Chapitre 8 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute
Prier dans les bois
« La prière fervente du juste a une grande efficace. » — Jacques 5:16
Si Brainerd est célèbre pour une chose, c’est pour la prière. Il priait comme d’autres travaillent. Il partait dans les bois pendant des heures, parfois des journées entières, pour prier pour les gens qu’il servait.
En 1744, il s’installa aux Fourches de la Delaware, en Pennsylvanie, pour travailler parmi les Delawares, qu’on appelle aussi les Lenapes. Un soir, il apprit que des gens allaient se réunir pour une grande fête religieuse, qui risquait selon lui de les tenir éloignés de l’Évangile. Il alla dans les bois et pria de toutes ses forces. Après coup, il écrivit :
« J’étais dans une telle angoisse, et je plaidais avec tant d’ardeur et d’importunité, qu’en me relevant de dessus mes genoux je me sentis extrêmement faible et accablé ; je pouvais à peine marcher droit ; mes jointures étaient relâchées ; la sueur me coulait sur le visage et sur le corps, et la nature semblait près de se dissoudre. »
L’importunité, c’est une demande insistante, qui ne lâche pas, comme celle de la veuve de la parabole de Jésus qui revenait sans cesse trouver le juge. C’est ainsi que priait Brainerd.
Le lendemain matin, à son réveil, sa première pensée fut la même : « Quand je m’éveillai, mon âme était chargée de ce qui semblait m’attendre. Je criai à Dieu avant même de pouvoir sortir de mon lit ; et, sitôt habillé, je me retirai dans les bois. »
Il y a là quelque chose qui nous interpelle tous. La plupart de nos prières sont courtes et un peu distraites. Celles de Brainerd montrent ce que cela donne quand quelqu’un croit vraiment que Dieu entend, et que la prière change les choses. Il priait pour des gens par leur nom, pour des villages entiers, pour des choses qui paraissaient impossibles.
Mais un mot d’équilibre. Brainerd se privait souvent de nourriture et de sommeil, et il était déjà atteint de la tuberculose. Il a malmené son corps bien plus qu’il n’était sage, et cela a abrégé sa vie. Ce n’est pas à imiter. Dieu t’a donné un corps pour que tu en prennes soin. Tu peux prier avec passion et quand même prendre tes repas, aller te coucher et voir un médecin.
La leçon à retenir n’est pas « prie jusqu’à t’effondrer ». C’est « prie comme si cela comptait ». Jacques dit que la prière ardente de celui qui marche avec Dieu est puissante et efficace. Dans les chapitres suivants, tu verras ce qu’il est advenu de celles de Brainerd.
Une chose à faire cette semaine : choisis une personne ou une situation qui semble impossible. Prie pour elle chaque jour cette semaine — pas juste une mention rapide, mais quelques minutes honnêtes, comme si cela comptait vraiment. Note ce que tu demandes, et garde la liste.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Comment Brainerd s’est-il décrit après avoir prié dans les bois avant la fête ?
Si faible et accablé qu’il pouvait à peine marcher droit ; ses jointures semblaient relâchées, la sueur lui coulait sur le visage et sur le corps, et il avait l’impression qu’il allait se dissoudre.
Quelle a été la première chose que Brainerd a faite à son réveil le lendemain matin ?
Il a crié à Dieu avant même de sortir de son lit, et sitôt habillé il est allé dans les bois pour prier.
Pourquoi les lecteurs ne devraient-ils pas copier toutes les habitudes de Brainerd ?
Parce qu’il se privait souvent de nourriture et de sommeil alors qu’il était déjà atteint de la tuberculose, ce qui a nui à sa santé. Nous devrions prier avec ardeur, mais prendre soin du corps que Dieu nous a donné.
Chapitre 8 terminé
Prier dans les bois