Comment réussir dans la vie chrétienne
Les divertissements

Chapitre 13 · 6 min de lecture · 8 min d’écoute

Les divertissements

Les jeunes gens ont besoin de détente. Notre Sauveur ne désapprouve pas une saine détente. Il s’intéressait aux jeux des enfants lorsqu’il était ici-bas. Il regardait les enfants jouer (Matthieu 11:16-19), et il regarde aujourd’hui les enfants jouer, et il prend plaisir à leurs jeux lorsqu’ils sont sains et élevés. Dans la tension et la fatigue de la vie moderne, les personnes plus âgées, elles aussi, ont besoin de détente si elles veulent donner le meilleur d’elles-mêmes dans leur travail. Mais il y a des délassements qui sont sains, et il y a des divertissements qui sont pernicieux. Il est impossible d’examiner les divertissements un à un, et ce n’est pas nécessaire. On peut poser quelques principes.

1. Ne vous livrez à aucune forme de divertissement dont la légitimité vous inspire le moindre doute. Chaque fois que vous êtes dans le doute, donnez toujours à Dieu le bénéfice du doute. Il y a quantité de délassements au sujet desquels il ne peut y avoir aucune question. « Celui qui a des doutes est condamné. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Romains 14:23, R. V.). Bien des jeunes chrétiens diront : « Je ne suis pas sûr que ce divertissement soit mauvais. » Êtes-vous sûr qu’il soit bon ? Sinon, laissez-le de côté.

2. Ne vous livrez à aucun divertissement que vous ne puissiez pratiquer pour la gloire de Dieu. « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Corinthiens 10:31). Chaque fois que vous êtes dans le doute sur la question de savoir si vous devez prendre part à un divertissement, demandez-vous : Puis-je faire cela, en ce moment, pour la gloire de Dieu ?

3. Ne prenez part à aucun divertissement qui nuise à votre influence auprès de qui que ce soit. Il y a des divertissements qui, peut-être, n’ont rien de mal en eux-mêmes, mais auxquels nous ne pouvons pas prendre part sans perdre notre influence auprès de quelqu’un. Or tout vrai chrétien désire que sa vie porte au maximum auprès de chacun. Il y a tant à faire et si peu de gens pour le faire que tout chrétien désire avoir jusqu’à la dernière parcelle de pouvoir pour le bien qu’il puisse avoir auprès de chacun ; et si un divertissement quelconque doit nuire à votre influence pour le bien auprès de qui que ce soit, le prix est trop élevé. N’y prenez pas part. Une jeune chrétienne avait un grand désir d’amener d’autres âmes à Christ. Elle résolut de parler à un jeune ami de la nécessité de venir à Christ, et, tandis qu’elle se reposait entre deux figures d’une danse, elle dit au jeune homme qui était son cavalier : « Georges, êtes-vous chrétien ? » — « Non, dit-il, je ne le suis pas. Et vous ? » — « Oui, répondit-elle, je le suis. » — « Alors, dit-il, que faites-vous ici ? » À tort ou à raison, le monde fait peu de cas de la profession de foi des chrétiens qui se livrent à certaines formes des divertissements propres au monde. Nous ne pouvons pas nous permettre de voir ainsi notre profession de foi dépréciée.

4. Ne prenez part à aucun divertissement dont vous ne puissiez faire un sujet de prière, sur lequel vous ne puissiez demander la bénédiction de Dieu. Priez avant de vous divertir tout autant que vous prieriez avant de travailler.

5. N’allez dans aucun lieu de divertissement où vous ne puissiez emmener Christ avec vous, et où vous ne pensez pas que Christ se sentirait à sa place. Christ alla dans des lieux de réjouissance lorsqu’il était ici-bas. Il alla au festin de noces de Cana (Jean 2), et il contribua à la joie de la fête ; mais il y a bien des lieux de divertissement modernes où Christ ne serait pas à sa place. L’atmosphère du théâtre moderne conviendrait-elle à ce Saint que nous appelons « Seigneur » ? Si ce n’est pas le cas, n’y allez pas.

6. Ne prenez part à aucun divertissement dans lequel vous n’aimeriez pas être surpris si le Seigneur venait. Il peut venir à tout moment. Heureux celui que, à son arrivée, il trouvera veillant et prêt, et heureux de lui ouvrir aussitôt (Luc 12:36, 40). J’ai un ami qui, un jour, descendait la rue en pensant au retour de son Seigneur. Tout en réfléchissant, il fumait un cigare. Cette pensée lui vint : « Aimerais-tu rencontrer Christ maintenant avec ce cigare à la bouche ? » Il répondit honnêtement : « Non, je n’aimerais pas. » Il jeta ce cigare et n’en alluma jamais d’autre.

7. Ne prenez part à aucun divertissement, si inoffensif qu’il soit pour vous-même, qui puisse nuire à quelqu’un d’autre. Prenons par exemple le jeu de cartes. Il est probable que des milliers de personnes ont joué aux cartes avec modération toute leur vie sans jamais en subir directement aucun dommage moral ; mais quiconque a étudié la question sait que les cartes sont l’instrument de prédilection des joueurs. Il sait aussi que la plupart des joueurs, sinon tous, ont pris leurs premières leçons de cartes autour de la paisible table de jeu familiale. Il sait que si un jeune homme entre dans le monde en sachant jouer aux cartes et en se livrant tant soit peu à ce divertissement, il se trouvera avant longtemps placé dans une situation où on lui demandera de jouer de l’argent, et que s’il n’y consent pas, il s’attirera de sérieux ennuis. Le jeu de cartes est un divertissement dangereux pour le jeune homme ordinaire. Il conduit presque sûrement au jeu d’argent, sur une plus ou moins grande échelle, et l’un des fléaux sociaux les plus criants de notre temps est le fléau du jeu. Tel jeune homme peut être encouragé à jouer aux cartes en vous voyant jouer, qui deviendra plus tard un joueur, et une part de la responsabilité retombera sur vous. Si je pouvais répéter toutes les histoires que m’ont confiées des hommes au cœur brisé dont la vie a fait naufrage à la table de jeu ; si je pouvais parler de toutes les mères au cœur brisé qui sont venues me trouver, dont certaines occupaient une haute position, et dont les fils se sont suicidés à Monte-Carlo et ailleurs, ruinés par les cartes, je pense que tous les chrétiens réfléchis et sincères y renonceraient pour toujours.

Pour la plupart d’entre nous, les délassements les plus profitables sont ceux qui exigent une dépense considérable d’énergie physique : des délassements qui nous mènent au grand air, des délassements qui nous laissent le corps reposé et l’esprit revigoré. Les exercices physiques vigoureux, mais sans excès, sont l’une des grandes sauvegardes de la conduite morale des garçons et des jeunes gens. Il y a bien peu de détente à regarder d’autres jouer la partie de football la plus acharnée, mais il y a une réelle santé pour le corps et pour l’âme dans une juste mesure d’exercice physique pratiqué soi-même.


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