Jusqu’à ce qu’il vienne
Je vous donnerai du repos

Chapitre 13 · 18 min de lecture

Je vous donnerai du repos

ALLOCUTION DE COMMUNION À MENTON. « Je vous donnerai du repos. »—Matthieu 11:28.

« JE VOUS DONNERAI DU REPOS. »

NOUS avons mille fois considéré ces paroles comme un encouragement adressé à ceux qui sont fatigués et chargés; et c’est peut-être pourquoi nous avons omis de les lire comme une promesse qui nous est faite à nous-mêmes. Mais, amis bien-aimés, nous sommes venus à Jésus, et il s’est donc engagé à accomplir envers nous ce gage inestimable. Nous pouvons maintenant jouir de la promesse, car nous avons obéi au précepte. Le témoin fidèle et véritable, dont la parole est la vérité, nous a promis le repos si nous venions à lui; c’est pourquoi, puisque nous sommes venus à lui, et que nous venons toujours à lui, nous pouvons dire hardiment: « Ô toi qui es notre paix, accomplis envers nous ta parole, celle où tu as dit: “Je vous donnerai du repos.” »

Par la foi, je vois notre Seigneur debout au milieu de nous, et je l’entends dire, d’une voix à la musique très douce, d’abord à nous tous ensemble, puis à chacun en particulier: « Je vous donnerai du repos. » Que le Saint-Esprit apporte à chacun de nous la plénitude du repos et de la paix de Dieu! Je n’aurai besoin de votre attention que quelques minutes; et nous commencerons par poser cette question:

I. Que doivent signifier ces paroles?

Un ami très cher a demandé dans sa prière, ce matin, qu’en étudiant les Écritures nous soyons rendus capables de lire entre les lignes, et sous la lettre de la Parole. Puissions-nous avoir une sainte intelligence pour lire ainsi le langage si plein de grâce de notre Seigneur!

Cette promesse doit signifier le repos pour toutes les parties de notre nature spirituelle. Notre corps ne peut se reposer si la tête est douloureuse, ou si les pieds sont pleins de souffrance; si un seul membre est troublé, le corps entier est incapable de repos; de même, la nature supérieure est une, et des sympathies si intimes lient ensemble toutes ses facultés et toutes ses puissances que chacune d’elles doit être en repos, ou aucune ne peut être en paix. Jésus donne un repos réel, et par conséquent universel, à chaque partie de notre être spirituel.

Le cœur est par nature agité comme les vagues de la vieille mer; il cherche un objet pour son affection; et quand il en trouve un sous les étoiles, il est voué à la douleur. Ou bien l’être aimé change, et c’est la déception; ou bien la mort survient, et c’est le deuil. Plus le cœur est tendre, plus son agitation est grande. Ceux chez qui le cœur n’est guère qu’une des plus grosses valvules ne sont pas troublés, parce qu’ils sont insensibles; mais les âmes sensibles, généreuses, désintéressées cherchent souvent le repos sans le trouver. À celles-là, le Seigneur Jésus dit: « Venez à moi, et je vous donnerai du repos. » Regardez ici, vous qui aimez, car voici un refuge pour votre amour blessé! Vous pouvez faire vos délices du Bien-Aimé, sans jamais craindre qu’il vous manque ou qu’il vous oublie. L’amour ne sera pas perdu, si abondamment qu’on le prodigue à Jésus. Il le mérite tout entier, et il le rend tout entier. En l’aimant, le cœur trouve un contentement délicieux. Quand la tête repose sur son sein, elle goûte un bien-être qu’aucun oreiller de duvet ne saurait procurer. Comme Madame Guyon trouvait le repos au milieu de cruelles persécutions, parce que son grand amour pour Jésus remplissait son âme jusqu’au bord! Ô cœur endolori, ô cœur brisé, viens ici, car Jésus dit: « Je vous donnerai du repos. »

La conscience, pour peu qu’elle soit vivante et éveillée, est très troublée parce que la sainte loi de Dieu a été violée par le péché. Or une conscience une fois réveillée ne s’apaise pas facilement. Ni l’incrédulité ni la superstition ne parviennent à l’endormir; elle défie ces opiums du mensonge, et harcèle l’âme d’un tourment perpétuel. Comme la mer agitée, elle ne peut se calmer; mais elle rejette sans cesse sur le rivage de la mémoire la vase et le limon des transgressions et des iniquités passées. Est-ce votre cas? Alors Jésus dit: « Je vous donnerai du repos. » Si, à quelque moment, des craintes et des appréhensions naissent d’une conscience réveillée, elles ne peuvent être apaisées sûrement et solidement qu’en nous réfugiant auprès du Crucifié. Dans la bienheureuse vérité d’une substitution acceptée de Dieu, et pleinement accomplie par le Seigneur Jésus, notre esprit trouve la paix. La justice est honorée, et les droits de la loi sont maintenus, dans le sacrifice de Christ. Puisque Dieu est satisfait, je puis bien l’être aussi. Puisque le Père a ressuscité Jésus d’entre les morts, et l’a fait asseoir à sa droite, il ne peut y avoir aucun doute quant à son acceptation; et, par conséquent, tous ceux qui sont en lui sont acceptés eux aussi. Nous ne craignons plus maintenant d’être condamnés; Jésus nous donne le repos en nous rendant capables de lancer le défi: « Qui les condamnera? » et de donner la réponse rassurante: « Christ est mort. »

L’intelligence est une autre source d’agitation; et en ces temps-ci, elle pousse avec une énergie particulière au labeur et au tourment de l’esprit. Des doutes, piquants comme des moustiques, surgissent de presque chaque page de la littérature du jour. La plupart des hommes vont à la dérive, comme des navires sans ancre, et ils viennent se heurter à nous. Comment pourrions-nous nous reposer? Tel système de philosophie dévore l’autre; telle nouvelle mode d’hérésie engloutit la précédente. Y a-t-il quelque fondement? Quelque chose est-il vrai? Ou n’est-ce que roman, et sommes-nous condamnés à être les victimes d’un mensonge sans cesse changeant? Ô âme, ne cherche pas ton assise dans la science des hommes; mais viens, reçois les instructions de Jésus, et tu trouveras le repos! Crois Jésus, et laisse tous les rabbins le contredire. Le Fils de Dieu a été fait chair, il a vécu, il est mort, il est ressuscité, il vit, il aime; cela est vrai, et tout ce qu’il enseigne dans sa Parole est vérité assurée; le reste peut s’envoler comme la paille devant le vent. Un esprit en quête de la vérité est une colombe qui ne trouve aucun lieu pour poser la plante de son pied, jusqu’à ce qu’il trouve son repos en Jésus, le vrai Noé.

Ensuite, ces paroles signifient le repos à l’égard de toutes choses. Celui qui est inquiet à propos de quoi que ce soit n’a pas trouvé le repos. Mille épines et ronces poussent sur le sol de cette terre, et nul ne peut fouler avec bonheur les chemins de la vie s’il n’a pour chaussure à ses pieds le zèle que donne l’Évangile de paix, que Jésus accorde. En Christ, nous sommes en repos quant à nos devoirs, car il nous y instruit et nous y aide. En lui, nous sommes en repos au sujet de nos épreuves, car il y compatit avec nous. Avec son amour, nous sommes paisibles quant aux mouvements de la Providence, car son Père nous aime, et ne permettra pas que rien nous fasse du mal. Quant au passé, nous nous reposons dans son amour qui pardonne; quant au présent, il est lumineux de sa communion pleine d’amour; quant à l’avenir, il est éclatant de son avènement attendu. Cela est vrai des petites choses comme des grandes. Celui qui nous sauve de la hache de guerre de la tentation satanique ôte aussi l’épine d’une épreuve domestique. Nous pouvons nous reposer en Jésus au sujet de notre enfant malade, de nos difficultés en affaires, ou de tout chagrin, quel qu’il soit. Il est notre Consolateur en toutes choses, celui qui compatit à toute forme de tentation. Avez-vous un tel repos, qui couvre tout? Sinon, pourquoi? Jésus le donne; pourquoi n’y prenez-vous pas part? Avez-vous quelque chose que vous ne pourriez pas lui apporter? Alors, fuyez-le, car ce n’est pas une chose qu’il convienne à un croyant de posséder. Un disciple ne devrait connaître ni chagrin ni joie qu’il ne puisse révéler à son Seigneur.

Ce repos, pouvons-nous conclure, doit être tout à fait merveilleux, puisque c’est Jésus qui le donne. Ses mains ne donnent pas au sou et à l’once; il fait des dons d’or, en quantité incommensurable. C’est Jésus qui donne la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence. Il est écrit: « Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi »; quelle paix doivent avoir ceux qui aiment le Fils de Dieu! Il est des moments où Jésus nous donne un élysée céleste de repos; nous ne saurions décrire le divin apaisement de nos cœurs en de tels moments. Nous lisons dans les Évangiles que, lorsque Jésus apaisa la tempête, « il y eut un grand calme »: non pas simplement « un calme », mais un grand calme, inhabituel, absolu, parfait, mémorable. Cela nous rappelle l’immobilité que Jean décrit dans l’Apocalypse: « Je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu’il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre »; pas une ride ne troublait les eaux, pas une feuille ne bougeait sur les arbres.

Assurément, notre Seigneur a donné un repos bienheureux à ceux qui se confient en lui et qui le suivent. Souvent, ils sont incapables d’expliquer aux autres leur paix profonde et les raisons sur lesquelles elle est fondée; mais ils la connaissent, et elle leur apporte une richesse intérieure auprès de laquelle la fortune d’un millionnaire impie est la pauvreté même. Puissions-nous tous connaître pleinement, par une heureuse expérience personnelle, le sens de la promesse de notre Sauveur: « Je vous donnerai du repos »!

II. Mais maintenant, en second lieu, demandons-nous: Pourquoi devrions-nous avoir ce repos?

La première réponse est dans notre texte. Nous devrions jouir de ce repos parce que Jésus le donne. Puisqu’il le donne, nous devons le prendre. Parce qu’il le donne, nous pouvons le prendre. J’ai connu des chrétiens qui pensaient que ce serait de la présomption de leur part de prendre ce repos; aussi n’ont-ils cessé de voleter çà et là, comme des oiseaux effrayés, las de leurs longs vols, mais n’osant pas replier leurs ailes fatiguées pour se reposer. S’il y a quelque présomption en l’affaire, ne soyons pas assez présomptueux pour croire que nous en savons plus que notre Seigneur. Il nous donne le repos: pour cette raison, à défaut de toute autre, prenons-le, promptement et avec reconnaissance. « Repose-toi sur l’Éternel, et espère en lui. » Dites avec David: « Mon cœur est affermi, ô Dieu! Mon cœur est affermi; Je chanterai, je ferai retentir mes instruments. »

« Repose-toi, mon cœur longtemps partagé,

Fixé sur ce centre bienheureux, repose-toi. »

Ensuite, nous devrions prendre le repos que Jésus donne, parce qu’il nous rafraîchira. Nous sommes souvent las; parfois nous sommes las dans l’œuvre de Dieu, bien que, je l’espère, nous ne soyons jamais las de cette œuvre. Bien des choses nous causent de la lassitude: le péché, la douleur, la mondanité de ceux qui font profession de foi, l’erreur qui prévaut dans l’Église, et ainsi de suite. Souvent, nous sommes comme un enfant fatigué qui ne peut plus tenir droite sa petite tête. Que fait-il? Eh bien, il s’endort tout simplement dans les bras de sa mère! Soyons aussi sages que le petit enfant, et reposons-nous dans l’étreinte de notre Sauveur plein d’amour. Le poète chante—

« Sommeil bienfaisant, doux réparateur de la nature lasse; »

et il en est bien ainsi. Parfois, la meilleure chose que puisse faire un chrétien est, littéralement, d’aller dormir. À son réveil, il sera si rafraîchi qu’il lui semblera être dans un monde nouveau. Mais, spirituellement, il n’y a pas de rafraîchissement comparable à celui qui vient du repos que Christ donne. Comme l’a dit Ésaïe: « Voici le repos, laissez reposer celui qui est fatigué; voici le rafraîchissement. » Le doux cantique du Dr Bonar, qui convient si bien au pécheur venant à Christ pour la première fois, convient tout autant au saint fatigué qui retourne dans les bras de son Sauveur; car lui aussi peut chanter:

« J’ai entendu Jésus me dire:

“Viens à moi, et repose-toi;

Pose, ô toi qui es las, pose

Ta tête sur mon sein.”

Je suis venu à Jésus tel que j’étais,

Las, épuisé et triste:

J’ai trouvé en lui un lieu de repos,

Et il m’a rendu joyeux. »

Une autre raison pour laquelle nous devrions avoir ce repos, c’est qu’il nous rendra capables de concentrer toutes nos facultés. Beaucoup, qui pourraient être de vigoureux serviteurs du Seigneur, sont très faibles, parce que leurs énergies ne sont pas concentrées sur un seul objet. Ils ne disent pas avec Paul: « Je fais une chose. » Nous sommes de si pauvres créatures que nous ne pouvons occuper notre esprit de plus d’un sujet à la fois. Eh bien, même le bourdonnement d’une mouche, ou le chant aigu d’un moustique, suffirait à détourner nos pensées du saint service qui nous occupe en ce moment! Aussi longtemps qu’un fardeau pèse sur nos épaules, nous ne pouvons jouir d’un parfait repos; et aussi longtemps qu’il y a un fardeau sur notre conscience ou sur notre cœur, nous ne pouvons avoir le repos de l’âme. Comment serons-nous délivrés de ces fardeaux? Uniquement en nous livrant entièrement au grand Porteur de nos fardeaux, qui dit: « Venez à moi, et je vous donnerai du repos. » Quand nous posséderons ce repos, toutes nos facultés seront centrées et rassemblées sur un seul objet, et d’un cœur sans partage nous rechercherons la gloire de Dieu.

Ayant obtenu ce repos, nous pourrons rendre témoignage à notre Seigneur. Je me souviens que, lorsque j’ai commencé à enseigner dans une école du dimanche, je parlais un jour à ma classe sur ces paroles: « Celui qui croit en moi a la vie éternelle. » J’ai été assez pris au dépourvu lorsqu’un des garçons m’a dit: « Maître, avez-vous la vie éternelle? » J’ai répondu: « Je l’espère. » L’élève n’a pas été satisfait de ma réponse, et il m’a posé une autre question: « Mais, maître, vous ne le savez pas? » Le garçon avait raison; il ne peut y avoir de vrai témoignage que celui qui jaillit d’une conviction assurée de notre propre salut et de notre joie dans le Seigneur. Nous disons ce que nous savons; nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons. Le repos du cœur, obtenu en venant à Christ, nous rend capables d’inviter les autres à venir à lui avec une grande assurance, car nous pouvons leur dire quelle paix céleste il nous a donnée. Cela nous permettra de présenter l’Évangile d’une manière très attrayante, car le témoignage de notre propre expérience aidera les autres à se confier eux-mêmes dans le Seigneur. Avec Jean, l’apôtre bien-aimé, nous pourrons dire à nos auditeurs: « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, (car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée,) ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. »

Encore une fois, ce repos est nécessaire à notre croissance. On ne déterre pas le lis du jardin pour le transplanter deux ou trois fois par jour; ce serait le moyen d’empêcher toute croissance. Mais on le garde en un seul endroit, et on le soigne tendrement. C’est en le laissant parfaitement tranquille que le jardinier l’aide à atteindre la perfection. Un enfant de Dieu grandirait bien plus vite s’il voulait seulement rester en repos en un seul lieu, au lieu d’être toujours en mouvement. « C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. » Marthe était occupée à divers soins domestiques; mais Marie était assise aux pieds de Jésus. Il n’est pas difficile de dire laquelle des deux avait le plus de chances de croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ.

C’est là un sujet attrayant, mais je ne dois pas m’y attarder, car il nous faut en venir à la communion. Je ne donnerai plus qu’une réponse à la question: « Pourquoi devrions-nous avoir ce repos? » Il nous préparera pour le ciel. Je lisais l’autre jour un livre où j’ai rencontré cette expression: « Les rues du ciel commencent sur la terre. » C’est vrai; le ciel n’est pas aussi loin que certains le pensent. Le ciel est le lieu de la parfaite sainteté, le lieu du service sans péché, le lieu de la gloire éternelle; et rien ne nous préparera pour le ciel comme ce repos que Jésus donne. Il faut que le ciel soit en nous avant que nous soyons dans le ciel; et celui qui a ce repos a le ciel commencé ici-bas. Hénoc était virtuellement au ciel tandis qu’il marchait avec Dieu sur la terre, et il n’avait qu’à poursuivre cette sainte marche pour se trouver effectivement au ciel. Ce monde fait partie de la grande maison de notre Seigneur, dont le ciel est l’étage supérieur. Certains d’entre nous entendront peut-être l’appel du Maître: « Monte plus haut », plus tôt que nous ne le pensons; et alors, comme nous nous reposons ici en Christ, là-haut nous nous reposerons avec Christ. Plus nous avons maintenant de ce bienheureux repos, mieux nous serons préparés pour le repos réservé au peuple de Dieu, pour ce « repos de sabbat » éternel dans le paradis d’en haut.

III. Je ne me suis laissé qu’une minute pour les réponses à ma troisième question: Comment pouvons-nous obtenir ce repos?

D’abord, en venant à Christ. Il dit: « Venez à moi, … et je vous donnerai du repos. » J’espère que tous, dans cette petite assemblée, sont venus à Christ par la foi; venons maintenant à lui dans une bienheureuse communion, à sa table. Continuons de venir à lui, comme le dit l’apôtre: « Approchez-vous de lui », venant à lui continuellement, et ne nous en éloignant jamais. Quand nous nous éveillons le matin, venons à Christ en renouvelant notre communion avec lui; tout le long du jour, continuons de venir à lui, même quand nous sommes occupés des affaires de cette vie; et le soir, que nos derniers moments de veille se passent à venir à Jésus. Venons à Christ en sondant les Écritures, car nous l’y trouverons presque à chaque page. Venons à Christ dans nos pensées, nos désirs, nos aspirations, nos souhaits; ainsi s’accomplira pour nous la promesse du texte: « Je vous donnerai du repos. »

Ensuite, nous obtenons le repos en nous soumettant à Christ. « Prenez mon joug sur vous, … et vous trouverez du repos pour vos âmes. » Christ nous invite à porter son joug, et non à nous en fabriquer un. Il veut que nous partagions le joug avec lui, que nous soyons son vrai compagnon de joug. Il est merveilleux qu’il consente à être attelé au même joug que nous; la seule merveille plus grande, c’est que nous soyons si peu disposés à être attelés avec lui. En prenant son joug sur nous, avec quelle joie nous entrerons dans notre repos éternel! Ici, nous trouvons du repos pour nos âmes: un repos qui va au-delà de celui qu’il nous donne quand nous venons à lui. Nous nous reposons d’abord en Jésus par la foi, puis nous nous reposons en lui par l’obéissance. Le premier repos, il le donne par sa mort; le repos plus profond, nous le trouvons en reproduisant sa vie.

Enfin, nous nous assurons ce repos en nous mettant à l’école de Christ. « Recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. » Nous devons être des ouvriers avec Christ, prenant son joug sur nous; et, en même temps, nous devons être des élèves à l’école de Christ, recevant ses instructions. Nous devons apprendre de Christ, et apprendre Christ; il est à la fois le Maître et la leçon. La douceur de son cœur le rend apte à enseigner, et fait de lui la meilleure illustration de son propre enseignement. Si nous pouvons devenir tels qu’il est, nous nous reposerons comme il se repose. Ceux qui sont humbles de cœur auront le cœur en repos. Maintenant, tandis que nous venons à la table de communion, puissions-nous trouver pleinement ce repos dont nous avons parlé, pour l’amour du grand Donateur du repos! Amen.

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