Chapitre 14 · 16 min de lecture
Les doutes
Un grand nombre de chrétiens sont esclaves de l’habitude de douter. Jamais ivrogne ne fut plus complètement lié par les chaînes de sa funeste habitude qu’ils ne le sont par celles-là. Toute leur vie chrétienne est un combat incessant. Une armée de doutes se tient en embuscade, prête à attaquer à la moindre occasion. Leur vie est misérable. Leurs doutes entravent leur utilité et rompent leur communion avec Dieu.
L’entrée de l’âme dans la vie de foi dont traite ce livre chasse souvent les doutes. Mais ils resurgissent parfois. Ils peuvent faire trébucher et jeter dans le désespoir. Ils ne peuvent pas ramener tout à fait le croyant dans le morne désert.
Nous nous souvenons tous, sans doute, du mélange enfantin de fascination et d’horreur que suscitait en nous cette histoire. C’était celle de Chrétien, emprisonné dans le château du Doute par le méchant géant Désespoir. Nous étions immensément heureux de le voir échapper à ces portes massives et à ce cruel tyran. Nous ne soupçonnions pas alors que nous serions un jour emprisonnés par le même géant, dans le même château. Et pourtant, je crains que chaque membre de l’Église de Christ n’ait connu au moins une expérience de ce genre. Si elle n’est plus fraîche dans votre mémoire, relisez donc ce récit. Vous y trouverez peut-être vos propres expériences. Elles furent bien dures à porter et sont douloureuses à se rappeler.
Il est étrange que des gens qu’on appelle des Croyants doivent confesser de tels doutes. Leur nom donne à penser que croire est leur unique trait distinctif. C’est une habitude si universelle que, si l’Église devait recevoir un nouveau nom, « les Douteurs » serait le seul qui lui convienne. La plupart des chrétiens ont pris leur parti de leurs doutes. Ils les considèrent comme une maladie douloureuse et inévitable.
Ils croient devoir s’y résigner comme à une part de la discipline de la vie. Ils se plaignent de leurs doutes comme un homme se plaindrait de ses maux et de ses douleurs. Ils veulent passer pour un « cas intéressant », en proie à une épreuve peu commune, qui réclame une profonde sympathie et de grands soins.
Il en est souvent ainsi des croyants. Ils aspirent à vivre par la foi et ont déjà fait bien des pas dans cette direction. Ils ont peut-être perdu leurs anciens doutes. Ceux-ci les tourmentaient autrefois. Ils se demandaient si leurs péchés étaient pardonnés et s’ils parviendraient au Ciel. Mais ils doutent encore. Ils ont simplement transporté leur habitude sur un plan plus élevé. Peut-être disent-ils: « Oui, je crois que mes péchés sont pardonnés, et que je suis enfant de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Je n’ose plus en douter. »
« Mais alors… » — et ce « mais alors » englobe des doutes sur chacune des promesses que notre Père a faites à ses enfants.
Ils se débattent contre elles, refusant de les croire tant qu’ils n’ont pas de leur vérité une meilleure preuve que la parole de Dieu.
Ils se demandent pourquoi il leur est donné de marcher dans de telles ténèbres. Ils se voient comme des martyrs. Ils gémissent sous les conflits spirituels singuliers qu’il leur faut endurer. Des conflits spirituels! On les nommerait bien plus justement des rébellions spirituelles! Notre combat doit être le combat de la foi, et dès l’instant où nous doutons, notre combat cesse et notre rébellion commence.
Je voudrais, si possible, élever une protestation vigoureuse contre tout cela. Autant vaudrait me joindre aux plaintes d’un ivrogne. Autant vaudrait prier avec lui pour qu’il reçoive la grâce de supporter son funeste penchant. Il est tout aussi insensé de consoler ces âmes asservies dans leurs faibles plaintes. Je ne puis rien faire d’autre que leur proclamer la délivrance parfaite que le Seigneur Jésus-Christ tient prête pour elles. Je les implore, je les supplie et je leur ordonne, de tout mon être, de l’accepter et d’être libres. Pas un seul instant je ne voudrais écouter leurs excuses désespérées. Vous devez être libres, vous pouvez être libres, et il faut que vous soyez libres!
Allez-vous me soutenir que c’est une nécessité inévitable, pour Dieu, d’être mis en doute par ses enfants?
Est-ce une nécessité inévitable que vos enfants doutent de vous? Toléreriez-vous leurs doutes une seule heure? Auriez-vous pitié de votre fils s’il vous disait: « Père, je ne puis croire ta parole, je ne puis me fier à ton amour »? Verriez-vous en lui un cas intéressant? Je me souviens d’avoir vu un jour l’indignation d’une mère que je connaissais, remuée jusqu’au plus profond d’elle-même par un léger doute de l’un de ses enfants. Elle avait amené deux fillettes chez moi pour me les confier pendant qu’elle faisait quelques courses. L’une d’elles, avec l’heureuse confiance d’une enfant, s’abandonna tout entière à ma chambre d’enfants. Elle y trouva tous les plaisirs. Elle chanta et joua jusqu’au retour de sa mère.
L’autre, avec la malheureuse prudence de l’âge mûr, resta assise seule dans un coin. Elle se demandait si sa mère penserait à revenir la chercher. Elle craignait d’être oubliée. Elle s’imaginait que sa mère serait contente de se débarrasser d’elle, puisqu’elle était une vilaine fille. Pour finir, elle se mit dans un véritable paroxysme de désespoir. Je n’oublierai pas facilement l’expression du visage de cette mère. C’était au moment où sa petite fille, tout en pleurs, revint vers elle et lui dit ce qui n’allait pas. Le chagrin, l’amour blessé, l’indignation et la pitié s’y disputaient la première place. Mais l’indignation l’emporta, et je doute que cette petite fille ait jamais été reprise aussi vigoureusement auparavant. Cette scène m’est revenue cent fois depuis. Elle m’a profondément instruite. Elle m’a obligée à refuser les doutes sur l’amour de mon Père céleste. Ces doutes-là sont venus à grands cris réclamer l’entrée de mon cœur.
Je suis convaincue que, pour beaucoup, douter est un luxe. S’en priver serait le plus dur renoncement qu’ils connaissent. C’est un luxe qui, comme tous les autres luxes, entraîne de tristes conséquences. Peut-être, en voyant la tristesse qu’il a causée dans votre propre vie chrétienne, serez-vous tenté de dire: « Triste! Ce n’est pas un luxe pour moi, mais seulement une terrible épreuve. » Mais arrêtez-vous un instant. Essayez d’y renoncer, et vous découvrirez bientôt si c’est un luxe ou non. Vos doutes ne viennent-ils pas à vous comme une compagnie d’amis? Ils compatissent à vos peines et veulent vous consoler.
N’est-ce pas un luxe de s’asseoir avec eux, de les recevoir et d’écouter leurs arguments? De se joindre à leurs condoléances? Ne serait-ce pas un renoncement que de se détourner résolument d’eux et de refuser d’entendre un seul mot de ce qu’ils ont à dire?
Si vous l’ignorez, essayez et vous verrez. N’avez-vous jamais goûté le luxe des pensées dures envers ceux qui vous ont fait du tort? N’avez-vous jamais connu la joie de ruminer leur méchanceté? De scruter leur malveillance? D’imaginer à leur sujet toutes sortes de choses fausses et désagréables? Cela vous a rendu malheureux, bien sûr. Mais c’est une sorte de malheur fascinant, auquel vous ne pouvez pas facilement renoncer. Et le luxe de douter est tout semblable. Les choses ont mal tourné dans votre expérience.
Les dispensations de la Providence sont mystérieuses. Les tentations sont étranges. Votre cas semble unique. Quoi de plus naturel que de conclure que, pour une raison ou une autre, Dieu vous a abandonné? Qu’il ne vous aime pas et que votre bien lui est indifférent? Et combien n’est-elle pas forte, la conviction que vous êtes trop méchant pour qu’il se soucie de vous, ou trop difficile pour qu’il puisse venir à bout de vous?
Vous ne le blâmez pas et ne l’accusez pas d’injustice. Vous sentez que vous méritez son indifférence et son rejet à cause de votre indignité. Cette ruse vous permet de douter de vous-même tout en vous donnant des airs d’humilité.
Mais vous vous livrez à des pensées dures et fausses envers votre Seigneur, tout autant que vous le faisiez envers un ennemi humain.
Il dit qu’il est venu sauver non pas des justes, mais des pécheurs. Votre état de pécheur et votre indignité sont vos meilleurs titres à son amour et à ses soins.
Le pauvre petit agneau qui s’est égaré et perdu dans le désert pourrait aussi bien dire: « Le berger ne m’aime pas, ne prend pas soin de moi et ne se souvient pas de moi, parce que je suis perdu. Il n’aime et ne soigne que les agneaux qui ne s’égarent jamais. » Le malade pourrait tout aussi bien dire: « Le médecin ne viendra pas me voir et ne me donnera aucun remède, parce que je suis malade. Il ne soigne et ne visite que les gens bien portants. » Jésus dit: « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. » (Matthieu 9:12) Et il dit encore: « Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve? Lorsqu’il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue. » (Luc 15:4-6) Toute pensée à son sujet qui diffère de ses propres paroles est une pensée dure. S’y livrer est bien pire que de nourrir des pensées dures à l’égard de n’importe quel ami ou ennemi de ce monde. Du commencement à la fin de votre vie chrétienne, c’est toujours un péché que de se livrer au doute. Les doutes viennent tous du diable, et ils sont toujours mensongers. Et la seule manière d’y faire face, c’est de les démentir directement et énergiquement. Ceci m’amène à la partie pratique de tout le sujet, à savoir comment être délivré de cette funeste habitude. Ma réponse serait que cette délivrance ne peut s’obtenir par aucun autre moyen que la délivrance de tout autre péché. Elle se trouve dans le Seigneur, et en lui seul. Vous devez lui remettre votre doute, comme vous avez appris à lui remettre vos autres tentations. Vous devez faire exactement ce que vous faites de votre mauvaise humeur ou de votre orgueil.
Vous devez le remettre au Seigneur.
Je crois que le seul remède est de faire vœu de ne plus douter, comme vous exhorteriez un ivrogne à faire vœu de ne plus boire. Confiez-vous au Seigneur seul pour vous garder ferme.
Comme pour tout autre péché, la place forte se trouve dans la volonté. Vous devez abandonner votre volonté de douter, exactement comme vous le feriez pour toute autre tentation. Dieu prend toujours possession d’une volonté abandonnée. Si nous disons que nous ne douterons pas, et si nous lui abandonnons le fond de notre être, son Esprit agira en nous. Nous serons gardés du doute par sa grande puissance. Le malheur, c’est que souvent l’âme ne s’abandonne pas entièrement. Elle se réserve une petite liberté de douter, la jugeant parfois nécessaire. « Je ne veux plus douter », disons-nous, ou: « J’espère que je ne douterai plus. » Mais il est difficile de dire: « Je ne douterai plus jamais. »
Or aucun abandon n’est efficace tant qu’il n’en arrive pas à dire: « Je ne douterai pas. » La liberté de douter doit être abandonnée pour toujours. Et l’âme doit consentir à une vie de confiance continuelle et inévitable. Je pense qu’il est souvent nécessaire d’en finir avec ce doute. Nous devons arriver sur ce point à une décision. Je crois que c’est tout aussi nécessaire dans le cas de celui qui doute que dans celui de l’ivrogne. Il ne sert à rien d’y renoncer par degrés. Le principe de l’abstinence totale est ici le seul efficace. Une fois l’abandon fait, l’âme doit se reposer entièrement sur le Seigneur pour être délivrée dans chaque tentation. Elle doit lever le bouclier de la foi dès l’instant où l’assaut survient. Elle doit remettre au Seigneur la toute première suggestion de doute, et dire à l’ennemi de régler l’affaire avec lui.
Elle doit refuser d’écouter le doute un seul instant. Si plausible ou si humble qu’il paraisse, l’âme doit dire: « Je n’ose pas douter; je dois avoir confiance. Le Seigneur est bon, et IL M’AIME vraiment. Jésus me sauve; il me sauve maintenant. » Ces trois petits mots, répétés encore et encore — « Jésus me sauve, Jésus me sauve » — mettront en déroute la plus grande armée de doutes qui ait jamais assailli une âme. J’en ai fait l’essai un nombre incalculable de fois, et je ne les ai jamais vus échouer. Ne vous arrêtez pas à débattre la question avec vos doutes, et n’essayez pas de prouver qu’ils ont tort. N’y prêtez aucune attention; traitez-les avec le plus profond mépris. Fermez-leur la porte au nez, et démentez énergiquement chaque mot qu’ils vous disent. Brandissez quelque « Il est écrit » et lancez-le à leur poursuite. Regardez droit à Jésus, et dites-lui que vous vous confiez en lui et que vous êtes résolu à vous confier en lui. Que les doutes crient tant qu’ils voudront, ils ne peuvent vous faire aucun mal si vous refusez de les laisser entrer.
Il vous semblera peut-être fermer la porte à vos meilleurs amis. Votre cœur regrettera vos doutes plus encore que les Israélites ne regrettaient les pots de viande de l’Égypte. Mais renoncez à vous-même; chargez-vous de votre croix en cette affaire. Refusez sans pitié d’en écouter un seul mot. Une véritable armée de doutes attendait mon réveil et réclamait à grands cris d’entrer par ma porte. Rien ne me semblait réel ni vrai. Moins que tout, il ne me semblait possible que moi — misérable et malheureuse — je puisse être l’objet de l’amour, des soins ou de l’attention du Seigneur. Si seulement je pouvais laisser entrer ces doutes! Si je pouvais les inviter à s’asseoir et à faire comme chez eux, quel luxe ce serait! Mais il y a des années, j’avais fait vœu de ne plus douter. Je n’aurais pas plus violé ce vœu-là que mon vœu contre l’alcool.
Je n’osai pas admettre le premier doute. Je levai mon bouclier de la foi dès que je remarquai ces pensées. Je remis toute cette armée à mon Seigneur pour qu’il la vainque. Puis je ne cessai de répéter: « Le Seigneur m’aime. Il est mon Sauveur présent et parfait; Jésus me sauve, Jésus me sauve maintenant! »
La victoire fut complète. L’ennemi était venu comme un fleuve. Mais le Seigneur leva un étendard contre lui.
Il fut mis en déroute et prit la fuite. Mon âme chante le cantique de Moïse et des enfants d’Israël. Elle dit: « Alors Moïse et les enfants d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel. Ils dirent: Je chanterai à l’Éternel, car il a fait éclater sa gloire; Il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. » (Exode 15:1) « L’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges; C’est lui qui m’a sauvé. Il est mon Dieu: je le célèbrerai; Il est le Dieu de mon père: je l’exalterai. L’Éternel est un vaillant guerrier; L’Éternel est son nom. » (Exode 15:2-3). Cela vous aidera à résister aux assauts de cette tentation de douter, que de voir clairement que douter est un péché. C’est désobéir directement à notre Seigneur, qui nous commande: « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point » (Jean 14:27). La Bible nous commande partout de nous confier, sans aucune exception. Le temps et la place me manqueraient pour en citer la centième partie. Mais personne ne peut lire les Psaumes sans en être convaincu. L’homme qui se confie sans réserve est le seul qui plaise à Dieu et soit agréé de lui. La « provocation » d’Israël fut de ne pas se confier; « Mais ils continuèrent à pécher contre lui, A se révolter contre le Très-Haut dans le désert. Ils tentèrent Dieu dans leur cœur, En demandant de la nourriture selon leur désir. Ils parlèrent contre Dieu, Ils dirent: Dieu pourrait-il Dresser une table dans le désert? Voici, il a frappé le rocher, et des eaux ont coulé, Et des torrents se sont répandus; Pourra-t-il aussi donner du pain, Ou fournir de la viande à son peuple? L’Éternel entendit, et il fut irrité; Un feu s’alluma contre Jacob, Et la colère s’éleva contre Israël, Parce qu’ils ne crurent pas en Dieu, Parce qu’ils n’eurent pas confiance dans son secours. » (Psaumes 78:17-22)
Par contraste, Ésaïe dit de ceux qui se confient: « A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi. » (Ésaïe 26:3) Rien ne nous blesse comme le doute d’un ami. J’en suis convaincue, rien n’afflige Dieu davantage que notre doute.
Une de mes enfants, aujourd’hui auprès du Seigneur, me dit un soir, tandis que je la bordais dans son lit: « Eh bien, maman, j’ai eu mon premier doute. » « Oh, Ray, lui dis-je, qu’est-ce que c’était? » « Eh bien, répondit-elle, Satan est venu me dire de ne pas croire la Bible, parce qu’il n’y avait pas un mot de vrai dedans. » « Et qu’est-ce que tu lui as dit? »
Voilà ce que je lui demandai. « Oh, répondit-elle d’un air triomphant, je lui ai juste dit: Satan, je la croirai. Na! » Je fus ravie de l’intelligence spirituelle de l’enfant. Elle savait comment faire face aux doutes. Je l’encourageai, en lui expliquant que tous les doutes et tous les découragements viennent de l’ennemi. C’est un menteur; il ne faut donc jamais l’écouter.
Le soir suivant, j’avais tout oublié. Je fus donc surprise quand elle me dit, pendant que je la bordais: « Eh bien, maman, Satan a recommencé. » « Oh, Ray chérie! m’écriai-je consternée, qu’a-t-il dit cette fois? » « Eh bien, répondit-elle, il m’a juste dit que j’étais une si vilaine fille que Jésus ne pouvait pas m’aimer. Que c’était bête de croire qu’il m’aimait. » « Et qu’as-tu répondu cette fois? » demandai-je. « Oh! répondit-elle, je l’ai juste regardé d’un air fâché et je lui ai dit: Satan, tais-toi! » Puis elle ajouta en souriant: « Il ne peut pas me rendre malheureuse, pas même un petit peu. » Jamais âme n’a livré plus beau combat que celui de cette petite enfant, et jamais plus grande victoire ne fut remportée!
Chère âme qui doutez, allez, et vous aussi, faites de même; et une semblable victoire sera la vôtre. En posant ce livre, prenez votre plume et mettez par écrit votre résolution de ne plus jamais douter. Faites-en une véritable transaction entre votre âme et le Seigneur. Renoncez pour toujours à votre liberté de douter. Placez votre volonté, en cette affaire, du côté du Seigneur, et comptez sur lui pour vous préserver de toute chute. Parlez-lui de votre faiblesse et de vos doutes.
Votre ennemi vous tient sans défense. Remettez tout le combat au Seigneur. Dites-lui que vous ne douterez plus jamais.
Ensuite, gardez les yeux fixés sur Jésus.
Détournez-vous de vous-même et de vos doutes. Tenez ferme votre foi, car celui qui a fait la promesse est fidèle.
Si vous gardez votre assurance jusqu’à la fin, vous serez, par celui qui vous aime, plus que vainqueur en cette affaire.
Chapitre 14 terminé
Les doutes