Chapitre 7 · 16 min de lecture
Difficultés concernant la volonté
Lorsqu’un enfant de Dieu s’abandonne avec confiance à Christ, il peut connaître la joie de « la vie cachée avec Christ en Dieu ». Mais une nouvelle difficulté peut surgir. Une fois dissipées la paix et le repos des premiers temps, il éprouve un sentiment d’irréalité complète dans ce qu’il vit. Si ces sentiments ne sont jamais venus, il se sent hypocrite de tenir ces choses pour réelles. Il pense que sa foi est superficielle, qu’elle n’est que des mots. Elle ne vaut donc rien. Son abandon ne vient pas du cœur, il ne peut donc pas plaire à Dieu.
Il craint de dire qu’il appartient au Seigneur, car ce pourrait être faux. Pourtant, il ne peut pas le nier, tant il y aspire. La difficulté est réelle et décourageante. Mais elle sera facilement surmontée. Le chrétien doit comprendre la vie nouvelle et apprendre à y vivre. On croit que « la vie cachée avec Christ en Dieu » consiste à se fier à ses émotions.
Aussi l’âme se tourne-t-elle vers elles. Si elles la satisfont, elle est en repos. Sinon, elle est troublée. Or, la vérité, c’est que cette vie ne doit pas être vécue dans les émotions. Elle doit être vécue dans la volonté. Ainsi, les variations des états émotionnels n’affectent pas la vie. Pourvu que la volonté demeure fermement fixée en son centre, la volonté de Dieu.
Pour rendre cela clair, je dois m’étendre un peu. Fénelon dit quelque part que « la religion pure réside dans la volonté seule ». Il veut dire que la volonté est la puissance qui gouverne la nature de l’homme. Si la volonté est bien orientée, alors toute sa nature doit s’accorder avec elle. Par la volonté, je n’entends pas le souhait de l’homme, ni son intention. J’entends le choix, le pouvoir de décider, le roi auquel tout ce qui est dans l’homme doit obéir. C’est l’homme lui-même, en somme, le « moi », ce que nous sentons être nous-mêmes. On pense parfois que les émotions sont la puissance qui gouverne notre nature. Mais l’expérience nous apprend qu’il y a quelque chose en nous. Cela se trouve derrière nos émotions et nos souhaits. C’est un moi indépendant qui décide de tout et qui gouverne tout.
Nos émotions sont à nous. Nous les subissons et nous en jouissons. Mais elles ne sont pas nous-mêmes. Si Dieu doit prendre possession de nous, il doit entrer dans notre volonté centrale, dans notre personne. S’il y règne par la puissance de son Esprit, toute notre nature doit se soumettre à lui. Telle est la volonté, tel est l’homme. Cette vérité touche de très près la difficulté que j’examine. Notre volonté s’oppose souvent à nos émotions. Si nous nous fions à nos émotions, nous pouvons nous sentir hypocrites.
Nous déclarerions réel ce que notre volonté seule a décidé. Mais si nous voyons dans la volonté le roi, nous ne tiendrons aucun compte des protestations. Nous accepterons ses décisions comme réelles, quelle que soit la révolte des émotions.
Je sais que c’est un sujet difficile. Mais il est vital pour la vie de foi. Aussi je vous prie instamment, cher lecteur, de vous y attacher jusqu’à ce que vous l’ayez bien saisi. Un exemple peut aider. Un jeune homme, désireux de commencer une vie nouvelle, était très intelligent.
Mais il était esclave d’une forte habitude de douter. Cela le décourageait. Pour ses émotions, rien ne semblait vrai ni réel. Plus il luttait, plus tout lui paraissait irréel. On lui confia un secret au sujet de la volonté. C’était de choisir de croire, de mettre sa volonté du côté de la foi. En somme, il devait dire: « Je veux croire! Je crois! » Il n’avait pas à s’inquiéter de ses émotions. Elles finiraient par s’accorder.
« Quoi! dit-il, voulez-vous dire que je peux choisir de croire cela, alors que rien ne me paraît vrai? Cette foi-là sera-t-elle réelle? » — « Oui. Votre tâche est celle-ci: mettez votre volonté du côté de Dieu en cette affaire de croire. Si vous le faites, Dieu en prendra possession. Il produira en vous le vouloir selon son bon plaisir. Bientôt, vous verrez qu’il a soumis à lui-même toute votre nature. » — « Eh bien, répondit-il, cela, je peux le faire!
Je ne peux pas maîtriser mes émotions. Mais je peux maîtriser ma volonté. La vie nouvelle me paraît possible, s’il suffit que ma volonté soit bien orientée. Je peux donner ma volonté à Dieu, et je la lui donne! » Dès ce moment, il ne tint plus compte de ses émotions.
Elles l’accusaient d’être un hypocrite. Ce jeune homme s’en tint à sa décision. Il répondait à chaque accusation par une foi ferme. Il choisissait de croire; il voulait croire; il croyait. Au bout de quelques jours, il triompha. Chaque émotion et chaque pensée étaient désormais captives de la puissance du bienheureux Esprit de Dieu. Il avait donné sa volonté à Dieu.
Il avait retenu fermement sa foi sans chanceler. Pourtant, il avait le sentiment de n’avoir aucune foi réelle à retenir. Par moments, il lui fallait toute sa volonté pour dire qu’il croyait. C’était si contraire à tous ses sens et à tous ses sentiments. Mais il savait que sa volonté était, après tout, lui-même. S’il la gardait du côté de Dieu, il faisait tout ce qu’il pouvait. Dieu seul pouvait changer ses émotions ou gouverner son être. Il en est résulté l’une des plus belles vies chrétiennes que je connaisse. C’est une vie d’une simplicité, d’une droiture et d’une puissance sur le péché merveilleuses. Le secret est justement là. Notre volonté, source de toutes nos actions, est, dans son état naturel, sous l’emprise du moi. Mais le moi l’a fait agir en nous pour notre ruine et notre misère. Maintenant, Dieu dit: « Donnez-vous vous-mêmes à moi, comme étant vivants de morts que vous étiez. Je produirai en vous le vouloir et le faire, selon mon bon plaisir. »
Dès l’instant où nous nous donnons à lui, il prend possession de nous. Il fait en nous « ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ ». « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12:1-2) Prenons un autre exemple. Une dame, cachée avec Christ, dut affronter une grande épreuve. Chacune de ses émotions se révoltait contre elle. Si elle avait tenu ses sentiments pour son roi, elle aurait été désespérée. Mais elle avait appris ce secret de la volonté. Sachant qu’au fond d’elle-même elle choisissait la volonté de Dieu pour elle, elle ne tint aucun compte de ses émotions.
À chaque pensée d’angoisse au sujet de l’épreuve, elle opposait ces mots, répétés sans cesse: « Que ta volonté soit faite! Que ta volonté soit faite! » Elle choisit de soumettre sa volonté à celle de Dieu. La volonté de Dieu devait être, et fut, ses délices. En très peu de temps, chaque pensée fut soumise. Elle trouva même ses émotions se réjouissant de la volonté de Dieu.
Il y avait encore une dame qui avait un péché habituel qu’elle aimait tendrement dans ses émotions, mais qu’elle haïssait dans sa volonté. Elle croyait devoir maîtriser ses émotions. Aussi pensait-elle ne pouvoir vaincre ce péché sans que ses émotions aient d’abord changé. Mais elle apprit un secret au sujet de la volonté. Se mettant à genoux, elle dit: « Seigneur, tu vois que, dans une partie de ma nature, j’aime ce péché. Mais, dans mon vrai moi, je le hais. Et maintenant, je mets ma volonté de ton côté en cette affaire. Je ne le commettrai plus. Délivre-moi, toi. »
Aussitôt, Dieu prit possession de la volonté qu’elle lui avait abandonnée. Il commença à agir en elle. Sa volonté à lui maîtrisa alors ses émotions. Elle se trouva délivrée, non par un commandement extérieur, mais par une puissance intérieure.
L’Esprit de Dieu faisait en elle ce qui lui était agréable. Et maintenant, cher chrétien, laissez-moi vous montrer comment appliquer ce principe à vos difficultés. Cessez de considérer vos émotions. Elles ne sont que des servantes. Votre volonté est le véritable roi en vous. Portez donc votre attention sur elle. Est-elle abandonnée à Dieu? Est-elle remise entre ses mains? Votre volonté décide-t-elle de croire? Votre volonté choisit-elle d’obéir? S’il en est ainsi, alors vous êtes entre les mains du Seigneur, et c’est vous qui décidez de croire, vous qui choisissez d’obéir; car votre volonté, c’est vous-même. Et la chose est faite. La transaction avec Dieu est aussi réelle quand votre volonté seule agit que lorsque toutes vos émotions s’y accordent.
Elle ne vous semble pas aussi réelle; mais aux yeux de Dieu, elle l’est tout autant. Quand vous avez trouvé ce secret, vous n’avez plus à vous occuper de vos émotions. Portez simplement votre attention sur votre volonté. Alors, tous les commandements de l’Écriture deviennent possibles pour vous. Ils comprennent: se donner à Dieu, être un sacrifice vivant, demeurer en Christ, marcher dans la lumière et mourir à soi-même. Vous savez que votre volonté peut agir et prendre le parti de Dieu en toutes ces choses. Mais s’il fallait que vos émotions le fassent, vous désespéreriez, sachant qu’on ne peut les maîtriser. Ainsi, quand vous vous sentez dans l’irréel ou dans l’hypocrisie, ne vous inquiétez pas. Ce ne sont que vos émotions, et elles ne méritent pas un instant de réflexion. Veillez seulement à ce que votre volonté soit entre les mains de Dieu. Abandonnez-vous à son œuvre. Choisissez son parti, et restez-en là.
Vos émotions agitées, comme un navire ballotté, doivent céder à une traction constante. C’est la puissance de Dieu, à laquelle vous avez choisi de vous attacher. Vos émotions doivent être amenées captives et lui prêter allégeance. Vous vérifierez la vérité de cette parole: « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu. »
La volonté est comme une mère sage dans la chambre des enfants; les sentiments sont comme une bande d’enfants criards et pleurnicheurs. La mère arrête une certaine ligne de conduite, qu’elle croit juste et la meilleure. Les enfants protestent à grands cris et déclarent qu’il n’en sera rien. Mais la mère, sachant que c’est elle qui commande, reste calme.
Insensible aux cris des enfants, elle s’efforce de les apaiser. Finalement, les enfants doivent céder et accepter sa décision.
Ainsi l’ordre et l’harmonie sont préservés. Mais si cette mère pensait que les enfants sont les maîtres, le chaos régnerait. On a vu de tels cas dans la vie de famille! Et combien d’âmes, en ce moment même, sont dans la confusion? Elles le sont parce que ce sont les sentiments qui gouvernent, et non la volonté! Souvenez-vous donc que c’est votre volonté qui décide de ce qui est réel. Non vos émotions. Il est plus dangereux d’être hypocrite en se fiant à ses sentiments qu’en s’en tenant à sa volonté. Si votre volonté est du côté de Dieu, vous n’êtes pas hypocrite. Réclamez donc comme vôtre la bienheureuse réalité de lui appartenir. Vos émotions peuvent dire le contraire, mais elles n’ont pas d’importance.
Je crois que, dans toute la Bible, le « cœur » ne désigne pas les émotions. Il désigne la volonté, le vrai moi de l’homme. Le but de Dieu est que ce « moi » lui soit abandonné, et de prendre entièrement en main cette vie centrale. Ce ne sont pas les sentiments de l’homme que Dieu veut, mais l’homme lui-même. Vous êtes-vous donné vous-même à lui, cher lecteur?
Avez-vous abandonné votre volonté à son action? Consentez-vous à remettre entre ses mains le centre même de votre être? Alors, que les avant-postes de votre nature protestent tant qu’ils voudront. Vous pouvez, dès maintenant, dire avec l’apôtre: « J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »
Après que ce chapitre eut été envoyé à l’imprimeur, le pasteur T. Monod, de Paris, en fournit une illustration pratique remarquable. C’est l’expérience d’un pasteur presbytérien. Celui-ci l’avait gardée pendant de longues années.
NEWBURGH, 26 septembre 1842.
Cher frère, -- Je prends un moment de mon temps, consacré au Seigneur, pour vous écrire, à vous qui êtes son serviteur, une courte lettre. Il est doux de sentir que nous sommes entièrement au Seigneur, qu’il nous a reçus et nous a appelés siens. C’est cela, la religion. C’est renoncer à s’appartenir. C’est embrasser pleinement cette pensée: « Je ne m’appartiens pas, j’ai été racheté à un grand prix. » Depuis la dernière fois que je vous ai vu, j’ai poursuivi ma course. Pourtant, mon expérience n’offre rien de remarquable à vous raconter. Je ne sais s’il est bon de rechercher des choses remarquables. Mais je m’efforce d’être saint, comme Dieu est saint, en courant vers le prix.
Je ne me sens pas qualifié pour vous instruire; je peux seulement vous dire par quel chemin j’ai été conduit. Le Seigneur agit différemment avec chaque âme. Nous ne devons pas copier l’expérience des autres. Mais ceux qui recherchent un cœur pur doivent prêter attention à certaines choses. Nous devons personnellement tout consacrer à Dieu. Nous devons faire alliance avec lui pour être entièrement et pour toujours à lui. C’est ce que j’ai fait, avec ma seule intelligence. Mon cœur est dur et ténébreux, plein de péché et d’incrédulité. Je ne ressens rien. J’ai fait alliance pour être au Seigneur, et j’ai tout déposé sur l’autel, comme un sacrifice vivant, de mon mieux. Et quand je me suis relevé, je n’ai eu conscience d’aucun changement dans mes sentiments.
J’avais douloureusement conscience qu’il n’y avait aucun changement. Mais j’étais sûr de l’avoir fait. En toute sincérité, je me suis consacré à Dieu d’une manière éternelle et complète. Je ne considérais nullement l’œuvre comme achevée. Mais je me suis engagé à être un sacrifice vivant et perpétuel, entièrement consacré à Dieu. Et alors commença l’effort pour le faire. Je savais que je devais croire que Dieu m’avait bien accepté et qu’il était entré demeurer dans mon cœur. J’avais conscience de ne pas le croire, et pourtant je désirais le croire. J’ai lu avec beaucoup de prière la première épître de Jean, et je me suis efforcé d’assurer mon cœur de l’amour de Dieu pour moi personnellement. Je sentais que mon cœur était plein de mal.
Je semblais n’avoir aucune force pour vaincre l’orgueil ou repousser les mauvaises pensées, que j’avais en horreur. Mais Christ a paru afin de détruire les œuvres du diable. Le péché de mon cœur était l’œuvre du diable. Je fus donc rendu capable de croire que Dieu agissait en moi. C’est lui qui produisait le vouloir et le faire, tandis que je travaillais à mon salut avec crainte et tremblement.
Je fus convaincu d’incrédulité: je vis qu’elle était volontaire et coupable. Je vis clairement que l’incrédulité était un péché affreux; elle faisait du Dieu fidèle un menteur. Le Seigneur me montra mes péchés habituels. Ils avaient autorité sur moi. C’était surtout de me prêcher moi-même au lieu de Christ. Je me complaisais aussi dans des pensées satisfaites après avoir prêché. Je fus rendu capable de me dépouiller de toute réputation, et de chercher la gloire qui vient de Dieu seul. Satan lutta durement pour me faire reculer loin du Rocher des siècles.
Mais grâces soient rendues à Dieu, j’ai trouvé le moyen de vivre dans le moment présent. Alors, j’ai trouvé le repos.
Je me suis confié dans le sang de Jésus comme expiation pleine et entière pour mes péchés passés. J’ai remis mon avenir au Seigneur, acceptant de faire sa volonté à mesure qu’il me la révélerait. J’ai vu que je devais regarder à Jésus pour recevoir la grâce. Je devais me confier en lui pour qu’il purifie mon cœur et me garde du péché maintenant. J’ai senti le besoin de dépendre de la grâce de Christ, ne fût-ce que pour un instant. Je ne voulais pas laisser l’ennemi me troubler au sujet du passé ou de l’avenir. J’attendais, à chaque instant, la provision nécessaire pour cet instant. J’ai accepté d’être un enfant d’Abraham. Je marcherais par la foi en la Parole de Dieu, et non d’après mes sentiments. Je chercherais à être un chrétien de la Bible. Depuis lors, le Seigneur m’a donné une victoire constante sur des péchés qui m’asservissaient auparavant.
Je fais mes délices du Seigneur et de sa Parole. Je fais mes délices de mon travail de pasteur: ma communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Je suis un petit enfant en Christ; je sais que mes progrès ont été faibles en comparaison de ceux de beaucoup d’autres. Mes sentiments varient. Mais quand je ressens quelque chose, je loue Dieu et je me confie en sa parole.
Quand je suis vide et ne ressens rien, je fais de même. J’ai fait alliance pour marcher par la foi et non d’après les sentiments.
Le Seigneur commence à ranimer son œuvre parmi mes paroissiens. « Louez le Seigneur. » Que le Seigneur vous remplisse de toute sa plénitude et vous donne pleinement les sentiments de Christ. Oh, soyez fidèle! Marchez devant Dieu et soyez intègre. Prêchez la parole. Insistez en toute occasion, favorable ou non. Le Seigneur vous aime. Il agit avec vous. Reposez entièrement votre âme sur cette promesse: « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »
Votre compagnon d’armes, WILLIAM HILL Il se peut que certains objectent à cet enseignement qu’il ne tient pas compte de l’œuvre du bienheureux Saint-Esprit.
Mais je dois renvoyer ces lecteurs au chapitre d’introduction de ce livre, où je me suis pleinement expliquée.
Je n’écris pas sur cet aspect du sujet; j’examine la part de l’homme en cette affaire, et non la part de l’Esprit. Je sais que tout ce qu’un homme peut faire serait inutile si le Saint-Esprit n’agissait pas continuellement en lui. J’écris comme je le fais parce que je crois en l’Esprit. C’est une puissance immense, toujours présente, prête à accomplir son œuvre. Mais, comme le vent qui souffle où il veut, on en entend le bruit, mais on ne sait d’où il vient, ni où il va. Les actions de l’Esprit dépassent notre maîtrise et notre compréhension.
Les résultats, nous les connaissons, ainsi que les démarches de notre part qui conduisent à ces résultats, mais nous ne savons rien de plus.
Et pourtant, comme l’ouvrier d’usine, nous osons presser les hommes d’agir. Ils doivent, comme l’ouvrier, se fier à une puissance invisible, appelée vapeur, qui se trouve derrière leurs machines. Elle peut accomplir l’impossible. Nous savons que le puissant Esprit fournira toujours la puissance nécessaire à l’acte de chaque instant. Nous affirmons hardiment que nous, qui écrivons, pouvons dire, aussi sincèrement que n’importe quels autres chrétiens: « Nous croyons au Saint-Esprit. »
Chapitre 7 terminé
Difficultés concernant la volonté