Chapitre 3 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute
Il ne te brisera pas
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » — Matthieu 11:28
Le grand message de Sibbes est simple : le Christ ne brisera pas le roseau froissé.
Il l’explique avec des images de tous les jours. Un médecin peut faire mal à son patient, mais il le fait pour le guérir, pas pour le détruire. Un chirurgien incise, mais il ne coupe pas un membre qu’il peut sauver. Et une mère qui a un enfant malade et grincheux ne le rejette pas. Puis Sibbes demande :
« Y aurait-il plus de miséricorde dans le ruisseau que dans la source ? penserons-nous qu’il y a plus de miséricorde en nous-mêmes qu’en Dieu, qui a planté en nous le sentiment de la miséricorde ? »
Autrement dit : si une mère humaine peut être patiente avec son enfant malade, combien plus Dieu est patient, lui qui a créé les mères et leur a donné cet amour au départ ! Toute la gentillesse que tu as jamais reçue de quelqu’un est comme un ruisseau. Dieu est la source d’où elle vient.
Ensuite, Sibbes regarde comment Jésus se décrit lui-même. Il se dit berger, frère, époux. Il se compare aux créatures les plus douces : un agneau, une poule qui rassemble ses poussins. Son nom même, Jésus, veut dire Sauveur. Et à son baptême, le Saint-Esprit descendit sur lui sous la forme d’une colombe, pour montrer, dit Sibbes, qu’il serait « un médiateur doux comme la colombe ».
Regarde ce que Jésus a vraiment dit. Il a déclaré heureux les pauvres en esprit. Il a invité les gens fatigués et accablés à venir à lui. Il a regardé les foules et a été ému de compassion, parce qu’elles étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger. Et Sibbes ajoute :
« Il ne renvoya jamais aucun de ceux qui venaient à lui, bien que quelques-uns s’en soient allés d’eux-mêmes. »
Ça vaut la peine d’être lu deux fois. Dans les Évangiles, personne qui est venu demander de l’aide à Jésus n’a été renvoyé. Certains se sont éloignés de lui. Mais lui n’a jamais repoussé personne.
Sibbes fait aussi remarquer que Jésus a lui-même été tenté, pour pouvoir nous secourir quand nous sommes tentés. Ce n’est pas un roi lointain qui ne comprend rien. Il sait ce que c’est d’être humain, fatigué et sous pression.
Alors, si tu te sens faible, si tu as honte, ou si tu as l’impression d’avoir tout raté trop de fois, voici la vérité : tu peux venir à Jésus. Il ne te repoussera pas.
Une chose à faire cette semaine : choisis un des récits des Évangiles où quelqu’un vient demander de l’aide à Jésus, par exemple Marc 1:40–42 ou Marc 5:25–34. Lis-le lentement et remarque comment Jésus traite cette personne. Puis viens toi-même à lui dans la prière avec tout ce que tu portes.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Que veut dire Sibbes par « plus de miséricorde dans le ruisseau que dans la source » ?
La bonté humaine est comme un ruisseau qui coule de Dieu ; si les gens peuvent être miséricordieux, Dieu, la source de la miséricorde, l’est encore bien plus.
Quels noms et quelles images pleins de douceur Jésus emploie-t-il pour lui-même ?
Berger, frère, époux, un agneau et une poule ; à son baptême, l’Esprit vint comme une colombe.
Que dit Sibbes de ceux qui venaient à Jésus ?
Il n’en a jamais renvoyé aucun, même si certains sont partis d’eux-mêmes.
Chapitre 3 terminé
Il ne te brisera pas