 8) : « Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, Tu m’as ouvert les oreilles [comme à ton serviteur qui rend une obéissance volontaire ;] Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Alors je dis: Voici, je viens [comme un serviteur qui répond de bon cœur aux appels de son maître :] Je veux faire ta volonté, mon Dieu! Et ta loi est au fond de mon cœur. » (Matthieu 17:5) : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » Et le Christ nous dit expressément que le Père l’aime à cause de cet exemple admirable de son obéissance, l’abandon volontaire de lui-même à la mort, en conformité avec le commandement du Père (Jean 10:17, 18) : « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie : — Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même — tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. »

Et s’il n’y avait aucun mérite dans l’obéissance du Christ jusqu’à la mort, si elle n’était pas digne de louange et des plus glorieuses récompenses, les armées célestes se trompaient étrangement, d’après le récit qui nous est fait à leur sujet (Apocalypse 5:8-12) : « les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums ; — Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé. — Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte: L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. »

Le Christ parle de la vie éternelle qu’il devait recevoir comme de la récompense de son obéissance aux commandements du Père. (Jean 12:49, 50) : « Car je n’ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C’est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites. » — Dieu promet de lui donner sa part avec les grands, etc., parce qu’il a été son serviteur juste, pour sa glorieuse vertu au milieu de si grandes épreuves et de si grandes afflictions. (Ésaïe 53:11, 12) : « A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort. » Les Écritures représentent Dieu comme le récompensant bien au-dessus de tous ses autres serviteurs. (Philippiens 2:7-9) : « en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. » (Psaume 45:8) : « Tu aimes la justice, et tu hais la méchanceté: C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie, par privilège sur tes collègues. »

On ne peut nullement prétendre que les bienfaits glorieux accordés en conséquence de l’obéissance du Christ ne soient pas proprement de la nature d’une récompense. Qu’est-ce qu’une récompense, au sens le plus propre, sinon un bienfait accordé en conséquence de quelque chose de moralement excellent dans les qualités ou dans la conduite, en témoignage de la complaisance qu’on prend en cette excellence morale, et du respect et de la faveur qu’on lui porte à ce titre ? Si nous considérons la nature d’une récompense de la manière la plus stricte, et que nous lui donnions toute son étendue, en ajoutant aux choses contenues dans cette description le mérite proprement dit, ou le titre à la récompense, et l’octroi du bienfait en conséquence d’une promesse, on trouvera encore qu’il n’y a rien qui lui appartienne que l’Écriture n’attribue très expressément à la gloire accordée au Christ après ses souffrances, comme il ressort de ce qui a déjà été observé : il y eut un bienfait glorieux accordé en conséquence de quelque chose de moralement excellent, appelé Justice et Obéissance ; il y eut, chez celui qui l’accorda, une grande faveur, un grand amour et une grande complaisance pour cette justice et cette obéissance ; il y eut, dans l’obéissance, un mérite proprement dit, ou un titre au bienfait ; celui-ci fut accordé en accomplissement de promesses faites à cette obéissance ; et il fut accordé pour cette raison, c’est-à-dire parce qu’il avait accompli cette obéissance.

Je puis ajouter à toutes ces choses que Jésus-Christ, pendant qu’il était ici-bas dans la chair, était manifestement dans un état d’épreuve. Le dernier Adam, comme le Christ est appelé (1 Corinthiens 15:45 ; Romains 5:14), prenant la nature humaine, et ainsi la forme de serviteur, et étant sous la loi pour se tenir debout et agir à notre place, fut placé dans un état d’épreuve, comme le fut le premier Adam. — Le docteur Whitby mentionne ces trois choses comme des preuves qu’une personne se trouve dans un état d’épreuve (sur les cinq Points, p. 298, 299), à savoir que ses afflictions sont désignées comme ses épreuves ou ses tentations, qu’elle est le sujet de promesses, et qu’elle est exposée aux tentations de Satan. Or le Christ fut manifestement le sujet de chacune de ces choses. Quant aux promesses qui lui furent faites, j’en ai déjà parlé. Les difficultés et les afflictions qu’il rencontra dans le cours de son obéissance sont appelées ses tentations ou ses épreuves (Luc 22:28) : « Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves. » (Hébreux 2:18) : « car, ayant été tenté lui-même [ou éprouvé] dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. » Et (chap. 4:15) : « nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » Quant à ce qu’il fut tenté par Satan, c’est ce que personne ne contestera.

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