Le secret d’une vie chrétienne heureuse
Le fondement biblique de cette vie

Chapitre 2 · 17 min de lecture

Le fondement biblique de cette vie

Quand j’aborde ce sujet de la vraie vie chrétienne, de cette vie qui est cachée avec Christ en Dieu, tant de pensées se pressent pour trouver à s’exprimer que j’en reste presque sans voix. Par où commencer? Quelle est la chose la plus importante à dire? Comment amener les gens à lire et à croire? Le sujet est si glorieux, et les mots humains paraissent si impuissants! Mais il me faut dire quelque chose. Quelqu’un doit révéler ce secret.

Car c’est le secret de cette victoire qui triomphe du monde, de cette délivrance promise de tous nos ennemis, que tout enfant de Dieu désire ardemment et demande dans la prière, mais qui semble si souvent, et chez un si grand nombre, échapper à leur étreinte.

Que Dieu m’accorde de le dire ainsi. J’espère que chaque croyant qui lira ce livre verra la vérité qui est en Jésus.

Puissent-ils obtenir pour eux-mêmes cette vie glorieuse. Je suis certaine que toute âme convertie aspire à la victoire et au repos. La plupart sentent, par moments, que c’est là leur droit de naissance. Ne vous souvenez-vous pas, plusieurs d’entre vous, du cri de triomphe qu’ont poussé vos âmes lorsque vous avez fait pour la première fois la connaissance du Seigneur Jésus et entrevu sa puissance souveraine pour sauver? Comme vous étiez sûrs de la victoire alors! Comme il semblait facile d’être plus que vainqueurs par celui qui vous a aimés! Sous la conduite d’un Chef qui n’avait jamais connu la défaite au combat, comment auriez-vous pu imaginer d’être vaincus?

Et pourtant, pour beaucoup d’entre vous, combien votre expérience réelle a été différente! Les victoires sont venues, mais rares et passagères; les défaites, nombreuses et désastreuses. Vous n’avez pas vécu comme vous sentez que des enfants de Dieu devraient vivre. Il y a eu un repos dans une claire compréhension de la vérité, sans que vous tendiez de tout votre être vers sa puissance et sa vie. Il y a eu une joie dans la connaissance des choses dont les Écritures rendent témoignage, sans que ces choses elles-mêmes soient vécues et réalisées dans l’âme. On croit en Christ, on parle de lui, on le sert, mais on ne le connaît pas comme la vie réelle et véritable de l’âme, qui y demeure pour toujours et qui s’y révèle continuellement dans sa beauté.

Vous avez trouvé en Jésus votre Sauveur et votre Maître, et vous avez cherché à le servir et à faire avancer la cause de son royaume. Vous avez étudié les saintes Écritures avec une grande attention et vous y avez recueilli bien des vérités précieuses, que vous vous êtes efforcés de mettre fidèlement en pratique; mais malgré toute votre connaissance et toutes vos activités au service du Seigneur, vos âmes souffrent de la faim en silence, et vous criez sans cesse après ce pain et cette eau de la vie que vous avez vus promis dans les Écritures à tous les croyants.

Au plus profond de votre cœur, vous savez que votre expérience n’est pas une expérience conforme aux Écritures; que, comme le dit un ancien auteur, votre religion n’est « qu’un discours auprès de ce dont les premiers chrétiens jouissaient, de ce qu’ils possédaient et de ce en quoi ils vivaient ». Et votre âme s’est affaissée en vous tandis que, jour après jour et année après année, vos premières visions de triomphe semblaient s’obscurcir de plus en plus, et vous vous êtes contraints à vous résigner à la conviction que le mieux que vous puissiez attendre de votre religion est une vie où alternent l’échec et la victoire: une heure à pécher, la suivante à se repentir; puis recommencer, pour échouer encore et se repentir encore.

Est-ce là tout? Le Seigneur Jésus n’avait-il que cela en vue lorsqu’il a donné sa vie précieuse pour vous délivrer de votre dure et cruelle servitude du péché? Ne se proposait-il que cette délivrance partielle?

Avait-il l’intention de vous laisser ainsi vous débattre péniblement sous le sentiment accablant de la défaite et du découragement? Craignait-il qu’une victoire continuelle ne le déshonore et n’attire l’opprobre sur son nom?

Lorsqu’il a fait ces déclarations au sujet de sa venue et de l’œuvre qu’il devait accomplir, ne voulaient-elles dire que ce que vous avez connu? Y avait-il dans chaque promesse une réserve cachée, destinée à la priver de son plein accomplissement? Être « délivrés de la main de nos ennemis », cela ne voulait-il dire que de quelques-uns d’entre eux? Qu’il « nous fait toujours triompher », cela voulait-il dire seulement parfois? Ou bien être « plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » signifiait-il une défaite et un échec continuels?

Non, non, mille fois non! Dieu peut sauver parfaitement, et il entend bien le faire. Sa promesse, confirmée par son serment, était « de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie ». C’est une œuvre immense à accomplir, mais notre Libérateur peut l’accomplir. Il est venu pour détruire les œuvres du diable; oserions-nous imaginer un seul instant qu’il ne soit pas capable ou pas désireux d’accomplir ses propres desseins?

Dès le départ, donc, soyez fermement fixés sur ce seul point: le Seigneur peut vous sauver complètement, maintenant, dans cette vie, de la puissance et de la domination du péché, et vous délivrer entièrement de la main de vos ennemis. Si vous ne pensez pas qu’il en soit ainsi, sondez votre Bible et rassemblez toutes les annonces et toutes les déclarations concernant les desseins et le but de sa mort sur la croix. Vous serez étonnés de voir combien elles sont complètes.

Partout et toujours, il est dit que son œuvre consiste à nous délivrer de nos péchés, de notre servitude, de notre souillure; et nulle part il n’est laissé entendre que cette délivrance ne devait être que la délivrance limitée et partielle dont l’Église s’efforce si constamment de se contenter.

Permettez-moi de vous donner quelques textes à ce sujet. Lorsque l’ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et annonça la naissance prochaine du Sauveur, il dit: « Tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Lorsque Zacharie fut « rempli du Saint-Esprit » à la naissance de son fils et qu’il « prophétisa », il déclara que Dieu avait visité son peuple pour accomplir la promesse et le serment qu’il lui avait faits, promesse qui était « de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie ».

Lorsque Pierre prêchait sous le portique du Temple devant les Juifs émerveillés, il dit: « C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités. » Lorsque Paul annonçait à l’Église d’Éphèse la vérité merveilleuse que Christ avait aimé l’Église au point de se livrer lui-même pour elle, il déclarait encore que son dessein, en agissant ainsi, était « de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible ».

Lorsque Paul cherchait à instruire Tite, son enfant légitime en notre commune foi, au sujet de la grâce de Dieu, il déclarait que le but de cette grâce était de nous enseigner « à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété »; et il ajoute, pour en donner la raison, que Christ « s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres ». Lorsque Pierre exhortait les chrétiens auxquels il écrivait à une marche sainte, semblable à celle de Christ, il leur dit: « C’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude »; et il ajoute: « lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. »

Lorsque Paul opposait, dans l’épître aux Éphésiens, la marche qui convient à un chrétien à celle d’un incrédule, il leur présentait la vérité qui est en Jésus comme étant ceci: « vous dépouiller, eu égard à votre vie passée,

du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,

et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. » Et lorsque, dans Romains 6, il répondait une fois pour toutes à la question de savoir s’il faut demeurer dans le péché, et montrait combien cela est absolument étranger à tout l’esprit et à tout le but du salut de Jésus,

il invoque le fait de notre mort et de notre résurrection juridiques avec Christ comme un argument sans réplique en faveur de notre délivrance effective du péché, et il dit: « Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés? » (Romains 6:2-3) Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché. (Romains 6:4-6) Chers chrétiens, recevrez-vous le témoignage de l’Écriture sur ce point? Les mêmes questions qui troublaient l’Église au temps de Paul la troublent aujourd’hui: d’abord, « Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? » Et ensuite, « Anéantissons-nous donc la loi par la foi? » Notre réponse ne sera-t-elle pas le « Loin de là! » catégorique de Paul, et ses affirmations triomphantes que, loin d’anéantir la loi, « nous confirmons la loi », et que, « chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit »?

Pouvons-nous supposer un seul instant que le Dieu saint, qui hait le péché chez le pécheur, soit disposé à le tolérer chez le chrétien, et qu’il ait même arrangé le plan du salut de telle manière que ceux qui sont sauvés et qui sentent la culpabilité du péché ne puissent être délivrés de sa puissance?

Le docteur Chalmers le dit avec précision: « Nous devons extirper ce scandale qu’on appelle le péché de la grande famille spirituelle dans laquelle se réjouit la Divinité. Étrange administration, en vérité, que celle où le péché serait assez odieux à Dieu pour placer sous la mort tous ceux qui s’en sont rendus coupables, et où pourtant, une fois ceux-ci réadmis à la vie, il permettrait le péché;

où ce qui était auparavant l’objet d’une vengeance destructrice deviendrait maintenant l’objet d’une tolérance soutenue et protégée.

Maintenant que la peine a été levée, pensez-vous que le Dieu immuable ait renoncé à son aversion pour le péché au point que l’homme, l’homme perdu et racheté, puisse désormais s’adonner avec persévérance, sous le nouveau régime, à ce qui, sous l’ancien, l’a perdu? Le Dieu qui aimait la justice et haïssait l’iniquité il y a six mille ans ne porte-t-il pas toujours le même amour à la justice et la même haine à l’iniquité?

Je respire maintenant l’air de la bonté qui vient du ciel, et je puis marcher devant Dieu dans la paix et dans la grâce; tenterai-je de nouveau l’alliance incompatible de deux principes aussi contraires que ceux d’un Dieu qui approuve et d’un pécheur qui persévère? Comment, relevés d’une si terrible catastrophe, continuerions-nous ce qui nous y a d’abord entraînés? La croix de Christ, du même coup puissant et décisif par lequel elle a écarté de nous la malédiction du péché, écarte aussi, sûrement, la puissance et l’amour du péché qui pesaient sur nous. »

Et ce n’est pas seulement le docteur Chalmers, mais beaucoup d’autres saints hommes de sa génération et de la nôtre, aussi bien que de générations depuis longtemps passées, qui se sont unis pour déclarer que la rédemption accomplie pour nous par notre Seigneur Jésus-Christ sur la croix du Calvaire est une rédemption de la puissance du péché aussi bien que de sa culpabilité, et qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui. Un vieux théologien pittoresque du dix-septième siècle dit: « Il n’y a rien de si contraire à Dieu que le péché, et Dieu ne souffrira pas que le péché règne toujours sur son chef-d’œuvre, l’homme.

Quand nous considérons l’infinie puissance de Dieu pour détruire ce qui lui est contraire, qui peut croire que le diable doive toujours tenir bon et l’emporter? Il est incompatible avec la vraie foi, et contraire à elle, que des gens soient chrétiens et croient pourtant que Christ, le Fils éternel de Dieu, à qui tout pouvoir a été donné dans le ciel et sur la terre, laissera le péché et le diable dominer sur eux. Mais vous direz qu’aucun homme, par tout le pouvoir qu’il a, ne peut se racheter lui-même, et qu’aucun homme ne peut vivre sans péché. Nous y disons: Amen. Mais si l’on nous dit que, lorsque la puissance de Dieu vient à notre aide et nous rachète du péché, cela ne peut pas se faire, alors c’est une doctrine que nous ne pouvons admettre; et vous non plus, je l’espère.

Approuveriez-vous que je vous dise que Dieu déploie sa puissance pour faire une telle chose, mais que le diable l’en empêche? Que Dieu ne peut pas le faire parce que cela ne plaît pas au diable? Que personne ne peut être libéré du péché parce que le diable a sur lui un tel pouvoir que Dieu ne peut pas l’en chasser? C’est une doctrine lamentable, et pourtant qui ne l’a pas prêchée? Elle dit, en termes clairs, que, bien que Dieu intervienne avec sa puissance, c’est impossible, parce que le diable a enraciné le péché si profondément dans l’homme. L’homme n’est-il pas la créature de Dieu, et Dieu ne peut-il pas le faire nouveau et chasser de lui le péché? Si vous dites que le péché est profondément enraciné dans l’homme, je le reconnais, mais il ne l’est pas si profondément

que Christ Jésus ne soit entré plus profondément encore dans la racine de la nature de l’homme; et il a reçu le pouvoir de détruire le diable et ses œuvres, et de relever et de racheter l’homme pour la justice et la sainteté. Sinon, cette parole est fausse: “il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui”. Il faudrait jeter la Bible si nous disions que Dieu ne peut pas délivrer l’homme du péché.

Nous savons, poursuit-il, que lorsque nos amis sont en captivité, en Turquie par exemple, ou ailleurs, nous payons notre argent pour leur rachat; mais nous ne paierons pas notre argent s’ils doivent rester dans leurs fers.

Qui ne se croirait dupé de payer à ce prix? On dira pourtant de lui qu’il a conclu, à grands frais, le marché de leur rachat.

Le captif sera-t-il racheté et appelé un captif racheté, tout en portant encore ses fers? Pour combien de temps? Aussi longtemps qu’il lui reste un jour à vivre. Ceci concerne les corps, mais je parle maintenant des âmes. Il faut que Christ soit fait pour moi…

… rédemption, et qu’il me délivre de la captivité. Suis-je prisonnier quelque part? Oui: quiconque se livre au péché, a dit Christ, est serviteur du péché, il est esclave du péché. Si vous avez péché, vous êtes un esclave, un captif qui doit être racheté de sa captivité.

Qui paiera la rançon pour moi? Je suis pauvre; je n’ai rien; je ne puis me racheter moi-même; qui paiera une rançon pour moi? Il y en a un qui a payé une rançon pour moi. Voilà qui est bien; voilà une bonne nouvelle; alors j’espère sortir de ma captivité. Quel est son nom? S’appelle-t-il un Rédempteur? Alors j’attends bien le bénéfice de ma rédemption, et de sortir de ma captivité. Non, disent-ils, vous devez demeurer dans le péché aussi longtemps que vous vivrez.

Quoi! Ne serons-nous donc jamais délivrés? Ce cœur tortueux et cette volonté perverse doivent-ils toujours demeurer?

Faut-il que je sois croyant, et que pourtant je n’aie aucune foi qui atteigne jusqu’à la sanctification et à une vie sainte? N’y a-t-il aucune maîtrise à acquérir, aucune victoire à remporter sur le péché? Doit-il l’emporter sur moi aussi longtemps que je vivrai? Quelle sorte de Rédempteur est-ce donc là, ou quel bénéfice ai-je, en cette vie, de ma rédemption? »

On pourrait citer des extraits semblables de Marshall, de Romaine et de bien d’autres, pour montrer que cette doctrine n’est pas nouvelle dans l’Église, si fort qu’elle ait pu être perdue de vue par la génération actuelle de croyants.

C’est la même vieille histoire qui a rempli de chants de triomphe la vie quotidienne de bien des saints de Dieu à travers tous les âges, et que nous faisons maintenant retentir de nouveau, pour la joie ineffable des âmes fatiguées et chargées. Ne la rejetez donc pas, cher lecteur, avant de l’avoir examinée à fond dans la prière.

Examinez les Écritures, pour voir si ces choses sont bien ainsi. Demandez à Dieu d’illuminer par son Esprit les yeux de votre cœur, afin que vous sachiez « quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes » (Éphésiens 1:19-20). Et quand vous commencerez à entrevoir un peu de cette puissance, apprenez à détourner entièrement vos regards de votre propre faiblesse et, remettant votre cause entre ses mains, confiez-vous en lui pour qu’il vous délivre.

Dans Psaumes 8:7, le texte nous dit que Dieu a fait l’homme pour qu’il ait « la domination sur les œuvres de tes mains; tu as tout mis sous ses pieds ». L’accomplissement de cette parole se trouve dans 2 Corinthiens 2:14, où l’apôtre s’écrie: « Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance! »

Si le fabricant d’une machine déclarait l’avoir faite pour remplir un certain but, et qu’à l’essai elle se révélât incapable de l’accomplir, nous dirions tous de ce fabricant qu’il est un imposteur.

Nous n’oserons donc pas penser qu’il soit impossible à la créature que Dieu a faite d’accomplir le but déclaré pour lequel elle a été faite, surtout quand les Écritures sont si pleines d’affirmations selon lesquelles Christ l’a rendu possible. La seule chose qui puisse y faire obstacle, c’est que la créature elle-même manque d’agir en harmonie avec les desseins de son Créateur; et si ce manque d’harmonie peut être ôté, alors Dieu peut agir.

Christ est venu accomplir entre Dieu et l’homme une expiation qui les réconcilie et qui devait permettre à Dieu de produire en l’homme le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

Nous pouvons donc prendre courage; car l’œuvre que Christ a entreprise, il peut et veut l’accomplir. Marchons donc « sur les traces de la foi de notre père Abraham », qui « ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir ».

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