Une vie de confiance
Trois années de prospérité

Chapitre 26 · 32 min de lecture · 41 min d’écoute

Trois années de prospérité

1854-1857.

LE TERRAIN CHOISI—SIX MILLE ORPHELINS EN PRISON—COMMENT DEMANDER LE PAIN QUOTIDIEN—BILAN DE VINGT-QUATRE ANNÉES—« NE VOUS INQUIÉTEZ DONC PAS DU LENDEMAIN »—UNE ASSURANCE CONTRE LES CRÉANCES IRRÉCOUVRABLES.

Au cours de l’année qui se termina le 26 mai 1855, M. Müller reçut, pour la construction de la deuxième nouvelle maison des orphelins, cinq mille deux cent quarante-deux livres dix-huit shillings trois pence, et la somme totale disponible pour cet objet s’éleva à vingt-trois mille cinquante-neuf livres dix-sept shillings huit pence un farthing. Après avoir consigné le montant ainsi obtenu, il ajoute :—

Je jugeai que, bien que je n’eusse pas encore en main une somme aussi considérable que celle que j’estimais nécessaire avant d’être autorisé à commencer à bâtir, je pouvais néanmoins me renseigner au sujet d’un terrain. En conséquence, au début de février, je fis une demande en vue d’acheter deux champs attenants au terrain sur lequel est bâtie la nouvelle maison des orphelins. Depuis des années, j’avais l’œil sur ces deux champs, et je m’étais proposé de chercher à les acheter dès que je me trouverais, quant aux ressources du fonds de construction, dans une situation qui le rendrait opportun. Je découvris cependant que, d’après le testament du défunt propriétaire de ces champs, ils ne pouvaient pas être vendus pour le moment. Ainsi mes espérances furent anéanties. Lorsque j’appris cette nouvelle, bien que naturellement éprouvé et déçu, je me dis, par la grâce de Dieu : « Le Seigneur a quelque chose de meilleur à me donner à la place de ces deux champs » ; et ainsi mon cœur fut gardé dans la paix. Mais lorsqu’il fut définitivement établi que je ne pourrais obtenir ces champs, qui m’avaient paru si avantageux pour l’œuvre, la question se posa de savoir ce que j’allais faire pour me procurer un terrain. Dans ces circonstances, quelques-uns de mes amis chrétiens me demandèrent de nouveau, comme ils l’avaient déjà fait, pourquoi je ne bâtissais pas sur le terrain qui entoure la nouvelle maison des orphelins. Je répondis, comme auparavant, que c’était impossible : 1. Parce que cela jetterait la nouvelle maison des orphelins dans le désordre pendant près de deux ans, à cause des travaux qui se feraient tout autour. 2. Il n’y aurait pas assez de place sans enfermer en grande partie la maison actuelle. 3. Que, la nouvelle maison des orphelins se trouvant au centre de notre terrain, il n’y aurait, d’aucun côté, assez de place pour élever un bâtiment aussi grand que celui qu’il faudrait. Je fus cependant amené à examiner s’il n’y avait pas un moyen de réaliser la construction sur le terrain appartenant à la nouvelle maison des orphelins. Ce faisant, je découvris que,— 1. En faisant dresser une haute clôture provisoire en vieilles planches, on pourrait séparer entièrement le chantier de l’établissement actuel. 2. En bâtissant sur un plan entièrement différent de celui de la maison actuelle, non seulement nous aurions assez de place, mais aussi, 3. La maison actuelle ne serait pas enfermée au point que la santé de ceux qui habitent l’établissement en souffrirait.

Mais il y avait, en rapport avec cela, un autre point qui entra alors en considération, en plus des détails déjà mentionnés : le voici. Bien que, depuis quatre ans, je n’eusse jamais douté que ce fût la volonté de Dieu que je bâtisse de quoi loger sept cents orphelins de plus, j’avais cependant reconnu depuis longtemps qu’il serait préférable d’avoir, pour ces sept cents orphelins, deux maisons au lieu d’une. Ce jugement, formé auparavant, d’avoir deux maisons de trois cent cinquante orphelins chacune, ou de quatre cents dans l’une et de trois cents dans l’autre, me conduisit alors à examiner si l’on ne pourrait pas bâtir une autre maison de chaque côté de l’actuelle nouvelle maison des orphelins ; et, après avoir mesuré le terrain, je jugeai que rien ne s’opposait à ce plan. Je fis alors appel à des architectes pour arpenter le terrain et dresser une esquisse de deux maisons, une de chaque côté, et l’on constata que c’était réalisable. Arrivé à ce point, je vis bientôt que non seulement ce plan nous ferait économiser de diverses manières, mais surtout que la direction et la surveillance de l’ensemble de l’établissement en seraient rendues beaucoup plus faciles et plus simples, les bâtiments étant si proches les uns des autres. À la réflexion, cela parut même bientôt d’une telle importance que, même si l’on avait pu trouver un terrain à un quart de mille seulement, les difficultés en auraient été fortement accrues. En même temps, je constatai qu’il nous resterait encore assez de terre à cultiver à la bêche pour fournir à beaucoup de garçons un travail en plein air, et pour produire les légumes qu’il importe le plus aux jeunes enfants d’avoir frais cueillis ; ou bien que nous pourrions facilement louer à cet effet un terrain voisin, même si nous ne pouvions l’acheter.

Voici donc le résultat auquel je suis arrivé pour le moment : ayant vu ce qui pouvait se faire sur le terrain que nous possédons déjà, je décidai de bâtir, sans autre délai que celui qu’exigerait la préparation des plans, au sud de la nouvelle maison des orphelins, une autre maison pour quatre cents enfants. Les plans sont maintenant prêts, et très prochainement, si Dieu le veut, c.-à-d. dès que tous les préparatifs nécessaires pourront être faits, la construction commencera, ce qui sera, je pense, au début de juillet de cette année (c.-à-d. 1855).

Cette maison est destinée à quatre cents orphelines privées de leurs deux parents, dès leurs premiers jours et jusqu’à ce qu’elles puissent être placées en service. Quant à l’autre maison, pour trois cents orphelins, qui doit être bâtie au nord de la nouvelle maison des orphelins, rien de précis ne peut être dit pour le moment. Il y a assez d’argent en main pour construire, aménager et meubler la maison des quatre cents orphelines, et l’on s’attend à ce qu’il en reste quelque chose ; mais il n’y a pas, pour le moment, assez d’argent pour justifier le commencement de la construction des deux. Dès qu’il y en aura, cependant, je serai heureux de prendre aussi des mesures actives au sujet de celle des trois cents orphelins. Je ne demande à personne de m’aider de ses ressources. Je parle au Seigneur de mes besoins dans la prière, et ce n’est pas en vain que je m’attends à lui. En même temps, je crois juste de déclarer qu’il y a un appel pressant et abondant à prendre soin des orphelins démunis. Le 26 mai 1854, j’en avais six cent deux qui attendaient leur admission, tous privés de leurs deux parents par la mort. Depuis, on m’en a présenté cent quatre-vingt-dix-sept autres, ce qui fait en tout sept cent quatre-vingt-dix-neuf. Sur ce nombre, je n’ai pu en recevoir que trente-neuf au cours de l’année écoulée, et quarante-cinq de ceux qui attendaient leur admission ont été pourvus autrement, ou sont morts depuis que la demande avait été faite pour eux ; de sorte que sept cent quinze orphelins, âgés de trois mois et plus, attendent encore leur admission. Mais ce nombre, je le déclare sans hésiter, serait beaucoup plus élevé si bien des personnes ne s’étaient abstenues de faire une demande, jugeant que ce serait inutile, puisqu’il y en a déjà tant qui attendent leur admission. En effet, il y a tout lieu de croire qu’il y a dans ce pays plusieurs dizaines de milliers d’orphelins démunis. Et quelles ressources y a-t-il en fait d’établissements pour orphelins ? demandera-t-on peut-être. Au dernier recensement, en 1851, il y avait en Angleterre et au pays de Galles trente-neuf établissements pour orphelins, et le nombre total des orphelins qui y étaient pris en charge ne s’élevait qu’à trois mille sept cent soixante-quatre ; mais à l’époque où l’on construisait la nouvelle maison des orphelins, il y avait environ six mille jeunes orphelins dans les prisons d’Angleterre. Pour les empêcher d’aller en prison, pour empêcher qu’ils ne soient élevés dans le péché et le vice, oui, pour être l’instrument honoré qui gagne leurs âmes à Dieu, je désire, avec son aide, agrandir l’établissement actuel de manière à pouvoir recevoir mille orphelins ; et ceux qui se sont proposé de vivre non pour le temps, mais pour l’éternité, et de considérer leurs biens à la lumière de l’éternité, auront ainsi l’occasion de m’aider à prendre soin de ces enfants. C’est un grand honneur d’être autorisé à faire quoi que ce soit pour le Seigneur ; c’est pourquoi je n’insiste pas sur ce point. Nous ne pouvons lui donner que de ce qui est à lui ; car tout ce que nous avons est à lui. Quand viendra le jour de la rétribution, nous regretterons seulement d’avoir fait si peu pour lui, et non d’en avoir trop fait.

Au cours de l’année allant de mai 1854 à mai 1855, d’amples ressources furent fournies, en réponse à la prière seule, pour l’entretien des orphelins et pour les divers objets de l’Institution pour la connaissance des Écritures. L’exposé suivant présente les résultats des travaux de M. Müller durant l’année en question :—

Au cours de cette année, quatre écoles de jour à Bristol, comptant 184 enfants, furent entièrement entretenues par les fonds de l’Institution ; et plusieurs autres écoles de jour, dans le Devonshire, en Cornouailles, dans le Suffolk, en Irlande et en Écosse, furent aidées par des exemplaires des saintes Écritures. En outre, une école du dimanche à Bristol, comptant 158 enfants, fut entièrement entretenue, et sept autres, en Cornouailles, dans le Devonshire, le Somersetshire et le Gloucestershire, comptant environ 400 enfants, furent aidées. Enfin, une école d’adultes, comptant 133 adultes, fut entièrement entretenue au cours de cette année. La somme dépensée cette année pour ces diverses écoles fut de £338, 2s. 5d.

À propos de toutes ces écoles, je voudrais proposer à la prière le sujet important que voici. De mars 1834 au 26 mai 1855, il y eut 5 956 enfants dans les écoles de jour. Dans les écoles d’adultes, il y eut 2 459 personnes. Le nombre des enfants des écoles du dimanche s’éleva à 2 817. Ainsi, sans compter les orphelins, 11 232 âmes reçurent, dans ces diverses écoles, un enseignement régulier dans les choses de Dieu ; sans parler des milliers d’élèves des écoles de diverses parties de l’Angleterre, de l’Irlande, de l’Écosse, de la Guyane britannique, des Antilles, des Indes orientales, etc., qui furent aidées dans une plus ou moins grande mesure.

La somme totale dépensée au cours des vingt et une années allant du 5 mars 1834 au 26 mai 1855 pour les écoles entièrement ou partiellement entretenues par les fonds de cette Institution s’éleva à £7,204, 12s. 8¼d.

Le nombre des Bibles, des Nouveaux Testaments et des portions des saintes Écritures diffusés du 26 mai 1854 au 26 mai 1855 est le suivant :—

Bibles vendues, 693. Bibles données, 890. Testaments vendus, 950. Testaments donnés, 748. Exemplaires des Psaumes vendus, 82. Autres petites portions des saintes Écritures vendues, 136.

Du 5 mars 1834 au 26 mai 1855, il fut diffusé par l’intermédiaire de cette Institution 13 949 Bibles, 9 047 Nouveaux Testaments, 188 exemplaires des Psaumes et 789 autres petites portions des saintes Écritures.

La somme totale des fonds de cette Institution consacrée à la diffusion des saintes Écritures, du 5 mars 1834 au 26 mai 1855, est de £3,389, 10s. 1d. La somme dépensée au cours de cette année : £476, 12s. 3d.

Au cours de cette année, il fut dépensé sur les fonds de l’Institution, pour l’œuvre missionnaire, la somme de £2,081, 3s. 2d. Grâce à cette somme, cinquante-sept ouvriers qui travaillent à la prédication et à l’enseignement, en diverses parties du monde, furent aidés dans une plus ou moins grande mesure.

La somme totale des fonds de l’Institution consacrée à l’œuvre missionnaire, du 5 mars 1834 au 26 mai 1855, fut de £16,115, 0s. 5½d.

Il fut dépensé pour les traités, du 26 mai 1854 au 26 mai 1855, la somme de £624, 8s. 4d. ; et il fut diffusé au cours de cette année 895 034 traités et livres.

Le nombre total de tous les traités et livres diffusés depuis le début jusqu’au 26 mai 1855 fut de 3 584 710.

La somme totale des ressources dépensées pour cet objet, du 19 novembre 1840 au 26 mai 1855, fut de £2,868, 15s. 6¾d.

Au début de cette période, il y avait 298 orphelins dans la nouvelle maison des orphelins d’Ashley Down, à Bristol. Au cours de l’année, 39 orphelins y furent admis.

Les dépenses pour les orphelins au cours de cette année furent de £4,304, 4s. 7½d.

Sans que personne ait été personnellement sollicité pour quoi que ce soit par moi, la somme de £74,132, 6s. 10¾d. m’a été donnée pour les orphelins, en réponse à la prière adressée à Dieu, depuis le commencement de l’œuvre jusqu’au 26 mai 1855 ; cette somme comprend les £15,055, 3s. 2¼d. qu’ont coûté la construction, l’aménagement et l’ameublement de l’actuelle nouvelle maison des orphelins, les £23,059, 17s. 8¼d. qui se trouvaient en caisse le 26 mai 1855 pour le fonds de construction, et les £116, 17s. 8½d., solde destiné aux dépenses courantes. Le lecteur sera peut-être aussi intéressé d’apprendre que la somme totale donnée pour les autres objets, depuis le commencement de l’œuvre jusqu’au 26 mai 1855, s’éleva à £25,239, 8s. 10¾d. ; et que ce qui provint de la vente des Bibles et des traités, ainsi que des paiements des enfants des écoles de jour, depuis le commencement, s’éleva à £4,531, 12s. 10¾d. Outre cela, une grande quantité d’articles très variés, vêtements, meubles, provisions, etc., furent donnés à l’usage des orphelins.

J’ai la joie de pouvoir dire que nous avons grand sujet de reconnaissance, en ce qu’au milieu de bien des difficultés nos travaux parmi les orphelins continuent d’être bénis, et en ce que, tout particulièrement, nous voyons sans cesse des cas où ceux qui furent autrefois confiés à nos soins se déclarent pour le Seigneur.

Outre que j’ai pu faire face aux dépenses pour les orphelins et pour les autres objets, qui se sont élevées en tout à £7,832, 7s. 0½d., j’ai pu, au cours de cette année, ajouter au fonds de construction £5,242, 18s. 3d. Le revenu total de l’année fut de £13,054, 14s. 4d.

31 déc. 1854. Au cours de cette année, 61 personnes ont été reçues dans la communion.

Le Seigneur a bien voulu me donner, au cours de cette année, £697, 11s. 5d.

L’un ou l’autre de mes lecteurs sera peut-être prêt à s’écrier : Six cent quatre-vingt-dix-sept livres onze shillings cinq pence ! Quelle grosse somme ! Pas un pasteur sur cent n’a un traitement aussi élevé, ni un ecclésiastique sur vingt un aussi bon bénéfice ! Si vous parlez ainsi, estimé lecteur, voici ma réponse : En vérité, la voie par laquelle j’obtiens ce qu’il me faut pour mes besoins temporels est une voie heureuse ; mais si quelqu’un désire suivre cette voie, il doit,—

1. Non pas seulement dire qu’il se confie en Dieu, mais le faire réellement. Souvent des gens font profession de se confier en Dieu, mais ils saisissent toutes les occasions de faire connaître, directement ou indirectement, leurs besoins, et cherchent ainsi à amener les autres à les aider. Je ne dis pas qu’il soit mal de faire connaître nos besoins ; mais je dis qu’il s’accorde mal avec la confiance en Dieu d’exposer nos besoins dans le but d’amener les autres à nous aider. Dieu nous prendra au mot. Si nous disons que nous nous confions en lui, il éprouvera si nous le faisons réellement, ou si nous en faisons seulement profession ; et si nous nous confions vraiment en lui, nous serons contents de nous tenir avec lui seul.

2. Celui qui désire suivre cette voie doit être disposé à être riche ou pauvre, selon qu’il plaît au Seigneur. Il doit être disposé à savoir ce que c’est que d’être dans l’abondance ou de n’avoir presque rien. Il doit être disposé à quitter ce monde sans posséder quoi que ce soit.

3. Il doit être disposé à recevoir l’argent de la manière que Dieu choisit, non seulement en grosses sommes, mais aussi en petites. Maintes et maintes fois, on m’a donné ou envoyé un seul shilling. Refuser de tels gages d’amour chrétien eût été un manque de bonne grâce.

4. Il doit être disposé à vivre en intendant du Seigneur. Si quelqu’un commençait à vivre de cette manière et ne faisait pas part aux autres de ce que le Seigneur lui donne, mais l’amassait, ou s’il dépensait tout son revenu, comme on dit, alors le Seigneur, qui incline le cœur de ses enfants à l’aider de leurs ressources, aurait bientôt fait tarir ces canaux. Comment mon revenu, déjà bon, s’est accru davantage encore pour atteindre ce qu’il est, je l’ai exposé dans la première partie de ce volume : ce fut lorsque je résolus, avec l’aide de Dieu, que ses pauvres et son œuvre auraient plus que jamais part à mes ressources. Depuis ce moment, le Seigneur a bien voulu me confier de plus en plus de moyens pour ma propre bourse.

Diverses raisons auraient pu me retenir de publier ces comptes ; mais j’écris en ayant pour but la gloire de Dieu, et c’est pourquoi je prends plaisir à montrer ainsi quel Maître plein d’amour je sers, et avec quelle libéralité il pourvoit à mes besoins ; et j’écris pour la consolation et l’encouragement de mes frères en la foi, afin qu’ils soient amenés à se confier en Dieu de plus en plus ; c’est pourquoi je crois leur devoir de dire comment, même pour ce qui regarde cette vie, je suis amplement pourvu, bien que ce ne soit pas là ce que je recherche.

Au 26 mai 1856, le revenu total du fonds de construction s’élevait à £29,297, 18s. 11½d., de sorte qu’il ne faudra plus qu’environ £5,700, autant que je puisse en juger, pour réaliser pleinement mon dessein de loger 700 orphelins de plus.

Au cours de l’année 1855-1856, les besoins des orphelins, ainsi que les exigences de l’œuvre missionnaire, de la diffusion des Bibles et des traités, et des écoles, furent satisfaits plus amplement que jamais, et une bénédiction reposa sur toutes ces branches de l’œuvre, comme on le verra par l’exposé suivant :—

Au cours de cette année, quatre écoles de jour, comptant 203 enfants, furent entièrement entretenues par les fonds de l’Institution ; et neuf écoles de jour furent aidées par des exemplaires des saintes Écritures. En outre, une école du dimanche, comptant 158 enfants, fut entièrement entretenue, et huit autres furent aidées. Enfin, une école d’adultes, comptant 158 élèves adultes, fut entièrement entretenue, et deux autres écoles d’adultes, dans le Kent et le Norfolk, furent aidées par des livres. La somme dépensée au cours de cette année pour ces écoles fut de £348, 5s. 11¼d. ; et la somme totale dépensée au cours des vingt-deux dernières années pour les écoles entièrement ou partiellement entretenues par les fonds de cette Institution s’élève à £7,552, 18s. 7½d. Le nombre de tous les enfants qui furent confiés à nos soins, rien que dans les écoles entièrement entretenues par cette Institution, du 5 mars 1834 au 26 mai 1856, fut de 6 104 dans les écoles de jour, de 2 911 dans les écoles du dimanche, et de 2 611 personnes dans l’école d’adultes. Ainsi, sans compter les orphelins, 11 626 personnes ont reçu, dans ces diverses écoles, un enseignement régulier dans les choses de Dieu ; sans parler des milliers d’élèves des écoles de diverses parties de l’Angleterre, de l’Irlande, de l’Écosse, de la Guyane britannique, des Indes orientales, etc., qui ont été aidées dans une plus ou moins grande mesure.

Au cours de cette année, il fut dépensé, sur les fonds de cette Institution, pour la diffusion des saintes Écritures, £496, 10s. Il fut diffusé au cours de cette année 2 175 Bibles, 1 233 Nouveaux Testaments, 119 exemplaires des Psaumes et 155 autres petites portions des saintes Écritures. Depuis le 5 mars 1834, il a été diffusé par l’intermédiaire de cette Institution 16 124 Bibles, 10 280 Nouveaux Testaments, 307 exemplaires des Psaumes et 944 autres petites portions des saintes Écritures. La somme totale dépensée pour la diffusion des saintes Écritures depuis le 5 mars 1834 est de £3,886, 0s. 1d.

Au cours de cette année, il fut dépensé, sur les fonds de l’Institution, pour l’œuvre missionnaire, £2,501, 9s. 1d. Grâce à cette somme, soixante et un ouvriers qui travaillent à la prédication et à l’enseignement, en diverses parties du monde, furent aidés dans une plus ou moins grande mesure.

La somme totale dépensée pour l’œuvre missionnaire, sur les fonds de l’Institution, depuis le 5 mars 1834, est de £18,616, 9s. 6½d.

Il fut dépensé pour la diffusion des traités, du 26 mai 1855 au 26 mai 1856, la somme de £791, 1s. 0½d., et il fut diffusé 812 970 traités et livres. La somme totale dépensée pour cet objet depuis le 19 novembre 1840 s’élève à £3,659, 16s. 7¼d. Le nombre total de tous les traités et livres diffusés depuis le 19 novembre 1840 est de 4 397 680.

Au début de cette période, il y avait 297 orphelins dans la nouvelle maison des orphelins. Au cours de l’année écoulée, 25 orphelins y ont été admis. Le nombre total des orphelins qui ont été confiés à nos soins depuis avril 1836 est de 622.

Sans que personne ait été personnellement sollicité pour quoi que ce soit par moi, la somme de £84,441, 6s. 3¼d. m’a été donnée pour les orphelins, en réponse à la prière adressée à Dieu, depuis le commencement de l’œuvre ; cette somme comprend les £15,055, 3s. 2¼d. qu’ont coûté la construction, l’aménagement et l’ameublement de l’actuelle nouvelle maison des orphelins, les £29,297, 18s. 11½d. reçues jusqu’au 26 mai 1856 pour le fonds de construction, et les £167, 18s. 11¾d., solde des dépenses courantes. La somme totale donnée pour les autres objets depuis le commencement de l’œuvre s’élève à £28,904, 11s. 3¾d. ; et ce qui est provenu de la vente des Bibles et des traités, ainsi que des paiements des enfants des écoles de jour, depuis le commencement jusqu’au 26 mai 1856, s’élève à £5,145, 17s.

31 déc. 1855. Au cours de cette année, le Seigneur a bien voulu me donner £726, 16s. 2¼d.

26 mai 1856. Hier soir, il y avait vingt-quatre ans que j’étais venu travailler à Bristol. En jetant un regard en arrière sur cette période, pour ce qui concerne la bonté du Seigneur envers ma famille et moi-même, envers l’Institution pour la connaissance des Écritures et envers les saints parmi lesquels je cherche à le servir, je m’écrie : Quelle est l’œuvre de Dieu ! Je m’émerveille de sa bonté, et pourtant non ; car telle est sa manière d’agir ; et, s’il lui plaît que je demeure plus longtemps sur la terre, je m’attends non pas à moins de manifestations de son amour, mais à toujours davantage.

Depuis que mon ami bien-aimé et compagnon d’œuvre et moi sommes arrivés à Bristol, 1 586 croyants ont été reçus dans la communion, nombre qui, avec les 68 que nous y avons trouvés, fait 1 654. Mais de ce nombre, 252 se sont endormis, 53 ont été retranchés de la communion, 145 nous ont quittés, certains toutefois simplement par suite des circonstances et dans l’amour, et 510 ont quitté Bristol ; de sorte qu’il n’en reste que 694 dans la communion.

Grâce aux dons reçus au cours de l’année 1856-7, la somme totale disponible pour les nouveaux bâtiments fut portée à trente et un mille huit cent dix-sept livres un shilling et onze pence. Pour l’œuvre des Bibles, des traités et des missions, et pour les écoles, M. Müller eut la joie de recevoir et de dépenser huit cent vingt-neuf livres de plus que l’année précédente. Pour l’entretien des orphelins, toutes les ressources furent fournies si abondamment qu’à la fin de l’année il restait en caisse un solde de mille quatre cent quatre-vingt-neuf livres.

L’incident suivant illustre la confiance que l’auteur plaçait en Dieu pour sa propre subsistance à venir.

Le 12 octobre 1856, on m’envoya un chèque de cent livres, le donateur me priant de le recevoir pour moi-même, comme le commencement d’un fonds destiné à pourvoir à ma subsistance dans mes vieux jours, ainsi qu’à celle de ma famille. Cette proposition très bienveillante et bien intentionnée du donateur, qui est mort depuis, m’apparut comme une tentation subtile qui m’était tendue, bien qu’il fût loin de l’entendre ainsi, pour me faire abandonner les principes selon lesquels j’agissais depuis vingt-six ans, tant pour moi-même que pour l’œuvre des orphelins. Je rapporte en détail cette circonstance, car elle pourra être utile à l’un ou l’autre de mes lecteurs.

* * * * 11 oct. 1856.

Cher Monsieur :—

Plein d’admiration pour les services que vous avez rendus aux pauvres orphelins et à l’humanité en général, j’estime juste que quelque chose soit prévu pour vous-même. Je crois bon de vous envoyer cent livres pour commencer à constituer un fonds, auquel j’espère que beaucoup de bons chrétiens contribueront, * * * * pour votre entretien et celui de votre famille, si vos propres travaux ne devaient pas y suffire, et j’espère que vous emploierez cette somme dans ce sens, comme un commencement. Que Dieu vous bénisse, vous et vos travaux, comme il a béni jusqu’ici tout ce qui touche à vos institutions.

Je suis, cher Monsieur,
* * * *

Par la grâce de Dieu, je n’eus pas un instant d’hésitation sur ce que j’avais à faire. Tout en appréciant pleinement la grande bonté du donateur, je considérai cela comme une tentation permise par Dieu pour m’amener à mettre ma confiance en autre chose qu’en lui, et j’envoyai donc la lettre suivante en réponse :—

Bristol, 12 oct. 1856.

Mon cher Monsieur :—

Je m’empresse de vous remercier de votre aimable lettre et de vous informer que votre chèque de cent livres m’est bien parvenu.

Je ne possède aucun bien, ni ma chère femme non plus ; et je n’ai pas reçu un seul shilling de traitement régulier au cours des vingt-six dernières années, ni comme ministre de l’Évangile, ni comme directeur de la maison des orphelins et des autres objets de l’Institution pour la connaissance des Écritures dans le pays et à l’étranger. Quand j’ai besoin de quelque chose, je tombe à genoux et je demande à Dieu qu’il veuille bien me donner ce dont j’ai besoin ; et il met au cœur de l’un ou de l’autre de m’aider. Ainsi tous mes besoins ont été amplement satisfaits au cours des vingt-six dernières années, et je puis dire, à la louange de Dieu, que je n’ai manqué de rien. Ma chère femme et mon unique enfant, une fille de vingt-quatre ans, sont dans les mêmes sentiments que moi. Aucun de nous ne se lasse de cette bienheureuse manière de vivre ; au contraire, nous sommes de jour en jour plus convaincus de la bénédiction qu’elle renferme.

Je n’ai jamais cru juste de faire des provisions pour moi-même, ni pour ma chère femme et ma fille, si ce n’est de cette manière : quand je voyais un cas de besoin, comme une veuve âgée, un malade ou un petit enfant sans ressources, j’employais librement les moyens que Dieu m’avait donnés, croyant pleinement que si moi-même, ou ma chère femme, ou ma fille, nous venions un jour ou l’autre à avoir besoin de quelque chose, Dieu rendrait richement ce qui avait été donné aux pauvres, le considérant comme prêté à lui-même.

Dans ces circonstances, je ne puis accepter votre aimable don de cent livres destiné à constituer une provision pour moi-même et ma famille ; car c’est ainsi que je comprends votre lettre. Tout don qui m’est fait sans que je l’aie demandé, par ceux qui ont à cœur de m’aider à subvenir à mes dépenses personnelles et familiales, je l’accepte avec reconnaissance ; de même, tout don qui m’est fait pour l’œuvre de Dieu dans laquelle je suis engagé, je l’accepte aussi avec reconnaissance, en tant qu’intendant pour les orphelins, etc. ; mais votre aimable don me semble fait tout spécialement pour constituer une provision pour moi-même, ce qui, je pense, déplairait à mon Père céleste, qui m’a jusqu’ici donné si libéralement mon pain quotidien. Si toutefois j’avais mal compris le sens de votre lettre, veuillez me le faire savoir. Je garde le chèque jusqu’à ce que j’aie de nouveau de vos nouvelles.

En attendant, mon cher monsieur, quelle qu’ait été votre intention en m’écrivant, je suis profondément sensible à votre bonté, et je prie chaque jour Dieu de vouloir bien vous en récompenser richement, tant pour le temporel que pour le spirituel.

Je suis, cher Monsieur,
Votre très reconnaissant,
GEORGE MÜLLER.

Deux jours après, je reçus une réponse dans laquelle le donateur me priait d’employer les cent livres pour l’entretien des orphelins, et j’acceptai volontiers cette somme pour cet objet. Le lendemain, je reçus de ce même donateur cent autres livres, et quatre jours plus tard cent livres encore, le tout pour l’entretien des orphelins, et le tout d’une personne que je n’ai jamais vue.

Les lignes suivantes renferment une leçon utile pour ceux qui sont dans les affaires :—

24 févr. 1857. Reçu cinq livres comme offrande de reconnaissance au Seigneur pour avoir été préservé, l’année passée, de créances irrécouvrables. Le lecteur s’est-il jamais dit que le Seigneur seul peut préserver de créances irrécouvrables celui qui est dans les affaires ? S’est-il dit aussi que souvent le Seigneur est obligé de permettre qu’il y ait des créances irrécouvrables, parce que nous n’employons pas pour lui, en bons intendants, ce qu’il a bien voulu nous confier ? Réfléchissez à ces choses, cher lecteur chrétien, vous qui êtes dans les affaires. Si vous étiez engagé dans des opérations commerciales portant sur des centaines de milliers de livres, vous pourriez, avec l’aide de Dieu, être préservé année après année de créances irrécouvrables, quand même plusieurs millions de livres passeraient par vos mains en l’espace de quelques années, pourvu que vous gardiez devant vous que vous êtes l’intendant du Seigneur et que vous menez vos affaires pour lui ; tandis que, d’autre part, des milliers de livres peuvent être perdues en une seule année, dans une affaire relativement modeste, parce que celui qui la mène « épargne à l’excès » et ainsi « ne fait que s’appauvrir », le Seigneur étant obligé, par les créances irrécouvrables (comme on les appelle), dont il se sert comme de l’une de ses verges, de priver ses serviteurs de ce qui n’était pas employé comme il convient.

Le bilan de l’année qui se termina en mai 1857 nous présente les résultats suivants :—

Au cours de cette période, quatre écoles de jour ont été entièrement entretenues par les fonds de cette Institution. Il y a actuellement 181 enfants dans ces quatre écoles de jour.

Outre l’entretien complet de ces quatre écoles de jour, six écoles ont été aidées par de l’argent, ou des livres, ou des exemplaires des saintes Écritures, ou à la fois par de l’argent et des livres.

Il y a eu une école du dimanche, comptant 175 enfants, entièrement entretenue par les fonds de cette Institution ; et six autres ont été aidées.

Il y a eu, depuis la fondation de l’Institution, une école d’adultes qui s’y rattache, dont les frais ont été entièrement supportés par l’Institution, et dans laquelle, depuis le 5 mars 1834, 2 699 adultes en tout ont été instruits. Le nombre des inscrits est actuellement de 72.

Deux autres écoles d’adultes ont aussi été aidées au cours de l’année écoulée.

La somme totale des ressources dépensées au cours des vingt-trois dernières années pour les écoles entièrement ou partiellement entretenues par les fonds de cette Institution s’élève à £7,938, 13s. 4d.

Le nombre des Bibles, des Testaments et des portions des saintes Écritures diffusés depuis le 26 mai 1856 est le suivant :—

Bibles vendues, 601. Bibles données, 1 476. Testaments vendus, 829. Testaments donnés, 393. Exemplaires des Psaumes vendus, 151. Autres petites portions des saintes Écritures vendues, 316.

Depuis le 5 mars 1834, il a été diffusé par l’intermédiaire de cette Institution 18 201 Bibles, 11 502 Testaments, 458 exemplaires des Psaumes et 1 260 autres petites portions des saintes Écritures.

La somme totale des fonds de cette Institution consacrée à la diffusion des saintes Écritures depuis le 5 mars 1834 est de £4,407, 7s. 2½d. La somme dépensée au cours de l’année écoulée : £521, 7s. 1½d.

Il y a quelque temps, un frère dans le Seigneur m’écrivit qu’il avait à cœur de faire des visites de maison en maison dans une grande ville manufacturière du Yorkshire, et, si possible, de pourvoir chaque maison d’un traité, ainsi que de rechercher les personnes qui n’avaient pas d’exemplaire des saintes Écritures. Je lui fournis donc 10 000 traités d’évangélisation et 30 Bibles, puis 127 Bibles de plus, et enfin 10 000 autres traités et 74 Bibles.

Le troisième objet de cette Institution est de soutenir les efforts missionnaires.

Au cours de l’année écoulée, il a été dépensé sur les fonds de l’Institution, pour cet objet, la somme de £3,177, 17s. 11½d. Grâce à cette somme, soixante-quatorze ouvriers qui travaillent à la prédication et à l’enseignement, en diverses parties du monde, ont été aidés dans une plus ou moins grande mesure.

L’avant-dernière année, j’avais pu dépenser pour cette partie de l’œuvre plus qu’au cours d’aucune année précédente ; mais l’année dernière, avec l’aide de Dieu, j’ai pu non seulement débourser pour cet objet autant que l’année précédente, mais encore £676, 8s. 10½d. de plus. Je suis reconnaissant de ce privilège ; pourtant je désire ardemment que le Seigneur me permette de faire bien davantage encore. Mais s’il m’a été une source de joie de pouvoir aider soixante-quatorze serviteurs de Christ en bien des parties du monde, ce qui a été pour moi un sujet de reconnaissance bien plus grand encore, c’est que presque chaque semaine, et souvent à plusieurs reprises dans la même semaine, j’ai reçu des nouvelles réconfortantes des frères que je cherchais à aider.

Les lettres de ces frères montrent que l’aide transmise par M. Müller arriva fort à propos, venant souvent à l’heure d’un pressant besoin. Elles assurent aussi que leurs travaux avaient été singulièrement bénis pour la conversion des païens, ainsi que des ignorants et des égarés parmi lesquels ils prêchaient.

La somme totale des fonds de l’Institution dépensée pour l’œuvre missionnaire depuis le 5 mars 1834 est de £21,794, 7s. 6d.

Il a été dépensé pour les traités, du 26 mai 1856 au 26 mai 1857, la somme de £975, 18s. 7½d. ; et il a été diffusé au cours de l’année écoulée 1 313 301 traités et livres. La somme totale dépensée pour cet objet depuis le 19 novembre 1840 s’élève à £4,635, 15s. 2¾d.

Le nombre total de tous les traités et livres diffusés depuis le 19 novembre 1840 est de 5 710 981.

Des lettres de ceux à qui des traités avaient été envoyés pour être distribués nous apprennent que, dans un très grand nombre de cas, ces traités ont été bénis pour la conversion de pécheurs.

Au début de la dernière période, il y avait 299 orphelins dans la nouvelle maison des orphelins d’Ashley Down, à Bristol. Au cours de l’année écoulée, 30 orphelins y ont été admis, ce qui fait 329 en tout. Lorsque le dernier rapport fut publié, 847 orphelins attendaient leur admission. Depuis, on nous a présenté 231 autres orphelins démunis, privés de leurs deux parents par la mort, dont certains n’avaient que quelques semaines, ce qui fait 1 078 en tout. Sur ces 1 078, nous n’avons pu en recevoir que 30, comme on l’a dit, et 58 sont morts ou ont été pourvus autrement, ainsi que leurs parents ou amis nous l’ont fait savoir, de sorte qu’il y en a encore 990 qui attendent leur admission. Lecteur chrétien, pensez à ces 990 orphelins démunis, privés de leurs deux parents ! J’ai cependant maintenant devant moi la perspective très réjouissante, si le Seigneur le permet, de pouvoir en recevoir 400 dans trois mois environ, et aussi d’être autorisé à bâtir la troisième maison pour 300 de plus.

Sans que personne ait été personnellement sollicité pour quoi que ce soit par moi, la somme de £92,175, 4s. 2½d. m’a été donnée pour les orphelins, en réponse à la prière adressée à Dieu, depuis le commencement de l’œuvre ; cette somme comprend les £15,055, 3s. 2¼d. qu’ont coûté la construction, l’aménagement et l’ameublement de l’actuelle nouvelle maison des orphelins, les £31,817, 1s. 11d. reçues jusqu’au 26 mai 1857 pour le fonds de construction, et les £1,489, 7s. 9d., solde des dépenses courantes. Le lecteur sera peut-être aussi intéressé d’apprendre que la somme totale donnée pour les autres objets depuis le commencement de l’œuvre s’élève à £33,293, 9s. 10¼d. ; que ce qui est provenu de la vente des Bibles depuis le commencement s’élève à £2,080, 9s. 10½d. ; de la vente des traités, à £1,778, 2s. 5d. ; et des paiements des enfants des écoles de jour, depuis le commencement, à £2,066, 13s. 4½d.

Le Seigneur veut bien continuer à nous laisser voir du fruit dans l’œuvre des orphelins, en ce qui concerne ceux qui sont maintenant confiés à nos soins, et nous apprenons encore maintes et maintes fois des cas où ceux qui furent autrefois confiés à nos soins ont été amenés à se déclarer ouvertement pour le Seigneur, outre ceux chez qui nous avions vu l’œuvre de la grâce manifestement commencée avant qu’ils quittent la maison des orphelins.


Chapitre 26 terminé

Trois années de prospérité

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