Chapitre 15 · 31 min de lecture · 41 min d’écoute
L’abondance et le manque
1840.
UNE OFFRANDE PURE EXIGÉE—UN VOYAGE PROJETÉ—UNE PROVISION OPPORTUNE—NE REGARDER QU’AU SEIGNEUR—LA COLÈRE DE L’HOMME LOUANT DIEU—UNE PROMESSE ACCOMPLIE—BIENFAIT DE L’ÉPREUVE—DE NOUVELLES SOURCES OUVERTES—AVANT QU’ILS M’INVOQUENT, JE RÉPONDRAI—LA CONFIANCE EN DIEU RECOMMANDÉE—BÉNÉDICTIONS SPIRITUELLES.
1er janvier 1840. Ce matin, environ une heure après minuit, j’ai reçu un papier dans lequel était scellé un peu d’argent pour les orphelins. Quelques minutes plus tard, je me suis souvenu que la personne qui l’avait donné avait des dettes, et je savais que ses créanciers lui avaient réclamé à plusieurs reprises d’être payés. J’ai donc résolu de le rendre sans ouvrir le papier, car nul n’a le droit de donner tant qu’il a des dettes. Je l’ai fait alors que je savais qu’il n’y avait pas en caisse de quoi faire face aux dépenses de la journée. Vers huit heures, ce matin, un frère a apporté pour les orphelins cinq livres, qu’il venait tout juste de recevoir de sa mère. Remarquez que ce frère est conduit à les apporter sur-le-champ !
25 janvier. J’ai beaucoup prié cette semaine au sujet d’un voyage en Allemagne : 1. pour voir certains frères qui se proposent de partir comme missionnaires aux Indes orientales ; et 2. pour revoir mon père une fois encore. Je suis conduit à partir dès maintenant, au lieu de différer, parce que ma santé décline de nouveau au point qu’il semble souhaitable que je quitte Bristol de toute façon ; ainsi pourrais-je continuer à servir dans l’œuvre du Seigneur tout en veillant en même temps au bien de ma santé. Seigneur, garde-moi de commettre une erreur en cette affaire !
31 janvier. Il n’y a en caisse qu’un shilling cinq pence. Le Seigneur pourvoira ! Je me sens tout à fait tranquille, bien que dans trois jours je doive quitter l’œuvre pour plusieurs semaines. Après avoir écrit ce qui précède, j’ai reçu seize livres pour les orphelins et vingt-quatre livres pour les autres objets de l’Institution pour la connaissance des Écritures. Ainsi le Seigneur me permettra dans sa bonté de laisser derrière moi un peu d’argent à mon départ, et j’ai aussi une nouvelle réponse à ma prière pour obtenir de quoi acheter des Bibles, ce que j’ai demandé au Seigneur à plusieurs reprises et à quoi il avait commencé de répondre par le don que j’ai reçu le 22. J’ai reçu en outre cinq livres pour les autres objets.
2 févr. Aujourd’hui et hier sont encore arrivées, avant mon départ, près de neuf livres pour les orphelins. Quelle bonté du Seigneur d’envoyer cet argent justement maintenant, à la veille de mon départ !
L’absence de M. Müller dura du 3 février au 9 mars. À cette dernière date, il écrit :—
Pendant tout le temps de mon absence, non seulement le Seigneur a pourvu à tous les besoins des orphelins, mais à mon retour j’ai trouvé en caisse plus qu’il n’y avait à mon départ. Les dons arrivés pendant mon absence s’élèvent à une somme de quatre-vingts à quatre-vingt-dix livres.
26 mars. Le 17 de ce mois, j’ai reçu la lettre suivante d’un frère dont le Seigneur s’était servi plusieurs fois comme d’un instrument pour subvenir à nos besoins, et qui, il y a deux mois, avait aussi envoyé trente livres.
« J’ai reçu un peu d’argent de ——. Avez-vous quelque besoin présent pour l’Institution dont vous avez la charge ? Je sais que vous ne demandez pas, si ce n’est à celui dont vous faites l’œuvre ; mais répondre quand on vous interroge semble autre chose, et une chose juste. J’ai une raison de désirer connaître l’état présent de vos ressources pour les objets que vous vous efforcez de servir, à savoir que, si vous n’en aviez pas besoin, d’autres branches de l’œuvre du Seigneur, ou d’autres membres du peuple du Seigneur, pourraient en avoir besoin. Veuillez donc me renseigner, et pour quel montant, c’est-à-dire de quelle somme vous avez besoin en ce moment même, ou que vous pourriez employer utilement. »
Au moment où arriva cette lettre, nous étions bel et bien dans le besoin. Néanmoins, j’ai considéré que, ayant agi jusqu’ici d’une certaine manière (c’est-à-dire en ne parlant de nos besoins qu’au Seigneur), je devais continuer à le faire, faute de quoi le but principal de l’œuvre — être en aide aux saints en général, en cherchant à les amener, au moyen de cette Institution, à une dépendance accrue de Dieu seul — serait frustré. J’ai donc répondu à cette lettre, en substance, comme suit :—
« Tout en vous remerciant de votre amour, et tout en reconnaissant avec vous qu’en général il y a une différence entre demander de l’argent et répondre quand on est interrogé, je ne me sens pas libre, dans notre cas, de parler de l’état de nos fonds, car le but premier de l’œuvre qui est entre mes mains est d’amener ceux qui sont faibles dans la foi à voir qu’il y a de la réalité à traiter avec Dieu seul. »
Après avoir expédié la réponse, j’ai été conduit encore et encore à prier le Seigneur de cette manière : « Seigneur, tu sais que c’est à cause de toi que je n’ai pas parlé à ce frère de nos besoins. Maintenant, Seigneur, montre de nouveau qu’il y a de la réalité à ne parler de nos besoins qu’à toi seul, et parle donc à ce frère, afin qu’il nous vienne en aide. »
Aujourd’hui, en réponse à cette demande, ce frère a envoyé cent livres. J’ai ainsi les moyens d’ouvrir l’école enfantine et de commander d’autres Bibles. Les orphelins sont de nouveau pourvus pour une semaine ; car, lorsque l’argent est arrivé, il n’y avait pas un penny en caisse pour eux.
7 avril. Ce soir, j’ai appris par mon petit demi-frère que mon cher père est mort le 30 mars. Jamais je n’ai prié plus souvent ni plus ardemment pour la conversion de mon cher et vieux père que pendant la dernière année de sa vie ; mais, quoi qu’il en soit, il n’a pas plu au Seigneur de me laisser voir la réponse à mes prières.
9 avril. Nous sommes sur le point d’envoyer de l’argent aux Indes orientales pour des objets missionnaires. Pendant que j’étais à genoux à ce sujet, on a apporté cinq livres dans ce but.
2 mai. Rien n’étant arrivé depuis cinq jours, nous étions de nouveau aujourd’hui sans un sou. En réponse à la prière, cinq shillings six pence sont arrivés, et l’on a envoyé quelques bijoux, dont le donateur ne désire pas que les noms soient connus. Ainsi avons-nous été secourus pour cette journée. Remarquez ici comment le Seigneur a laissé passer cinq jours sans incliner le cœur de personne à nous envoyer des provisions ; mais, dès l’instant où il y a un besoin réel, le ruisseau coule de nouveau.
3 mai. Hier soir a été baptisé un frère qui, le premier jour du Seigneur de cette année, était venu avec sa fiancée à la chapelle de Bethesda. Tous deux étaient alors inconvertis. Depuis le 1er avril seulement, quarante et une personnes sont venues nous parler de leur âme.
8 mai. Quatre croyants séjournent chez moi, et aujourd’hui il ne nous restait plus que quelques shillings de notre propre argent. Je me suis donc livré à la prière pour obtenir de quoi faire face à nos dépenses personnelles. En réponse à ma demande, j’ai reçu ce matin cinq livres.
10 mai. Aujourd’hui, cinq des orphelins ont été baptisés. Il y en a maintenant quatorze dans la communion.
26 mai. Rien n’était arrivé. Mes engagements m’ont empêché d’aller aux maisons des orphelins avant sept heures du soir, heure à laquelle les ouvriers se réunissaient pour prier. Quand nous nous sommes réunis, j’ai appris que l’un d’eux avait donné dix-sept shillings, qu’on avait répartis entre les trois maisons. Cette somme, avec le peu qui restait d’hier, avait permis de se procurer tous les articles nécessaires. Nous sommes maintenant très pauvres.
27 mai. Nous nous sommes réunis pour prier à onze heures ce matin. Aucun argent n’était arrivé, mais il y avait assez pour le dîner dans toutes les maisons. Ce matin, on a brûlé le dernier charbon à la maison des orphelins en bas âge, et à la maison des garçons il n’en restait que pour aujourd’hui, sans argent en caisse pour en acheter davantage. Dans ce besoin, T. P. C. a envoyé une charretée de charbon. Nous nous proposons de nous réunir de nouveau à quatre heures cet après-midi. Que le Seigneur veuille, dans sa grâce, envoyer du secours d’ici là !
Soir. Le Seigneur a eu pitié ! Une personne avait acheté, il y a quelques jours, plusieurs articles donnés pour être vendus au profit des orphelins, et devait six livres quinze shillings. Ce matin, j’ai demandé au Seigneur d’incliner son cœur à apporter l’argent, ou une partie, puisque nous étions dans un tel besoin. Au moment même où j’allais me réunir pour prier avec mes compagnons d’œuvre cet après-midi, il est venu et a apporté quatre livres. Mais notre bon Père nous a montré plus encore aujourd’hui que c’était uniquement pour l’épreuve de notre foi qu’il avait suspendu pour un temps les provisions ; car on a donné ce soir cinq livres, avec Ecclésiaste 9:10. Il est aussi arrivé neuf shillings pour des articles qui avaient été remis entre les mains d’une sœur qui s’est chargée du service de vendre les articles donnés à cet effet. Ainsi la journée, commencée dans la prière, s’est achevée dans la louange. Mais il reste à rapporter, au sujet de ce jour, une chose aussi précieuse, ou plus encore, que ce qui vient d’être dit : j’ai appris aujourd’hui que le Seigneur a commencé à éveiller chez plusieurs des garçons le souci de leur âme.
17 juin. Depuis plusieurs jours, j’étais très pauvre quant à mes propres besoins temporels, aussi bien que pour les orphelins. Aujourd’hui, nous étions particulièrement pauvres à ces deux égards ; mais notre bon Père ne s’est pas seulement souvenu des besoins des chers orphelins : il m’a donné aussi un peu d’argent pour mes dépenses personnelles. La même sœur dont il vient d’être question, qui a apporté cinq livres dix shillings six pence pour les orphelins, m’a apporté aussi sept livres pour moi-même.
22 juin. Demain, si le Seigneur le veut, je me propose d’accompagner avec ma femme jusqu’à Liverpool les trois frères allemands et les cinq sœurs allemandes, qui se proposent de s’y embarquer. Dans ces circonstances, il est souhaitable de laisser derrière moi au moins un peu d’argent. Ce désir de mon cœur, le Seigneur l’a exaucé ; car ce matin D. C. m’a donné cinq livres, et la vente d’articles a rapporté dix shillings cinq pence. Le soir, une sœur qui a quitté Bristol aujourd’hui m’a envoyé par sa mère cinq livres.
Pendant l’absence de M. M., il fut pourvu aux besoins des orphelins d’une manière merveilleuse. Pour n’en citer qu’un exemple, à un moment de besoin extrême, un pauvre missionnaire allemand, sur le point de s’embarquer pour une terre païenne, donna six livres dix shillings, c’est-à-dire tout son avoir.
Le fait suivant parvint à sa connaissance au cours de son voyage :—
Vers octobre 1837, j’envoyai quelques Bibles et quarante-six exemplaires de mon Récit à un frère du Haut-Canada qui, dépendant du Seigneur pour ses besoins temporels, travaille comme missionnaire dans ce pays. Environ dix-huit mois plus tard, j’appris que cette caisse n’était pas arrivée. J’avais lieu de penser que le courtier ne l’avait jamais expédiée. Ma consolation, toutefois, était que, bien que ce pauvre pécheur eût agi ainsi, le Seigneur, en son lieu et à sa manière, se servirait des Bibles et de mes Récits. Or, presque aussitôt après mon arrivée à Liverpool, un frère me dit que plusieurs personnes qui avaient lu mon Récit désiraient m’entendre prêcher ; qu’il savait qu’un frère libraire en avait acheté un nombre considérable à des prêteurs sur gages, puis les avait revendus ; et qu’on en avait même commandé à Londres lorsqu’il n’y avait plus moyen de s’en procurer autrement. Il était donc évident que le courtier maritime avait mis ces Récits en gage avant de s’enfuir ; mais le Seigneur s’en servit, comme je l’avais espéré.
1er août. Il y a quelques jours, un frère séjournait chez moi, en route vers son père, qu’il n’avait pas vu depuis plus de deux ans et qui lui était fort opposé, à cause des pas décidés que son fils avait faits pour le Seigneur. Avant que ce frère ne parte, cette précieuse promesse de notre Seigneur m’est revenue à l’esprit : « si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 18:19.) Je suis donc allé dans la chambre du frère, et, après nous être accordés pour prier afin qu’il soit bien reçu par son père et que ses deux parents se convertissent, nous avons prié ensemble. Aujourd’hui, ce frère est revenu. Le Seigneur a déjà exaucé une partie de la prière. Le frère a été reçu avec la plus grande bonté, contre toute attente naturelle. Que le Seigneur nous aide maintenant tous deux à attendre la réponse à l’autre partie de notre prière ! Rien n’est trop difficile pour le Seigneur !
Depuis la publication de la dernière édition, le père de ce frère est mort. Il vécut plus de dix ans après le 1er août 1840, jusqu’à l’âge d’environ quatre-vingt-six ans, et, comme il persistait dans une vie de grand péché et d’opposition à la vérité, la perspective de sa conversion devint de plus en plus sombre. Mais à la fin le Seigneur exauça la prière. Ce vieux pécheur fut entièrement changé, se reposa simplement sur le Seigneur Jésus pour le salut de son âme, et s’attacha à son fils croyant autant qu’il lui avait été opposé auparavant ; il désirait l’avoir auprès de lui le plus possible, afin qu’il lui lût les saintes Écritures et priât avec lui.
8 août. Samedi. Ce soir, je méditais le quatrième psaume. J’ai pu m’appliquer à moi-même les paroles du verset 4 : « Sachez que l’Éternel s’est choisi un homme pieux; L’Éternel entend, quand je crie à lui. » Elles m’ont conduit à prier pour des bénédictions spirituelles. Pendant que je priais, les besoins des orphelins — car il n’y a de nouveau pas un penny en caisse — me sont aussi revenus à l’esprit, et j’ai prié le Seigneur à ce sujet également. Environ cinq minutes après, on m’a annoncé qu’une sœur désirait me voir. Elle a apporté une livre dix shillings pour les orphelins. Ainsi le Seigneur, dans sa bonté, a déjà envoyé un peu de quoi commencer la semaine. On a encore donné aujourd’hui un shilling onze pence ; et l’on a retiré cinq shillings un penny des troncs des maisons des orphelins.
15 août. Il y avait aujourd’hui la plus grande pauvreté dans les trois maisons ; toutes les provisions étaient très basses, car les recettes de toute la semaine avaient été si maigres. De plus, c’était samedi, jour où les besoins sont presque doubles en comparaison des autres jours. Il fallait au moins trois livres pour nous permettre de passer la journée sans gêne ; mais il n’y avait rien en caisse pour cela. Mon seul espoir était en Dieu. La nécessité même m’a conduit à attendre du secours pour ce jour-là ; car, si aucun n’était venu, le nom du Seigneur aurait été déshonoré. Entre midi et une heure, deux sœurs dans le Seigneur sont venues me voir ; l’une m’a donné deux livres, et l’autre sept shillings six pence pour les orphelins. Avec cela, je me suis rendu vers une heure à la maison des garçons, où j’ai trouvé les enfants à table. Le frère B. m’a mis dans la main le billet suivant, qu’il était justement sur le point d’envoyer :—
« Cher frère,—Avec des pommes de terre du jardin des enfants, des pommes de l’arbre de la cour de récréation (dont on a fait des chaussons aux pommes), et quatre shillings six pence, prix de quelques articles donnés par l’un des ouvriers, nous avons un dîner. Il manque beaucoup de choses. Mais le Seigneur a pourvu et pourvoira. »
23 août. Jour du Seigneur. Comme nous l’avons souvent constaté, il en est encore de même aujourd’hui. Après que le Seigneur a éprouvé notre foi, il nous donne, dans l’amour de son cœur, l’abondance, pour montrer que ce n’est pas dans sa colère, mais pour la gloire de son nom et pour l’épreuve de notre foi, qu’il nous a laissés dans la pauvreté. Le Seigneur nous a donné aujourd’hui, dans sa bonté, douze livres dix-sept shillings.
29 août. Depuis bien des semaines, il n’est arrivé que très peu de chose pour les autres fonds. L’essentiel des ressources est venu de la vente de Bibles. Samedi dernier, je n’ai pas pu payer la totalité des traitements hebdomadaires des maîtres des écoles de jour, ce qui ne fait cependant pas de moi leur débiteur, car il est entendu que ce n’est pas sur moi qu’ils doivent compter pour leur paiement, mais sur le Seigneur. Aujourd’hui encore, il n’y avait en caisse que deux shillings, alors qu’il fallait plusieurs livres pour payer les traitements. Il m’a paru clairement alors que la volonté du Seigneur était que, de même que tous les ouvriers des maisons des orphelins connaissent l’état des fonds, les frères et les sœurs qui travaillent dans les écoles de jour partagent avec nous l’épreuve de la foi et la joie de la foi. Nous nous sommes donc tous réunis, et, après que j’eus mis sur leur cœur l’importance de garder pour eux-mêmes, pour l’amour du Seigneur, l’état des fonds, nous avons prié ensemble.
5 septembre. Samedi. Comme il était arrivé si peu de chose ces derniers jours, il fallait au moins trois livres pour faire face aux besoins de la journée. Il n’y avait pourtant pas un penny en caisse au commencement du jour. Hier soir, les ouvriers des maisons des orphelins, avec les maîtres des écoles de jour, se sont réunis pour prier. Ce matin, l’un des maîtres, qui avait un peu d’argent à lui, a apporté une livre cinq shillings six pence. Nous avons ainsi pu pourvoir au dîner. L’après-midi, nous nous sommes tous réunis de nouveau pour prier. Un autre maître des écoles de jour a donné deux shillings six pence, et il est arrivé en outre un shilling. Mais tout cela ne suffisait pas. Il n’y avait rien de prévu pour le dîner de demain, ni d’argent pour prendre du lait demain, et il fallait en outre acheter quantité d’autres petites choses, afin que rien ne manquât réellement. Voyez maintenant comment notre bon Père nous a secourus ! Entre sept et huit heures ce soir, une sœur dont le Seigneur a disposé le cœur à se charger du service de vendre les articles envoyés à cet effet a apporté deux livres dix shillings six pence pour quelques-uns des objets arrivés il y a quinze jours de Worcester, et mercredi dernier de Leeds. Cette sœur a dit que, bien qu’elle ne se sentît pas bien du tout, elle était venue parce que la chose lui pesait tellement sur le cœur qu’elle n’avait pu rester chez elle.
8 septembre. Avec quelle bonté le Seigneur a disposé les choses pour que, depuis quelque temps, les recettes du fonds des écoles soient si faibles, afin que nous soyons ainsi contraints de faire partager aux ouvriers des écoles de jour nos joies et nos épreuves de foi, qu’on leur avait cachées jusque-là ! Mais, de même qu’il y a plus de deux ans le Seigneur a disposé les choses de telle sorte qu’il est devenu nécessaire de faire connaître l’état des fonds aux ouvriers des maisons des orphelins, et qu’il en a fait pour eux une bénédiction — si bien que je puis maintenant quitter Bristol et que l’œuvre continue —, de même, je n’en doute pas, les frères et les sœurs qui enseignent dans les écoles de jour seront grandement bénis en devenant ainsi participants de notre précieux secret touchant l’état des fonds. Nos réunions de prière ont déjà été une bénédiction pour nous et nous ont unis plus que jamais dans l’œuvre. Nous les tenons maintenant chaque matin à sept heures, et nous les continuerons, avec l’aide du Seigneur, jusqu’à ce que nous voyions sa main étendue, non seulement pour nous donner de quoi payer les maîtres, mais aussi pour d’autres fins ; car il nous faut un poêle dans l’une des salles de classe, une nouvelle provision de plusieurs sortes de Bibles et de Nouveaux Testaments, et il est souhaitable d’avoir de quoi aider les frères missionnaires qui travaillent en dépendant du Seigneur pour leurs besoins temporels.
21 septembre. Aujourd’hui, un frère des environs de Londres m’a donné dix livres, à employer là où le besoin serait le plus grand. Comme nous prions depuis bien des jours pour les fonds des écoles, des Bibles et des missions, j’ai tout pris pour eux. Ce frère ne savait rien de notre œuvre lorsqu’il est arrivé à Bristol il y a trois jours. Ainsi le Seigneur, pour montrer le soin continuel qu’il prend de nous, suscite de nouveaux aides. Ceux qui se confient dans le Seigneur ne seront jamais confus. Certains qui ont aidé pendant un temps peuvent s’endormir en Jésus ; d’autres peuvent se refroidir dans le service du Seigneur ; d’autres peuvent désirer aider autant que jamais, mais n’en avoir plus les moyens ; d’autres encore peuvent avoir à la fois un cœur disposé à aider et les moyens de le faire, mais estimer que la volonté du Seigneur est qu’ils les emploient d’une autre manière ;—et ainsi, pour une raison ou pour une autre, si nous nous appuyions sur l’homme, nous serions sûrement confus ; mais, en nous appuyant sur le Dieu vivant seul, nous sommes à l’abri de la déception, à l’abri d’être abandonnés pour cause de mort, ou de manque de moyens, ou de manque d’amour, ou à cause des exigences d’une autre œuvre.
7 octobre. Il y a maintenant cinq semaines que nous nous réunissons chaque jour pour prier. Non pas, à vrai dire, seulement pour demander des ressources, mais pour obtenir grâce et sagesse pour nous-mêmes dans l’œuvre, pour la conversion des enfants confiés à nos soins, pour la grâce envers ceux d’entre eux qui sont déjà du côté du Seigneur, pour une bénédiction sur la diffusion des Écritures, pour une bénédiction sur l’œuvre à l’égard de l’Église en général, etc. Mais, tandis que nous prions ainsi pour diverses choses, selon que l’Esprit nous conduisait, c’était pourtant le manque de ressources qui nous rassemblait jour après jour. Nous avons demandé au Seigneur de nous donner les ressources nécessaires pour faire marcher les écoles de jour, pour acheter des Bibles, car il en faut de plusieurs sortes, et pour nous permettre d’aider l’œuvre missionnaire à l’étranger. Jamais auparavant, depuis le commencement de l’œuvre le 5 mars 1834, nous n’avions eu à persévérer si longtemps dans la prière pour ces fonds sans obtenir de réponse. Le Seigneur, toutefois, nous a fait la grâce de « persévérer dans la prière », et a gardé nos cœurs dans l’assurance qu’il nous secourrait. Or, bien qu’il ait longtemps tardé avant de nous envoyer la réponse, il a manifesté en son temps non seulement qu’il n’avait pas fermé l’oreille à nos prières dans sa colère, mais qu’il les avait exaucées avant même que nous l’invoquions ; car on nous a envoyé aujourd’hui des Indes orientales un mandat bancaire de cent livres, expédié il y a deux mois, et donc plusieurs jours avant même que nous ayons commencé à prier. On m’a laissé libre d’employer cet argent selon les besoins. Comme nous avions prié si longtemps et si particulièrement pour ces fonds, je l’ai pris tout entier pour eux, et non pour le fonds des orphelins.
26 octobre. Hier matin, en prenant mon chapeau à la patère, j’ai trouvé dans l’un de mes gants un pli contenant un billet de cinq livres et ces mots : « Deux livres pour les orphelins, le reste pour le cher frère et la chère sœur Müller. » Il est encore arrivé hier deux livres douze shillings six pence. Nous voici donc de nouveau pourvus pour environ trois jours.
Au sujet du pli contenant cinq livres qu’on avait mis dans mon chapeau, j’ajoute seulement qu’avant de le recevoir j’avais demandé à plusieurs reprises au Seigneur de quoi faire face à nos dépenses personnelles, car nous n’avions que très peu d’argent pour nous-mêmes. À vrai dire, l’instant même avant de prendre mon chapeau à la patère, je venais de me relever de mes genoux, après avoir de nouveau demandé au Seigneur des ressources pour nous et pour les orphelins.
8 novembre. Je m’étais proposé d’aller hier à Trowbridge, et je l’avais ainsi convenu vendredi soir avec le frère ——. Mais à peine l’avais-je décidé que je n’ai plus eu de paix à la perspective de partir. Après avoir prié à ce sujet vendredi soir et hier matin, j’ai résolu de ne pas y aller, et j’étais certain que le Seigneur avait quelque raison de ne pas me laisser me réjouir à la perspective de ce voyage. Je me suis mis alors à attendre des bénédictions pour cette journée, considérant que le Seigneur m’avait retenu ici pour le bien de quelques âmes. Ce soir, j’ai été particulièrement conduit à presser la vérité sur la conscience des inconvertis, les suppliant et les conjurant, et leur disant aussi que j’étais sûr que le Seigneur, par miséricorde pour certains d’entre eux, m’avait empêché d’aller à Trowbridge. J’ai parlé sur Genèse 6:1-5. Aussitôt après, j’ai vu du fruit de la parole. Une personne m’a ouvert entièrement son cœur. Je me suis promené avec elle jusque vers dix heures, aussi longtemps qu’il me restait quelque force. [Une dizaine de jours plus tard, un frère m’a parlé d’un pauvre ivrogne qui m’avait entendu ce soir-là, et qui depuis lors veillait chaque nuit jusque vers minuit pour lire les Écritures, et qui ne s’était plus enivré depuis.]
Au terme de ces détails concernant l’année du 9 décembre 1839 au 9 décembre 1840, je fais quelques remarques.
1. Bien que nos épreuves de foi aient été nombreuses cette année encore, et plus fréquentes qu’en aucune année précédente, et bien que nous ayons souvent été réduits à la plus grande extrémité, les orphelins n’ont pourtant manqué de rien ; car ils ont toujours eu une bonne nourriture substantielle, ainsi que les vêtements nécessaires, etc.
2. Si quelqu’un, en lisant le simple récit de nos épreuves de foi pendant cette année, supposait qu’elles nous ont déçus dans nos attentes, ou découragés dans l’œuvre, je réponds que c’est tout le contraire. De tels jours étaient attendus dès le commencement de l’œuvre ; bien plus, le but principal pour lequel l’Institution a été fondée est que l’Église de Christ en général soit édifiée en voyant manifestement la main de Dieu étendue en notre faveur à l’heure du besoin, en réponse à la prière. Notre désir n’est donc pas d’être sans épreuves de foi, mais que le Seigneur veuille, dans sa grâce, nous soutenir dans l’épreuve, afin que nous ne le déshonorions pas par la défiance.
3. Cette manière de vivre rapproche remarquablement le Seigneur. Il vient pour ainsi dire, matin après matin, inspecter nos provisions, afin d’envoyer du secours en conséquence. Jamais je n’ai eu une proximité plus grande ni plus manifeste de la présence du Seigneur que lorsque, après le déjeuner, il n’y avait pas de quoi faire le dîner, et que le Seigneur pourvoyait alors au dîner de plus de cent personnes ; ou lorsque, après le dîner, il n’y avait pas de quoi faire le thé, et que pourtant le Seigneur pourvoyait au thé ; et tout cela sans qu’un seul être humain ait été informé de nos besoins. J’ajoute en outre que, bien que nous qui avons été témoins oculaires de ces interventions bienveillantes de notre Père n’en ayons pas tiré tout le profit que nous aurions pu et dû en tirer, nous en avons cependant reçu, dans une certaine mesure, des bénédictions. Une chose est certaine : nous ne sommes pas las de faire l’œuvre du Seigneur de cette manière.
4. On a fait observer plus d’une fois qu’une telle manière de vivre doit amener l’esprit à se demander continuellement d’où viendront la nourriture, les vêtements, etc., et le rendre ainsi impropre aux exercices spirituels. Or, en premier lieu, je réponds que notre esprit est très peu éprouvé au sujet des nécessités de la vie, justement parce que le souci que nous en avons est remis à notre Père, qui, parce que nous sommes ses enfants, non seulement nous permet de le faire, mais veut que nous le fassions. En second lieu, il faut se souvenir que, même si notre esprit était fort éprouvé au sujet des provisions pour les enfants et des ressources pour le reste de l’œuvre, cependant, parce que nous regardons au Seigneur seul pour ces choses, le sentiment de notre besoin ne ferait que nous amener en la présence de notre Père pour qu’il y pourvoie ; et c’est là une bénédiction, et non un dommage pour l’âme. En troisième lieu, nos âmes comprennent que c’est pour la gloire de Dieu et pour le bien de l’Église en général que nous avons ces épreuves de foi, et cela nous ramène encore à Dieu, pour lui demander de nouvelles provisions de grâce, afin de pouvoir être fidèles dans ce service.
5. Le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu, c’est que tous les croyants qui liront ces pages soient encouragés, par ces nombreuses réponses à la prière, à prier, surtout pour la conversion de leurs amis et de leurs proches, pour l’état de leur propre cœur, pour l’état de l’Église en général, et pour le succès de la prédication de l’Évangile. Ne pense pas, cher lecteur, que ces choses nous soient propres et que tous les saints ne puissent en jouir. Bien que tout enfant de Dieu ne soit pas appelé par le Seigneur à fonder des écoles et des maisons d’orphelins, et à se confier dans le Seigneur pour leurs ressources, rien pourtant, du côté du Seigneur, n’empêche que tu connaisses par expérience, bien plus abondamment que nous ne la connaissons aujourd’hui, sa disposition à exaucer les prières de ses enfants. Mets seulement à l’épreuve la fidélité de Dieu. Porte-lui seulement chacun de tes besoins. Garde seulement un cœur droit. Mais si tu vis dans le péché, si tu fais volontairement et habituellement des choses dont tu sais qu’elles sont contraires à la volonté de Dieu, alors tu ne peux t’attendre à être exaucé par lui. « Si j’avais conçu l’iniquité dans mon cœur, Le Seigneur ne m’aurait pas exaucé. Mais Dieu m’a exaucé, Il a été attentif à la voix de ma prière. » Psaume 66:18-19.
6. Quant aux enfants de Dieu qui gagnent leur pain par le travail de leurs mains, ou dans quelque commerce ou profession, et particulièrement les plus pauvres d’entre eux, je leur donne ce conseil affectueux et pourtant solennel : mettre en pratique les principes selon lesquels cette Institution est conduite, pour ce qui est de ne pas s’endetter. Avez-vous des dettes ? Alors confessez votre péché à ce sujet. Confessez sincèrement au Seigneur que vous avez péché contre Romains 13:8. Et si vous êtes résolus à ne plus contracter de dettes, quoi qu’il arrive, et que vous vous attendiez au Seigneur et vous confiiez vraiment en lui, vos dettes présentes seront bientôt payées. N’avez-vous pas de dettes ? Alors, quels que soient vos besoins futurs, soyez résolus, dans la force de Jésus, à souffrir plutôt les plus grandes privations, en vous attendant à Dieu pour son secours, que d’user de moyens contraires à l’Écriture, comme d’emprunter, de prendre des marchandises à crédit, etc., pour vous tirer d’affaire. Il suffit d’essayer ce chemin pour en goûter l’excellence.
Il reste quelques points qui pourront intéresser le lecteur croyant, et que je vais maintenant ajouter.
1. Il y a eu cette année six écoles de jour pour enfants pauvres, entièrement entretenues par les fonds de notre Institution, et toutes fondées par nous.
Le nombre total des enfants qui ont reçu l’instruction dans les écoles de jour par le moyen de l’Institution, depuis sa fondation, s’élève à 2,216 ; le nombre de ceux qui fréquentent actuellement les six écoles de jour est de 303.
Ces écoles de jour ont couvert, par les rétributions des enfants, environ la sixième partie de leurs propres dépenses.
2. Il y a une école du dimanche entièrement entretenue par les fonds de l’Institution.
3. Il y a eu, depuis la fondation de l’Institution, une école d’adultes qui s’y rattache, dans laquelle, le jour du Seigneur après-midi, environ 150 adultes ont été instruits depuis ce temps-là.
4. Le nombre des Bibles et des Nouveaux Testaments répandus par le moyen de notre Institution au cours de l’année écoulée s’élève à 452 exemplaires.
Depuis le 5 mars 1834, il a été répandu 6,044 exemplaires des Écritures.
5. Il a été dépensé au cours de l’année écoulée, sur les fonds de l’Institution, £120, 10s. 2d. pour des objets missionnaires.
6. Il y a actuellement quatre-vingt-onze orphelins dans les trois maisons. Le nombre total des orphelins qui ont été confiés à nos soins du 11 avril 1836 au 9 décembre 1840 s’élève à 129.
Sans que nous ayons demandé quoi que ce soit à qui que ce soit, la somme de £3,937, 1s. 1d. nous a été donnée pour les maisons des orphelins, en réponse à la prière adressée à Dieu, depuis le commencement de l’œuvre.
LA BÉNÉDICTION DU SEIGNEUR SUR L’ŒUVRE QUANT
AUX ÂMES DES ENFANTS.
1. Pendant les quatorze derniers mois, il y a eu des réunions spécialement destinées aux enfants, où on leur a expliqué les Écritures. Ils y montrent une attention presque générale, que j’attribue avec reconnaissance au Seigneur et que je regarde comme l’avant-coureur d’une plus grande bénédiction.
2. Au cours de l’année écoulée, trois des enfants de l’école du dimanche ont été reçus dans la communion.
3. À la fin de l’année dernière, huit orphelins avaient été reçus dans la communion ; au cours de la présente année, quatorze l’ont été ; en tout, vingt-deux.
Il était dit dans le Rapport de l’année dernière que nous attendions du fruit de nos travaux quant à la conversion des enfants, car le Seigneur nous avait donné une certaine ardeur à prier pour eux. Le Seigneur a agi envers nous selon notre attente. Mais j’attends bien plus que ce que nous avons vu. Bien que le but principal de notre œuvre ait été et soit encore de manifester le cœur de Dieu envers ses enfants et la réalité de la puissance auprès de Dieu dans la prière, le Seigneur nous donne pourtant aussi, comme nous l’espérions et comme nous l’avons demandé dans nos prières, la joie de voir un enfant après l’autre amené à se tenir ouvertement du côté du Seigneur. Autant que mon expérience me permet d’en juger, il me semble que les croyants en général ont attendu beaucoup trop peu de fruit présent de leurs travaux parmi les enfants. On a espéré que le Seigneur, un jour ou l’autre, reconnaîtrait l’instruction qu’on donne aux enfants, et exaucerait un jour ou l’autre, fût-ce seulement après bien des années, les prières qu’on offre en leur faveur. Or, bien que des passages comme Proverbes 22:6, Ecclésiaste 11:1, Galates 6:9, 1 Corinthiens 15:58 nous donnent l’assurance, non seulement à l’égard de tout ce que nous faisons pour le Seigneur en général, mais aussi, en particulier, à l’égard de l’éducation des enfants dans la crainte du Seigneur, que notre travail n’est pas vain dans le Seigneur, nous devons cependant nous garder d’abuser de ces passages en tenant pour peu important de voir ou non du fruit présent ; au contraire, nous ne devrions laisser au Seigneur aucun repos jusqu’à ce que nous voyions du fruit présent, et par conséquent, dans une prière persévérante et pourtant soumise, nous devrions faire connaître nos besoins à Dieu. J’ajoute, pour encourager les croyants qui travaillent parmi les enfants, qu’au cours des deux dernières années dix-sept autres jeunes gens ou enfants, âgés de onze ans et demi à dix-sept ans, ont été reçus dans notre communion, et que j’attends maintenant la conversion de beaucoup d’autres, non seulement parmi les orphelins, mais aussi parmi les enfants des écoles du dimanche et des écoles de jour. De même qu’à bien des égards nous vivons en des temps remarquables, il en est ainsi également à cet égard : le Seigneur œuvre puissamment parmi les enfants en bien des lieux.
Le total des dépenses relatives aux objets de l’Institution, à l’exclusion des maisons des orphelins, du 19 novembre 1839 au 19 novembre 1840, est de £622, 2s. 6½d. Le solde en caisse au 19 nov. 1840 était de £13, 2s. 9¾d.
Le total des dépenses relatives aux trois maisons des orphelins, du 9 décembre 1839 au 9 décembre 1840, est de £900, 11s. 2½d. Le solde en caisse au 9 décembre 1840 était de £15, 1s. 6¼d.
REVUE DE L’ANNÉE 1840.
1. Quant à l’Église. Il y a actuellement 525 personnes dans la communion ; 114 ont été ajoutées au cours de l’année écoulée, dont 47 ont été amenées parmi nous à la connaissance du Seigneur.
2. Quant à la provision de mes besoins temporels. Il a plu au Seigneur de m’envoyer, par les offrandes volontaires des saints, £242, 8s. 11½.
Chapitre 15 terminé
L’abondance et le manque