Chapitre 13 · 25 min de lecture · 32 min d’écoute
La résurrection du corps de Jésus et de nos corps
« Souviens-toi de Jésus-Christ, issu de la postérité de David, ressuscité des morts, selon mon Évangile. »—2 Timothée 2:8.
« Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. »—1 Corinthiens 15:3, 4.
« Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts? S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a ressuscité Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent point. Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus. Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. »—1 Corinthiens 15:12-19.
Nous commémorons aujourd’hui la résurrection de Christ d’entre les morts. Nous verrons que la résurrection de Christ fut une résurrection du corps de Christ ; que ce n’est pas simplement l’Esprit qui habitait en Jésus-Christ, revêtu d’un corps nouveau et entièrement différent, qui apparut aux disciples au premier jour de la résurrection, mais que c’est le corps qui avait été enseveli qui est ressuscité ; et que cela implique pour nous non seulement l’immortalité de nos âmes, mais la résurrection et la permanence éternelle de nos corps. Pourtant, beaucoup de gens se disent chrétiens, affirment croire à la Bible et se considèrent comme des chrétiens parfaitement orthodoxes, qui ne croient pas à la Résurrection du Corps : ils croient seulement à l’immortalité de l’âme.
I. LE FAIT DE LA RÉSURRECTION DU CORPS DE CHRIST ET DE NOS CORPS
Nous considérerons d’abord le fait de la résurrection du corps de Jésus-Christ et de nos corps.
1. Veuillez vous reporter d’abord à 2 Timothée 2:8 : « Souviens-toi de Jésus-Christ, issu de la postérité de David, ressuscité des morts, selon mon Évangile. » Paul déclare ici expressément que Jésus-Christ est ressuscité des morts selon l’Évangile qu’il prêchait. Or, qu’est-ce qui est ressuscité ? Certainement pas son âme. Elle n’était pas morte. En nous reportant à Actes 2:27-31, nous voyons que l’âme du Seigneur Jésus alla dans le hadès, le séjour des morts. Ce sont les paroles de Pierre, prononcées le jour de la Pentecôte et rapportées en cet endroit : « Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption (c’est-à-dire dans son corps). Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité; nous en sommes tous témoins. » Pierre déclare ici que l’âme de Jésus alla dans le hadès, et que c’est « sa chair », c’est-à-dire son corps, qui fut préservée de la corruption et ensuite ressuscitée. Reportons-nous maintenant à 1 Corinthiens 15:3, 4, où nous lisons ces paroles de Paul : « Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. » Paul déclare ici que Jésus-Christ est mort, qu’il a été enseveli et qu’il est ressuscité. Qu’est-ce qui est ressuscité ? Paul dit que ce qui « a été enseveli » est ressuscité. Mais qu’est-ce qui a été enseveli ? Non pas l’âme du Seigneur Jésus, mais son corps. Pierre le dit plus clairement encore, si c’est possible, en 1 Pierre 3:18-20 : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’esprit, dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison, qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé. » Ces paroles signifient clairement que c’est le corps de Jésus qui fut mis à mort, mais que l’esprit vivait toujours et alla dans le hadès ; c’est donc le corps qui est ressuscité, et c’est en lui que revint l’esprit, lequel n’était ni mort ni devenu inconscient. 1 Corinthiens 15:12-19 écarte toute possibilité de doute sur ce point pour quiconque va à la Bible afin de découvrir ce qu’elle enseigne réellement, et non simplement pour voir comment il peut la tordre et la déformer pour l’ajuster à ses propres opinions préconçues. Les paroles de Paul, données par l’Esprit, se lisent ainsi : « Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts? (Remarquez : non pas point d’immortalité de l’âme, mais point de résurrection des morts.) S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a ressuscité Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent point. Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus. Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. » Il n’y a pas moyen, en toute honnêteté, de se méprendre sur le sens évident de ces paroles : par « la résurrection des morts », Paul entend clairement une résurrection du corps ; et, dans tout le chapitre, au-delà de tout doute honnête, il ne parle pas de l’immortalité de l’âme, mais de la résurrection du corps. Toute l’argumentation repose là-dessus, et Paul dit clairement ici que si le corps de Jésus n’est pas ressuscité, alors tout le système chrétien n’est qu’une imposture, notre foi est vaine, et nous, chrétiens, sommes de tous les hommes les plus à plaindre. Car si le corps de Jésus n’est pas ressuscité, et si nos corps ne doivent pas ressusciter, alors nous, chrétiens, faisons d’immenses sacrifices pour un mensonge. Paul dit encore que si nos corps ne doivent pas ressusciter, alors le corps de Christ n’est pas ressuscité, et le christianisme est une mystification. Le christianisme, tel que l’enseigne le Nouveau Testament, tient ou tombe avec la résurrection du corps de Jésus et la résurrection de nos corps. Il n’y a aucune place, dans cette argumentation de Paul, pour la doctrine du « pasteur » Russell, selon laquelle la résurrection de Jésus-Christ ne fut pas une résurrection du corps qui avait été déposé dans le tombeau, du corps qui avait été crucifié, et selon laquelle le corps de Jésus-Christ, le corps qui avait été déposé dans le sépulcre, fut emporté et conservé quelque part, ou bien dissous en gaz. Paul dit ici : si le corps qui a été déposé dans le sépulcre n’est pas ressuscité, « notre prédication est donc vaine » et votre « foi aussi est vaine ».
En Luc 24:5, 6, il est rapporté que les anges, au tombeau d’où le corps de Jésus avait disparu, dirent aux femmes qui cherchaient le corps de Jésus pour l’embaumer : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? Il n’est point ici, mais il est ressuscité. » Or, que cherchaient les femmes ? Le corps de Jésus, pour l’embaumer ; et les anges disent que ce qu’elles cherchaient n’était pas là, mais était ressuscité, avait été ressuscité. De plus, dans la suite du 6e verset et au verset 7, ils disent : « Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée, et qu’il disait: Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour. » Ils dirent ici clairement aux femmes que ce qui avait été crucifié — c’est-à-dire, évidemment, le corps de Jésus — était ressuscité. Si le corps réel, littéral de Jésus n’était pas ressuscité, alors ces anges étaient des menteurs. Le croyez-vous ? Ce ne sont là que quelques-uns des très nombreux passages où il est très clairement enseigné que le corps même de Jésus est ressuscité des morts. Le corps de Jésus est ressuscité des morts, et nos corps ressusciteront des morts ; sinon le christianisme est un mensonge du commencement à la fin. Mais Christ est ressuscité des morts, et nous ressusciterons. Ou, comme le dit Paul au 20e verset de ce même chapitre : « Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. » Notre résurrection, la résurrection de nos corps, sera la moisson qui suit la résurrection du corps de Christ, lequel fut « les prémices ».
II. LA NATURE DE NOS CORPS RESSUSCITÉS
Ayant clairement établi le fait de la résurrection du corps de Jésus-Christ et de nos corps, considérons maintenant la nature de nos corps ressuscités.
1. Avant tout, nous savons que le corps qui ressuscite ne sera pas exactement le même corps qu’il était lorsqu’il fut déposé dans le tombeau. C’est ce qui ressort de 1 Corinthiens 15:35-38 : « Mais quelqu’un dira: Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps reviennent-ils? Insensé! ce que tu sèmes ne reprend point vie, s’il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra; c’est un simple grain, de blé peut-être, ou de quelque autre semence; puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence il donne un corps qui lui est propre. » Il nous est dit ici que nos corps, quand ils ressusciteront, ne seront pas exactement les mêmes que nos corps quand ils sont ensevelis, pas plus que le blé qui lève du grain de blé qu’on a semé n’est le même que le grain qui a été semé. Mais de même que ce qui pousse de la semence vient de la semence et a avec elle le rapport le plus intime, de même nos corps ressuscités viennent du corps qui est enseveli et ont avec lui le rapport le plus intime. Le corps ressuscité est l’aboutissement du corps qui est enseveli. C’est l’ancien corps vivifié et transformé ; ou, comme le dit Paul en Philippiens 3:20, 21 : « Jésus-Christ . . . transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. »
2. La chose suivante que la Bible enseigne au sujet de nos corps ressuscités, c’est qu’ils sont semblables au corps glorifié de Jésus-Christ. C’est ce qui ressort des versets que nous venons de citer, Philippiens 3:20, 21 : « Le Seigneur Jésus-Christ . . . transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » Le corps ressuscité de Christ n’était pas le même corps que celui qui avait été déposé dans le sépulcre. C’était l’ancien corps transformé, délivré des limitations du corps qu’il avait lorsqu’il vivait ici-bas parmi les hommes, et doté de qualités nouvelles ; et nos corps aussi seront transformés à la ressemblance de ce corps glorieux de Christ, et ainsi délivrés des limitations auxquelles ils sont soumis maintenant, et dotés de qualités nouvelles. Ce sera un corps transformé ; la nature de sa transformation nous est indiquée par la transformation qui s’opéra dans le corps de Jésus-Christ. On trouve quelque indication de ce qu’était ce corps transformé de Jésus-Christ dans cette anticipation de sa résurrection que virent Pierre, Jacques et Jean sur la montagne de la transfiguration. Matthieu, décrivant l’apparence de Jésus lors de sa transfiguration, nous dit que « son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Matthieu 17:2). Luc nous dit que « l’aspect de son visage changea, et son vêtement devint d’une éclatante blancheur » (Luc 9:29). Marc nous dit qu’« Il fut transfiguré devant eux; ses vêtements devinrent resplendissants, et d’une telle blancheur qu’il n’est pas de foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi » (Marc 9:2, 3).
3. La chose suivante qui nous est dite au sujet de nos corps ressuscités, c’est qu’ils ne seront pas chair et sang. En 1 Corinthiens 15:50, 51, nous lisons : « Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu. » Paul parle ici de nos corps ressuscités. C’est dans le chapitre de la résurrection qu’il dit cela, et il nous dit expressément que nos corps ressuscités ne seront pas « la chair et le sang ».
4. Mais si nos corps ressuscités ne seront pas « la chair et le sang », ils auront « de la chair et des os ». C’est ce qui ressort de ce que notre Seigneur lui-même dit de son propre corps ressuscité en Luc 24:39. Nous y lisons que Jésus dit : « Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi; touchez-moi et voyez: un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. » Puisque nos corps ressuscités doivent être transformés à la ressemblance du sien, nous aussi devons avoir « de la chair et des os » dans nos corps ressuscités. Certains ont cru voir une contradiction entre ce que notre Seigneur dit ici et ce que Paul dit dans le passage cité plus haut (1 Corinthiens 15:50, 51), mais il n’y a pas de contradiction. De la « chair », nous en aurons, mais non « la chair et le sang », c’est-à-dire non une chair dont le principe vital est le sang. La question se pose : qu’est-ce qui tient lieu de sang dans nos corps ressuscités ? La réponse semble être que, dans la vie présente, « le sang est la vie » du corps naturel, mais que, dans la vie à venir, nos corps seront, comme il nous est dit ailleurs dans ce même chapitre, des « corps spirituels », c’est-à-dire des corps dont le principe vital est l’Esprit de Dieu, et non notre propre sang. Le fait que nous n’aurons pas de « sang » dans nos corps ressuscités implique beaucoup de grandes et glorieuses possibilités, sur lesquelles nous ne pouvons nous arrêter maintenant.
5. En cinquième lieu (et en lien étroit avec 3 et 4), nos corps ressuscités seront incorruptibles. Nous lisons en 1 Corinthiens 15:42 : « Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible; il ressuscite incorruptible. » L’idée contenue dans ce mot « incorruptible », c’est que le corps n’est pas sujet à la décomposition : il est impérissable. Nos corps présents se décomposent sans cesse. Nous dépérissons chaque jour et chaque minute. Mon corps présent se désagrège pendant que je vous parle. Mais les corps que nous recevrons à la résurrection seront absolument affranchis de toute possibilité de corruption ou de décomposition. Ils ne peuvent pas se désagréger, ni subir aucune décomposition ou détérioration d’aucune sorte.
6. La chose suivante qui nous est enseignée au sujet du corps ressuscité, c’est qu’il est un corps glorieux. Cela ressort de la première partie du verset suivant, 1 Corinthiens 15:43 : « il est semé méprisable, il ressuscite glorieux. » Quelque idée de la gloire, de la beauté glorieuse de ce corps, nous est suggérée par la représentation de notre Seigneur glorifié que nous avons en Apocalypse 1:13-17 : « au milieu des sept chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme de feu; ses pieds étaient semblables à de l’airain ardent, comme s’il eût été embrasé dans une fournaise; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants; et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force. Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite, en disant: Ne crains point! Je suis le premier et le dernier. » Nos corps ressuscités seront semblables à celui-là.
7. De plus, nos corps ressuscités seront puissants, ou, comme nous le lisons dans la seconde moitié de ce même verset (1 Corinthiens 15:43) : « il est semé infirme, il ressuscite plein de force. » Alors toute notre lassitude et toute notre faiblesse prendront fin pour toujours. Dans notre état présent, nos corps font souvent obstacle à nos plus hautes aspirations ; ils empêchent l’accomplissement de nos desseins les plus élevés ; nous ne pouvons mettre à exécution nos desseins les plus élevés : « l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » Mais dans nos corps ressuscités, le corps pourra accomplir tout ce que l’esprit se propose. Le corps racheté sera la parfaite contrepartie de l’esprit racheté qui l’habite. Plus de surdité, plus de vue faible ni de cécité, plus de mains et de pieds fatigués, plus de jeunes soldats mutilés revenant de la guerre.
8. Ce sera un corps céleste. Cela ressort des versets 47 à 49 de ce même chapitre : « Le premier homme est de (littéralement, issu de) la terre, terrestre ; le second homme est du (littéralement, issu du) ciel. Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste. » L’idée est clairement que nos corps présents sont d’origine terrestre et de nature terrestre, mais que le corps transformé sera de nature céleste. Paul l’explique longuement en 2 Corinthiens 5:1-4, où il dit : « Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. Aussi, dans cette tente (c’est-à-dire dans cette demeure terrestre présente, ce corps terrestre) nous gémissons, désirant revêtir notre domicile céleste (c’est-à-dire notre corps céleste) : si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus. Car tandis que nous sommes dans cette tente (c’est-à-dire dans le corps terrestre présent) nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir (c’est-à-dire de notre corps céleste), afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. »
9. Nos corps transformés seront lumineux, resplendissants, éblouissants, brillants comme le soleil. On le voit dans bien des passages. Par exemple, Matthieu 13:43 : « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. » Il faut prendre cela littéralement, car cela se trouve dans l’explication de la parabole, et non dans la parabole elle-même. Cela rappelle ce que nous avons déjà vu au sujet du corps transfiguré de Jésus en Matthieu 17:2, où il nous est dit que « son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. » Nous trouvons aussi la même pensée dans l’Ancien Testament, en Daniel 12:3, où il nous est dit : « Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. » Ils brilleront littéralement aussi bien que figurativement. Quelque idée de ce que sera la gloire lumineuse de nos visages et de nos formes dans nos corps ressuscités nous est donnée par la lumière que Paul nous dit avoir vue rayonner de la personne de Jésus, lorsque Jésus glorifié le rencontra sur le chemin de Damas. Dans la description que Paul donne de ce qu’il vit en cette occasion, en Actes 26:12, 13, nous lisons : « C’est dans ce but que je me rendis à Damas, avec l’autorisation et la permission des principaux sacrificateurs. Vers le milieu du jour, ô roi, je vis en chemin resplendir autour de moi et de mes compagnons une lumière venant du ciel, et dont l’éclat surpassait celui du soleil. » La lumière que vit Saul, comme cela ressort de tout le récit, était la lumière qui rayonnait de la personne de notre Seigneur glorifié, et dans nos corps ressuscités nous serons semblables à lui.
10. Trois faits intéressants concernant nos corps ressuscités sont énoncés en Matthieu 22:30 et Luc 20:35, 36. En Matthieu 22:30, nous lisons : « Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel. » En Luc 20:35, 36, nous lisons : « mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. » En rapprochant ces deux passages, nous apprenons que nos corps ressuscités sont semblables aux anges, que nous ne nous marions pas dans nos corps ressuscités, et que ces corps ne peuvent plus mourir.
11. Bien que tous ces corps ressuscités soient glorieux, ils diffèrent les uns des autres, chacun ayant sa gloire propre. C’est ce qui ressort de 1 Corinthiens 15:41, 42 : « Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile. Ainsi en est-il de la résurrection des morts. » Si glorieux que soient tous nos corps, il n’y aura, dans le monde des corps ressuscités, aucune uniformité lassante, pas même dans la gloire. Chaque corps aura sa gloire propre.
12. Disons enfin, au sujet de la nature de notre corps ressuscité, que la résurrection de notre corps sera la consommation de notre adoption, c’est-à-dire de notre établissement comme fils, de notre manifestation comme fils de Dieu. En Romains 8:23, nous lisons : « nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption (c’est-à-dire notre établissement comme fils), la rédemption de notre corps. » Le corps ressuscité sera la consommation de notre établissement comme fils ; c’est-à-dire que, dans le corps ressuscité, il sera manifesté extérieurement que nous sommes fils de Dieu. Avant son incarnation, Christ était « en forme de Dieu » (Philippiens 2:6), c’est-à-dire dans l’apparence visible de Dieu. Il en sera de même pour nous à la résurrection, car nos corps seront semblables au sien. Cela éclaire ce que Paul voulait dire lorsqu’il écrivait en Colossiens 3:4 : « Quand Christ, notre vie, paraîtra, alors nous paraîtrons aussi avec lui dans la gloire. » Et cela éclaire aussi ce que Jean veut dire lorsqu’il écrit en 1 Jean 3:2, version révisée : « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. »
III. QUAND LA RÉSURRECTION DU CORPS AURA-T-ELLE LIEU ?
Il ne reste qu’une question à examiner, et nous pouvons la traiter très brièvement. Cette question, la voici : quand la résurrection du corps aura-t-elle lieu ? La Bible y répond clairement à maintes reprises. Par exemple, elle y répond en Philippiens 3:20, 21 : « Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » Il est déclaré ici clairement que la transformation de nos corps à la ressemblance du corps glorieux de Christ aura lieu lorsque le Seigneur Jésus, que nous attendons, paraîtra du ciel. La même pensée est exprimée en 1 Thessaloniciens 4:16, 17 : « Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » La question se posera dans l’esprit de certains d’entre nous : qu’en sera-t-il de nous dans l’intervalle, s’il nous arrive de mourir avant la venue du Seigneur ? À cette question aussi, une réponse claire est donnée en 2 Corinthiens 5:1-8 : « Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre (nos corps présents) est détruite (meurt et se décompose), nous avons un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure qui n’a pas été faite de main d’homme (notre corps ressuscité, que nous devons recevoir à la venue du Seigneur), éternelle, dans le ciel. Aussi, dans cette tente (c’est-à-dire tant que nous vivons dans ce corps présent) nous gémissons, désirant revêtir notre domicile céleste (notre corps ressuscité), si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus. Car tandis que nous sommes dans cette tente (ce corps terrestre présent) nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller (c’est-à-dire non pas que nous voudrions simplement être débarrassés de nos corps présents), mais nous revêtir (c’est-à-dire que nous voudrions recevoir nos corps ressuscités), afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit (c’est-à-dire le Saint-Esprit, que nous avons reçu comme les arrhes de la pleine rédemption dans nos corps ressuscités, que nous devons obtenir à la venue du Seigneur). Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons qu’en demeurant dans ce corps (c’est-à-dire tant que nous sommes encore dans notre vie terrestre, dans ce corps terrestre présent) nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue, nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps (c’est-à-dire voir notre corps terrestre présent mourir, avant même que nous recevions nos corps ressuscités, que nous ne recevrons qu’au retour du Seigneur), et demeurer auprès du Seigneur. » L’enseignement de ce passage est clairement que, si nous mourons avant le retour du Seigneur, et donc avant d’obtenir notre corps ressuscité, nos esprits sont dévêtus, c’est-à-dire dépouillés de ce corps présent et pas encore revêtus du corps ressuscité, mais que nous « demeurons auprès du Seigneur » dans une félicité consciente, dans une condition bien meilleure que celle où nous sommes dans cette vie présente (voir Philippiens 1:23, version révisée), mais non aussi parfaite que la condition qui sera la nôtre lorsque nos esprits rachetés seront revêtus de nos corps ressuscités. C’est au retour du Seigneur Jésus que nous recevrons notre pleine rédemption. C’est l’une des raisons pour lesquelles « nous attendons » (littéralement, nous attendons assidûment) le Seigneur (Philippiens 3:20, 21, voir le grec). C’est l’une des raisons pour lesquelles nous soupirons après le retour du Seigneur. Il y a bien des raisons pour lesquelles nous soupirons après le retour de notre Seigneur. Tous les grands problèmes qui se posent à nous en ce moment dans la vie nationale et internationale, dans la vie sociale, commerciale et politique, seront résolus quand il viendra, et ne seront jamais résolus avant qu’il vienne ; et pour ces raisons nous soupirons après lui. Mais nous soupirons aussi après lui parce que, si ce corps présent rend bien des services à l’esprit racheté qui l’habite, il est souvent un obstacle. Il est souvent sujet aux maux et aux douleurs, aux faiblesses, et il est une tentation constante à la folie. Mais quand notre Seigneur Jésus reviendra, il transformera ce corps présent de notre humiliation à la ressemblance de son propre corps glorieux, et alors nous saurons ce que signifie le « plein salut », lorsque nous resplendirons comme le soleil dans le royaume de notre Père.
Chapitre 13 terminé
La résurrection du corps de Jésus et de nos corps