Chapitre 6 · 2 min de lecture · 3 min d’écoute
Ce que n’est pas la mortification
« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. » — Philippiens 3:12
Avant d’expliquer ce que c’est que faire mourir le péché, Owen dissipe quelques erreurs sur ce que ce n’est pas. Elles sont vraiment utiles.
Premièrement, ce n’est pas se débarrasser complètement du péché dans cette vie. C’est le but, et Owen dit qu’une victoire réelle et magnifique est possible. Mais même Paul disait qu’il n’avait pas encore « atteint la perfection ». Le péché ne disparaîtra pas totalement avant que Christ nous rende nouveaux. Alors ne désespère pas si tu ressens encore la tentation. C’est normal.
Deuxièmement, ce n’est pas simplement cacher le péché. Si tu arrêtes de faire quelque chose en public mais que tu continues dans ton cœur, tu ne l’as pas fait mourir. Tu as juste appris à le dissimuler.
Troisièmement, ce n’est pas simplement avoir un tempérament calme. Certaines personnes sont naturellement moins colériques que d’autres. Cela ne veut pas dire qu’elles ont vaincu la colère. Owen dit que ces personnes devraient s’examiner sur les péchés dont leur tempérament ne les protège pas, comme l’envie, l’orgueil ou l’incrédulité.
Quatrièmement, ce n’est pas échanger un péché contre un autre. Owen raconte l’histoire de Simon le magicien, dans le livre des Actes, qui avait abandonné ses sortilèges mais restait plein de cupidité et d’ambition. Owen dit de quelqu’un comme lui :
« Il a changé de maître, mais il est toujours esclave. »
Par exemple, quelqu’un peut arrêter de voler dans les magasins mais se mettre à tricher en classe. Le péché extérieur a changé. Le cœur, non.
Cinquièmement, ce n’est pas un sursaut d’efforts après une crise. Quand le péché provoque une catastrophe — quand tu te fais prendre, que tu blesses gravement quelqu’un ou que tu te sens terriblement mal —, tu peux te jeter contre lui de toutes tes forces, et pendant un temps il semble mort. Owen compare cela à des soldats qui tuent un chef ennemi lors d’un raid de nuit : l’ennemi recule un moment, puis il se regroupe. Le péché se tait souvent après une crise, puis il revient.
Owen ne dit pas que ces moments ne valent rien. Une crise peut te réveiller. Mais le vrai changement est quelque chose de plus stable et de plus profond.
Une chose à faire cette semaine : relis les cinq « ce n’est pas » d’Owen. L’un d’eux est-il vrai pour toi — par exemple cacher un péché, ou échanger un péché contre un autre ? Parles-en honnêtement à Dieu cette semaine.
Questions pour réfléchir
Réfléchis d’abord, puis touche une question pour voir une façon d’y répondre.
Pourquoi ne faut-il pas désespérer si la tentation est toujours là ?
Parce que le péché n’est pas complètement détruit dans cette vie ; même Paul disait qu’il n’avait pas encore atteint la perfection.
Que veut dire Owen par « Il a changé de maître, mais il est toujours esclave » ?
Abandonner un péché pendant qu’un autre prend sa place, ce n’est pas une vraie liberté ; le cœur sert toujours le péché.
Pourquoi un sursaut d’efforts après une crise ne suffit-il pas ?
Parce que le péché se tait souvent après une crise, puis il revient ; le vrai changement est plus stable et plus profond.
Chapitre 6 terminé
Ce que n’est pas la mortification