L’abandon absolu (Pour ados)
Impossible

Chapitre 8 · 3 min de lecture · 3 min d’écoute

Impossible

« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » — Luc 18:27

Quand Jésus dit à un jeune homme riche de tout vendre et de le suivre, l’homme s’en alla tout triste. Les disciples, stupéfaits, demandèrent : qui peut donc être sauvé ? Jésus répondit : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. »

Murray dit que ce seul verset contient les deux grandes leçons de la vie chrétienne. La première : tu ne peux pas y arriver. La seconde : Dieu, lui, le peut. Et il dit que beaucoup de chrétiens apprennent la première et n’apprennent jamais la seconde.

Il décrit comment cela se passe en général, et c’est peut-être ton portrait. Un jeune devient chrétien. Il est plein de joie et de confiance. Il est sûr de pouvoir vivre pour Dieu, parce qu’il est sincère et que Dieu l’aidera. Puis, assez vite, il échoue là où il ne s’y attendait pas du tout. Alors il se dit qu’il n’a pas été assez vigilant. Il fait des promesses plus fermes. Il prie plus fort. Et il échoue encore.

Finalement, certains arrivent à l’étape suivante : ils se rendent compte que c’est impossible. Mais au lieu de se tourner vers Dieu, ils baissent les bras. Murray dit que beaucoup de chrétiens mènent « une vie d’échec et de péché, au lieu du repos et de la victoire », parce qu’ils en ont conclu : « Je ne le puis », et qu’ils se contentent de moins. Ils feront de leur mieux, mais ils n’espèrent jamais aller bien loin.

Mais ce n’est que la moitié de la leçon. Murray dit que Dieu veut nous amener au point où nous acceptons pleinement que nous ne pouvons pas, et où, en même temps, nous croyons pleinement que lui le peut. Il cite l’épître aux Philippiens : « c’est Dieu qui produit en vous ». Ce qui est impossible pour toi, c’est justement ce que Dieu aime faire.

Il reprend Pierre comme exemple. Pierre passa trois ans avec Jésus et n’apprit pourtant cette leçon qu’après l’avoir renié et avoir pleuré. Alors il l’apprit, et alors Dieu put se servir de lui.

C’est une bonne nouvelle si tu te sens bloqué. Si tu échoues sans cesse sur le même point, la réponse n’est pas seulement « fais plus d’efforts », et ce n’est pas non plus « laisse tomber ». C’est d’apporter ton « je ne peux pas » à Dieu et de lui dire : « Je ne peux pas, mais toi, tu peux. Fais-le en moi. »

Voilà à quoi ressemble l’abandon absolu dans la pratique. Pas toi qui deviens fort, mais toi qui remets ta faiblesse à un Dieu fort.

Une chose à faire cette semaine : nomme une chose que tu as essayé de changer en toi sans y arriver. Cette semaine, arrête de faire de nouvelles promesses à ce sujet. À la place, chaque fois que cela revient, prie : « Je ne peux pas, Seigneur, mais toi, tu peux. Agis en moi. » Parles-en aussi à une personne de confiance.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Quelles sont les deux leçons que Murray trouve dans Luc 18:27 ?

D’abord, que nous ne pouvons pas vivre la vie chrétienne par nos propres forces ; ensuite, que ce qui est impossible pour nous est possible à Dieu.

Qu’est-ce qui ne va pas chez les chrétiens qui n’apprennent que la première leçon ?

Ils concluent « Je ne le puis » et baissent les bras, en se contentant d’une vie d’échec au lieu du repos et de la victoire.

Que faut-il faire de notre « je ne peux pas », d’après ce chapitre ?

L’apporter à Dieu et lui faire confiance pour faire en nous ce que nous ne pouvons pas faire : « Je ne peux pas, mais toi, tu peux. »

Chapitre 8 terminé

Impossible

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