Entretiens avec le fermier (Pour ados)
La Joie de la moisson

Chapitre 13 · 4 min de lecture · 5 min d’écoute

La Joie de la moisson

« Il se réjouit devant toi, comme on se réjouit à la moisson. » — Ésaïe 9:2

À l’époque de Spurgeon, la moisson, c’était la fête. Des mois de travail qui payaient enfin, la grange pleine, et tout le monde — riches comme pauvres — attablé ensemble au grand repas de fin de moisson, vraiment heureux. La Bible prend justement cette joie-là comme image : voilà, dit-elle, à quoi ressemble une joie profonde. Et Spurgeon passe en revue les joies de la moisson qu’un chrétien a vraiment la chance de vivre.

Mais d’abord, un avertissement de fermier, caché dans le mot même de moisson : on récolte ce qu’on a semé. Tu le sais déjà — ce n’est pas pour rien que c’est devenu un proverbe. Plante un champ de bêtises, et la moisson sera faite de bêtises, pile à l’heure, que tu l’aies voulu ou non. La moisson est honnête, de ce côté-là. Ce que tu mets en terre aujourd’hui, c’est ce qui sortira plus tard. Alors la joie de la moisson est réservée à celui qui a semé quelque chose qui vaut la peine d’être récolté.

Ensuite, Spurgeon devient personnel et raconte sa propre conversion avec une image que tu n’oublieras pas. Il dit qu’il avait l’impression que son âme était un champ labouré par dix chevaux noirs — et ces dix chevaux, c’étaient les dix commandements, la vérité de Dieu qui retournait le sol dur de son cœur et lui montrait à quel point il avait besoin d’être sauvé. C’était dur. Mais ce labour faisait de la place. Et quand la bonne nouvelle a enfin été semée — Jésus avait tout fait pour lui — l’espérance a levé comme une pousse verte, puis elle a grandi jusqu’à devenir une assurance pleine et solide. Un labour difficile, puis une vraie moisson. Il ne s’en est jamais remis, tellement c’était une joie.

Et il énumère les moissons qui le faisaient encore vibrer. La joie d’en parler à quelqu’un d’autre — une bonne nouvelle, ça déborde forcément. La joie de la prière exaucée — il cite Anne, dans la Bible, qui avait supplié Dieu de lui donner un fils et qui l’a appelé « demandé à Dieu », parce qu’à chaque fois qu’elle prononçait son nom, elle se rappelait que Dieu l’avait entendue. La joie de vaincre une tentation dont tu étais sûr qu’elle te vaincrait. Et la plus grande de toutes pour lui : la joie d’aider vraiment quelqu’un à trouver Dieu.

C’est cette dernière qui lui a inspiré sa phrase la plus célèbre. Son tout premier « converti » était la femme d’un pauvre ouvrier — personne d’important, aucun projecteur, rien que le monde remarquerait. Et Spurgeon dit que la joie qu’il en a eue dépassait tellement l’argent ou le succès que « je n’envie pas à Gabriel son trône, ni aux anges leurs harpes ». Réfléchis-y. Il dit qu’il n’échangerait pas la joie de voir une personne ordinaire venir à Dieu contre la place d’un ange au ciel — au sens propre. Voilà la taille de cette moisson-là.

Il donne encore une image à garder. Un épi de blé, quand il est enfin mûr et prêt, baisse la tête. Plus il est lourd et mûr, plus il penche. Spurgeon dit que c’est à ça que ressemble une foi adulte — pas fière, droite comme un i et en train de frimer, mais humble, inclinée, prête, sans peur de la moisson qui vient. Être mûr, c’est baisser la tête.

Ce chapitre fait donc deux choses à la fois. C’est une invitation à la vraie joie — la joie du pardon, de la prière exaucée, d’aider quelqu’un d’autre — qui est bien plus grande que tout ce que le monde essaie de te vendre. Et c’est un petit rappel discret sur ce que tu es en train de planter en ce moment, parce qu’une moisson arrive, de toute façon.

Un objectif pour ce mois-ci : vise exprès l’une de ces joies de la moisson — surtout la joie d’aider une personne à se rapprocher de Dieu. Spurgeon promet qu’elle éclipse tout le reste, et il savait de quoi il parlait. Plante pour la moisson que tu veux vraiment récolter.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Quelles joies de la moisson Spurgeon énumère-t-il pour un chrétien ?

La joie d’en parler aux autres, de la prière exaucée comme celle d’Anne, de vaincre une tentation et, la plus grande de toutes, d’aider quelqu’un à trouver Dieu.

Qu’est-ce qu’un épi de blé mûr qui baisse la tête nous apprend sur une foi mûre ?

Plus il est lourd et mûr, plus il penche. Spurgeon dit qu’une foi adulte est humble et prête, pas fière ni en train de frimer.

Qu’es-tu en train de semer aujourd’hui que tu récolteras plus tard ?

Le chapitre rappelle qu’on récolte ce qu’on a semé, et t’invite à viser exprès une joie de la moisson, surtout aider une personne à se rapprocher de Dieu. Spurgeon disait qu’il n’échangerait pas ça contre la harpe d’un ange.

Chapitre 13 terminé

La Joie de la moisson

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