La personne et l’œuvre du Saint-Esprit
Le Saint-Esprit, notre enseignant

Chapitre 16 · 17 min de lecture · 22 min d’écoute

Le Saint-Esprit, notre enseignant

Notre Seigneur Jésus, dans son dernier entretien avec ses disciples avant sa crucifixion, a dit : « Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14:26). Nous avons ici une double œuvre du Saint-Esprit : enseigner, et rappeler à la mémoire les choses que Christ avait déjà enseignées. Nous les examinerons dans l’ordre inverse.

I. Le Saint-Esprit rappelle à la mémoire les paroles de Christ.

Cette promesse a d’abord été faite aux apôtres, et elle garantit l’exactitude de leur récit de ce que Jésus a dit ; mais le Saint-Esprit accomplit une œuvre semblable auprès de chaque croyant qui l’attend de lui et qui compte sur lui pour l’accomplir. Le Saint-Esprit nous remet en mémoire les enseignements de Christ et la Parole au moment précis où nous en avons besoin, que ce soit pour les nécessités de notre vie ou pour celles de notre service. Beaucoup d’entre nous pourraient raconter des occasions où nous étions dans une grande détresse d’âme, ou dans une grande perplexité quant à notre devoir, ou dans un extrême embarras quant à ce qu’il fallait dire à quelqu’un que nous cherchions à conduire à Christ ou à aider, et où, à cet instant précis, le passage même de l’Écriture dont nous avions besoin – un passage, peut-être, auquel nous n’avions pas pensé depuis longtemps, et très probablement auquel nous n’avions jamais pensé à ce propos – nous est revenu à l’esprit. Qui a fait cela ? C’est le Saint-Esprit qui l’a fait.

Il est prêt à le faire bien plus souvent encore, si seulement nous l’attendons de lui et comptons sur lui pour le faire.

C’est notre privilège, chaque fois que nous nous asseyons auprès d’une personne en recherche pour lui montrer le chemin de la vie, de lever les yeux vers le Saint-Esprit et de lui dire : « Que dois-je dire exactement à cette personne ? Quel passage de l’Écriture dois-je employer ? » Il y a une profonde signification dans le fait que, dans le verset qui suit immédiatement cette précieuse promesse, Jésus dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. » C’est lorsque l’Esprit nous rappelle ses paroles et nous enseigne la vérité de Dieu que nous obtenons cette paix et que nous y demeurons. Si nous comptons simplement sur le Saint-Esprit pour nous remettre en mémoire l’Écriture au moment même où nous en avons besoin, et précisément le passage dont nous avons besoin, nous posséderons vraiment la paix de Christ à chaque instant de notre vie.

Un homme qui se préparait au service chrétien vint me trouver, en grande détresse. Il me dit qu’il devait abandonner sa formation, car il était incapable d’apprendre les Écritures par cœur. « J’ai trente-deux ans, dit-il, et je suis dans les affaires depuis des années. J’ai perdu l’habitude d’étudier, et je ne parviens à rien retenir par cœur. » Cet homme désirait ardemment servir son Maître, et il avait les larmes aux yeux en me disant cela.

« Ne vous découragez pas, lui répondis-je. Saisissez la promesse de votre Seigneur, selon laquelle le Saint-Esprit vous rappellera ses paroles ; apprenez un passage de l’Écriture, gravez-le solidement dans votre esprit, puis un autre, et comptez sur le Saint-Esprit pour vous les remettre en mémoire quand vous en aurez besoin. » Il poursuivit sa formation. Il se confia dans le Saint-Esprit. Plus tard, il entreprit une œuvre dans un champ très difficile, un champ où foisonnaient toutes sortes d’erreurs. Les gens s’attroupaient autour de lui dans la rue comme des abeilles, et il prenait sa Bible et se confiait dans le Saint-Esprit pour lui rappeler les passages de l’Écriture dont il avait besoin – et l’Esprit le faisait. Ses adversaires étaient couverts de confusion, car il leur répondait sur chaque point par la Parole sûre de Dieu, et beaucoup des plus endurcis furent gagnés à Christ.

II. Le Saint-Esprit nous enseignera toutes choses. Il y a une promesse encore plus explicite dans ce sens deux chapitres plus loin, en Jean 16:12-14. Jésus y dit : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. » Cette promesse a été faite en premier lieu aux apôtres, mais les apôtres eux-mêmes l’ont appliquée à tous les croyants (1 Jean 2:20-27). C’est le privilège de chaque croyant en Jésus-Christ, même le plus humble, d’être « enseigné de Dieu ».

Indépendamment des enseignants humains : « vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne » (1 Jean 2:27).

Cela ne signifie pas, bien sûr, que nous ne puissions pas apprendre beaucoup d’autres personnes qui sont enseignées par le Saint-Esprit. Si Jean avait pensé cela, il n’aurait jamais écrit cette épître pour enseigner les autres. L’homme le plus pleinement enseigné de Dieu est précisément celui qui sera le plus disposé à écouter ce que Dieu a enseigné à d’autres. Cela signifie bien moins encore que, lorsque nous sommes enseignés par l’Esprit, nous soyons indépendants de la Parole écrite de Dieu ; car la Parole est le lieu même où l’Esprit, qui est l’Auteur de la Parole, conduit ses élèves, et l’instrument par lequel il les instruit (Éphésiens 6:17 ; Jean 6:33 ; Éphésiens 5:18-19 ; Colossiens 3:16). Mais si nous pouvons apprendre beaucoup des hommes, nous ne dépendons pas d’eux.

Nous avons un Enseignant divin : le Saint-Esprit.

Nous ne connaîtrons jamais vraiment la vérité tant que nous ne serons pas enseignés directement par le Saint-Esprit. Aucun enseignement purement humain, quels que soient nos maîtres, ne nous donnera jamais une compréhension juste, exacte et complète de la vérité. Même une étude assidue de la Parole, que ce soit dans notre langue ou dans les langues originales, ne nous donnera pas une réelle intelligence de la vérité. Il faut que nous soyons enseignés directement par le Saint-Esprit, et chacun de nous peut l’être. Celui qui est ainsi enseigné comprendra mieux la vérité de Dieu, même s’il ne connaît pas un seul mot de grec ou d’hébreu, que celui qui possède à fond le grec et l’hébreu, et toutes les langues apparentées par-dessus le marché, mais qui n’est pas enseigné par l’Esprit.

L’Esprit conduira celui qu’il enseigne ainsi « dans toute la vérité ». Tout le domaine de la vérité de Dieu est pour chacun de nous, mais le Saint-Esprit ne nous conduira pas dans toute la vérité en un seul jour, ni en une semaine, ni en une année : il le fera pas à pas. Deux lignes particulières de l’enseignement de l’Esprit sont mentionnées : (1) « il vous annoncera les choses à venir. » Beaucoup disent que nous ne pouvons rien savoir de l’avenir, et que toutes nos pensées à ce sujet ne sont que conjectures. Certes, nous ne pouvons pas tout savoir de l’avenir.

Il y a certaines choses que Dieu a jugé bon de garder pour lui, des choses cachées qui lui appartiennent (Deutéronome 29:29). Par exemple, il ne nous appartient pas de « connaître les temps ou les moments » du retour de notre Seigneur (Actes 1:7) ; mais il y a beaucoup de choses concernant l’avenir que le Saint-Esprit nous révélera.

(2) « Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. » C’est là la ligne particulière de l’enseignement du Saint-Esprit auprès du croyant, comme auprès de l’incrédule : Jésus-Christ. C’est son œuvre, avant toute autre, de révéler Jésus-Christ et de le glorifier. Tout son enseignement est centré sur Christ. D’un point de vue ou d’un autre, il nous ramène toujours à Jésus-Christ. Certains craignent de mettre l’accent sur la vérité concernant le Saint-Esprit, de peur que Christ lui-même ne soit tourné en dérision et relégué à l’arrière-plan ; mais personne n’exalte Christ comme le fait le Saint-Esprit. Nous ne comprendrons jamais Christ, et nous ne verrons jamais sa gloire, tant que le Saint-Esprit ne nous l’aura pas interprété. On aurait beau écouter des sermons et des conférences, si habiles soient-ils, on aurait beau étudier la Parole elle-même, rien de tout cela ne nous ferait jamais voir « les choses de Christ » ; il faut que le Saint-Esprit nous les montre, et il est disposé à le faire, et il peut le faire. Il désire ardemment le faire.

Le désir le plus intense du Saint-Esprit est de révéler Jésus-Christ aux hommes. Le jour de la Pentecôte, lorsque Pierre et le reste de l’assemblée furent « remplis du Saint-Esprit », ils ne parlèrent pas beaucoup du Saint-Esprit ; ils parlèrent de Christ. Étudiez le sermon de Pierre ce jour-là : Jésus-Christ en était l’unique thème ; et Jésus-Christ sera notre unique thème si nous sommes enseignés par l’Esprit ; Jésus-Christ occupera tout l’horizon de notre regard. Nous aurons un Christ nouveau, un Christ glorieux. Christ nous paraîtra si glorieux que nous brûlerons d’aller parler à tous de ce Glorieux que nous avons trouvé. Jésus-Christ est tout autre lorsque l’Esprit le glorifie en prenant de ce qui est à lui et en nous le montrant.

III. Le Saint-Esprit nous révèle les profondeurs de Dieu, qui sont cachées à l’homme naturel et qui sont pour lui une folie. Nous lisons en 1 Corinthiens 2:9-13 : « ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. » Ce passage se rapporte en premier lieu aux apôtres, mais nous ne pouvons pas limiter à eux cette œuvre de l’Esprit.

L’Esprit révèle à chaque croyant les profondeurs de Dieu, des choses que l’œil d’aucun homme n’a jamais vues, que l’oreille n’a jamais entendues, et qui ne sont jamais montées au cœur de l’homme : ce sont les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Il ressort clairement du contexte que cela ne se rapporte pas seulement au ciel ou aux choses à venir dans la vie future. Le Saint-Esprit prend les profondeurs de Dieu, ce que Dieu a préparé pour nous dès la vie présente, et il nous les révèle.

IV. Le Saint-Esprit interprète sa révélation. Il communique la faculté de discerner, de connaître et d’apprécier ce qu’il a enseigné. Dans le verset qui suit ceux que nous venons de citer, nous lisons : « l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Corinthiens 2:14). Le Saint-Esprit n’est pas seulement l’Auteur de la révélation, la Parole écrite de Dieu : il est aussi l’Interprète de ce qu’il a révélé. Tout livre profond devient infiniment plus intéressant et plus utile lorsque nous avons l’auteur du livre tout près de nous pour nous l’expliquer ; or c’est toujours notre privilège d’avoir l’auteur de la Bible tout près de nous lorsque nous l’étudions.

Le Saint-Esprit est l’Auteur de la Bible, et il se tient prêt à en interpréter le sens à chaque croyant, chaque fois que celui-ci ouvre le Livre. Pour comprendre le Livre, nous devons regarder à lui, et alors les endroits les plus obscurs deviennent clairs. Nous avons souvent besoin de prier avec le psalmiste d’autrefois : « Ouvre mes yeux, pour que je contemple Les merveilles de ta loi » (Psaume 119:18). Il ne suffit pas d’avoir devant nous, pour l’étudier, la révélation de Dieu dans la Parole écrite ; il nous faut aussi l’illumination intérieure du Saint-Esprit, qui nous rend capables de la comprendre à mesure que nous l’étudions.

C’est une erreur courante, mais une erreur des plus manifestes, que de chercher à comprendre une révélation spirituelle avec l’intelligence naturelle. C’est cette tentative insensée qui a conduit tant de gens à s’enliser dans le bourbier de ce qu’on appelle la « haute critique ». Pour comprendre l’art, un homme doit posséder le sens du beau aussi bien que la connaissance des couleurs et de la peinture ; et pour comprendre une révélation spirituelle, un homme doit être enseigné par l’Esprit. La simple connaissance des langues dans lesquelles la Bible a été écrite ne suffit pas. Un homme dépourvu du sens du beau pourrait tout aussi bien s’attendre à apprécier la Madone Sixtine parce qu’il n’est pas daltonien, qu’un homme qui n’est pas rempli de l’Esprit s’attendre à comprendre la Bible simplement parce qu’il comprend le vocabulaire et les règles grammaticales des langues dans lesquelles elle a été écrite.

Autant vaudrait songer à charger un homme d’enseigner l’art parce qu’il comprend la chimie des couleurs, que de charger un homme d’enseigner la Bible parce qu’il possède à fond le grec et l’hébreu. De nos jours, nous avons besoin de reconnaître non seulement l’entière insuffisance et la totale inutilité, devant Dieu, de notre justice – ce qui est la leçon des premiers chapitres de l’Épître aux Romains –, mais aussi l’entière insuffisance et la totale inutilité, dans les choses de Dieu, de notre sagesse – ce qui est la leçon de la Première Épître aux Corinthiens, en particulier des chapitres un à trois. (Voir, par exemple, 1 Corinthiens 1:19-21, 26 et 27.)

Les Juifs d’autrefois avaient une révélation donnée par l’Esprit, mais ils n’ont pas compté sur l’Esprit lui-même pour la leur interpréter, et c’est ainsi qu’ils se sont égarés. De même, les chrétiens d’aujourd’hui ont une révélation donnée par l’Esprit, et beaucoup ne comptent pas sur le Saint-Esprit pour la leur interpréter, et c’est ainsi qu’ils s’égarent. L’Église évangélique tout entière reconnaît, du moins en théorie, l’entière insuffisance de la justice de l’homme. Ce qu’il faut lui enseigner à l’heure actuelle, et ce qu’il faut lui faire ressentir, c’est l’entière insuffisance de la sagesse de l’homme. C’est peut-être la leçon que ce vingtième siècle, si plein d’une superbe vanité intellectuelle, a le plus besoin d’apprendre. Pour comprendre la Parole de Dieu, nous devons nous vider entièrement de notre sagesse et nous reposer dans une entière dépendance de l’Esprit de Dieu, pour qu’il nous l’interprète.

Nous ferons bien de prendre à cœur les paroles de Jésus lui-même en Matthieu 11:25 : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. » Plusieurs étudiants de la Bible discutaient un jour des meilleures méthodes d’étude biblique, et l’un d’eux, homme instruit et érudit, déclara : « Je crois que la meilleure méthode d’étude de la Bible, c’est la méthode du petit enfant. »

Lorsque nous avons entièrement renoncé à notre propre justice, alors, et alors seulement, nous recevons la justice de Dieu (Philippiens 4:7, 9 ; Romains 10:3). Et lorsque nous avons entièrement renoncé à notre propre sagesse, alors nous recevons la sagesse de Dieu. « Que nul ne s’abuse lui-même », dit l’apôtre Paul ; « si quelqu’un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage. » (1 Corinthiens 3:18). Il faut que le vide précède la plénitude : que le moi soit répandu, pour que Dieu puisse se répandre en nous.

Nous devons être enseignés chaque jour par l’Esprit pour comprendre la Parole. Nous ne pouvons pas nous reposer sur le fait que l’Esprit nous a enseignés hier. Chaque fois que nous entrons en contact avec la Parole, il faut que ce soit dans la puissance de l’Esprit pour cette occasion précise. Il ne suffit pas que le Saint-Esprit ait un jour éclairé notre intelligence pour lui faire saisir une certaine vérité. Il doit le faire chaque fois que nous nous trouvons devant ce passage. Andrew Murray a fort bien dit : « Chaque fois que vous venez à la Parole – pour l’étudier, pour entendre un sermon ou pour lire un livre religieux –, il devrait y avoir, aussi distinct que votre contact avec les moyens extérieurs, l’acte précis du renoncement à soi-même, par lequel vous reniez votre propre sagesse et vous vous livrez avec foi au divin Enseignant » (« L’Esprit de Christ », page 221).

V. Le Saint-Esprit rend le croyant capable de communiquer aux autres, avec puissance, la vérité qui lui a été enseignée.

Paul dit en 1 Corinthiens 2:1-5 : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement; et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »

Il en va de même lorsqu’il écrit aux croyants, en 1 Thessaloniciens 1:5 : « notre Évangile ne vous ayant pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l’Esprit Saint, et avec une pleine persuasion; car vous n’ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi vous, à cause de vous. » Nous n’avons pas seulement besoin du Saint-Esprit, en premier lieu, pour révéler la vérité à des apôtres et à des prophètes choisis, ni seulement du Saint-Esprit, en deuxième lieu, pour nous interpréter à chacun personnellement la vérité qu’il a ainsi révélée ; il nous faut encore, en troisième lieu, le Saint-Esprit pour nous rendre capables de communiquer efficacement aux autres la vérité qu’il nous a lui-même interprétée. Nous avons besoin de lui sur toute la ligne. L’une des grandes causes d’échec réel dans le ministère, même lorsqu’il y a un succès apparent – et non seulement dans le ministère proprement dit, mais aussi dans toutes les formes de service –, vient de ce qu’on essaie d’enseigner par « les discours persuasifs de la sagesse » (c’est-à-dire par les procédés de la logique, de la persuasion et de l’éloquence humaines) ce que le Saint-Esprit nous a enseigné. Ce qu’il faut, c’est la puissance du Saint-Esprit, « une démonstration d’Esprit et de puissance ».

Il y a trois causes d’échec dans la prédication d’aujourd’hui. Premièrement, on enseigne un autre message que celui que le Saint-Esprit a révélé dans la Parole. (On prêche la science, l’art, la littérature, la philosophie, la sociologie, l’histoire, l’économie, l’expérience, etc., et non la simple Parole de Dieu telle qu’elle se trouve dans le Livre du Saint-Esprit, la Bible.) Deuxièmement, le message de la Bible, enseigné par l’Esprit, est étudié, et l’on cherche à le saisir, avec l’intelligence naturelle, c’est-à-dire sans l’illumination de l’Esprit. Combien cela est courant, même dans des institutions où l’on forme des hommes pour le ministère, et même dans des institutions parfaitement orthodoxes ! Troisièmement, le message donné par l’Esprit, la Parole, la Bible étudiée et comprise sous l’illumination du Saint-Esprit, est transmis aux autres par « les discours persuasifs de la sagesse », et non par « une démonstration d’Esprit et de puissance ». Nous avons besoin de l’Esprit, et nous dépendons de lui, sur toute la ligne. Il doit nous enseigner comment parler aussi bien que ce qu’il faut dire. Il doit être la puissance aussi bien que le message.

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