Discours sur les réveils religieux
Avertissement du rapporteur

Chapitre 2 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute

Avertissement du rapporteur

Le travail de rapporter ces discours fut entrepris dans le but d’accroître l’intérêt et l’utilité de l’Evangelist de New York. Le rapporteur ignore entièrement la sténographie ; il s’est donc seulement proposé de donner une esquisse des pensées principales de chaque discours. Il n’est guère nécessaire de mentionner que M. Finney n’écrit jamais ses sermons, mais qu’il conduit son argumentation d’après un canevas, ou résumé, soigneusement préparé, et si serré qu’il peut tenir sur un seul côté d’une carte d’environ la moitié de l’une de ces pages imprimées. Sa manière est directe, sa langue familière et saxonne, et ses illustrations sont tirées des incidents et des maximes les plus ordinaires de la vie. Le rapporteur s’est efforcé de conserver, autant qu’il l’a pu, le style de l’orateur, et l’on estime qu’il y a, dans une certaine mesure, réussi. Si, en quelques cas, en laissant sa plume suivre un tour familier, il a rendu le texte plus simple et plus rustique que l’original, il espère qu’on lui pardonnera aisément une faute qui n’est nullement générale.

Si quelqu’un entreprenait de critiquer le style de ces comptes rendus, il en serait assurément pour sa peine ; car la seule ambition du rapporteur a été de faire de la langue un usage qui rende pleinement la pensée et montre fidèlement la manière de l’orateur. Quand les mots ont fait cela, ils ont accompli leur grande tâche. Les notes furent prises au crayon, transcrites en grande hâte, et envoyées à l’imprimeur sans révision. En les préparant pour la publication sous cette forme, M. Finney les a revues sous ce seul rapport — l’expression exacte de la pensée. Le style d’une esquisse improvisée a été conservé, en partie par choix, en partie par nécessité. On n’avait pas le temps de refondre l’ouvrage, et la voix publique semblait dire qu’il était plus attrayant et plus utile sous sa forme condensée actuelle. M. Finney n’a donc guère fait plus que corriger les endroits où le rapporteur avait mal saisi la pensée, ou ne l’avait pas exprimée avec assez de netteté. Il a développé quelques passages où les illustrations, telles que le rapporteur les avait données, semblaient incomplètes.

Mon travail sur ces esquisses est maintenant achevé ; et j’en livre les fruits sous cette forme durable, avec la prière que Dieu veuille employer ce livre, comme il l’a déjà fait de l’édition du journal, pour réveiller, instruire et fortifier son peuple, et pour guider, unir et encourager les chrétiens zélés de toutes conditions dans le grand devoir de sauver les pécheurs.

J.L.

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