Chapitre 14 · 17 min de lecture · 22 min d’écoute
Section IX. De la connexion des actes de la volonté avec les dictamens de l’entendement
Section IX.
De la Connexion des Actes de la Volonté avec les Dictamens de l’Entendement.
IL est manifeste qu’aucun Acte de la Volonté n’est contingent en ce sens qu’il serait dépourvu de toute nécessité, ou qu’il ne serait pas nécessaire d’une nécessité de conséquence et de Connexion ; parce que tout Acte de la Volonté est de quelque manière lié à l’Entendement, et est comme le plus grand bien apparent, de la manière qui a déjà été expliquée ; à savoir que l’âme veut ou choisit toujours ce qui, dans la vue présente de l’esprit, considérée dans l’ensemble de cette vue et dans tout ce qui s’y rattache, paraît le plus agréable. Car, comme on l’a observé plus haut, rien n’est plus évident que ceci : lorsque les hommes agissent volontairement et font ce qui leur plaît, ils font alors ce qui leur paraît le plus agréable ; et dire le contraire reviendrait à affirmer que les hommes ne choisissent pas ce qui paraît leur convenir le mieux, ou ce qui leur semble le plus plaisant ; ou qu’ils ne choisissent pas ce qu’ils préfèrent. Ce qui réduit la chose à une contradiction.
Et de même qu’il est très évident en soi que les Actes de la volonté ont quelque connexion avec les dictamens ou les vues de l’entendement, de même cela est admis par quelques-uns des principaux auteurs arminiens, en particulier par le docteur Whitby et le docteur Samuel Clark. Le docteur Turnbull, bien que grand ennemi de la doctrine de la nécessité, admet la même chose. Dans sa Philosophie chrétienne (p. 196), il cite avec une vive approbation un autre philosophe, comme étant du même avis, en ces termes : « Nul homme (dit un excellent philosophe) ne s’applique à quoi que ce soit si ce n’est en vue de quelque chose qui lui sert de raison pour ce qu’il fait ; et quelles que soient les facultés qu’il emploie, c’est l’Entendement qui, avec la lumière qu’il possède, bien ou mal formée, conduit constamment ; et c’est par cette lumière, vraie ou fausse, que sont dirigées toutes ses puissances agissantes. La Volonté elle-même, si absolue et si indomptable qu’on la juge, ne manque jamais d’obéir aux dictamens de l’entendement. Les temples ont leurs images sacrées ; et nous voyons quelle influence elles ont toujours exercée sur une grande partie du genre humain ; mais en vérité, les idées et les images qui sont dans l’esprit des hommes sont les puissances invisibles qui les gouvernent constamment ; et c’est à elles que tous rendent universellement une prompte soumission. » Mais que cela s’accorde justement avec eux-mêmes et avec leurs propres notions de la liberté, c’est ce que je désire qu’on examine maintenant avec impartialité.
Le docteur Whitby suppose clairement que les actes et les déterminations de la Volonté suivent toujours la vue qu’a l’entendement du plus grand bien à obtenir ou du plus grand mal à éviter ; ou, en d’autres termes, que les déterminations de la Volonté suivent constamment et infailliblement ces deux choses dans l’Entendement : 1. Le degré de bien à obtenir et de mal à éviter, proposé à l’entendement, et appréhendé, considéré et remarqué par lui. 2. Le degré d’appréhension qu’a l’entendement de ce bien ou de ce mal ; lequel s’accroît par l’attention et la considération. Que ce soit là une opinion sur laquelle il est extrêmement péremptoire (comme il l’est sur toute opinion qu’il soutient dans sa controverse avec les calvinistes), avec dédain pour l’opinion contraire, qu’il tient pour absurde et contradictoire, c’est ce que montreront les paroles suivantes, tirées de son Discours sur les cinq points.
« Or il est certain que ce qui fait naturellement percevoir l’Entendement, c’est l’évidence proposée et appréhendée, considérée ou remarquée : car rien d’autre ne peut être requis pour nous faire parvenir à la connaissance de la vérité. De plus, ce qui fait choisir la Volonté, c’est quelque chose qui est approuvé par l’Entendement, et qui par conséquent paraît bon à l’âme. Et tout ce qu’elle refuse, c’est quelque chose que l’Entendement lui représente, et qui paraît ainsi mauvais à la Volonté. D’où il suit que tout ce que Dieu exige de nous est, et ne peut être, que ceci : rejeter le mal et choisir le bien. C’est pourquoi dire que l’évidence proposée, appréhendée et considérée ne suffit pas à faire approuver l’Entendement ; ou que le plus grand bien proposé, le plus grand mal dont on est menacé, lorsqu’on y croit également et qu’on y réfléchit, ne suffit pas à engager la Volonté à choisir le bien et à refuser le mal, c’est dire en effet que ce qui seul meut la Volonté à choisir ou à refuser ne suffit pas à l’y engager ; ce qui, étant contradictoire en soi, doit nécessairement être faux. Admettons donc que nous ayons naturellement de l’aversion pour les vérités qui nous sont proposées dans l’Évangile ; cela peut seulement nous mal disposer à y prêter attention, mais ne peut empêcher notre conviction lorsque nous les appréhendons et y prêtons attention. — Admettons qu’il y ait aussi en nous une résistance au bien que nous devons choisir ; cela peut seulement nous mal disposer à croire qu’il est notre bien suprême et à l’approuver comme tel. Admettons que nous soyons enclins au mal que nous devrions éviter ; cela peut seulement nous rendre plus difficile de croire qu’il est le pire des maux. Mais toujours est-il que ce que nous croyons réellement être notre bien suprême sera toujours choisi ; et que ce que nous appréhendons comme le pire des maux sera, aussi longtemps que nous demeurons sous cette conviction, refusé par nous. Il ne peut donc être requis, pour parvenir à ces fins, que ceci : que le bon Esprit éclaire de telle sorte nos Entendements que, prêtant attention à ce qui est devant nous et le considérant, nous appréhendions notre devoir et en soyons convaincus ; et que les bénédictions de l’Évangile nous soient proposées de telle sorte que nous puissions discerner qu’elles sont notre bien suprême, et les misères dont il nous menace, de telle sorte que nous soyons convaincus qu’elles sont le pire des maux ; afin que nous choisissions les unes et refusions les autres. »
Qu’on observe ici avec quelle netteté et quelle assurance péremptoire il est affirmé que le plus grand bien proposé et le plus grand mal dont on est menacé, lorsqu’on y croit également et qu’on y réfléchit, suffisent à engager la volonté à choisir le bien et à refuser le mal, et sont cela seul qui meut la Volonté à choisir ou à refuser ; qu’il est contradictoire en soi de supposer le contraire, et que cela doit donc nécessairement être faux ; et qu’ainsi ce que nous croyons réellement être notre bien suprême sera toujours choisi, et ce que nous appréhendons comme le pire des maux sera, aussi longtemps que nous demeurons sous cette conviction, refusé par nous. On n’aurait rien pu dire de plus à propos pour signifier pleinement que les déterminations de la Volonté doivent toujours suivre l’illumination, la conviction et la connaissance de l’Entendement à l’égard du plus grand bien et du plus grand mal proposés, en tenant compte à la fois du degré de bien et de mal compris, et du degré d’Entendement, d’attention et de conviction touchant ce bien et ce mal proposés ; et qu’il en est ainsi nécessairement, et ne peut en être autrement en aucun cas : puisqu’on affirme qu’il est contradictoire de supposer qu’il en soit jamais autrement.
Je n’ignore pas que le but du docteur, dans ces affirmations, est dirigé contre les calvinistes : il veut montrer, contre eux, qu’il n’est besoin d’aucune opération physique de l’Esprit de Dieu sur la Volonté pour la changer et la déterminer à un bon choix, mais que l’opération et l’assistance de Dieu sont seulement morales, suggérant des idées à l’Entendement ; ce qui, selon lui, suffit, si l’on prête attention à ces idées, pour atteindre infailliblement le but. Mais quel qu’ait été son dessein, rien ne peut prouver plus directement et plus pleinement que toute détermination de la Volonté, dans le choix et le refus, est nécessaire ; ce qui est directement contraire à sa propre notion de la liberté de la Volonté. Car si la détermination de la Volonté suit toujours, de cette manière, la lumière, la conviction et la vue de l’Entendement touchant le plus grand bien et le plus grand mal, si c’est là cela seul qui meut la Volonté, et s’il est contradictoire de supposer le contraire, alors il en est nécessairement ainsi : la Volonté suit nécessairement cette lumière ou cette vue de l’entendement, non seulement dans quelques-uns de ses actes, mais dans tout acte de choix et de refus. De sorte que la Volonté ne se détermine elle-même dans aucun de ses propres actes ; mais tout acte de choix et de refus dépend de quelque cause antécédente et lui est nécessairement lié ; cause qui n’est ni la Volonté elle-même, ni aucun de ses propres actes, ni quoi que ce soit qui appartienne à cette faculté, mais quelque chose qui appartient à une autre faculté, dont les actes précèdent la volonté dans tous ses actes, et les gouvernent et les déterminent.
Si l’on répliquait ici que, bien qu’il soit vrai que, selon le docteur, la détermination finale de la Volonté dépend toujours de la conviction et de la connaissance qu’a l’Entendement du plus grand bien, et y est infailliblement liée, les Actes de la volonté ne sont pourtant pas nécessaires ; parce que cette conviction de l’Entendement dépend d’abord d’un Acte précédent de la Volonté, qui se détermine à prêter attention à l’évidence présentée ; moyen par lequel l’esprit obtient ce degré de conviction qui suffit et qui est efficace pour déterminer le choix conséquent et ultime de la Volonté ; et que la Volonté, à l’égard de cet acte précédent par lequel elle détermine si elle prêtera attention ou non, n’est pas nécessaire ; et que c’est en cela que consiste la liberté de la Volonté : lorsque Dieu présente une lumière objective suffisante, la Volonté est libre de commander ou non à l’esprit d’y prêter attention.
Rien ne peut être plus faible et plus inconsidéré qu’une telle réplique. Car cet Acte précédent de la Volonté, par lequel elle se détermine à prêter attention et à considérer, est encore un Acte de la Volonté ; si la Liberté de la Volonté y consiste, comme on le suppose, alors, s’il est un Acte de la Volonté, il est un acte de choix ou de refus. Et par conséquent, si ce qu’affirme le docteur est vrai, il est déterminé par quelque lumière antécédente dans l’Entendement touchant le plus grand bien ou le plus grand mal apparents. Car il affirme que c’est cette lumière qui seule meut la volonté à choisir ou à refuser. Et par conséquent la Volonté doit être mue par elle lorsqu’elle choisit de prêter attention à la lumière objective offerte, en vue d’un autre acte de choix conséquent : de sorte que cet acte n’est pas moins nécessaire que l’autre. Et si nous supposons un autre Acte de la volonté, qui précède encore ces deux-là, pour les déterminer tous deux, celui-là aussi doit être un Acte de la Volonté, un acte de choix ; et il doit ainsi, d’après les mêmes principes, être infailliblement déterminé par quelque degré précis de lumière dans l’Entendement touchant le plus grand bien. Et supposons autant d’Actes de la Volonté que nous voudrons, l’un précédant l’autre, ils sont pourtant tous, sans exception, nécessairement déterminés par un certain degré de lumière dans l’entendement touchant le bien le plus grand et le plus digne d’être choisi en ce cas ; et ainsi, aucun d’eux n’est libre selon la notion de la liberté du docteur Whitby. Et si l’on dit que la raison pour laquelle les hommes ne prêtent pas attention à la lumière qui leur est présentée tient aux mauvaises habitudes contractées par des actes mauvais commis auparavant, qui ont mal disposé leur esprit à considérer la vérité qui leur est présentée, la difficulté n’est nullement évitée : la question revient toujours : qu’est-ce qui a déterminé la Volonté dans ces actes mauvais antérieurs ? Selon les principes du docteur Whitby, ce doit toujours être la vue de l’Entendement touchant le plus grand bien et le plus grand mal. Si cette vue de l’Entendement est cela seul qui meut la Volonté à choisir ou à refuser, comme l’affirme le docteur, alors tout acte de choix ou de refus, depuis la première existence d’un homme, est mû et déterminé par cette vue ; et cette vue de l’Entendement, qui excite et gouverne l’acte, doit précéder l’acte. Et par conséquent la Volonté est nécessairement déterminée, dans chacun de ses actes, depuis la première existence d’un homme, par une cause autre que la volonté, et par une cause qui ne procède nullement d’un acte quelconque de la Volonté et n’en dépend nullement. Ce qui abolit du même coup, et entièrement, tout le système du docteur sur la Liberté de la Volonté ; et d’un seul coup il a tranché les nerfs de tous ses arguments tirés de la bonté, de la justice, de la fidélité et de la sincérité de Dieu dans ses commandements, ses promesses, ses menaces, ses appels, ses invitations et ses remontrances ; arguments dont il fait usage sous les chapitres de la réprobation, de l’élection, de la rédemption universelle, de la grâce suffisante et efficace, et de la liberté de la volonté de l’homme ; et il a rendu vaines toutes ses exclamations contre la doctrine des calvinistes, qu’il accuse d’imputer à Dieu une injustice, une infidélité, une hypocrisie, une fausseté et une cruauté manifestes.
Le docteur Samuel Clark, dans sa Démonstration de l’existence et des attributs de Dieu, pour échapper à l’argument qui prouve la nécessité de la volition par sa Connexion nécessaire avec le dernier Dictamen de l’Entendement, suppose que celui-ci n’est pas différent de l’Acte même de la volonté. Mais s’il en est ainsi, cela ne changera rien quant à la nécessité de l’Acte. Si le Dictamen de l’Entendement est exactement la même chose que la détermination de la Volonté, comme le suppose le docteur Clark, alors cette détermination n’est pas un fruit ou un effet du choix ; et s’il en est ainsi, aucune liberté de choix n’y a la moindre part : elle est nécessaire, c’est-à-dire que le choix ne peut l’empêcher. Si le dernier Dictamen de l’Entendement est la même chose que la détermination même de la volition, alors l’existence de cette détermination doit être nécessaire quant à la volition ; d’autant que la volition ne peut avoir aucune occasion de déterminer si elle existera ou non, puisque cette détermination existe déjà avant que la volition ait l’occasion de déterminer quoi que ce soit. Elle est elle-même la naissance et l’existence mêmes de la volition. Mais une chose, une fois qu’elle existe, n’a plus l’occasion de rien déterminer quant à sa propre existence ; il est trop tard pour cela.
Si la liberté consiste en ce que supposent les arminiens, à savoir en ce que la volonté détermine ses propres actes, ayant une libre occasion de le faire et étant exempte de toute nécessité, cela revient à dire que la liberté consiste en ce que l’âme a le pouvoir et l’occasion d’avoir les déterminations de la volonté qui lui plaisent. Et si les déterminations de la Volonté et les derniers Dictamens de l’Entendement sont la même chose, alors la liberté consiste en ce que l’esprit a le pouvoir et l’occasion de choisir ses propres Dictamens de l’entendement. Mais cela est absurde ; car c’est faire de la détermination du choix quelque chose d’antérieur au Dictamen de l’Entendement, et son fondement ; ce qui ne peut s’accorder avec le fait que le Dictamen de l’Entendement soit la détermination même du choix.
Il n’y a ici d’autre issue que de recourir à la vieille absurdité d’une détermination antérieure à une autre, et qui en est la cause ; et d’une autre encore auparavant, qui détermine celle-là ; et ainsi de suite in infinitum. Si le dernier Dictamen de l’Entendement est la détermination même de la Volonté, et si l’âme est libre à l’égard de ce Dictamen, selon la notion arminienne de la liberté, alors l’âme, avant que ce dictamen de son Entendement n’existe, détermine volontairement et selon son propre choix, en chaque cas, ce que sera ce Dictamen de l’Entendement ; sinon ce Dictamen, quant à la volonté, est nécessaire, et les actes qu’il détermine doivent aussi être nécessaires. De sorte qu’il y a une détermination de l’esprit antérieure à ce Dictamen de l’Entendement, un acte de choix qui le précède, qui choisit et détermine ce que sera ce Dictamen de l’Entendement : et cet acte de choix précédent, étant un Acte libre de la Volonté, doit aussi être la même chose qu’un autre dernier Dictamen de l’Entendement : et si l’esprit est libre aussi dans ce Dictamen de l’Entendement, celui-ci doit être déterminé à son tour par un autre ; et ainsi de suite à jamais.
De plus, si le Dictamen de l’Entendement et la détermination de la volonté sont la même chose, cela confond l’Entendement et la volonté, et en fait une seule et même chose. Qu’ils soient ou non la même chose, je ne veux pas le discuter maintenant ; je voudrais seulement observer que, s’il en est ainsi, et si la notion arminienne de la liberté consiste dans un pouvoir d’autodétermination de l’Entendement, exempt de toute nécessité, indépendant et non déterminé par quoi que ce soit d’antérieur à ses propres actes et à ses propres déterminations, et que plus l’Entendement est ainsi indépendant et souverain sur ses propres déterminations, plus il est libre ; alors la liberté de l’âme, en tant qu’agent moral, doit consister dans l’indépendance de l’Entendement à l’égard de toute évidence ou de toute apparence des choses, ou de quoi que ce soit qui se présente à la vue de l’esprit avant la détermination de l’Entendement. Et quelle liberté est-ce là, qui consiste dans une capacité, une liberté et une facilité de juger, soit selon l’évidence, soit contre elle ; qui a en tout temps un empire souverain sur soi-même pour juger, soit en accord, soit en désaccord avec ce qui est clairement présenté à sa propre vue ! Assurément, ce n’est pas une liberté qui fasse des personnes les sujets appropriés du raisonnement persuasif, des arguments, des remontrances et d’autres moyens et incitations morales de ce genre. Or l’usage qu’on en fait auprès des hommes est un argument majeur des arminiens pour défendre leur notion d’une liberté exempte de toute nécessité. Car, selon cette notion, plus les hommes sont libres, moins ils sont sous le gouvernement de tels moyens, moins ils sont soumis au pouvoir de l’évidence et de la raison, et plus ils sont indépendants de leur influence dans leurs déterminations.
Et que l’Entendement et la Volonté soient ou non la même chose, comme le docteur Clark semble le supposer, il reste que, pour maintenir la notion arminienne d’une liberté sans nécessité, la Volonté libre n’est pas déterminée par l’Entendement, ni nécessairement liée à l’Entendement ; et plus elle est éloignée d’une telle Connexion, plus grande est la liberté. Et lorsque la liberté est pleine et complète, les déterminations de la volonté n’ont aucune Connexion avec les Dictamens de l’Entendement. Et s’il en est ainsi, c’est en vain que l’on s’adresse à l’Entendement afin de porter à un acte libre et vertueux quelconque ; et ainsi sont vaines toutes les instructions, tous les conseils, toutes les invitations, toutes les remontrances, et tous les arguments et toutes les persuasions, quels qu’ils soient : car ce ne sont là que des démarches auprès de l’Entendement, et une présentation claire et vivante des objets du choix à la vue de l’esprit. Mais si, après tout, la volonté doit se déterminer elle-même et être indépendante de l’Entendement, à quoi bon représenter ainsi les choses à l’Entendement afin de déterminer le choix ?
Chapitre 14 terminé
Section IX. De la connexion des actes de la volonté avec les dictamens de l’entendement