Chapitre 10 · 3 min de lecture · 3 min d’écoute
Quand tu te plantes
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » — 1 Jean 1:9
Frère Laurent n’était pas parfait, et il n’a jamais fait semblant de l’être. Ce qui est inhabituel, c’est la façon dont il réagissait à ses échecs.
Beaucoup d’entre nous font l’une de ces deux choses quand ils se plantent. Soit on se trouve des excuses, soit on part en vrille : on se repasse la scène, on se sent affreusement mal, on évite Dieu jusqu’à avoir l’impression d’avoir assez payé. Laurent ne faisait ni l’un ni l’autre. Quand il tombait, dit Beaufort, « il se contentait de confesser sa faute, en disant à Dieu : Je n’en ferai jamais d’autres, si vous me laissez à moi-même ; c’est à vous de m’empêcher de tomber et de corriger ce qui ne va pas ». Et « après cela, il ne s’en inquiétait plus ».
Ce n’est pas prendre le péché à la légère. C’est prendre la grâce de Dieu au sérieux. Laurent était « très sensible à ses fautes, mais sans en être découragé ». Il les reconnaissait honnêtement devant Dieu, sans discuter ni chercher d’excuses, puis il retournait tout droit à l’aimer et à l’adorer. Il disait que nous devons « attendre sans inquiétude le pardon de nos péchés du sang de Jésus-Christ ».
Il avait même l’habitude de placer ses péchés entre lui et Dieu, comme pour dire : je ne mérite pas ta bonté. Et il remarquait que Dieu continuait d’être bon quand même. Il disait qu’il ne méritait pas les faveurs de Dieu, « mais que Dieu ne laissait pas de les lui accorder en abondance ».
Et les fois où il oubliait Dieu pendant longtemps ? Il ne paniquait pas non plus. Il reconnaissait sa faiblesse devant Dieu et revenait à lui « avec une confiance d’autant plus grande qu’il s’était trouvé plus misérable en l’oubliant ». Chaque échec devenait une raison de s’appuyer davantage sur Dieu, pas de se cacher.
C’est ainsi que l’habitude grandit. Non pas en ne tombant jamais, mais en se relevant, encore et encore. Il disait :
« En me relevant après mes chutes, et par des actes de foi et d’amour souvent renouvelés, je suis arrivé à un état où il me serait aussi difficile de ne pas penser à Dieu qu’il me l’a été au début de m’y habituer. »
Alors quand tu te plantes, et ça arrivera, essaie la manière de Laurent. Assume. Ne cherche pas d’excuse. Dis franchement à Dieu : sans toi, je continuerai à faire ça. Reçois son pardon par Jésus. Puis relève-toi et continue de marcher avec lui. Le but n’est pas un parcours sans faute. C’est un retour rapide.
Une chose à faire cette semaine : la prochaine fois que tu fais quelque chose de mal cette semaine, n’attends pas le soir ou le dimanche. Tout de suite, dis à Dieu ce que tu as fait, demande-lui de te pardonner et de t’aider, puis continue avec lui. Si tu as blessé quelqu’un, va aussi réparer les choses avec cette personne.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Que disait frère Laurent à Dieu quand il tombait ?
« Je n’en ferai jamais d’autres, si vous me laissez à moi-même ; c’est à vous de m’empêcher de tomber et de corriger ce qui ne va pas. » Ensuite, il ne continuait pas à s’en inquiéter.
Comment évitait-il à la fois de se chercher des excuses et de s’enfoncer dans la culpabilité ?
Il confessait honnêtement ses fautes sans les excuser, attendait sans inquiétude le pardon par le sang de Jésus, et retournait tout droit à aimer Dieu.
D’après lui, comment son habitude de penser à Dieu a-t-elle grandi ?
En « se relevant après ses chutes » et en renouvelant sa foi et son amour encore et encore, jusqu’à ce qu’il lui soit plus difficile de ne pas penser à Dieu qu’il ne l’avait été au début de s’y mettre.
Chapitre 10 terminé
Quand tu te plantes