Chapitre 7 · 3 min de lecture · 3 min d’écoute
Pierre n’était pas prêt
« Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre… Et étant sorti, il pleura amèrement. » — Luc 22:61–62
Murray aimait l’apôtre Pierre. « Je ne connais pas dans la Bible d’homme qui nous apporte une plus grande consolation », disait-il, parce que Pierre était tellement plein de défaillances — et pourtant, regarde ce que Christ a fait de lui.
Pierre était un disciple vraiment dévoué. Il quitta ses barques et ses filets pour suivre Jésus. Il obéit quand Jésus lui dit de jeter ses filets après une nuit entière sans rien prendre. Il sortit de la barque et marcha sur l’eau. Il fut le premier à dire que Jésus était le Christ, le Fils du Dieu vivant. « S’il vivait de nos jours, dit Murray, tout le monde dirait qu’il était un chrétien avancé. »
Et pourtant, quelque chose n’allait vraiment pas. Murray le dit en une phrase tranchante :
« Il avait quitté ses barques et ses filets, mais non son vieux moi. »
Quand Jésus parla de sa mort prochaine, Pierre le reprit vertement. Quand les disciples se disputèrent pour savoir qui était le plus grand, Pierre voulait la première place. Il se fiait à ses propres idées et à sa propre force. La nuit qui précéda la crucifixion, il promit à Jésus de ne jamais le renier, même si tous les autres le faisaient. Quelques heures plus tard, effrayé par une servante, il dit par trois fois : « Je ne connais pas cet homme. »
Puis vint l’instant qui changea tout. Au moment où le coq chantait, Jésus, qu’on était en train de juger et de frapper, se retourna et regarda Pierre. Pierre se souvint de ce que Jésus avait dit, sortit, et pleura amèrement.
Murray dit que ce regard était un regard d’amour. Même dans sa propre souffrance, Jésus n’oublia pas Pierre. Et ce moment de brisement fut le tournant de la vie de Pierre : « le point où Pierre fut converti de lui-même à Christ ». Après cela vint la Pentecôte, et celui qui avait renié par peur devint le prédicateur plein d’assurance, rempli du Saint-Esprit.
Tu ressembles peut-être beaucoup à Pierre. Enthousiaste, sincère, plein de bonne volonté, et pourtant encore plein de toi-même : tes projets, ta réputation, ta force. Murray dit qu’on ne règle pas le problème de la vie du moi en faisant plus d’efforts. « C’est Christ Jésus qui peut vous en débarrasser. » Ce qu’il demande, c’est que tu t’humilies devant lui.
L’échec n’est pas la fin. Pour Pierre, ce fut la porte d’entrée. Si tu as gravement déçu Jésus, il te regarde encore avec amour, et le même Christ qui conduisit Pierre à la Pentecôte, dit Murray, « attend aujourd’hui de prendre en charge tout cœur qui consent à s’abandonner à lui ».
Une chose à faire cette semaine : pense à une fois où tu as laissé tomber Jésus, une fois où tu as été trop fier, trop effrayé ou trop sûr de toi. Lis Luc 22:54–62. Puis parle à Jésus de ton échec, et remercie-le de te regarder, toi aussi, avec amour.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Qu’y avait-il de bon chez Pierre avant son reniement ?
C’était un disciple dévoué : il a tout quitté, il a obéi, il a marché sur l’eau avec foi, et il a reconnu en Jésus le Christ, le Fils du Dieu vivant.
Selon Murray, qu’est-ce qui n’allait toujours pas chez Pierre ?
« Il avait quitté ses barques et ses filets, mais non son vieux moi » : il se fiait encore à sa propre sagesse et à sa propre force, et il recherchait son propre honneur.
Quel a été le tournant de la vie de Pierre ?
Le moment où Jésus s’est retourné et l’a regardé après son reniement, et où Pierre est sorti et a pleuré amèrement. Cela a brisé sa confiance en lui-même, et plus tard il a été rempli du Saint-Esprit à la Pentecôte.
Chapitre 7 terminé
Pierre n’était pas prêt