Chapitre 7 · 3 min de lecture · 3 min d’écoute
Deux yeux
« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » — Romains 8:1
Comment savoir si tu as une vraie foi, même petite ? Sibbes donne quelques règles, et elles sont très sages pour tous ceux qui ont tendance à être durs avec eux-mêmes.
D’abord, dit-il, il te faut deux yeux :
« Il nous faut avoir deux yeux : l’un pour voir les imperfections en nous-mêmes et chez les autres, l’autre pour voir ce qui est bon. »
Certains ne regardent jamais que ce qui ne va pas chez eux. Sibbes dit qu’ils « se plaisent à ne regarder que le côté sombre du nuage ». Si c’est comme ça que tu te regardes, tu ne ressentiras jamais aucune consolation. Tu as besoin de voir à la fois tes défauts et ce que Dieu a fait en toi.
Deuxièmement, ne te juge pas seulement d’après ce que tu ressens sur le moment. Quand tu es tenté ou que tu as le moral à zéro, tu ne vois que de la fumée. Mais Sibbes dit : « Le feu peut couver sous la cendre sans qu’on le voie ; en hiver, la vie est cachée dans la racine. » Un arbre en hiver a l’air mort, mais la vie est là, sous la terre, et elle attend le printemps.
Troisièmement, méfie-toi des faux raisonnements. Ce n’est pas parce que ta foi ne flambe pas comme celle de quelqu’un d’autre que tu n’as pas de foi du tout. Sibbes dit que raisonner ainsi, c’est même désobéir à un commandement : tu portes un faux témoignage contre toi-même. Il cite le fils prodigue, qui a dit qu’il n’était plus digne d’être appelé fils, mais qui n’a jamais dit qu’il n’était pas fils.
Certains, dit-il, sont si doués pour s’accuser eux-mêmes qu’on dirait que Satan, l’accusateur, les a engagés pour faire son travail à sa place.
Quatrièmement, Dieu cherche une vraie foi, pas une certaine quantité de foi :
« Une étincelle de feu est du feu aussi bien que l’élément tout entier. »
Et puis il y a cette belle phrase : « Une main faible peut recevoir un joyau précieux. » Tu n’as pas besoin d’une poigne solide pour recevoir un cadeau. Le joyau, c’est le Christ et tout ce qu’il donne. Une main qui tremble le tient aussi vraiment qu’une main ferme.
Si tu as tendance à te démolir tout le temps, ou si tu te sens nul la plupart du temps, Sibbes voudrait que tu entendes la bonté de Dieu. Et ça vaut aussi la peine de parler à un adulte de confiance de ce que tu ressens. Tu n’as pas à porter ça tout seul.
Une chose à faire cette semaine : fais deux listes. D’un côté, un défaut dont tu as conscience. De l’autre, une chose que Dieu a faite en toi, ou un signe de sa grâce dans ta vie. Chaque fois que tu ajoutes quelque chose à la première liste, ajoutes-en une aussi à la deuxième. Sers-toi de tes deux yeux.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Quels sont les « deux yeux » dont parle Sibbes ?
L’un pour voir les imperfections en nous-mêmes et chez les autres, l’autre pour voir ce qui est bon.
Que veut dire Sibbes quand il parle de porter un faux témoignage contre soi-même ?
Conclure à tort que tu n’as pas de foi du tout, simplement parce que la tienne est plus faible que celle de quelqu’un d’autre.
Que veut dire « Une main faible peut recevoir un joyau précieux » ?
Tu n’as pas besoin d’une foi forte pour recevoir le Christ et ses dons ; une foi faible les reçoit tout aussi vraiment.
Chapitre 7 terminé
Deux yeux