L’essentiel de la prière
La prière et l’œuvre de Dieu

Chapitre 7 · 16 min de lecture · 21 min d’écoute

La prière et l’œuvre de Dieu

« Si le désir de Jacob lui avait été accordé à temps pour qu’il pût passer une bonne nuit de sommeil, peut-être ne serait-il jamais devenu le prince de la prière que nous connaissons aujourd’hui. Si la prière d’Anne pour obtenir un fils avait été exaucée au moment qu’elle s’était elle-même fixé, peut-être la nation n’aurait-elle jamais connu le puissant homme de Dieu qu’elle trouva en Samuel. Anne ne voulait qu’un fils, mais Dieu voulait davantage. Il voulait un prophète, un libérateur et un chef pour son peuple. Quelqu’un a dit que “Dieu dut avoir une femme avant de pouvoir avoir un homme.” Cette femme, il l’obtint en Anne ; et c’est précisément par ces semaines, ces mois et ces années que se forma une femme ayant une vision semblable à celle de Dieu, une âme trempée, un esprit doux et une volonté mûrie, préparée à être la mère qu’il fallait pour l’homme dont Dieu savait que la nation avait besoin. » — W. E. Biederwolf.

Dieu a une grande œuvre en cours dans ce monde. Cette œuvre est contenue dans le plan du salut. Elle embrasse la rédemption et la providence. Dieu gouverne ce monde, avec ses êtres intelligents, pour sa propre gloire et pour leur bien. Quelle est donc l’œuvre de Dieu dans ce monde ? Ou plutôt, quelle est la fin qu’il poursuit dans sa grande œuvre ? Ce n’est rien de moins que la sainteté du cœur et de la vie chez les enfants d’Adam déchu. L’homme est une créature déchue, née avec une nature mauvaise, avec un penchant au mal, des propensions impies, des désirs coupables, des inclinations perverses. L’homme est impie par nature ; il naît ainsi. « Les menteurs s’égarent au sortir du ventre de leur mère. »

Tout le plan de Dieu consiste à saisir l’homme déchu, à chercher à le changer et à le rendre saint. L’œuvre de Dieu est de faire des hommes saints avec des hommes impies. Telle est la fin même pour laquelle Christ est venu dans le monde :

« Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. »

Dieu est saint dans sa nature et dans toutes ses voies, et il veut rendre l’homme semblable à lui-même.

« Puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint. »

Voilà ce que c’est que d’être semblable à Christ. Voilà ce que c’est que de suivre Jésus-Christ. Tel est le but de tout effort chrétien. Tel est le désir ardent et profond de toute âme véritablement régénérée. Voilà ce pour quoi il faut prier constamment et avec ardeur : que nous soyons rendus saints. Non que nous devions nous rendre saints nous-mêmes, mais nous devons être purifiés de tout péché par le sang précieux et expiatoire de Christ, et être rendus saints par l’action directe du Saint-Esprit. Non que nous ayons à faire saintement, mais plutôt à être saints. L’être doit précéder le faire. D’abord être, puis faire. D’abord obtenir un cœur saint, ensuite vivre une vie sainte. Et pour cette fin si haute et si pleine de grâce, Dieu a pris les dispositions les plus amples dans l’œuvre expiatoire de notre Seigneur et par l’action du Saint-Esprit.

L’œuvre de Dieu dans le monde, c’est l’implantation, la croissance et la perfection de la sainteté dans son peuple. Gardez toujours cela présent à l’esprit. Mais nous pourrions demander dès maintenant : cette œuvre avance-t-elle dans l’Église ? Des hommes et des femmes sont-ils rendus saints ? L’Église d’aujourd’hui s’occupe-t-elle de faire des hommes et des femmes saints ? Ce n’est pas là une question vaine et spéculative. Elle est pratique, pertinente et de toute importance.

L’Église d’aujourd’hui dispose d’une vaste machinerie. Ses activités sont grandes, et sa prospérité matérielle est sans égale. Le nom de la religion est largement répandu et bien connu. Beaucoup d’argent entre dans le trésor du Seigneur et en ressort. Mais voici la question : l’œuvre de la sainteté marche-t-elle du même pas que tout cela ? Le fardeau des prières des gens d’Église est-il d’être rendus saints ? Nos prédicateurs sont-ils réellement des hommes saints ? Ou, pour remonter un peu plus haut, ont-ils faim et soif de la justice, désirant le lait spirituel et pur de la Parole, afin de croître par lui ? Cherchent-ils vraiment à être des hommes saints ? Certes, on a grandement besoin d’hommes intelligents en chaire, mais avant cela, et plus essentiellement encore, il y a ce fait : nous avons besoin d’hommes saints pour se tenir devant des hommes qui meurent et leur proclamer le salut de Dieu.

Les ministres, comme les laïques, et pas plus que les laïques, doivent être des hommes saints dans leur vie, dans leur conduite et dans leur humeur. Ils doivent être en toutes choses des modèles pour le troupeau de Dieu. Par leur vie ils doivent prêcher aussi bien que par leur parole. Il faut en chaire des hommes d’une vie sans tache, d’une conduite circonspecte, « irréprochables et irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle ils doivent briller dans le monde. » Nos prédicateurs sont-ils de cette trempe ? Nous ne faisons que poser la question. Que le lecteur forme lui-même son jugement. L’œuvre de la sainteté progresse-t-elle parmi nos prédicateurs ?

Demandons encore : nos laïques les plus en vue sont-ils des exemples de sainteté ? Recherchent-ils la sainteté du cœur et de la vie ? Sont-ils des hommes de prière, priant sans cesse pour que Dieu les façonne selon son modèle de sainteté ? Leurs manières de faire les affaires sont-elles sans tache de péché, et leurs gains exempts de toute souillure d’iniquité ? Ont-ils pour fondement une solide honnêteté, et est-ce leur droiture qui les élève et leur donne de l’influence ? L’intégrité et la probité en affaires vont-elles de pair avec l’activité religieuse et avec la pratique de l’Église ?

Puis, tandis que nous poursuivons notre enquête, cherchant à savoir si l’œuvre de Dieu parmi son peuple fait des progrès, interrogeons-nous encore au sujet de nos femmes. Les femmes les plus en vue de nos Églises sont-elles mortes aux modes de ce monde, séparées du monde, ne se conformant pas aux maximes et aux coutumes du monde ? Ont-elles l’extérieur qui convient à la sainteté, enseignant aux jeunes femmes, par la parole et par la vie, les leçons de la sobriété, de l’obéissance et des soins du foyer ? Nos femmes sont-elles connues pour leurs habitudes de prière ? Sont-elles des modèles de prière ?

Combien toutes ces questions sont pénétrantes ! Et quelqu’un osera-t-il dire qu’elles sont impertinentes et déplacées ? Si l’œuvre de Dieu est de rendre saints les hommes et les femmes, et s’il a pris d’amples dispositions dans la loi de la prière pour accomplir précisément cela, pourquoi jugerait-on impertinent et inutile de poser des questions aussi personnelles et aussi directes que celles-ci ? Elles touchent directement à l’œuvre, à son progrès et à sa perfection. Elles vont jusqu’au siège même du mal. Elles touchent le point sensible.

Autant regarder la situation en face dès maintenant que plus tard. Il ne sert à rien de fermer les yeux sur les faits réels. Si l’Église ne fait pas ce genre d’œuvre — si l’Église ne fait pas avancer ses membres dans la sainteté du cœur et de la vie —, alors tout notre étalage d’activités et toute notre parade d’œuvres d’Église ne sont qu’une illusion et un piège.

Mais interrogeons-nous au sujet d’une autre catégorie de personnes, nombreuse et importante, dans nos Églises. Ils sont l’espérance de l’Église de demain. Tous les regards se tournent vers eux. Nos jeunes gens et nos jeunes filles croissent-ils en sagesse et en respect, et dans toutes ces grâces qui ont leur racine dans le cœur renouvelé et qui marquent un progrès solide et durable dans la vie divine ? Si nous ne croissons pas dans la sainteté, alors nous ne faisons rien qui soit religieux ni qui demeure.

La prospérité matérielle n’est pas le signe infaillible de la prospérité spirituelle. La première peut exister alors que la seconde brille par son absence. La prospérité matérielle peut aisément aveugler les yeux des chefs de l’Église, au point qu’ils en feront un substitut de la prospérité spirituelle. Combien il est nécessaire de veiller sur ce point ! La prospérité en matière d’argent ne signifie pas une croissance dans la sainteté. Les saisons de prospérité matérielle sont rarement des saisons de progrès spirituel, que ce soit pour l’individu ou pour l’Église. Il est si facile de perdre Dieu de vue quand les biens augmentent. Il est si facile de s’appuyer sur des moyens humains, de cesser de prier et de compter sur Dieu, quand la prospérité matérielle vient à l’Église.

Si l’on prétend que l’œuvre de Dieu progresse et que nous croissons dans la sainteté, alors se posent certaines questions embarrassantes auxquelles il sera difficile de répondre. Si l’Église avance sur les voies d’une profonde spiritualité — si nous sommes un peuple qui prie, connu pour ses habitudes de prière — si notre peuple a faim de sainteté —, demandons alors pourquoi nous voyons aujourd’hui si peu de puissantes effusions du Saint-Esprit sur nos principales Églises et nos postes les plus importants. Pourquoi si peu de nos réveils jaillissent-ils de la vie du pasteur, connu pour sa profonde spiritualité, ou de la vie de notre Église ? La main de l’Éternel est-elle trop courte pour sauver ? Son oreille est-elle trop dure pour entendre ? Pourquoi faut-il, pour avoir de prétendus réveils, une pression venue du dehors, par la réputation et le sensationnel de quelque évangéliste renommé ? Cela est largement vrai dans nos charges les plus importantes et chez nos hommes les plus en vue. Pourquoi le pasteur n’est-il pas assez spirituel, assez saint et assez en communion avec Dieu pour tenir lui-même ses réunions de réveil et obtenir de grandes effusions du Saint-Esprit sur l’Église, sur la localité et sur lui-même ? Il ne peut y avoir qu’une seule explication à tout cet état de choses. Nous avons cultivé d’autres choses au détriment de l’œuvre de la sainteté. Nous avons laissé notre esprit s’absorber dans les choses matérielles de l’Église. Malheureusement, que ce soit voulu ou non, nous avons substitué l’extérieur à l’intérieur. Nous avons mis en avant ce qui se voit et exclu ce qui ne se voit pas. Il n’est que trop vrai, quant à l’Église, que nous sommes bien plus avancés dans les choses matérielles que dans les choses spirituelles.

Mais la cause de ce triste état de choses peut être recherchée plus loin encore. Elle tient en grande partie au déclin de la prière. Car avec le déclin de l’œuvre de la sainteté est venu le déclin de l’œuvre de la prière. Comme la prière et la sainteté vont ensemble, le déclin de l’une entraîne la décadence de l’autre. Excusons-le si nous le pouvons, justifions l’état présent des choses si nous le voulons, il n’en est pas moins trop évident que, dans l’œuvre de l’Église d’aujourd’hui, l’accent n’est pas mis sur la prière. Et dans la mesure même où cela s’est produit, l’accent a été retiré de la grande œuvre que Dieu a mise en marche dans l’expiation : la sainteté du cœur et de la vie. L’Église ne forme pas d’hommes et de femmes de prière, parce que l’Église n’est pas résolument appliquée à la seule grande œuvre de la sainteté.

Un jour, John Wesley s’aperçut qu’il y avait un déclin sensible dans l’œuvre de la sainteté, et il s’arrêta net pour en rechercher la cause ; et si nous sommes aussi honnêtes et aussi spirituels qu’il l’était, nous verrons aujourd’hui les mêmes causes à l’œuvre pour arrêter l’œuvre de Dieu parmi nous. Dans une lettre à son frère Charles, il va droit au but et règle la question de façon brève et incisive. Voici comment il commence sa lettre :

« Qu’est-ce qui a entravé l’œuvre ? Je veux examiner cela. Et ne devons-nous pas dire d’abord : c’est nous les premiers. Si nous étions plus saints de cœur et de vie, entièrement consacrés à Dieu, tous les prédicateurs ne prendraient-ils pas feu, et ne porteraient-ils pas ce feu avec eux d’un bout à l’autre du pays ?

« Le second obstacle n’est-il pas la petitesse de la grâce (plutôt que des dons) chez une partie considérable de nos prédicateurs ? Ils n’ont pas pleinement les sentiments qui étaient en Christ. Ils ne marchent pas constamment comme il a marché. C’est pourquoi la main du Seigneur est arrêtée, bien que non entièrement ; car il agit encore. Mais ce n’est pas au degré où il le ferait sûrement, s’ils étaient saints comme celui qui les a envoyés est saint.

« Le troisième obstacle n’est-il pas la petitesse de la grâce chez la généralité de nos gens ? C’est pourquoi ils prient peu, et avec peu de ferveur, pour une bénédiction générale. Et c’est pourquoi leur prière a peu de puissance auprès de Dieu. Elle ne ferme plus et n’ouvre plus le ciel, comme autrefois.

« Ajoutez à cela que, comme il y a beaucoup de l’esprit du monde dans leur cœur, il y a aussi beaucoup de conformité au monde dans leur vie. Ils devraient être des lumières brillantes et resplendissantes, mais ils ne brûlent ni ne brillent. Ils ne sont pas fidèles aux règles qu’ils font profession d’observer. Ils ne sont pas saints dans toute leur conduite. Bien plus, beaucoup d’entre eux sont un sel qui a perdu sa saveur, le peu de saveur qu’ils avaient autrefois. Avec quoi donc le reste du pays sera-t-il salé ? Quoi d’étonnant que leurs voisins soient aussi impies que jamais ? »

Il touche le point sensible. Il frappe au centre. Il hiérarchise les causes. Il confesse franchement que lui et Charles sont la première cause de ce déclin de la sainteté. Les premiers occupent des postes de responsabilité. Comme ils vont, ainsi va l’Église. Ils donnent sa couleur à l’Église. Ils déterminent en grande partie son caractère et son œuvre. Quelle sainteté devrait marquer ces premiers d’entre les hommes ! Quel zèle devrait toujours les caractériser ! Quel esprit de prière devrait se voir en eux ! Quelle influence ils devraient avoir auprès de Dieu ! Si la tête est faible, tout le corps ressentira le coup.

Les pasteurs viennent ensuite dans son énumération. Quand les principaux bergers et ceux qui sont sous eux, les pasteurs immédiats, arrêtent leur progrès dans la sainteté, la panique gagnera jusqu’au bout de la ligne. Tels sont les pasteurs, tel sera le peuple, en règle générale. Si les pasteurs ne prient pas, le peuple suivra leurs traces. Si le prédicateur se tait sur l’œuvre de la sainteté, il n’y aura chez les laïques ni faim ni soif de sainteté. Si le prédicateur ne se soucie pas d’obtenir ce que Dieu a de plus élevé et de meilleur pour lui dans l’expérience religieuse, le peuple lui ressemblera.

Une déclaration de Wesley mérite d’être répétée avec insistance. La petitesse de la grâce, plutôt que la pauvreté des dons — voilà, en grande partie, le cas des prédicateurs. On peut l’énoncer comme un axiome : l’œuvre de Dieu échoue, en règle générale, par manque de grâce plutôt que par défaut de dons. C’est plus que cela. C’est plus que cela, car une pleine provision de grâce apporte un accroissement de dons. On peut le répéter : de maigres résultats, une expérience médiocre, une vie religieuse au rabais, une prédication sans pointe et sans puissance découlent toujours d’un manque de grâce. Et le manque de grâce découle du manque de prière. Une grande grâce vient d’une grande prière.

« Quel est l’espoir glorieux de notre appel
Sinon la sainteté du dedans ?
C’est pour elle que je lève les yeux vers Jésus,
C’est elle que j’attends paisiblement.

« J’attends qu’il me touche et me rende pur,
Qu’il m’accorde la vie et la puissance ;
Donne-moi la foi qui chasse le péché
Et qui purifie le cœur. »

Pour poursuivre sa grande œuvre dans le monde, Dieu agit par des agents humains. Il agit par son Église collectivement et par son peuple individuellement. Pour qu’ils soient des agents efficaces, ils doivent être « des vases d’honneur, sanctifiés, utiles à leur maître, propres à toute bonne œuvre. » C’est par des hommes saints que Dieu agit le plus efficacement. Son œuvre progresse entre les mains d’hommes de prière. Pierre nous dit que des maris que la Parole de Dieu ne pourrait atteindre pourraient être gagnés par la conduite de leurs femmes. Ce sont ceux qui sont « irréprochables et purs, des enfants de Dieu » qui peuvent porter la parole de vie « au milieu d’une génération perverse et corrompue. »

Le monde juge la religion non d’après ce que dit la Bible, mais d’après la manière dont vivent les chrétiens. Les chrétiens sont la Bible que lisent les pécheurs. Ce sont eux, les lettres qui doivent être lues de tous les hommes. « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » L’accent doit donc être mis sur la sainteté de la vie. Mais malheureusement, dans l’Église d’aujourd’hui, l’accent a été mis ailleurs. Dans le choix des ouvriers de l’Église et des officiers ecclésiastiques, la qualité de la sainteté n’entre pas en ligne de compte. L’aptitude à la prière ne semble pas être prise en considération, alors qu’il en allait tout autrement dans tous les mouvements de Dieu et dans tous ses plans. Il cherchait des hommes saints, des hommes connus pour leurs habitudes de prière. Les conducteurs de prière sont rares. La conduite dans la prière n’est pas comptée comme la plus haute qualification pour les charges de l’Église.

Nous ne pouvons nous étonner que si peu de chose soit accompli dans la grande œuvre que Dieu a en main dans le monde. Le fait est qu’il est surprenant que tant ait été fait avec des agents si faibles et si défectueux. « Sainteté à l’Éternel » doit être écrit de nouveau sur les bannières de l’Église. Il faut une fois de plus le faire retentir aux oreilles des chrétiens modernes. « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. »

Qu’on le dise et qu’on le redise : c’est là la norme divine de la religion. Rien de moins ne satisfera l’exigence divine. Oh ! le danger de l’illusion sur ce point ! Combien on peut s’approcher de la vérité et pourtant être dans l’erreur ! Certains hommes peuvent arriver tout près de prononcer le mot de l’épreuve, « Schibboleth », mais ils le manquent. « Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur », dit Jésus-Christ ; mais il déclare en outre qu’alors il leur dira : « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. »

Des hommes peuvent faire beaucoup de bonnes choses sans être pourtant saints de cœur et justes dans leur conduite. Ils peuvent faire beaucoup de bonnes choses et manquer de cette qualité spirituelle du cœur qu’on appelle la sainteté. Combien il est nécessaire d’entendre les paroles de Paul qui nous mettent en garde contre l’illusion sur nous-mêmes dans la grande œuvre du salut personnel :

« Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. »

« Oh ! que je m’éloigne toujours du péché ;
Qu’un cœur sage et intelligent,
Jésus, me soit donné ;
Et fais-moi savoir, par ton Esprit,
Glorifier mon Dieu ici-bas
Et trouver mon chemin vers le ciel. »
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