Le Roseau froissé (Pour ados)
La fumée et le feu

Chapitre 5 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute

La fumée et le feu

« Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » — Marc 9:24

Sibbes dit que la grâce n’est pas seulement petite au début : elle est aussi mêlée. Il y a un vrai feu chez un chrétien, mais il y a aussi de la fumée : des doutes, de l’égoïsme, des motivations mélangées, de vieilles habitudes.

Il parcourt la Bible pour trouver des exemples de ce mélange. Un jour, un père vint à Jésus avec un fils malade et s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » Sibbes fait remarquer que « Je crois », c’est la lumière, et que « Viens au secours de mon incrédulité », c’est la fumée.

Les disciples, pris dans une tempête sur le lac, réveillèrent Jésus en criant : « Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ? » Il y avait de la fumée là-dedans, la fumée de la peur et du doute. Mais il y avait aussi assez de foi pour crier vers Jésus. Jonas, dans le ventre du grand poisson, dit : « Je suis chassé loin de ton regard ! » C’était la fumée. Mais dans le même souffle, il ajouta : « Mais je verrai encore ton saint temple. » C’était la lumière.

Même Paul s’écria : « Misérable que je suis ! » en pensant au péché qui était encore en lui. Mais aussitôt après, il rendit grâces à Dieu par Jésus-Christ.

Ça veut dire que tu peux arrêter d’attendre que ta foi soit pure avant de penser qu’elle compte. Sibbes dit que même les meilleures actions des meilleures personnes ont besoin du Christ pour être agréées. Quand nous prions, nos prières aussi ont besoin d’être pardonnées.

« Des cœurs brisés ne peuvent rendre que des prières brisées. »

Si tes prières sortent en vrac et distraites, si tu aimes Dieu mais que tu aimes aussi des choses qui t’éloignent de lui, si tu crois mais que tu doutes aussi, bienvenue dans la vie chrétienne. C’est ça, le lumignon qui fume, et Jésus ne l’éteindra pas.

Sibbes dit même qu’il y a une raison pour laquelle Dieu nous laisse ce mélange pour l’instant. Il nous protège de deux dangers : l’insouciance et l’orgueil. Si nous nous sentions parfaits, nous cesserions de dépendre de Jésus. La fumée nous garde humbles et nous fait sans cesse revenir en courant vers lui.

Un jour, dit Sibbes, la fumée aura disparu et le feu sera pur. C’est ça, le ciel. D’ici là, la lumière et la fumée ensemble, c’est normal.

Une chose à faire cette semaine : essaie de prier la prière du père de Marc 9 : « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » Dis-la quand tu ressens du doute, ou quand tu ressens de la foi, ou les deux à la fois. Remarque que Jésus a exaucé la prière de cet homme.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Que représente la « fumée » chez un chrétien, et que représente le « feu » ?

La fumée, c’est le doute, le péché et les motivations mélangées ; le feu, c’est la vraie foi et l’amour pour Dieu.

Donne un exemple biblique que Sibbes cite où la fumée et le feu sont ensemble.

Le père qui dit « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! », ou les disciples qui crient dans la tempête, ou Jonas dans le poisson, ou le « Misérable que je suis ! » de Paul.

Pourquoi Dieu nous laisse-t-il pour l’instant un mélange de fumée et de feu ?

Pour nous protéger de l’insouciance et de l’orgueil, et nous garder dépendants du Christ.

Chapitre 5 terminé

La fumée et le feu

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