Chapitre 4 · 3 min de lecture · 4 min d’écoute
Actes de foi
Je crois, ô Dieu, que tu es un esprit éternel et incompréhensible, infini en toutes perfections, qui as fait toutes choses de rien, et qui les gouvernes toutes par ta sage providence.
Fais que je t’adore toujours avec une profonde humilité, comme mon souverain Seigneur ; et aide-moi à t’aimer et à te louer avec des affections divines et une dévotion convenable.
Je crois que dans l’unité de la Divinité il y a une trinité de personnes, que tu es parfaitement un et parfaitement trois : une seule essence et trois personnes. Je crois, ô bienheureux Jésus, que tu es d’une même substance avec le Père, vrai et éternel Dieu, que tu as pris sur toi notre fragile nature, que tu as véritablement souffert, que tu as été crucifié, que tu es mort et as été enseveli, pour nous réconcilier avec ton Père et pour être un sacrifice pour le péché.
Je crois que, selon les figures et les prophéties qui t’avaient annoncé, et selon ta propre prédiction infaillible, tu es ressuscité des morts le troisième jour par ta propre puissance, que tu es monté au ciel, et que là tu sièges sur ton trône de gloire, adoré par les anges et intercédant pour les pécheurs.
Je crois que tu as institué et ordonné de saints mystères comme gages de ton amour et pour une commémoration continuelle de ta mort ; que tu ne t’es pas seulement donné pour mourir pour moi, mais aussi pour être ma nourriture et mon aliment spirituels dans ce saint sacrement, pour ma grande et éternelle consolation. Oh ! puissé-je m’approcher souvent de ton autel avec humilité et dévotion ; et produis en moi toutes ces saintes et célestes affections qui conviennent au souvenir d’un Sauveur crucifié.
Je crois, ô Seigneur, que tu ne m’as pas abandonné à la faible lumière de ma propre raison pour me conduire au bonheur, mais que tu as révélé dans les saintes Écritures tout ce qu’il m’est nécessaire de croire et de pratiquer en vue de mon salut éternel.
Oh ! qu’ils sont nobles et excellents, les préceptes, qu’elle est sublime et lumineuse, la vérité, qu’ils sont persuasifs et forts, les motifs, qu’ils sont puissants, les secours de ta sainte religion, dans laquelle tu m’as instruit ; je fais mes délices de tes statuts, et je n’oublie point ta parole.
Je crois que c’est mon plus grand honneur et mon plus grand bonheur d’être ton disciple : combien sont misérables et aveugles ceux qui vivent sans Dieu dans le monde, qui méprisent la lumière de ta sainte foi ! Fais-moi renoncer à toutes les jouissances de la vie, que dis-je, à la vie même, plutôt que de perdre ce joyau de grand prix. Bienheureuses les souffrances endurées, heureuse la mort subie pour la vérité céleste et immortelle ! Je crois que tu as préparé pour ceux qui t’aiment des demeures éternelles de gloire ; si je te crois, ô bonheur éternel, pourquoi ce qui conduit à toi me paraît-il difficile ? Pourquoi ne résisterais-je pas volontiers jusqu’au sang pour t’obtenir ? Pourquoi les occupations vaines et creuses de la vie ont-elles sur nous une prise si forte ? Ô temps périssable ! pourquoi m’ensorcelles-tu et me trompes-tu ainsi ? Ô bienheureuse éternité ! quand seras-tu mon partage pour toujours ?
Chapitre 4 terminé
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