Sermon · 17 min de lecture · Modéré

L’adversité bénie

Portrait de Hudson Taylor Hudson Taylor

Texte

Psaume 23:6

En bref

Si le bonheur et la grâce accompagnent le croyant tous les jours de sa vie, alors les jours d’adversité sont eux aussi des jours de bénédiction. Taylor voit dans les calamités de Job l’œuvre de DIEU lui-même plutôt que celle de Satan — l’ennemi est serviteur, jamais maître — et presse le lecteur d’accepter chaque douleur de la main d’un PÈRE, quel qu’en soit le porteur.

Dans nos méditations sur le premier Psaume, nous nous sommes arrêtés sur « la prospérité bénie ». Mais toutes les œuvres de DIEU sont pleines de bénédiction : Il est bon, et Il fait le bien, rien que le bien, et continuellement. Le croyant qui a pris le SEIGNEUR pour son BERGER peut assurément dire, selon les paroles du vingt-troisième Psaume : « Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’ÉTERNEL jusqu’à la fin de mes jours » ; ou, en suivant la leçon marginale de la Version Révisée : « Seuls le bonheur et la grâce m’accompagneront. » Aussi pouvons-nous être assurés que les jours d’adversité sont encore, eux aussi, des jours de prospérité, et qu’ils sont pleins de bénédiction.

Le croyant n’a pas besoin d’attendre de voir la raison des dispensations affligeantes de DIEU à son égard pour être satisfait ; il sait que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment DIEU ; que toutes les œuvres de DIEU sont celles d’un PÈRE plein d’amour, qui ne permet ce qui est, pour un temps, pénible, qu’afin d’accomplir des résultats qui ne pourraient être atteints par aucune voie moins douloureuse. L’enfant de DIEU, sage et confiant, se réjouit dans la tribulation, « sachant que l’affliction produit la persévérance », l’expérience, l’espérance — une espérance qui « ne trompe point, parce que l’amour de DIEU est répandu dans nos cœurs par le SAINT-ESPRIT qui nous a été donné ».

L’histoire de Job est pleine d’enseignement, et devrait nous apprendre bien des leçons d’un profond intérêt et d’un grand profit. Le voile est ôté de dessus le monde invisible, et nous apprenons beaucoup sur la puissance de notre grand adversaire ; mais aussi sur son impuissance dès qu’il n’a pas la permission de DIEU notre PÈRE.

Au huitième verset du premier chapitre, DIEU Lui-même rend témoignage à son serviteur : « il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant DIEU, et se détournant du mal » ; et au troisième verset du deuxième chapitre, Il répète le même témoignage, ajoutant : « il demeure ferme dans son intégrité, quoique tu m’aies excité à le perdre sans cause. » On peut à peine imaginer un témoignage plus fort rendu à la vie que la grâce de DIEU permit à Job de mener. Le châtiment qui fondit sur lui est déclaré avoir été sans cause, pour ce qui touchait sa vie et son esprit. Rendons grâce à DIEU de ce que la même grâce qui permit à Job, il y a si longtemps, de mener une vie qui plaisait à DIEU et recevait ses louanges répétées, demeure inchangée ; et que, par elle, nous pouvons nous aussi mener des vies qui seront agréables à Celui à qui nous avons affaire.

Souvent Satan tourmente le croyant aux heures de douleur et d’épreuve en l’amenant à penser que DIEU est irrité contre lui — que ceci est un châtiment pour quelque faute inconnue —, et bien des réconforts et des consolations dont on pourrait autrement jouir se trouvent ainsi obscurcis. Ne voyons-nous pas plutôt, par la Parole de DIEU, qu’Il est comme un père heureux, qui prend plaisir à encourager un fils robuste et sain à entreprendre quelque exploit athlétique exigeant un effort ardu et un entraînement soigneux, ou à le stimuler pour qu’il se prépare à un difficile examen littéraire par un cours d’étude long et laborieux, sachant qu’il en retirera des honneurs et un avantage durable ? Ainsi, notre PÈRE CÉLESTE prend plaisir à confier une épreuve à un enfant digne de confiance, épreuve par laquelle celui-ci peut procurer une grande gloire à DIEU, et par laquelle il recevra un élargissement durable du cœur, et la bénédiction pour lui-même et pour les autres.

Prenez le cas d’Abraham : DIEU se fiait si pleinement à lui qu’Il ne craignit pas d’appeler son serviteur à offrir son fils bien-aimé. Et ici, dans le cas de Job, ce ne fut pas Satan qui défia DIEU au sujet de Job, mais DIEU qui défia l’ennemi par excellence, l’accusateur des frères, de trouver le moindre défaut dans son caractère ou la moindre défaillance dans sa vie. Dans chaque cas la grâce triompha, et dans chaque cas la patience et la fidélité furent abondamment récompensées ; mais nous y reviendrons bientôt.

La réponse de Satan est remarquable. Il n’a pas besoin de demander : « Quel Job ? » ou : « Où demeure-t-il ? » Il avait considéré le serviteur de DIEU, et manifestement il savait tout de lui. D’où venait qu’il connût si bien ce fidèle homme de DIEU ? Cela s’était peut-être passé ainsi : ces esprits mauvais subalternes, qui sont évidemment sous le contrôle de Satan, avaient en vain essayé sur le patriarche les moyens ordinaires de la tentation. Rapportant sans doute leur insuccès à quelques-unes des principautés et puissances du mal, celles-ci aussi avaient tenté leurs arts diaboliques, mais n’avaient pas réussi à faire dévier Job de son intégrité. En dernier lieu, le grand ennemi lui-même avait trouvé tous ses efforts impuissants à tourmenter et à égarer le serviteur bien-aimé de DIEU. Il trouvait une haie autour de lui, autour de ses serviteurs, autour de sa maison, et autour de tout ce qu’il possédait de toutes parts — un retranchement si solide qu’il n’avait pu le percer, si haut que, rôdant comme un lion rugissant, il n’avait pu le franchir, ni faire entrer le désastre dans le cercle protégé par DIEU.

Quelle bénédiction ce devait être que d’habiter ainsi protégé ! L’œuvre des mains de Job était prospérée — ses biens croissaient dans le pays, et il devint le plus grand, comme aussi le meilleur, de tous les fils de l’Orient ; car en ce temps-là DIEU manifestait son approbation en grande partie, quoique non uniquement, par l’octroi de bénédictions temporelles.

N’y a-t-il pas, de nos jours, une bénédiction spirituelle analogue dont on puisse jouir ? Grâce à DIEU, il y en a une. Tout croyant peut être gardé aussi sûrement et béni aussi pleinement — quoique, peut-être, non de la même manière — que Job ; il peut être délivré de la puissance de l’ennemi, et préservé dans un cercle enchanté d’une paix parfaite. Les conditions en sont simples, et nous sont données par l’apôtre Paul au quatrième chapitre des Philippiens, versets 4 à 7 : « Réjouissez-vous toujours dans le SEIGNEUR… Que votre douceur [votre mansuétude, ou votre esprit de soumission] soit connue de tous les hommes. Le SEIGNEUR est proche. » Non point votre pouvoir de résister au mal et de « maintenir vos propres droits », mais votre esprit de soumission, croyant que le SEIGNEUR maintiendra pour vous tout ce qui est réellement pour votre bien ; et qu’en tout cas Il est proche, et récompensera bientôt abondamment la fidélité à son commandement. Et enfin : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à DIEU par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de DIEU, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en JÉSUS-CHRIST. »

Comment se fait-il que les croyants manquent si souvent de jouir de cette bénédiction promise ? N’est-ce pas parce que nous ne parvenons pas à ne nous inquiéter de rien, et à porter toute chose par des prières et des supplications, avec des actions de grâces, devant DIEU ? Nous pouvons Lui apporter neuf difficultés sur dix, et essayer de régler nous-mêmes la dixième ; et cette seule petite difficulté, comme une petite voie d’eau qui vide le navire, est fatale à l’ensemble ; comme une petite brèche dans la muraille d’une ville, elle donne accès à la puissance de l’ennemi. Mais si nous remplissons les conditions, Il est assurément fidèle, et, au lieu d’avoir à garder nos cœurs et nos pensées — nos affections et nos réflexions —, nous les trouverons gardés pour nous. La paix, que nous ne pouvons ni produire ni conserver, nous gardera et nous protégera elle-même, comme une garnison, et les soucis et les inquiétudes s’efforceront en vain d’y pénétrer.

Pour en revenir à l’histoire de Job : le grand accusateur, ne trouvant aucun défaut à reprendre dans son caractère ni dans sa vie, insinue que tout cela est le fruit de l’égoïsme. « Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint DIEU ? » En effet, il ne Le craignait pas pour rien, comme Satan le savait bien ! Et jamais personne, ni avant ni depuis, n’a craint DIEU pour rien. Il n’est point de service qui rapporte aussi bien que le service de notre MAÎTRE CÉLESTE ; il n’en est point de si royalement récompensé. Satan avançait là une assertion vraie, mais l’insinuation qu’il y attachait — que c’était pour l’amour de cette récompense que Job servait DIEU — n’était pas vraie.

Pour justifier le caractère de Job lui-même aux yeux des anges de DIEU, aussi bien que des esprits mauvais, il est permis à Satan d’éprouver Job et de lui ôter tous ces trésors pour l’amour desquels seuls Satan imaginait, ou feignait d’imaginer, que Job servait DIEU. « Tout ce qui lui appartient, dit DIEU, est en ton pouvoir ; seulement, ne porte pas la main sur lui. »

Et bientôt Satan montra la malignité de son caractère en faisant fondre désastre sur désastre sur cet homme dévoué. Par ses émissaires, il excita les Sabéens, qui se jetèrent sur les bœufs et les ânesses paissant à côté d’eux, passant les serviteurs au fil de l’épée, n’en laissant échapper qu’un seul — et cela, non par pitié ni par compassion, mais afin qu’il portât la nouvelle à son malheureux maître, lui annonçant la destruction de ses biens et de ses serviteurs. Le malin paraît aussi avoir eu le pouvoir de faire tomber la foudre du ciel — par laquelle les brebis, et les serviteurs qui en prenaient soin, furent détruits. Ici encore, un seul serviteur fut laissé, afin que sa nouvelle vînt accroître la détresse de l’homme de DIEU affligé.

Agissant dans une autre direction, les Chaldéens furent amenés à venir en trois bandes et à emmener les chameaux de Job, passant tous les serviteurs au fil de l’épée, hormis celui qu’on laissa pour porter la funeste nouvelle. Et, comme si cela ne suffisait pas, les enfants mêmes de Job, ses sept fils et ses trois filles — enfants de tant de prières —, furent emportés d’un seul coup par un terrible ouragan venu du désert, qui frappa les quatre coins de la maison, de sorte qu’elle s’écroula sur eux, ne laissant qu’un seul serviteur pour témoigner de la calamité. Un seul membre de toute sa famille — sa femme — semble avoir été laissé à Job. Mais, bien loin de lui être un secours spirituel en cette heure de douleur et d’épreuve, elle perdit la foi en DIEU ; et lorsqu’une nouvelle calamité fondit sur lui, et qu’il était en proie à de cruelles souffrances et afflictions du corps, son épreuve fut aggravée par les paroles de sa femme désespérée : « Maudis DIEU, et meurs ! » Nous voyons par là que même elle ne fut laissée à Job par aucune miséricorde de la part du grand ennemi, mais simplement pour combler jusqu’au bord la coupe de l’affliction à l’heure de sa détresse extrême.

Mais Celui qui envoya l’épreuve donna aussi la grâce nécessaire, et par les paroles que nous avons déjà citées, Job répondit : « L’ÉTERNEL a donné, et l’ÉTERNEL a ôté ; que le nom de l’ÉTERNEL soit béni ! »

Job se trompait-il ? N’aurait-il pas dû dire : « L’ÉTERNEL a donné, et Satan a ôté » ? Non, il n’y avait point d’erreur. La même grâce qui lui avait permis de recevoir sans dommage la bénédiction de la main de DIEU lui permit aussi de discerner la main de DIEU dans les calamités qui l’avaient frappé. Satan lui-même n’osa pas demander à DIEU la permission d’affliger lui-même Job. Au onzième verset du premier chapitre, il dit : « Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et il te maudira en face » ; et au cinquième verset du deuxième chapitre : « Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et il te maudira en face. » Satan savait que nul autre que DIEU ne pouvait toucher Job ; et lorsqu’il fut permis à Satan de l’affliger, Job eut pleinement raison de reconnaître le SEIGNEUR Lui-même comme l’auteur de ces choses qu’Il permettait d’accomplir.

Bien souvent nous serons secourus et bénis si nous gardons ceci à l’esprit : que Satan est serviteur, et non maître, et que lui, ainsi que les méchants qu’il excite, ne sont autorisés à faire que ce que DIEU, par son conseil arrêté et sa prescience, a d’avance décidé qui se ferait. Que vienne la joie, ou que vienne la douleur, nous pouvons toujours la recevoir de la main de DIEU.

Judas trahit son Maître par un baiser. Notre SEIGNEUR ne s’arrêta pas à Judas, ni même au grand ennemi qui remplit le cœur de Judas pour faire cette chose ; mais Il dit : « la coupe que mon PÈRE m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » Combien la tendance au ressentiment et à un mauvais sentiment serait ôtée, si nous pouvions recevoir une offense de la main d’un PÈRE plein d’amour, au lieu de regarder surtout l’agent par lequel elle nous parvient ! Peu importe qui est le facteur — c’est à l’auteur de la lettre que nous avons affaire ; peu importe qui est le messager — c’est à DIEU que ses enfants ont affaire.

Nous concluons donc que Job ne se trompait point, et que nous ne nous tromperons pas si nous suivons son exemple, en acceptant toutes les dispensations providentielles de DIEU comme venant de Lui-même. Nous pouvons être assurés qu’elles aboutiront à une bénédiction finale ; car DIEU est DIEU, et, par conséquent, « toutes choses concourent au bien » de ceux qui L’aiment.

L’épreuve de Job, cependant, n’était pas achevée, comme nous l’avons vu, quand ses biens lui furent enlevés. Lorsque le SEIGNEUR défia Satan une seconde fois : « As-tu remarqué mon serviteur Job… ? », Satan n’a pas un mot d’éloge, mais une nouvelle insinuation : « Peau pour peau ! Oui, tout ce que possède un homme, il le donnera pour sa vie… touche à ses os et à sa chair, et il te maudira en face. » Recevant une nouvelle permission de l’affliger dans son corps, mais avec l’ordre pourtant d’épargner sa vie, Satan sortit de devant le SEIGNEUR, et frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête.

La douleur de sa maladie, l’aspect repoussant de sa personne, devaient être bien grands ; lorsque ses amis vinrent le voir, ils ne le reconnurent point. Sa peau s’était crevassée et était devenue repoussante ; sa chair était couverte de vers et de croûtes de poussière. Des jours de vanité et des nuits pénibles se succédèrent tristement ; son repos de la nuit était effrayé par des songes et épouvanté par des visions ; en sorte que, sans soulagement ni répit, l’étranglement lui eût été un allègement, et il eût choisi la mort plutôt que la vie. Mais de mort il n’y avait nul danger, car il avait été ordonné à Satan de ne pas toucher à sa vie.

Ses proches lui firent défaut, et ses amis familiers semblent l’avoir oublié. Ceux qui demeuraient dans sa maison le tenaient pour un étranger, et son serviteur ne répondait pas à son appel lorsqu’il implorait son secours. Bien plus, pire que tout, sa propre femme se détourna de lui, et dans sa douleur il s’écria : « Mon haleine est repoussante pour ma femme, quoique j’aie supplié pour les enfants de mon propre sein. » Rien d’étonnant à ce que ceux qui regardaient pensassent que DIEU Lui-même était devenu son ennemi.

Pourtant il n’en était pas ainsi. Avec la tendresse d’un PÈRE, DIEU veillait tout ce temps ; et lorsque l’épreuve eut duré assez longtemps pour manifester la puissance de la grâce de DIEU, et pour préparer Job lui-même à une bénédiction plus pleine, alors les afflictions furent ôtées ; et à la place de l’épreuve passagère, des chants de délivrance lui furent accordés.

La bénédiction que DIEU donna à son serviteur ne fut pas non plus une petite chose. Durant ce temps d’affliction, qui, peut-être, ne fut pas très prolongé, Job apprit des leçons que toute sa vie de prospérité avait été incapable de lui enseigner. Les fautes qu’il avait commises dans la précipitation de son esprit furent corrigées ; sa connaissance de DIEU fut approfondie et accrue ; il avait appris à Le connaître mieux qu’il n’aurait pu le faire d’aucune autre manière. Il s’écria qu’il avait auparavant entendu parler de Lui, par l’ouïe de l’oreille, et qu’il ne connaissait DIEU que par ouï-dire ; mais que maintenant son œil L’avait vu, et que sa connaissance de DIEU était devenue le fruit d’une connaissance personnelle, et non d’un simple rapport. Toute sa propre justice avait disparu : il se faisait horreur à lui-même, sur la poussière et sur la cendre.

Puis, lorsqu’il pria pour ses amis, le SEIGNEUR ôta la douleur, lui rendit l’amour et l’amitié de ceux qui, auparavant, s’étaient un temps éloignés, et bénit la fin de Job plus que son commencement. Ses brebis, ses chameaux, ses bœufs et ses ânesses furent doublés. De nouveau sept fils et trois filles lui furent accordés, et ainsi le nombre de ses enfants aussi fut doublé ; car ceux qui étaient morts n’étaient pas perdus, ils n’avaient fait que le devancer. Et après tout cela, Job vécut cent quarante ans, et vit ses enfants et les enfants de ses enfants jusqu’à la quatrième génération ; et il mourut enfin, vieux et rassasié de jours.

Ne pouvons-nous pas dire à bon droit que, si la prospérité de Job fut une prospérité bénie, son adversité, de même, fut une adversité bénie ? « Le soir arrivent les pleurs, et le matin l’allégresse » ; et la nuit des pleurs portera un fruit plus riche et plus durable que n’en pourrait produire aucun jour d’allégresse. « Il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour. » La lumière tirée des ténèbres, tel est l’ordre de DIEU ; et si parfois notre PÈRE CÉLESTE peut nous confier une épreuve, c’est un sûr présage que, si par la grâce l’épreuve est acceptée, Il ne tardera pas à nous confier une bénédiction.

En ce jour où l’on insiste tant sur les causes matérielles qu’il y a danger d’oublier les agents invisibles, ne perdons pas de vue l’existence et la réalité de nos ennemis spirituels invisibles. Bien des enfants de DIEU savent ce que c’est que d’avoir un rude combat contre la chair et le sang ; et pourtant, comme le dit l’Apôtre : « Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre… les esprits méchants dans les lieux célestes » (marge). Il serait comparativement facile de traiter avec nos ennemis visibles, si les ennemis invisibles n’étaient derrière eux. Devant des ennemis si puissants et, hors de la protection de DIEU, si absolument irrésistibles, nous serions vraiment sans recours si nous étions sans protection et sans armes.

Nous avons besoin de revêtir toutes les armes de DIEU, et de ne pas ignorer les desseins de Satan. D’autre part, ne perdons pas de vue la précieuse vérité que DIEU seul est Tout-Puissant ; que DIEU est notre Aide, notre Protecteur et notre Bouclier, aussi bien que notre très grande Récompense. « Si DIEU est pour nous, qui sera contre nous ? » Soyons toujours de son côté, cherchant à accomplir ses desseins ; alors la puissance de DIEU sera toujours avec nous, et nous serons rendus plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés.

L’Écriture dans ce sermon Psaume 23:6

Domaine public. Texte source de l’édition originale.