Chapitre 4 · 3 min de lecture · 3 min d’écoute
De petits commencements
« Car ceux qui méprisaient le jour des faibles commencements se réjouiront en voyant le niveau dans la main de Zorobabel. » — Zacharie 4:10
La deuxième image du verset de Sibbes, c’est le lumignon qui fume : une mèche de lampe avec juste un peu de lumière et beaucoup de fumée. Sibbes dit que c’est souvent à ça que ressemble la foi au début.
« Rien de si petit que la grâce au commencement, et rien de plus glorieux par la suite. »
Beaucoup de jeunes chrétiens se découragent parce que leur foi leur paraît minuscule. Tu te compares à quelqu’un qui prie une heure d’affilée ou qui connaît la Bible sur le bout des doigts, et tu te dis : « Je ne suis pas un vrai chrétien. » Sibbes répond : ne juge pas d’après la taille. Tout ce qui est grand commence petit.
Il prend des exemples dans la nature. Un chêne puissant sort d’un gland. Une minuscule graine contient la plante tout entière, « à la fois le tronc et les branches, le bourgeon et le fruit ». Les champignons poussent en une nuit et disparaissent aussi vite, mais les choses les plus précieuses sont les plus longues à grandir. Il faut des années à un être humain pour devenir adulte. Pour la foi, c’est pareil.
Puis il dit quelque chose de très tendre sur la façon dont Jésus te voit :
« Le Christ nous estime d’après ce que nous serons, et d’après ce à quoi nous sommes élus. »
Et il ajoute une image : nous appelons arbre une petite plante, parce qu’elle grandit pour le devenir.
Quand tu regardes une jeune pousse dans un pot, tu peux l’appeler un chêne, parce que c’est ce qu’elle est en train de devenir. Jésus te regarde de la même façon. Il ne voit pas seulement où tu en es maintenant. Il voit qui tu es en train de devenir, et il s’est engagé à t’y amener.
Sibbes fait quand même attention. Il ne veut pas que nous soyons paresseux pour grandir. Il dit que nous devons regarder nos petits commencements pour continuer à avancer et pour rester humbles. Mais si nous sommes découragés, nous devons nous regarder comme le Christ nous regarde.
Le verset de Zacharie, en tête de ce chapitre, a été adressé à des gens qui reconstruisaient le temple de Dieu après sa destruction. Le nouveau bâtiment paraissait minable à côté de l’ancien, et certains ricanaient. Dieu a dit : ne méprisez pas les petits commencements. Il allait achever ce qu’il avait commencé.
Ta foi est peut-être petite. Ce n’est pas grave. Elle est vraie, et elle grandit.
Une chose à faire cette semaine : plante une graine, dans un pot ou dans un jardin, ou regarde simplement de près une jeune plante. Chaque fois que tu la vois, rappelle-toi l’image de Sibbes : nous appelons arbre une petite plante, parce qu’elle grandit pour le devenir. Remercie Dieu de voir ce que tu es en train de devenir.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Que dit Sibbes de la grâce au début de la vie chrétienne ?
Que rien n’est si petit que la grâce au commencement, et rien de plus glorieux par la suite.
D’après Sibbes, comment le Christ nous estime-t-il ?
D’après ce que nous serons, comme on appelle arbre une jeune plante parce qu’elle grandit pour le devenir.
Pourquoi ne faut-il pas se décourager d’avoir une petite foi ?
Parce que les choses les plus précieuses grandissent lentement, et qu’une petite foi est une vraie foi que le Christ s’est engagé à faire grandir.
Chapitre 4 terminé
De petits commencements