Chapitre 10 · 17 min de lecture · 21 min d’écoute
La prière et l’obéissance
« On voyait se manifester en Fletcher de Madeley une obéissance que je voudrais pouvoir décrire ou imiter. Elle produisait en lui une disposition à embrasser chaque croix avec empressement et avec joie. Il avait un amour singulier pour les agneaux du troupeau, et se consacrait avec la plus grande diligence à leur instruction, pour laquelle il avait un don particulier… Tous ses rapports avec moi étaient si mêlés de prière et de louange que chaque occupation et chaque repas en étaient, pour ainsi dire, parfumés. » — JOHN WESLEY.
SOUS la loi de Moïse, on tenait que « l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers ». Dans Deutéronome 5:29, Moïse présente le Dieu tout-puissant se prononçant sur cette qualité même d’une manière qui ne laisse aucun doute sur l’importance qu’il attache à son exercice. Parlant de l’égarement de son peuple, il s’écrie :
« Oh ! S’ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre et pour observer tous mes commandements, afin qu’ils fussent heureux à jamais, eux et leurs enfants ! »
Sans aucun doute, l’obéissance est une haute vertu, une qualité de soldat. Obéir appartient, avant tout, au soldat. C’est sa première et sa dernière leçon, et il doit apprendre à la pratiquer en tout temps, sans discuter, sans se plaindre. L’obéissance, de plus, est la foi en action ; elle est l’épanchement de l’amour, comme elle en est l’épreuve même. « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime. »
Bien plus : l’obéissance est la gardienne et la vie de l’amour.
« Si vous gardez mes commandements, dit Jésus, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. »
Quelle déclaration merveilleuse de la relation que l’obéissance crée et entretient ! Le Fils de Dieu est gardé dans le sein de l’amour du Père en vertu de son obéissance ! Et ce qui permet au Fils de Dieu de demeurer toujours dans l’amour de son Père nous est révélé par sa propre déclaration : « Car je fais toujours ce qui lui est agréable. »
Le don du Saint-Esprit en pleine mesure et dans une expérience plus riche dépend d’une obéissance pleine d’amour :
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements », telle est la parole du Maître. « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous. »
L’obéissance à Dieu est une condition de prospérité spirituelle, de contentement intérieur, de stabilité du cœur. « Si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, vous mangerez les meilleures productions du pays. » L’obéissance ouvre les portes de la Cité sainte et donne accès à l’arbre de vie.
« Heureux ceux qui pratiquent ses commandements, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville ! »
Qu’est-ce que l’obéissance ? C’est faire la volonté de Dieu ; c’est garder ses commandements. Combien de commandements faut-il garder pour qu’il y ait obéissance ? En garder la moitié et violer l’autre moitié — est-ce là une véritable obéissance ? Garder tous les commandements sauf un — est-ce là l’obéissance ? Sur ce point, l’apôtre Jacques est on ne peut plus explicite : « Quiconque observe toute la loi, déclare-t-il, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. »
L’esprit qui pousse un homme à violer un seul commandement est l’esprit qui peut le pousser à les violer tous. Les commandements de Dieu forment un tout, et en violer un, c’est frapper le principe qui est à la base de l’ensemble et le traverse tout entier. Celui qui n’hésite pas à violer un seul commandement les violerait tous — c’est plus que probable — sous la même pression et dans les mêmes circonstances.
C’est une obéissance universelle qui est exigée du genre humain. Rien de moins qu’une obéissance sans réserve ne satisfera Dieu, et l’observation de tous ses commandements est la preuve qu’il en exige. Mais pouvons-nous garder tous les commandements de Dieu ? Un homme peut-il recevoir une capacité morale qui le rende apte à obéir à chacun d’eux ? Assurément, il le peut. À tous égards, l’homme peut, par la prière, obtenir la capacité de faire cela même.
Dieu donne-t-il des commandements auxquels les hommes ne peuvent pas obéir ? Est-il assez arbitraire, assez sévère, assez dépourvu d’amour pour donner des commandements auxquels on ne peut obéir ? La réponse est que, dans toutes les annales de la sainte Écriture, il n’est rapporté aucun cas où Dieu ait ordonné à un homme de faire une chose qui dépassait ses forces. Dieu est-il assez injuste et assez inconsidéré pour exiger de l’homme ce qu’il est incapable de rendre ? Certainement pas. Le supposer, c’est calomnier le caractère de Dieu.
Arrêtons-nous un instant sur cette pensée : des parents terrestres exigent-ils de leurs enfants des devoirs qu’ils ne peuvent pas accomplir ? Où est le père qui songerait seulement à être aussi injuste, aussi tyrannique ? Dieu serait-il moins bon et moins juste que des parents terrestres pleins de défauts ? Seraient-ils meilleurs et plus justes qu’un Dieu parfait ? Quelle pensée absurde et insoutenable !
Dans son principe, l’obéissance à Dieu est la même qualité que l’obéissance aux parents terrestres. Elle implique, dans l’ensemble, que l’on renonce à sa propre voie pour suivre celle d’un autre ; que l’on abandonne sa volonté à la volonté d’un autre ; que l’on se soumette à l’autorité et aux exigences d’un parent. Les ordres, qu’ils viennent de notre Père céleste ou de notre père terrestre, sont dictés par l’amour, et tous ces ordres servent au mieux les intérêts de ceux qui les reçoivent. Les commandements de Dieu ne sont donnés ni avec dureté ni avec tyrannie. Ils sont toujours donnés par amour et dans notre intérêt, et il nous convient donc d’y prendre garde et d’y obéir. En d’autres termes, et à l’estimer à sa plus faible valeur : puisque Dieu nous a donné ses commandements pour procurer notre bien, il est avantageux d’obéir. L’obéissance porte en elle sa propre récompense. Dieu l’a ainsi ordonné, et puisqu’il l’a fait, la raison humaine elle-même peut comprendre qu’il n’exigerait jamais ce qu’il n’est pas en notre pouvoir de rendre.
L’obéissance, c’est l’amour qui accomplit chaque commandement, l’amour qui s’exprime. L’obéissance n’est donc pas une exigence pénible qui pèse sur nous, pas plus que le service qu’un mari rend à sa femme, ou qu’une femme rend à son mari. L’amour se plaît à obéir et à faire plaisir à celui qu’il aime. Il n’y a pas de corvées pour l’amour. Il peut y avoir des exigences, mais point d’ennui. Il n’y a pas de tâches impossibles pour l’amour.
Avec quelle simplicité et avec quel naturel l’apôtre Jean dit : « Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. »
Voilà l’obéissance qui devance tout commandement, quel qu’il soit. C’est l’amour qui obéit par anticipation. Ils se trompent gravement, et même ils pèchent, ceux qui déclarent que les hommes sont contraints de commettre l’iniquité, que ce soit à cause du milieu, de l’hérédité ou des penchants. Les commandements de Dieu ne sont pas pénibles. Leurs voies sont des voies agréables, et leurs sentiers sont paisibles. La tâche qui revient à l’obéissance n’est pas une tâche dure. « Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. »
Loin de notre Père céleste la pensée d’exiger de ses enfants des choses impossibles. Il est possible de lui plaire en toutes choses, car il n’est pas difficile à satisfaire. Il n’est ni un maître dur ni un seigneur sévère, « qui prend ce qu’il n’a pas déposé, et qui moissonne ce qu’il n’a pas semé ». Dieu merci, il est possible à chaque enfant de Dieu de plaire à son Père céleste ! Il est en vérité beaucoup plus facile de lui plaire que de plaire aux hommes. Bien plus, nous pouvons savoir quand nous lui plaisons. C’est là le témoignage de l’Esprit — l’assurance divine intérieure, donnée à tous les enfants de Dieu, qu’ils font la volonté de leur Père et que leurs voies lui sont agréables.
Les commandements de Dieu sont justes et fondés sur l’équité et la sagesse. « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » « Tes voies sont justes et véritables, roi des nations ! » Les commandements de Dieu peuvent donc être observés par tous ceux qui recherchent les ressources de grâce qui les rendent capables d’obéir. Ces commandements doivent être observés. Le gouvernement de Dieu est en jeu. Les enfants de Dieu sont tenus de lui obéir ; la désobéissance ne saurait être permise. L’esprit de rébellion est l’essence même du péché. C’est le rejet de l’autorité de Dieu, que Dieu ne peut tolérer. Il ne l’a jamais tolérée, et la déclaration de son attitude fut l’une des raisons pour lesquelles le Fils du Très-Haut a été manifesté parmi les hommes :
« Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. »
Si quelqu’un se plaignait que l’humanité déchue est trop faible et trop impuissante pour obéir à ces hauts commandements de Dieu, il convient de répondre que, par l’expiation de Christ, l’homme est rendu capable d’obéir. L’Expiation est l’Acte par lequel Dieu nous rend capables. Ce que Dieu opère en nous, dans la régénération et par l’action du Saint-Esprit, accorde une grâce qui rend capable, suffisante pour tout ce qui est exigé de nous sous le régime de l’expiation. Cette grâce est fournie sans mesure, en réponse à la prière. De sorte que, tandis que Dieu commande, il s’engage en même temps à nous donner toute la force de volonté et toute la grâce d’âme nécessaires pour répondre à ses exigences. Cela étant vrai, l’homme est sans excuse pour sa désobéissance, et éminemment blâmable s’il refuse, ou néglige, d’obtenir la grâce requise par laquelle il peut servir le Seigneur avec respect et avec une crainte pieuse.
Il est une considération importante que négligent étrangement ceux qui déclarent impossible de garder les commandements de Dieu : c’est la vérité vitale selon laquelle, par la prière et la foi, la nature de l’homme est changée et rendue participante de la nature divine ; que toute répugnance à obéir à Dieu lui est ôtée, et que son incapacité naturelle à garder les commandements de Dieu, qui découle de son état déchu et impuissant, est glorieusement supprimée. Par ce changement radical opéré dans sa nature morale, l’homme reçoit le pouvoir d’obéir à Dieu en toutes choses et de lui rendre une allégeance pleine et joyeuse. Alors il peut dire : « Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! » Non seulement la rébellion propre à l’homme naturel est ôtée, mais un cœur qui obéit avec joie à la Parole de Dieu est reçu, pour son bonheur.
Si l’on prétend que l’homme non renouvelé, portant toutes les infirmités de la chute, ne peut obéir à Dieu, on ne le niera pas. Mais déclarer qu’après avoir été renouvelé par le Saint-Esprit, avoir reçu une nature nouvelle et être devenu enfant du Roi, on ne peut obéir à Dieu, c’est adopter une position ridicule, et faire preuve, de plus, d’une déplorable ignorance de l’œuvre et de la portée de l’expiation.
Une obéissance sans réserve et parfaite, tel est l’état auquel l’homme de prière est appelé. « En élevant des mains saintes, sans colère ni mauvaises pensées » : telle est la condition de la prière obéissante. La fidélité et l’amour intérieurs, joints à la pureté extérieure, sont ici posés comme les compagnons obligés de la prière agréée.
Jean donne la raison de la prière exaucée dans le passage déjà cité : « Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. »
Puisque l’observation des commandements de Dieu est présentée ici comme la raison pour laquelle il exauce la prière, il est raisonnable d’admettre que nous pouvons garder les commandements de Dieu, que nous pouvons faire ce qui lui est agréable. Dieu ferait-il de l’observation de ses commandements une condition de la prière efficace, pensez-vous, s’il savait que nous ne pouvons pas garder ses lois ? Assurément, assurément non !
L’obéissance peut demander avec assurance devant le trône de la grâce, et ceux qui la pratiquent sont les seuls qui puissent demander de cette manière. Les désobéissants s’approchent avec timidité et supplient avec hésitation. Ils sont arrêtés par leurs fautes. L’enfant qui demande, mais qui obéit, vient en présence de son père avec confiance et assurance. La conscience même de son obéissance lui donne du courage et le délivre de la crainte qui naît de la désobéissance.
Faire la volonté de Dieu sans objection, c’est la joie comme c’est le privilège de l’homme qui prie avec succès. C’est celui qui a les mains innocentes et le cœur pur qui peut prier avec confiance. Dans le Sermon sur la montagne, Jésus dit :
« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »
À cette grande déclaration, on peut en ajouter une autre :
« Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. »
« Le métier du chrétien, dit Luther, c’est la prière. » Mais le chrétien a un autre métier à apprendre avant d’aborder les secrets du métier de la prière. Il doit bien apprendre le métier de l’obéissance parfaite à la volonté du Père. L’obéissance suit l’amour, et la prière suit l’obéissance. L’œuvre d’une observation réelle des commandements de Dieu accompagne inséparablement l’œuvre d’une prière réelle.
Celui qui a été désobéissant peut prier. Il peut prier pour obtenir la miséricorde qui pardonne et la paix de son âme. Il peut venir au marchepied de Dieu avec des larmes, avec confession, avec un cœur repentant, et Dieu l’entendra et exaucera sa prière. Mais cette sorte de prière n’appartient pas à l’enfant de Dieu ; elle appartient au pécheur repentant, qui n’a pas d’autre moyen de s’approcher de Dieu. C’est le bien de l’âme non justifiée, non de celui qui a été sauvé et réconcilié avec Dieu.
Une vie d’obéissance aide la prière. Elle hâte la prière vers le trône. Dieu ne peut s’empêcher d’entendre la prière d’un enfant obéissant. Il a toujours entendu ses enfants obéissants quand ils ont prié. Une obéissance qui ne discute pas pèse beaucoup aux yeux de Dieu, devant le trône de la grâce céleste. Elle agit comme les flots confluents de nombreuses rivières, et donne au lieu secret de la prière du volume, un plein débit et de la puissance. Une vie d’obéissance n’est pas simplement une vie réformée. Ce n’est pas la vieille vie apprêtée et repeinte à neuf, ni une vie d’assiduité à l’église, ni un beau vernis d’activités. Ce n’est pas non plus une conformité extérieure aux exigences de la morale publique. Bien plus que tout cela se trouve réuni dans une vie chrétienne véritablement obéissante et pleine de la crainte de Dieu.
Une vie de pleine obéissance ; une vie établie dans l’intimité la plus étroite avec Dieu ; où la volonté est en pleine conformité avec la volonté de Dieu ; où la vie extérieure montre le fruit de la justice — une telle vie n’oppose aucun obstacle à la chambre intérieure, mais plutôt, comme Aaron et Hur, elle soulève et soutient les mains de la prière.
Si vous avez un ardent désir de bien prier, vous devez apprendre à bien obéir. Si vous désirez apprendre à prier, vous devez alors avoir un ardent désir d’apprendre à faire la volonté de Dieu. Si vous désirez prier Dieu, vous devez d’abord avoir un désir dévorant de lui obéir. Si vous voulez avoir libre accès auprès de Dieu dans la prière, alors tout obstacle de la nature du péché ou de la désobéissance doit être ôté. Dieu prend plaisir aux prières des enfants obéissants. Les requêtes qui sortent des lèvres de ceux qui prennent plaisir à faire sa volonté parviennent à ses oreilles avec une grande rapidité, et l’inclinent à les exaucer avec promptitude et abondance. En elles-mêmes, les larmes n’ont aucun mérite. Elles ont pourtant leur utilité dans la prière. Les larmes devraient baptiser le lieu de notre supplication. Celui qui n’a jamais pleuré sur ses péchés n’a jamais vraiment prié sur ses péchés. Les larmes sont parfois l’unique plaidoyer du pénitent. Mais les larmes sont pour le passé, pour le péché et les fautes commises. Il y a un autre pas, une autre étape, qui attend d’être franchie. C’est celle de l’obéissance sans discussion, et tant qu’elle n’est pas franchie, la prière pour obtenir la bénédiction et un soutien continu restera sans effet.
Partout dans la sainte Écriture, Dieu est présenté comme désapprouvant la désobéissance et condamnant le péché, et cela est aussi vrai dans la vie de ses élus que dans celle des pécheurs. Nulle part il ne tolère le péché ni n’excuse la désobéissance. Toujours, Dieu met l’accent sur l’obéissance à ses commandements. L’obéissance à ces commandements apporte la bénédiction ; la désobéissance aboutit au désastre. Cela est vrai, dans la Parole de Dieu, du commencement à la fin. C’est pour cette raison que les hommes de prière, dans les saintes Écritures, avaient une telle influence auprès de Dieu. Les hommes obéissants ont toujours été les plus proches de Dieu. Ce sont eux qui ont bien prié, qui ont reçu de grandes choses de Dieu, qui ont accompli de grandes choses.
L’obéissance à Dieu compte énormément dans le domaine de la prière. On ne saurait souligner ce fait trop fortement ni trop souvent. Plaider pour une foi religieuse qui tolère le péché, c’est couper l’herbe sous le pied de la prière efficace. Excuser le péché en alléguant que l’obéissance à Dieu n’est pas possible aux hommes non régénérés, c’est déprécier le caractère de la nouvelle naissance, et placer les hommes là où la prière efficace n’est pas possible. Un jour, Jésus lança une question très pertinente et très personnelle, qui frappait au cœur même de la désobéissance, quand il dit : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? »
Celui qui veut prier doit obéir. Celui qui veut retirer quelque chose de ses prières doit être en parfaite harmonie avec Dieu. La prière met en ceux qui prient sincèrement un esprit d’obéissance, car l’esprit de désobéissance n’est pas de Dieu et n’appartient pas aux armées de Dieu qui prient.
Une vie d’obéissance est d’un grand secours pour la prière. En fait, une vie d’obéissance est une nécessité pour la prière, pour celle qui accomplit quelque chose. L’absence d’une vie d’obéissance fait de la prière une vaine cérémonie, un pur abus de mots. Le pécheur repentant cherche le pardon et le salut, et reçoit une réponse à ses prières même avec une vie souillée et corrompue par le péché. Mais les intercesseurs royaux de Dieu se présentent devant lui avec des vies royales. Une vie sainte favorise une prière sainte. Les intercesseurs de Dieu « élèvent des mains saintes », symboles de vies justes et obéissantes.
Chapitre 10 terminé
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