Comment amener les hommes à Christ
Les conditions générales du succès pour amener les hommes à Christ

Chapitre 1 · 7 min de lecture · 9 min d’écoute

Les conditions générales du succès pour amener les hommes à Christ

Il existe certaines conditions générales dont l’accomplissement est absolument indispensable pour connaître un vrai succès lorsqu’on cherche à amener les hommes à Christ. Ces conditions, heureusement, sont peu nombreuses et simples, et n’importe qui peut les remplir.

1. Celui qui veut connaître un vrai succès pour amener les autres à Christ doit être lui-même UNE PERSONNE PLEINEMENT CONVERTIE. Jésus a dit à Pierre : « Quand tu seras converti, affermis tes frères. » Pierre n’était pas en mesure d’aider ses frères tant que lui-même, après son lâche reniement, ne s’était pas retourné de tout son cœur vers son Seigneur. Si nous voulons amener les autres à Christ, nous devons nous détourner de tout notre cœur de tout péché, de toute mondanité et de tout égoïsme, et céder à Jésus la seigneurie absolue sur nos pensées, nos intentions et nos actes. S’il est un domaine dans lequel nous cherchons à faire notre propre volonté au lieu de le laisser faire la sienne dans notre vie, notre puissance sera paralysée, et des hommes que nous aurions pu sauver seront perdus. Quant à l’application de ce principe aux nombreuses questions qui se posent dans la vie de tout jeune chrétien, lorsqu’il se demande s’il doit faire ceci ou cela, chacun peut les trancher lui-même si l’honneur de Christ, et non son propre plaisir, tient la première place dans son esprit, et s’il compte sincèrement sur Dieu pour le guider.

2. Celui qui veut connaître un vrai succès pour amener les autres à Christ doit avoir L’AMOUR DES ÂMES, c’est-à-dire un ardent désir du salut des perdus. Si nous n’avons pas l’amour des âmes, nos efforts seront mécaniques et sans puissance. Nous saurons peut-être comment aborder les hommes et quoi leur dire, mais ce que nous dirons n’aura aucune puissance et ne touchera pas le cœur. Mais si, comme Paul, nous avons pour ceux qui ne sont pas sauvés « une grande tristesse et un chagrin continuel dans le cœur », il y aura dans notre ton et dans nos manières un sérieux qui impressionnera les plus insouciants. De plus, si nous avons l’amour des âmes, nous serons constamment à l’affût d’occasions de parler avec ceux qui ne sont pas sauvés, et nous en trouverons dans la rue, au magasin, à la maison, dans le tramway et partout ailleurs, des occasions qui, sans cela, nous auraient entièrement échappé.

Mais comment acquérir l’amour des âmes ? Il est facile de répondre à cette question. Tout d’abord, l’amour des âmes, comme toute autre grâce du caractère chrétien, est l’œuvre du Saint-Esprit. Si donc nous avons conscience de ne pas avoir pour les âmes l’amour que nous devrions avoir, la première chose à faire est d’aller à Dieu, de lui confesser humblement ce manque dans notre vie, de lui demander de nous accorder par son Saint-Esprit ce dont nous avons si cruellement besoin, et de compter qu’il le fera (1 Jean 5:14, 15 ; Philippiens 4:19). En deuxième lieu, Jésus-Christ avait un amour intense pour les âmes (Matthieu 23:37 ; Luc 19:10), et une communion intime et constante avec lui communiquera à notre vie cette grâce qui tenait une si grande place dans la sienne. En troisième lieu, les sentiments sont le fruit des pensées. Si nous désirons éprouver un sentiment donné, nous devons nous arrêter sur les pensées propres à le produire. Si une personne sauvée s’arrête assez longtemps sur le péril et la misère de tout homme qui est hors de Christ, et sur la valeur de son âme aux yeux de Dieu, telle qu’elle apparaît dans la mort du Fils de Dieu venu le sauver, un désir intense du salut de cet homme en découlera presque à coup sûr. En quatrième lieu, réfléchir à notre propre condition, perdue et malheureuse, sans Christ, et au grand sacrifice que Christ a fait pour nous sauver, ne manquera pas de remplir notre cœur du désir d’amener les autres au Sauveur que nous avons trouvé.

3. Celui qui veut connaître un vrai succès pour amener les hommes à Christ doit avoir UNE CONNAISSANCE PRATIQUE DE LA BIBLE. La Parole de Dieu est l’épée de l’Esprit (Éphésiens 6:17). C’est l’instrument dont Dieu se sert pour convaincre de péché, pour révéler Christ et pour régénérer les hommes. Si nous voulons travailler avec Dieu, la Bible est l’instrument sur lequel nous devons compter et dont nous devons nous servir pour amener les hommes à Christ. Nous devons savoir utiliser la Bible de manière (1) à montrer aux hommes qu’ils ont besoin d’un Sauveur, (2) à leur montrer en Jésus le Sauveur dont ils ont besoin, (3) à leur montrer comment faire de ce Sauveur leur propre Sauveur, (4) à répondre aux difficultés qui les empêchent d’accepter Christ. Une grande partie des pages qui suivent sera consacrée à transmettre cette connaissance.

4. Celui qui veut connaître un vrai succès pour amener les hommes à Christ doit BEAUCOUP PRIER. Un travail solide pour gagner les âmes doit s’accompagner de prière à chaque étape. (1). Nous devons prier Dieu de nous conduire vers les personnes qu’il convient d’aborder. Dieu ne veut pas que nous parlions à tous ceux que nous rencontrons. Si nous essayons de le faire, nous perdrons beaucoup d’un temps précieux à parler à des gens que nous ne pouvons pas aider, temps que nous aurions pu employer à parler à ceux à qui nous aurions pu faire beaucoup de bien. Dieu seul connaît celui à qui il veut que nous parlions ; nous devons lui demander de nous le désigner, et compter qu’il le fera. (Actes 8:29). (2). Nous devons prier Dieu de nous montrer exactement ce qu’il faut dire à ceux vers qui il nous conduit. Après toute notre étude des passages à employer avec les différentes catégories de personnes, nous aurons encore besoin, dans chaque cas particulier, d’être guidés par Dieu. Tout ouvrier expérimenté pourra témoigner des nombreuses fois où Dieu l’a conduit à employer un texte de l’Écriture qu’il n’aurait pas employé autrement, mais qui s’est révélé être exactement celui qu’il fallait. (3). Nous devons prier Dieu de donner de la puissance à ce qu’il nous a donné à dire. Il nous faut non seulement un message de Dieu, mais aussi une puissance de Dieu pour faire pénétrer ce message jusqu’au cœur. La plupart des ouvriers doivent apprendre cette leçon par des expériences humiliantes. Ils s’assoient à côté d’un homme qui n’est pas sauvé, ils raisonnent, ils supplient, ils lui citent des textes de la Parole de Dieu, mais l’homme n’accepte pas Christ. Enfin ils comprennent qu’ils essaient de convertir cet homme par leurs propres forces ; ils élèvent alors vers Dieu une prière humble et ardente pour lui demander sa force, et Dieu les exauce : en peu de temps, ce « cas très difficile » a réglé la question et se réjouit en Christ. (4). Nous devons prier Dieu de poursuivre l’œuvre une fois que notre travail est terminé. Après avoir fait, dans un cas donné, ce qui semble avoir été tout notre devoir, quelle qu’ait été l’issue apparente de notre travail, succès ou échec, nous devons expressément remettre ce cas à Dieu dans la prière. S’il est une chose dont l’ouvrier moyen, en cette époque pressée, a besoin d’être pénétré, c’est la nécessité de prier davantage. En priant davantage, nous ne travaillerons pas moins, et nous accomplirons infiniment plus.

5. Celui qui veut connaître un vrai succès pour amener les hommes à Christ doit être « BAPTISÉ DU SAINT-ESPRIT ». « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous », dit Jésus à ses disciples, après leur avoir donné le grand mandat d’aller amener les hommes à lui. La condition suprême de la puissance pour gagner les âmes est la même aujourd’hui : « le Saint-Esprit survenant sur vous ». Un chapitre ultérieur sera consacré à l’étude de ce qu’est « le baptême du Saint-Esprit » et de la manière dont tout chrétien peut le recevoir.

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