L’abandon absolu (Pour ados)
Qui me délivrera ?

Chapitre 9 · 3 min de lecture · 3 min d’écoute

Qui me délivrera ?

« Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! » — Romains 7:24–25

Romains 7 est l’un des chapitres les plus honnêtes de la Bible. Paul y décrit quelqu’un qui aime vraiment la loi de Dieu et qui veut faire le bien, mais qui continue malgré tout à faire le mal : « je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas ».

Murray dit que cette personne n’est pas quelqu’un qui s’en moque. Elle veut sincèrement plaire à Dieu. Elle peut dire : « je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ». Son cœur est au bon endroit. Et pourtant, elle échoue.

C’est là que beaucoup de gens s’embrouillent. « Combien de fois ne nous dit-on pas, dit Murray, que, si l’on s’y applique avec détermination, on peut accomplir ce que l’on veut ! » Mais la personne de Romains 7 était aussi déterminée qu’on puisse l’être, et elle disait pourtant, en substance : je veux faire le bien, mais je ne trouve pas la force de le faire.

Alors cette personne finit par crier : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » Murray y voit « les paroles d’un homme qui est parvenu au bout de lui-même ».

Si tu es déjà passé par là — frustré, honteux, à te battre sans cesse contre la même chose —, ces mots te paraîtront peut-être très familiers. Murray veut que tu saches que ce cri n’est pas la fin du chemin. C’est la porte d’entrée.

Car, tout de suite après, Paul répond à sa propre question : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! » Et puis vient Romains 8, un chapitre rempli du Saint-Esprit, l’Esprit de vie qui nous rend libres. Murray fait remarquer que, dans les seize premiers versets de Romains 8, le Saint-Esprit est nommé seize fois. Dans Romains 7, il apparaît à peine. Toute la différence est là. Romains 7, c’est quelqu’un qui essaie par ses propres forces. Romains 8, c’est quelqu’un qui vit par l’Esprit.

Remarque la question que pose Paul : non pas « qu’est-ce qui me délivrera ? » mais « qui ? » La réponse n’est pas une technique, un programme ou une résolution plus ferme. C’est une personne : Jésus-Christ, par son Esprit.

Alors, si tu te sens comme le misérable de Romains 7, ne désespère pas. Laisse ce cri se changer en merci. Détourne les yeux de toi-même et tourne-les vers Jésus. C’est lui qui délivre.

Une chose à faire cette semaine : lis Romains 7:15–25, puis Romains 8:1–11. Compte combien de fois l’Esprit est mentionné dans chacun des deux passages. Ensuite, la prochaine fois que tu seras frustré contre toi-même, prie avec les mots de Paul : « Qui me délivrera ? Merci, mon Dieu, par Jésus-Christ ! »

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Quel genre de personne Romains 7 décrit-il, selon Murray ?

Quelqu’un qui aime sincèrement la loi de Dieu et veut faire le bien, mais qui découvre qu’il n’a pas la force de le faire.

Pourquoi Murray voit-il dans le cri « Misérable que je suis ! » une porte d’entrée ?

Parce que c’est le cri de quelqu’un qui est parvenu au bout de lui-même, et qu’il mène tout droit à l’action de grâces de Paul envers Dieu par Jésus, et à la vie de l’Esprit de Romains 8.

Pourquoi est-il important que Paul demande « qui » le délivrera ?

Parce que la réponse n’est ni une technique ni une résolution plus ferme, mais une personne : Jésus-Christ, qui agit par son Esprit.

Chapitre 9 terminé

Qui me délivrera ?

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