Chapitre 3 · 8 min de lecture · 11 min d’écoute
L’assurance du salut
Pour connaître la pleine mesure de la joie et de la puissance dans le service chrétien, il faut savoir que ses péchés sont pardonnés, qu’on est enfant de Dieu et qu’on a la vie éternelle. C’est le privilège du croyant de savoir qu’il a la vie éternelle. Jean dit en 1 Jean 5:13 (R. V.) : « Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. » Jean a écrit cette première épître dans le dessein exprès que quiconque croit au nom du Fils de Dieu sache qu’il a la vie éternelle.
Il y a des gens qui nous disent que nul ne peut savoir qu’il a la vie éternelle avant d’être mort et d’avoir comparu devant le tribunal de Dieu ; mais Dieu lui-même nous dit que nous pouvons le savoir. Nier que le croyant puisse savoir qu’il a la vie éternelle, c’est dire que la première épître de Jean a été écrite en vain, et c’est faire injure au Saint-Esprit, qui en est le véritable auteur. Paul nous dit encore en Actes 13:39 (R. V.) : « quiconque croit est justifié par lui (c’est-à-dire par Christ) de toutes les choses. » Ainsi, quiconque croit en Jésus peut savoir qu’il est justifié de toutes choses. Il peut le savoir parce que la Parole de Dieu le dit. Jean nous dit encore en Jean 1:12 (R. V.) : « Mais à tous ceux qui l’ont reçu (c’est-à-dire Jésus-Christ), à ceux qui croient en son nom, il a donné le droit de devenir enfants de Dieu. » Voilà une déclaration précise et sans équivoque : quiconque reçoit Jésus devient enfant de Dieu. Par conséquent, tout croyant en Jésus peut savoir qu’il est enfant de Dieu. Il peut le savoir sur le plus sûr de tous les fondements, c’est-à-dire parce que la Parole de Dieu affirme qu’il est enfant de Dieu.
Mais comment un individu peut-il savoir qu’il a la vie éternelle ? Il peut le savoir sur le meilleur fondement de connaissance qui soit, c’est-à-dire par le témoignage de Dieu lui-même, tel qu’il nous est donné dans la Bible. Le témoignage de l’Écriture est le témoignage de Dieu. Ce que disent les Écritures est absolument certain. Ce que disent les Écritures, Dieu le dit. Or, en Jean 3:36, les Écritures disent : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle. » Chacun de nous peut savoir s’il croit au Fils ou non, s’il a cette foi véritable en Christ qui nous conduit à le recevoir. Si nous avons cette foi en Christ, nous avons le propre témoignage écrit de Dieu que nous avons la vie éternelle, que nos péchés sont pardonnés, que nous sommes enfants de Dieu. Nous pouvons nous sentir pardonnés, ou ne pas nous sentir pardonnés, mais cela n’a pas d’importance. La question n’est pas de savoir ce que nous ressentons, mais ce que Dieu dit. La Parole de Dieu doit toujours être crue. Nos propres sentiments doivent souvent être mis en doute. Beaucoup en viennent à douter que leurs péchés soient pardonnés, à douter qu’ils aient la vie éternelle, à douter qu’ils soient sauvés, parce qu’ils ne se sentent pas pardonnés, ou ne sentent pas qu’ils ont la vie éternelle, ou ne sentent pas qu’ils sont sauvés. Que vous ne le sentiez pas n’est pas une raison d’en douter.
Supposez que vous ayez été condamné à la prison et que vos amis aient obtenu votre grâce. On vous apporte l’acte officiel qui annonce votre grâce. Vous le lisez et vous savez que vous êtes gracié parce que l’acte officiel le dit ; mais la nouvelle est si bonne et si soudaine que vous en êtes tout étourdi. Vous ne réalisez pas que vous êtes gracié. Quelqu’un vient vous trouver et vous dit : « Êtes-vous gracié ? » Que répondriez-vous ? Vous diriez : « Oui, je suis gracié. » Il vous demande alors : « Vous sentez-vous gracié ? » Vous répondez : « Non, je ne me sens pas gracié. C’est si soudain, c’est si merveilleux, que je n’arrive pas à le réaliser. » Il vous dit alors : « Mais comment pouvez-vous savoir que vous êtes gracié, si vous ne le sentez pas ? » Vous lui tendriez l’acte et vous diriez : « Ceci le dit. » Le moment viendrait, après que vous auriez lu et relu l’acte et que vous l’auriez cru, où non seulement vous sauriez que vous êtes gracié parce que l’acte le dit, mais où vous le sentiriez. Or la Bible est l’acte officiel de Dieu, qui fait autorité, et qui déclare que quiconque croit en Jésus est justifié ; qui déclare que quiconque croit au Fils a la vie éternelle ; qui déclare que quiconque reçoit Jésus est enfant de Dieu. Si quelqu’un vous demande si vos péchés sont tous pardonnés, répondez : « Oui, je sais qu’ils le sont, parce que Dieu le dit. » Si l’on vous demande si vous savez que vous êtes enfant de Dieu, répondez : « Oui, je sais que je suis enfant de Dieu, parce que Dieu le dit. » Si l’on vous demande si vous avez la vie éternelle, répondez : « Oui, je sais que j’ai la vie éternelle, parce que Dieu le dit. Dieu dit : “Celui qui croit au Fils a la vie éternelle.” Je sais que je crois au Fils, et par conséquent je sais que j’ai la vie éternelle — parce que Dieu le dit. » Vous ne le sentez peut-être pas encore ; mais si vous continuez à méditer la déclaration de Dieu et à croire ce que Dieu dit, le moment viendra où vous le sentirez.
Pour celui qui croit au Fils de Dieu, douter qu’il ait la vie éternelle, c’est faire Dieu menteur. « Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » (1 Jean 5:10-12, R. V.). Quiconque ne croit pas le témoignage de Dieu, qu’il nous a donné la vie éternelle, que cette vie est dans son Fils et que celui qui a le Fils a la vie, fait Dieu menteur.
On dit parfois : « C’est de la présomption que de dire qu’on sait qu’on est sauvé, ou de dire qu’on sait qu’on a la vie éternelle. » Mais est-ce de la présomption que de croire Dieu ? N’est-ce pas plutôt de la présomption que de ne pas croire Dieu, que de faire Dieu menteur ? Quand vous, qui croyez au Fils de Dieu, doutez pourtant d’avoir la vie éternelle, vous faites Dieu menteur. Quand Jésus dit à la femme pécheresse : « Tes péchés sont pardonnés » (Luc 7:48), était-ce de la présomption de sa part que de s’en aller en disant : « Je sais que mes péchés sont tous pardonnés » ? N’aurait-ce pas été de la présomption, au contraire, que de douter un seul instant que ses péchés fussent tous pardonnés ? Jésus avait dit qu’ils étaient pardonnés. Douter, c’eût été pour elle donner un démenti à Jésus. Est-ce donc davantage de la présomption, pour le croyant d’aujourd’hui, de dire : « Mes péchés sont tous pardonnés, j’ai la vie éternelle », quand Dieu, dans son témoignage écrit, dit à quiconque croit : « Vous êtes justifié de toutes choses » (Actes 13:39), « vous avez la vie éternelle » (Jean 3:36 ; 1 Jean 5:13) ?
Avant tout, assurez-vous bien que vous croyez réellement au nom du Fils de Dieu, que vous avez réellement reçu Jésus. Si vous en êtes sûr, alors ne doutez jamais un seul instant que vos péchés soient tous pardonnés, ne doutez jamais un seul instant que vous soyez enfant de Dieu, ne doutez jamais un seul instant que vous ayez la vie éternelle. Si Satan vient vous murmurer : « Tes péchés ne sont pas pardonnés », renvoyez Satan à la Parole de Dieu et dites : « Dieu dit que mes péchés sont pardonnés, et je sais qu’ils le sont. » Si Satan murmure : « Eh bien, peut-être ne crois-tu pas en lui », alors dites : « Eh bien, si je n’ai jamais cru auparavant, je crois maintenant. » Et puis allez votre chemin dans la joie, sachant que vos péchés sont pardonnés, sachant que vous êtes enfant de Dieu, sachant que vous avez la vie éternelle.
Il y a sans doute beaucoup de gens qui disent savoir qu’ils ont la vie éternelle et qui, en réalité, ne croient pas au nom du Fils de Dieu, qui n’ont pas réellement reçu Jésus. Ce n’est pas là une véritable assurance. Elle n’a aucun fondement solide dans la Parole de Dieu, qui ne peut mentir. Si nous voulons obtenir l’assurance du salut, il faut d’abord que nous soyons sauvés. Si beaucoup n’ont pas l’assurance d’être sauvés, c’est parce qu’ils ne sont pas sauvés. Ils ne devraient pas avoir d’assurance. Ce dont ils ont besoin d’abord, c’est du salut. Mais si vous avez reçu Jésus de la manière décrite dans le premier chapitre, VOUS ÊTES SAUVÉ, vous êtes enfant de Dieu, vos péchés sont pardonnés. Croyez-le, sachez-le. Réjouissez-vous-en.
Une fois la question réglée, qu’elle reste réglée. N’en doutez jamais. Il se peut que vous commettiez des erreurs, que vous trébuchiez, que vous tombiez ; mais même si cela arrive, si vous avez réellement reçu Jésus, sachez que vos péchés sont pardonnés, relevez-vous de votre chute et allez de l’avant dans la joyeuse assurance qu’il n’y a rien entre vous et Dieu.
Chapitre 3 terminé
L’assurance du salut