Pensées (Pour ados)
Le vide que seul Dieu peut combler

Chapitre 7 · 3 min de lecture · 4 min d’écoute

Le vide que seul Dieu peut combler

« Comme une biche soupire après des courants d’eau, Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant. » — Psaume 42:2–3

Pascal commence cette partie de sa réflexion par un fait tout simple :

« Tous les hommes recherchent d’être heureux ; cela est sans exception. »

Tout ce que font les gens, dit-il, vise à être heureux. L’un part à la guerre et l’autre n’y va pas, mais tous deux cherchent le bonheur. La volonté ne fait jamais la moindre démarche que vers ce but.

Et pourtant, dit Pascal, personne ne semble jamais y arriver. Riches et pauvres, jeunes et vieux, célèbres et inconnus, tous se plaignent. Tout le monde veut quelque chose qu’il n’a pas.

Pourquoi ? La réponse de Pascal est l’une des idées les plus célèbres du livre. Il dit que ce désir, et notre incapacité à le satisfaire, sont un indice. Ils montrent qu’il y a eu autrefois en nous un vrai bonheur, dont il ne reste maintenant que « la marque et la trace toute vide ». Nous essayons de remplir cet espace vide avec tout ce qui nous entoure, les choses présentes comme les absentes, et rien ne marche.

« … mais qui en sont toutes incapables, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire que par Dieu même. »

On résume souvent cela en disant que nous avons en nous un « vide en forme de Dieu ». Les mots de Pascal sont plus forts : un gouffre infini. Quelque chose d’infini ne peut être rempli que par Quelqu’un d’infini.

Pascal ajoute une liste presque comique. Depuis que nous nous sommes détournés de Dieu, dit-il, les gens ont essayé de mettre à peu près n’importe quoi à sa place : les astres, le ciel, la terre, les plantes, les choux, les poireaux, les animaux, les insectes. Aujourd’hui, nous pourrions ajouter l’argent, les notes, le sport, la musique, les relations amoureuses, l’apparence, les abonnés. Rien de tout cela n’est mauvais. Mais rien de tout cela n’est Dieu, et si nous faisons de l’une de ces choses notre bonheur ultime, elle finira par nous décevoir.

Cela explique beaucoup de choses dans la vie. C’est pour ça que la chose que tu voulais tellement te paraît fade une fois que tu l’as. C’est pour ça que même de bonnes choses, comme l’amitié, ne peuvent pas porter le poids de tout. C’est pour ça que des gens qui semblent tout avoir peuvent quand même être malheureux.

Le psaume en tête de ce chapitre est la prière de quelqu’un qui a remarqué cette soif et qui sait vers où elle pointe : « Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant ». Cette soif n’est pas un problème à ignorer ou à anesthésier. C’est un panneau indicateur. C’est Dieu qui t’appelle à revenir à la maison.

Une chose à faire cette semaine : pense à ce vers quoi tu te tournes le plus souvent quand tu te sens vide ou que tu t’ennuies. Cette semaine, chaque fois que tu le prends, arrête-toi d’abord et prie : « Seigneur, c’est de toi que j’ai vraiment soif. » Puis continue, si c’est quelque chose de bon, mais avec ton cœur tourné vers Dieu.

Questions pour réfléchir

Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.

Que cherche chaque personne, d’après Pascal ?

Le bonheur, sans exception ; chaque action vise ce but.

Pourquoi rien dans le monde ne peut-il remplir le « gouffre infini » qui est en nous ?

Parce que seul quelque chose d’infini et d’immuable, Dieu lui-même, peut le remplir.

Qu’est-ce que les gens mettent à la place de Dieu, selon Pascal ?

À peu près n’importe quoi : les astres, le ciel, la terre, les plantes, les choux, les poireaux, les animaux, les insectes.

Chapitre 7 terminé

Le vide que seul Dieu peut combler

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