Chapitre 9 · 34 min de lecture · 43 min d’écoute
L’expiation : la doctrine divine de l’expiation face aux doctrines unitarienne et de la Science chrétienne
« Sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. » —Hébreux 9:22.
Notre sujet dans ce chapitre est « La doctrine divine de l’expiation face aux doctrines unitarienne et de la Science chrétienne ». L’une des doctrines les plus fondamentales, les plus centrales et les plus vitales de la foi chrétienne est la doctrine chrétienne de l’expiation. Sans la doctrine biblique de l’expiation, vous n’avez pas le christianisme, mais le substitut que le diable en a fabriqué. Sans la doctrine biblique de l’expiation, vous n’avez pas de véritable Évangile, mais une philosophie entièrement fausse et qui perd les âmes. En parlant de la doctrine de la divinité de Christ, j’ai dit : « Si un homme a réellement des vues justes sur la personne de Jésus-Christ, il finira tôt ou tard par avoir des vues justes sur toutes les autres questions ; mais s’il a une vue fausse sur la personne du Seigneur Jésus-Christ, il est à peu près certain de se tromper tôt ou tard sur tout le reste. » Il en est de même de la doctrine de l’expiation : si un homme a réellement des vues justes sur l’expiation accomplie par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ sur la croix du Calvaire, il finira tôt ou tard par voir juste sur toutes les autres questions ; mais s’il a une vue fausse sur l’expiation accomplie par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, il est à peu près certain de se tromper tôt ou tard sur tout le reste. Notre époque a grand besoin d’un enseignement sur ce sujet qui soit précis, clair, juste, exact et complet ; car non seulement dans les milieux unitariens et dans ceux de la Science chrétienne, mais aussi dans des milieux nominalement orthodoxes, dans des collèges, des séminaires, des chaires, des classes d’école du dimanche, des journaux religieux, des revues, des brochures et des livres qui se disent chrétiens, on rencontre aujourd’hui beaucoup d’enseignements vagues, inexacts, trompeurs, contraires à l’Écriture, et souvent entièrement faux et diaboliques, des enseignements qui sont au fond unitariens ou eddystes. Des hommes et des femmes emploient les vieux mots dans un sens nouveau, de manière à séduire, s’il était possible, même les élus. Même le scientiste chrétien vous dira qu’il croit à l’expiation, et que Mme Eddy enseignait l’expiation. Mais quand vous commencez à lui poser des questions directes et précises sur ce qu’il croit et enseigne, vous découvrez que par « expiation » il entendait, et que Mme Eddy entendait, quelque chose de totalement différent de ce que vous entendez et de ce qu’enseigne la Bible. Paul nous dit que le diable se déguise en ange de lumière (2 Corinthiens 11:14) ; mais jamais il ne l’a fait avec plus de succès et plus de danger que dans l’enseignement sur l’expiation qu’il a inspiré à Mme Eddy et aux docteurs unitariens, ainsi qu’aux prédicateurs de beaucoup de chaires prétendument orthodoxes, de beaucoup de chaires congrégationalistes, de quelques chaires méthodistes, de beaucoup de chaires baptistes, et même de quelques chaires presbytériennes. Il y a quelques années, alors que je donnais un cours biblique à Minneapolis, suivi par des gens de toutes les Églises, je fis remarquer en passant que la Science chrétienne niait la doctrine de l’expiation par le sang versé de Jésus-Christ. Une dame très intelligente, aux manières parfaites, vint me trouver à la fin du cours et me dit : « Monsieur Torrey, vous n’auriez pas dû dire ce que vous avez dit aujourd’hui sur la Science chrétienne ; car vous ne comprenez pas ses enseignements. Elle enseigne bel et bien l’expiation. » Je répondis : « J’ai dit que la Science chrétienne nie la doctrine de l’expiation par le sang versé de Jésus-Christ. Croyez-vous que Jésus-Christ a porté vos péchés en son corps sur la croix ? » Elle répondit : « Je pense que la Science chrétienne est un beau système d’enseignement. » Je dis : « Ce n’est pas ce que je vous ai demandé. Croyez-vous que Jésus-Christ a porté vos péchés en son corps sur la croix ? » Elle répliqua : « La Science chrétienne m’a fait beaucoup de bien. » « Ce n’est pas ce que je vous ai demandé. Croyez-vous que Jésus-Christ a porté vos péchés en son corps sur la croix ? » « Je pense que la vie de Jésus-Christ a été la plus belle vie jamais vécue ici-bas sur la terre. » « Ce n’est pas ce que je vous ai demandé. Croyez-vous que Jésus-Christ a porté vos péchés en son corps sur la croix ? » « Les scientistes chrétiens sont des gens charmants. » « Ce n’est pas ce que je vous ai demandé. Croyez-vous que Jésus-Christ a porté vos péchés en son corps sur la croix ? » « Je crois qu’il faut suivre le Seigneur Jésus-Christ. » « Croyez-vous que Jésus-Christ a porté vos péchés en son corps sur la croix ? » « Oh, dit-elle, c’est là une question doctrinale. » « Eh bien, lui dis-je, vous êtes vous-même une illustration de la vérité de ce que j’ai dit. Vous ne croyez pas à l’expiation par le sang versé de Jésus-Christ. » Le scientiste chrétien emploie le mot « expiation », mais il entend par là quelque chose d’entièrement différent de ce qu’enseigne la Bible sur la mort expiatoire de Jésus-Christ. L’unitarien fait de même. Et de même beaucoup de pasteurs appartenant à des dénominations prétendument orthodoxes. Le pasteur d’une Église congrégationaliste de cette ville disait récemment : « J’ai ma propre espèce de religion ; elle me convient, mais j’espère avoir assez de bon sens pour voir qu’elle ne conviendrait pas à tout le monde. Je me représente le capitaine de l’Armée du Salut prêchant mon genre de doctrine religieuse, sans diable, sans enfer, sans expiation par le sang ni rétribution, sans Bible infaillible — et je vois son auditoire fondre comme neige sous la pluie. Sa doctrine est-elle plus vraie que la mienne, ou la mienne plus vraie que la sienne ? Ni l’une ni l’autre ; la sienne est vraie pour lui et la mienne pour moi — voilà tout — chacun selon son espèce. » Cela peut paraître tolérant et charmant, mais c’est une pure absurdité. Une doctrine qui n’est pas vraie pour tout le monde n’est vraie pour personne, et une doctrine qui est vraie est vraie pour tout le monde. Si une doctrine qui laisse de côté « une expiation par le sang » n’est pas vraie pour l’Armée du Salut — et elle ne l’est certainement pas —, elle n’est vraie pour personne d’autre. La vérité n’est pas relative ; elle est absolue. Ce qui est vrai est vrai, et ce qui est faux est faux. Nous voici donc placés face à la question : que dit la Bible sur cette grande doctrine fondamentale ?
I. LA NÉCESSITÉ ET L’IMPORTANCE DE SA MORT
La première chose que la Bible enseigne clairement sur cette question, c’est la nécessité absolue et l’importance fondamentale de la mort de Jésus-Christ, la nécessité absolue et l’importance fondamentale de l’effusion de son sang. La tendance de notre temps, dans les milieux unitariens et dans les milieux orthodoxes qui ont été gagnés par le levain corrupteur de l’unitarisme, est de minimiser l’importance de la mort de notre Seigneur Jésus-Christ. On tend à faire de sa vie et de son caractère, de son enseignement et de son rôle de guide, l’essentiel. La Science chrétienne va même jusqu’à nier le fait de sa mort. Pour ses adeptes, sa prétendue mort est « une illusion », elle n’est « qu’une pensée mortelle » ; mais la Bible met l’accent sur sa mort expiatoire.
1. La mort de Jésus-Christ est mentionnée directement plus de 175 fois dans le Nouveau Testament. Il y a en outre dans l’Ancien Testament de très nombreuses références prophétiques et typologiques à la mort de Jésus-Christ. Lorsque M. Alexander et moi tenions nos réunions au Royal Albert Hall de Londres, quelqu’un emporta l’un de nos recueils de cantiques, le parcourut, en découpa toutes les mentions du sang, puis me le renvoya par la poste en disant : « J’ai parcouru votre recueil de cantiques et j’en ai découpé toutes les mentions du sang. Ces mentions du sang sont absurdes. Chantez maintenant vos cantiques sans le sang, et ils auront un peu de bon sens. » Si l’un de vous prenait sa Bible, la parcourait de la même façon et découpait dans le Nouveau et dans l’Ancien Testament chaque passage qui parle de la mort de Christ ou de son sang expiatoire, il ne lui resterait qu’une Bible tristement déchirée et en lambeaux, une Bible sans cœur et un Évangile sans puissance pour sauver. Si j’étais membre d’une Église dont le pasteur disait prêcher un système de « doctrine religieuse, sans diable, sans enfer, sans expiation par le sang ni rétribution, sans Bible infaillible », pour reprendre ses propres mots, il verrait son auditoire « fondre comme neige sous la pluie », en ce qui me concerne. Ou bien je prendrais mon chapeau et je sortirais de cette Église, ou bien le pasteur prendrait le sien et sortirait de la chaire ; car je saurais qu’il ne prêche pas le pur Évangile de Dieu qui sauve, mais le substitut empoisonné que le diable en a fabriqué.
2. Non seulement les références à la mort de Christ sont si nombreuses dans l’Ancien et le Nouveau Testament, mais il nous est distinctement enseigné en Hébreux 2:14 que Jésus-Christ est devenu homme dans le but précis de mourir, qu’il a participé à la chair et au sang afin de pouvoir mourir. Nous lisons dans ce passage : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable » (Hébreux 2:14). Le sens de ces paroles est clair comme le jour. Elles nous disent que l’incarnation avait pour but la mort. Elles nous disent que la mort de Jésus-Christ n’a pas été un simple accident ou un épisode de sa vie humaine (comme beaucoup voudraient nous le faire croire), mais qu’elle en était le but suprême. Il est devenu homme afin de pouvoir mourir comme homme et pour l’homme. Telle est la doctrine de la Bible, et elle est vraie pour n’importe qui et pour tout le monde.
3. De plus, il est mort dans un but précis : comme une rançon pour nous. Il l’a dit lui-même. En Matthieu 20:28, il dit : « Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. »
4. L’une des scènes les plus remarquables que rapporte le Nouveau Testament est celle de la transfiguration, lorsque Moïse et Élie revinrent de l’autre monde pour s’entretenir avec Jésus. Et de quoi parlèrent-ils en ce grand moment de l’histoire humaine ? Luc nous le dit au chapitre 9 de son Évangile, aux versets 30 et 31 : « Et voici, deux hommes s’entretenaient avec lui (c’est-à-dire avec Jésus) : c’étaient Moïse et Élie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem. » Sa mort expiatoire était l’unique sujet qui absorbait l’attention de ces deux hommes revenus du monde de la gloire. Il nous est dit aussi en 1 Pierre 1:10-12 que la mort de Jésus-Christ est pour les anges un sujet du plus vif intérêt et de recherches ardentes.
5. La mort de Christ est le thème central du cantique du ciel. Apocalypse 5:8-12 nous donne un tableau du ciel avec son chœur merveilleux de myriades de myriades et de milliers de milliers, et voici la description du cantique qu’ils chantent : « Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte: L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles! » (Apocalypse 5:8-12). Il est donc évident que le grand thème central du cantique du ciel est la mort expiatoire de Jésus-Christ, et le « sang » versé par lequel il a racheté « des hommes de toute tribu, de toute langue, et de toute nation ». Si l’unitarien, le scientiste chrétien ou le partisan de la nouvelle théologie arrivait au ciel, il n’aurait aucun cantique à chanter. Le glorieux cantique de ce chœur merveilleux lui ferait l’effet d’un chant « d’abattoir ». Il se sentirait bien seul et aurait l’impression de s’être trompé de banc.
II. LE BUT DE LA MORT DE JÉSUS-CHRIST
Voilà pour l’importance fondamentale et centrale de sa mort, ou de l’effusion de son sang. Mais quel était le but de l’effusion de son sang ?
1. Tout d’abord, la Bible nous dit distinctement et à maintes reprises, par des déclarations directes et par d’innombrables références typologiques dans l’Ancien Testament, qu’il est mort comme une offrande substitutive pour le péché ; c’est-à-dire que lui, le juste absolument parfait, qui méritait de vivre, est mort à la place d’hommes injustes qui méritaient de mourir. Par exemple, nous lisons en Ésaïe 53:5 : « Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Et au huitième verset nous lisons : « Il a été enlevé par l’oppression et le jugement ; et parmi ceux de sa génération, qui a considéré qu’il était retranché de la terre des vivants à cause de la transgression de mon peuple, à qui le coup était dû ? » Et aux versets 11 et 12 nous lisons : « A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables. » En 1 Pierre 3:18 nous lisons : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit. » Et en 1 Pierre 2:24 nous lisons : « Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. » Or le sens de ces versets, et de beaucoup d’autres, est incontournable. Ils enseignent, dans un langage dont personne ne peut méconnaître le sens (à moins d’être résolu à ne pas voir), que la mort de Jésus-Christ a été une expiation substitutive, c’est-à-dire celle d’un juste, qui méritait de vivre, mourant à la place d’injustes qui méritaient de mourir. Ce fut, pour reprendre les mots du pasteur de Los Angeles qui a déclaré ne pas y croire, « une expiation par le sang et une rétribution ». Voilà la doctrine divine de l’expiation face à la doctrine unitarienne et à celle de la Science chrétienne.
2. Mais ce n’est pas tout. Il nous est enseigné en outre qu’il est mort comme une rançon, c’est-à-dire que sa mort a été le prix payé pour racheter d’autres hommes de la mort. Il le dit lui-même. Voici ses propres paroles : « Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Si sa vie n’était pas une rançon, autrement dit, s’il n’a pas racheté d’autres hommes de la mort en mourant à leur place, alors il a été le plus grand insensé de toute l’histoire de cet univers. Était-il un insensé, ou était-il une rançon ? Personne dont on puisse dire, en un sens réel, qu’il croit au Seigneur Jésus-Christ ne peut hésiter sur sa réponse.
3. Mais ce n’est pas encore tout. La Bible nous dit distinctement qu’il est mort comme un sacrifice pour le péché, c’est-à-dire que c’est sur le fondement de sa mort, et sur ce seul fondement, que le pardon du péché est rendu possible et offert aux pécheurs. C’est ce qui nous est dit au chapitre 53 d’Ésaïe, déjà cité. Au verset 10, il est écrit : « Cependant il a plu à Jéhovah de le briser ; il (c’est-à-dire Jéhovah) l’a mis dans la souffrance (littéralement, l’a rendu malade) : quand tu feras de son âme un sacrifice pour le péché, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et le bon plaisir de Jéhovah prospérera dans sa main. » Or le sens de « sacrifice pour le péché » ne fait aucun doute pour quiconque a étudié les sacrifices de l’Ancien Testament. Un « sacrifice pour le péché », ou « sacrifice de culpabilité » — ce qui est le sens exact du mot hébreu traduit par « un sacrifice pour le péché » —, était la mort d’une victime sacrificielle sur le fondement de laquelle le pardon était offert aux pécheurs (Lévitique 5:25 à 6:3, version révisée). Le Saint-Esprit dit expressément en Hébreux 9:22, en des termes dont le sens ne peut être méconnu et dont la force est incontournable : « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon », et tout le contexte où se trouve ce passage montre que le sang vers lequel pointait tout le sang des types de l’Ancien Testament, en tant que sacrifices, était le sang de Jésus-Christ. Ainsi donc, la Parole de Dieu déclare que sans l’effusion du sang de Jésus-Christ il n’y a absolument aucun pardon du péché. Il n’y a absolument aucun pardon en dehors du sang expiatoire de Christ. Sans le sang expiatoire de Christ, tout membre de la race humaine aurait dû périr pour toujours.
4. Quatrièmement, et plus encore, la Bible enseigne que Jésus-Christ est mort comme propitiation pour nos péchés. Dieu le Père a donné Christ le Fils pour être une propitiation par son sang. C’est-à-dire que Jésus-Christ, par l’effusion de son sang, est ce par quoi la sainte colère de Dieu contre le péché est apaisée. Nous lisons en 1 Jean 4:10 : « Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils pour être la propitiation pour nos péchés. » Et nous lisons en Romains 3:25, 26 : « Lui que Dieu a présenté comme propitiation, par la foi, en son sang, pour montrer sa justice, à cause de la tolérance des péchés commis auparavant, au temps de la patience de Dieu ; (26) pour montrer, dis-je, sa justice dans le temps présent, afin d’être lui-même juste, et de justifier celui qui a la foi en Jésus. » Le sens de ces paroles aussi est clair comme le jour. Les deux mots grecs de ces deux passages ne sont pas exactement les mêmes (hilasmos et hilasterion), mais ils viennent de la même racine. Le mot employé en 1 Jean 4:10 est hilasmos, et le mot employé en Romains 3:25 est hilasterion. La définition que donne du premier le dictionnaire du grec du Nouveau Testament de Thayer, l’ouvrage de référence, est « un moyen d’apaiser ». La définition que donne le même lexique du second mot est « un sacrifice expiatoire ». La pensée contenue dans les deux passages est donc que la mort de Jésus-Christ a été une « propitiation », « un sacrifice expiatoire », le « moyen d’apaiser » la sainte colère de Dieu contre le péché ; autrement dit, que Jésus, par l’effusion de son sang, est ce par quoi la colère de Dieu contre nous, pécheurs, est apaisée. La sainteté de Dieu et la haine du péché qui en découle, comme tout autre attribut de son caractère, sont réelles et doivent se manifester. Sa colère contre le péché doit frapper quelque part, soit sur le pécheur lui-même, soit sur un substitut légitime. Elle a frappé Jésus-Christ, un substitut légitime. Comme nous le lisons en Ésaïe 53:6 : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et Jéhovah a mis sur lui l’iniquité de nous tous. » Le mot traduit par « a mis » signifie littéralement, selon la note marginale de la version révisée, « a fait tomber ». Plus littéralement encore, il signifie « a fait frapper ». Si on le lit ainsi, ce que Dieu dit, c’est : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et Jéhovah a fait frapper sur lui (c’est-à-dire sur le Seigneur Jésus) l’iniquité de nous tous. » Et au huitième verset du même chapitre, il nous est enseigné que « le coup dû » à d’autres est tombé sur lui, et qu’il a été par conséquent « retranché de la terre des vivants ». La mort de Jésus-Christ a sa cause première dans les exigences de la sainteté de Dieu. Telle est la doctrine biblique face à la doctrine unitarienne et à celle de la Science chrétienne sur l’expiation. Cette doctrine est souvent déformée et caricaturée, comme si elle disait que « Dieu, première personne, sainte, a pris les péchés de l’homme, deuxième personne, coupable, et les a mis sur Jésus-Christ, troisième personne, innocente », et l’on objecte que ce ne serait pas juste. Non, ce ne serait pas juste, et ce n’est pas un instant la doctrine de la Bible ; car la Bible enseigne clairement que Jésus-Christ n’était pas « une troisième personne », mais qu’il était lui-même Dieu, et qu’il était lui-même homme ; il n’est donc pas du tout une troisième personne, mais à la fois la première et la deuxième personne, et la doctrine est que Dieu lui-même, la première personne, l’offensé, substitue son action expiatoire, par laquelle il exprime sa haine contre le péché, à son action punitive, par laquelle il exprimerait la même chose ; que Dieu, au lieu de faire retomber les péchés du pécheur sur le pécheur, prend le châtiment sur lui-même. C’est là assurément plus que juste : c’est un amour merveilleux.
5. Plus encore, la Bible nous enseigne que Jésus-Christ est mort pour nous racheter de la malédiction de la loi en portant lui-même cette malédiction. Nous lisons en Galates 3:10 : « tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction; car il est écrit: Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. » Ainsi donc, chacun de nous est sous la malédiction de la loi violée, car aucun de nous n’a observé « tout ce qui est écrit dans le livre de la loi » pour le mettre en pratique. Mais nous lisons au verset 13 : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (littéralement, en notre faveur), car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois. » Par sa mort sur la croix, il nous a rachetés de la malédiction que nous avions méritée, en prenant cette malédiction sur lui-même. Voilà bien, assurément, « une expiation par le sang et une rétribution ».
6. La Bible présente encore essentiellement la même vérité sous une autre forme, à savoir que Jésus-Christ est mort comme notre sacrifice pascal — c’est-à-dire afin que son sang versé serve de fondement sur lequel Dieu puisse passer par-dessus nous et nous épargner. Nous lisons en 1 Corinthiens 5:7 : « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. » Or, ce qu’était et ce que signifiait un sacrifice pascal, nous l’apprenons en Exode 12:12, 13, où notre Seigneur dit aux enfants d’Israël, lors de l’institution de la Pâque : « Cette nuit-là, je passerai dans le pays d’Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’aux animaux, et j’exercerai des jugements contre tous les dieux de l’Égypte. Je suis l’Éternel. Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d’Égypte. » Et nous lisons encore au verset 23 du même chapitre : « Quand l’Éternel passera pour frapper l’Égypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Éternel passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. » Paul a écrit ses paroles en ayant tout cela à l’esprit, et en disant que Christ est notre sacrifice pascal, il voulait dire, sans aucun doute possible, que le sang versé de Jésus-Christ sert de fondement, et de seul fondement, sur lequel Dieu passe par-dessus nous et nous épargne.
III. LES RÉSULTATS DE LA MORT EXPIATOIRE
Nous avons donc vu les desseins pleins de grâce et de gloire de la mort expiatoire de Jésus-Christ. Quels sont les résultats de cette mort ? Ils sont plus glorieux encore. Je ne puis en parler ce matin qu’en partie.
1. Le premier résultat de la mort expiatoire de Jésus-Christ, c’est qu’une propitiation est pourvue pour le monde entier. Nous lisons en 1 Jean 2:2 : « Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » Cela signifie clairement que par la mort de Jésus-Christ un fondement est posé sur lequel Dieu peut agir avec miséricorde, et agit effectivement avec miséricorde, envers le monde entier. Toute la miséricorde que Dieu exerce envers quelque homme que ce soit repose sur la mort de Christ. Ce n’est que sur le fondement de la mort de Christ que Dieu pouvait user de miséricorde envers qui que ce soit. La miséricorde dont Dieu use envers le pire blasphémateur ou l’athée le plus déclaré repose sur la mort expiatoire de Jésus-Christ.
2. En second lieu, par la mort expiatoire de Jésus-Christ, tous les hommes obtiennent la résurrection d’entre les morts. Nous lisons en Romains 5:18 : « Ainsi donc, comme par une seule offense (c’est-à-dire l’offense d’Adam) la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice (c’est-à-dire par l’acte juste de Christ mourant sur la croix dans l’obéissance à la volonté de Dieu) la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. » Et il nous est dit en 1 Corinthiens 15:22 : « comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. » Dans tout ce chapitre, l’apôtre Paul parle de la résurrection du corps, non de la vie éternelle, et il enseigne ici distinctement que, de même que tout enfant d’Adam perd la vie (la vie physique — voyez Genèse 3:19) dans le premier Adam, de même aussi, en Jésus-Christ, le second Adam, il obtient la résurrection d’entre les morts, par la mort expiatoire de Jésus-Christ. Tout homme, l’incrédule le plus endurci aussi bien que le croyant le plus pieux, sera un jour ressuscité d’entre les morts parce que Christ est mort à sa place. Que la résurrection qu’il obtient par la mort de Jésus-Christ soit une « résurrection de vie » ou une « résurrection de condamnation », pour « l’opprobre, pour la honte éternelle » (Jean 5:28, 29 ; Daniel 12:2), cela dépend entièrement de l’attitude que chacun prend envers le Christ en qui il obtient la résurrection.
3. Par la mort expiatoire de Jésus-Christ, tous ceux qui croient en Jésus-Christ ont le pardon de tous leurs péchés. Nous lisons en Éphésiens 1:7 : « En lui (c’est-à-dire en Jésus-Christ) nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce. » Parce que Jésus-Christ est mort en pleine satisfaction pour nos péchés, le pardon des péchés n’est pas une chose que les croyants doivent faire quelque chose pour obtenir ; c’est une chose que le sang de Jésus-Christ a déjà obtenue et que notre foi s’est déjà appropriée ; « nous avons la rémission », nous sommes pardonnés. Tout croyant en Jésus-Christ est pardonné de tout péché qu’il a jamais commis ou qu’il commettra jamais, parce que Jésus-Christ a versé son sang à sa place. Par la mort expiatoire de Christ, tous ceux qui croient en lui, bien qu’ils aient été autrefois « ennemis », sont maintenant « réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ». Comme nous le lisons en Romains 5:10 : « lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils. » C’est-à-dire que l’inimitié entre Dieu et le pécheur est abolie ; ou, comme Paul le dit en Colossiens 1:20, Christ a fait la paix « par le sang de sa croix » ; ou, comme il le dit deux versets plus loin, en Colossiens 1:21, Christ « a réconcilié » les croyants « par sa mort dans le corps de sa chair ». On raconte l’histoire d’un fidèle pasteur, en Angleterre, à qui l’on vint dire qu’une de ses paroissiennes était mourante. C’était une femme de bien, mais il se hâta d’aller à son chevet pour s’entretenir avec elle. S’asseyant auprès de la mourante, il lui dit avec beaucoup de douceur, mais avec gravité : « On me dit que vous n’avez plus longtemps à vivre. » « Non, répondit-elle, je sais que non. » « On me dit que vous ne passerez probablement pas la nuit. » « Non, répondit-elle, je ne m’attends pas à passer la nuit. » Alors il lui dit avec une grande insistance : « Avez-vous fait votre paix avec Dieu ? » Elle répondit : « Non, je ne l’ai pas faite. » « Et vous n’avez pas peur de paraître devant Dieu sans avoir fait votre paix avec lui ? » « Non, pas du tout », répondit-elle calmement. Il lui dit encore : « Comprenez-vous ce que je vous dis ? Vous rendez-vous compte que vous êtes sur le point de mourir ? » « Oui. » « Vous rendez-vous compte que vous ne passerez probablement pas la nuit ? » « Oui. » « Et vous n’avez pas fait votre paix avec Dieu ? » « Non. » « Et vous n’avez pas peur de paraître devant Dieu ? » « Non, pas du tout. » Il y avait dans l’attitude de cette femme quelque chose qui lui fit sentir qu’il y avait quelque chose derrière ses paroles, et il lui dit : « Que voulez-vous dire ? » Elle répondit : « Je sais que je meurs. Je sais que je suis tout près de la mort. Je sais que je ne passerai pas la nuit. Je sais que je dois bientôt paraître devant Dieu, et je n’en suis nullement troublée, car je sais que je n’avais pas besoin de faire ma paix avec Dieu, parce que Jésus-Christ a fait la paix avec Dieu pour moi il y a plus de dix-huit cents ans, par sa mort sur la croix du Calvaire, et je me repose dans la paix que Jésus-Christ a déjà faite. » Cette femme avait raison : nul homme n’a besoin de faire sa paix avec Dieu ; Jésus-Christ a déjà fait la paix par sa mort expiatoire, et tout ce que nous avons à faire, c’est d’entrer dans la paix que Jésus-Christ a faite pour nous ; et nous entrons dans cette paix simplement en croyant en celui qui a fait la paix par sa mort sur la croix. L’œuvre de Jésus-Christ était une œuvre complète et parfaite. Il n’y a rien à y ajouter. Nous ne pouvons rien y ajouter, et nous n’avons besoin de rien y ajouter. Jésus-Christ a fait la paix « par le sang de sa croix ».
4. Le quatrième résultat de la mort expiatoire de Jésus-Christ, c’est qu’à cause de la mort expiatoire de Jésus-Christ, tous ceux qui croient en lui sont justifiés. Nous lisons en Romains 5:9 : « maintenant que nous sommes justifiés par son sang. » La justification est plus que le pardon. Le pardon est négatif : c’est l’effacement de nos péchés, qui se manifeste en ce que Dieu nous traite comme si nous n’avions jamais péché. La justification est positive : c’est le fait de nous tenir pour positivement justes, de nous imputer la parfaite justice de Dieu en Jésus-Christ ; non pas simplement de nous traiter comme si nous n’avions jamais péché, mais de nous tenir pour revêtus d’une justice parfaite. En vertu de la mort expiatoire de Jésus-Christ, il se fait un échange absolu de position entre Jésus-Christ et son peuple. Dans sa mort sur la croix, Jésus-Christ a pris notre place de condamnation devant Dieu, et dès l’instant où nous le recevons, nous entrons dans sa place de parfaite acceptation devant Dieu. Comme le dit Paul en 2 Corinthiens 5:21 : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » Jésus-Christ est entré à notre place, sous la malédiction et le rejet, et dès l’instant où nous le recevons, nous entrons dans sa place de parfaite acceptation ; ou, comme un autre l’a exprimé :
« Près, si près de Dieu,
Je ne puis l’être davantage ;
Car dans la personne de son Fils,
Je suis aussi près que lui.
Cher, si cher à Dieu,
Je ne puis l’être davantage ;
Car dans la personne de son Fils,
Je suis aussi cher que lui. »
5. De plus, à cause de la pleine expiation que Jésus-Christ a accomplie par l’effusion de son sang, par sa mort expiatoire sur la croix, tout croyant en lui peut entrer avec assurance dans le sanctuaire, dans la présence même de Dieu. Comme il est dit en Hébreux 10:19, 20 : « Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire (c’est-à-dire dans la présence même de Dieu) par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi. » Oh ! combien d’entre nous hésitent à venir dans la présence de Dieu quand nous pensons à la grandeur et au nombre de nos péchés, et quand nous pensons combien Dieu est saint, comment les séraphins eux-mêmes (les « brûlants », brûlant de leur propre et intense sainteté) se voilent la face et les pieds en sa présence et crient sans cesse : « Saint, saint, saint est l’Éternel des armées » (Ésaïe 6:2, 3). « Dieu est saint », pensons-nous. « Oui. » « Et je suis un pécheur. » « Oui. » Mais par la merveilleuse offrande de Christ, faite « une fois pour toutes », je suis « rendu parfait pour toujours » ; et sur le fondement de ce sang si précieux et si suffisant aux yeux de Dieu, je puis m’avancer avec assurance jusque dans la présence même de Dieu, lever les yeux, le visage découvert, vers sa face, l’appeler « Père », et répandre devant lui tous les désirs de mon cœur. Oh ! sang merveilleux !
6. Mais ce n’est pas tout. À cause de la mort expiatoire de Jésus-Christ, ceux qui croient en lui vivront à jamais avec lui. Avec quelle clarté Paul le dit en 1 Thessaloniciens 5:10 : « qui est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, (c’est-à-dire à son avènement), nous vivions ensemble avec lui. »
7. Plus encore, à cause de la mort expiatoire de Jésus-Christ, tous ceux qui croient en lui reçoivent la promesse de l’héritage éternel. C’est ce qui nous est dit en Hébreux 9:15 : « Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis. » Je voudrais avoir le temps de m’y arrêter.
8. Il y a d’autres résultats de la mort expiatoire de Jésus-Christ, en ce qui concerne le diable et ses anges, dans lesquels nous n’avons pas le temps d’entrer. Encore une seule chose concernant les résultats de la mort expiatoire de Jésus-Christ, dans son rapport avec l’univers matériel. Dieu nous enseigne que par la mort de Jésus-Christ l’univers matériel — « tout, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux » — est réconcilié avec Dieu. Voici ses paroles : « Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui (c’est-à-dire en Jésus-Christ) ; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix » (Colossiens 1:19, 20). Ce sont là des paroles merveilleuses. Elles nous disent que la mort de Jésus-Christ a un rapport avec l’univers matériel, avec les choses qui sont sur la terre et avec celles qui sont dans les cieux, aussi bien qu’avec nous et nos péchés. L’univers matériel s’est éloigné de Dieu en liaison avec le péché (Romains 8:20, version révisée ; Genèse 3:18). Non seulement la terre, mais le ciel lui-même a été envahi et souillé par le péché (Éphésiens 6:12, version révisée ; Hébreux 9:23, 24). Par la mort de Jésus-Christ, cette souillure est ôtée. De même que le sang du sacrifice de l’Ancien Testament était porté dans le lieu très saint, type du ciel, de même Christ a porté le sang du meilleur sacrifice dans le ciel même et l’a purifié. « Tout… tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux » est maintenant réconcilié avec Dieu. « La création elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8:21). « Nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera » (2 Pierre 3:13). L’expiation de Jésus-Christ a une portée immense — bien au-delà de ce que peuvent atteindre nos philosophies humaines. Nous commençons à peine à comprendre ce que signifie le sang qui fut répandu au Calvaire. Le péché est un mal bien plus terrible, plus ruineux et d’une portée bien plus vaste que nous n’avons coutume de le penser ; mais le sang de Christ a une puissance et une efficacité dont l’éternité seule révélera la plénitude.
Chapitre 9 terminé
L’expiation : la doctrine divine de l’expiation face aux doctrines unitarienne et de la Science chrétienne