La personne et l’œuvre du Saint-Esprit
La divinité du Saint-Esprit

Chapitre 2 · 10 min de lecture · 12 min d’écoute

La divinité du Saint-Esprit

Dans le chapitre précédent, nous avons clairement vu que le Saint-Esprit est une Personne. Mais quelle sorte de Personne est-il ? Est-il une personne finie ou une personne infinie ? Est-il Dieu ? À cette question aussi, la Bible répond nettement. Il existe, dans les Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament, cinq lignes de preuve distinctes et décisives de la divinité du Saint-Esprit.

I. Chacun des quatre attributs proprement divins est attribué au Saint-Esprit. Quels sont les attributs proprement divins ? L’éternité, l’omniprésence, l’omniscience et la toute-puissance. Tous sont attribués au Saint-Esprit dans la Bible. Nous voyons l’éternité attribuée au Saint-Esprit en Hébreux 9:14 : « Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! »

L’omniprésence est attribuée au Saint-Esprit dans le Psaume 139:7-10 : « Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face? Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, Et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira. »

L’omniscience est attribuée au Saint-Esprit dans plusieurs passages. Nous lisons par exemple en 1 Corinthiens 2:10-11 : « Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. »

De même en Jean 14:26 : « Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Plus loin encore, nous lisons en Jean 16:12-13 : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. » Nous voyons la toute-puissance attribuée au Saint-Esprit en Luc 1:35 : « L’ange lui répondit: Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. »

II. Trois œuvres proprement divines sont attribuées au Saint-Esprit. Quand nous pensons à Dieu et à son œuvre, la première œuvre en laquelle nous croyons toujours est celle de la création. Dans les Écritures, la création est attribuée au Saint-Esprit. Nous lisons en Job 33:4 : « L’esprit de Dieu m’a créé, Et le souffle du Tout-Puissant m’anime. » Nous lisons encore dans le Psaume 104:30 : « Tu envoies ton Esprit : ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre. » Dans le récit de la création, au premier chapitre de la Genèse, il est fait mention de l’activité de l’Esprit (Genèse 1-3). Communiquer la vie est aussi une œuvre divine, et les Écritures l’attribuent au Saint-Esprit.

Nous lisons en Jean 6:63 : « C’est l’Esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. » Nous lisons aussi en Romains 8:11 : « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. »

Dans le récit de la création de l’homme, en Genèse 2:7, les termes exacts sont : « L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. » Le mot hébreu rendu par « esprit » signifie « souffle » ; et bien que le Saint-Esprit, en tant que Personne, n’apparaisse pas distinctement dans cette première mention de lui en Genèse 2:7, ce passage, interprété à la lumière de la révélation plus complète du Nouveau Testament, se rapporte au Saint-Esprit.

La paternité des prophéties divines est aussi attribuée au Saint-Esprit. Nous lisons en 2 Pierre 1:21 : « car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » Même dans l’Ancien Testament, il est fait mention du Saint-Esprit comme auteur de la prophétie. Nous lisons en 2 Samuel 23:2-3 : « L’esprit de l’Éternel parle par moi, Et sa parole est sur ma langue.

Le Dieu d’Israël a parlé, Le rocher d’Israël m’a dit: Celui qui règne parmi les hommes avec justice, Celui qui règne dans la crainte de Dieu, » Nous voyons ainsi que les trois œuvres nettement divines que sont la création, la communication de la vie et la prophétie sont attribuées au Saint-Esprit.

III. Des déclarations qui, dans l’Ancien Testament, ont explicitement pour sujet l’Éternel, ou Jéhovah, sont appliquées au Saint-Esprit dans le Nouveau Testament. Autrement dit, le Saint-Esprit occupe la place de la divinité dans la pensée du Nouveau Testament. On en trouve une illustration frappante en Ésaïe 6:8-10 : « J’entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi. » Au verset cinq, il nous est dit que c’est Jéhovah qu’Ésaïe a vu et qui parle (chaque fois que, dans l’Ancien Testament des Bibles anglaises, le mot LORD est imprimé en capitales, il correspond à Jéhovah dans l’hébreu, et l’American Standard Version le rend ainsi ; nos versions françaises le traduisent par « l’Éternel »).

En Actes 28:25-27, nous lisons : « Comme ils se retiraient en désaccord, Paul n’ajouta que ces mots: C’est avec raison que le Saint-Esprit, parlant à vos pères par le prophète Ésaïe, a dit: Va vers ce peuple, et dis: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. » Nous voyons ainsi que ce qui est explicitement attribué à Jéhovah dans l’Ancien Testament est attribué au Saint-Esprit dans le Nouveau : autrement dit, le Saint-Esprit est identifié à Jéhovah.

Il est remarquable que, dans l’Évangile de Jean, au douzième chapitre, des versets trente-neuf à quarante et un, où ce même passage d’Ésaïe est de nouveau cité, il soit rapporté à Christ (remarquez attentivement le verset quarante et un). Ainsi, en différents endroits de l’Écriture, le même passage se rapporte à Jéhovah, au Saint-Esprit et à Jésus-Christ.

Ne pourrions-nous pas en trouver l’explication dans le triple « Saint » du cri des séraphins, en Ésaïe 6:3, où nous lisons : « Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Éternel des armées! Toute la terre est pleine de sa gloire! » Nous y avons une indication nette de la tri-personnalité de l’Éternel des armées, indication que l’on retrouve au huitième verset du chapitre, où le Seigneur est représenté disant : « J’entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? »

Une autre illustration frappante de passages qui, dans l’Ancien Testament, ont explicitement pour sujet Jéhovah, et que le Nouveau Testament applique au Saint-Esprit, se trouve en Exode 16:7. Nous y lisons : « Et, au matin, vous verrez la gloire de l’Éternel, parce qu’il a entendu vos murmures contre l’Éternel; car que sommes-nous, pour que vous murmuriez contre nous? » Ici, il est dit explicitement que les murmures des enfants d’Israël étaient dirigés contre Jéhovah. Mais en Hébreux 3:7-9, nous lisons : « C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, Le jour de la tentation dans le désert, Où vos pères me tentèrent Pour m’éprouver, et ils virent mes œuvres Pendant quarante ans. »

Les murmures qui, selon Moïse dans le livre de l’Exode, étaient dirigés contre Jéhovah étaient, nous dit l’épître aux Hébreux, dirigés contre le Saint-Esprit. Il est donc hors de doute que le Saint-Esprit occupe, dans le Nouveau Testament, la place de Jéhovah, c’est-à-dire de la divinité (Psaume 95:8-11).

IV. Le nom du Saint-Esprit est associé à celui de Dieu d’une manière dont un esprit respectueux et réfléchi ne pourrait jamais associer le nom d’un être fini à celui de la divinité.

Nous en avons une illustration en 1 Corinthiens 12:4-6 : « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit; diversité de ministères, mais le même Seigneur; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. » Nous trouvons ici Dieu, le Seigneur et l’Esprit associés dans une relation d’égalité qu’il serait choquant d’envisager si l’Esprit était un être fini. Nous en avons une illustration plus frappante encore en Matthieu 28:19 : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » Qui donc, ayant saisi la conception biblique de Dieu le Père, songerait un seul instant à associer ainsi le nom du Saint-Esprit à celui du Père, si le Saint-Esprit était un être fini, fût-il le plus élevé des êtres angéliques ?

Une autre illustration frappante se trouve en 2 Corinthiens 13:13 : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit, soient avec vous tous! » Quelqu’un peut-il méditer ces paroles et en saisir tant soit peu la véritable portée sans voir clairement qu’il serait impossible d’associer le nom du Saint-Esprit à celui de Dieu le Père comme il l’est dans ce verset, si le Saint-Esprit n’était pas lui-même un Être divin ?

V. Le Saint-Esprit est appelé Dieu. La preuve ultime et décisive de la divinité du Saint-Esprit se trouve dans le fait qu’il est appelé Dieu dans le Nouveau Testament. Nous lisons en Actes 5:3-4 : « Pierre lui dit: Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ? S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas? Et, après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. »

Dans la première partie de ce passage, Ananias a menti au Saint-Esprit ; or, en mentant au Saint-Esprit, ce n’est pas à des hommes mais à Dieu qu’il a menti : autrement dit, le Saint-Esprit auquel il a menti est appelé Dieu. Pour résumer : en attribuant au Saint-Esprit tous les attributs proprement divins et plusieurs œuvres nettement divines, en appliquant au Saint-Esprit, dans le Nouveau Testament, des déclarations qui, dans l’Ancien, ont pour sujet Jéhovah, le Seigneur ou Dieu, en associant le nom du Saint-Esprit à celui de Dieu d’une manière dont il serait impossible d’associer le nom d’un être fini à celui de la divinité, et en appelant clairement le Saint-Esprit Dieu, par tous ces moyens qui ne laissent aucune place au doute, Dieu, dans sa Parole, proclame distinctement que le Saint-Esprit est une Personne divine.

Page 1 / 1 · 10 min restantes dans le chapitre
Précédent Suivant