Vie d’Antoine
Des deux frères, et comment l’un mourut de soif

Chapitre 22 · 1 min de lecture · 1 min d’écoute

Des deux frères, et comment l’un mourut de soif

59. Deux frères venaient le trouver, quand l’eau vint à manquer en chemin ; l’un mourut, et l’autre était sur le point de mourir : il n’avait plus la force d’avancer et gisait à terre, attendant la mort. Or Antoine, assis dans la montagne, appela deux moines qui se trouvaient là par hasard et les pressa en disant : « Prenez une cruche d’eau et courez sur la route qui mène en Égypte. Car de deux hommes qui venaient ici, l’un est déjà mort, et l’autre mourra si vous ne vous hâtez. Cela m’a été révélé pendant que je priais. » Les moines partirent donc et trouvèrent l’un étendu mort, qu’ils ensevelirent ; l’autre, ils le ranimèrent avec de l’eau et le conduisirent au vieillard. Car il y avait une journée de marche. Si quelqu’un demande pourquoi il ne parla pas avant que l’autre mourût, la question ne doit pas être posée. Car la sentence de mort n’appartenait pas à Antoine, mais à Dieu, qui jugea l’un et révéla l’état de l’autre. La merveille, ici, ne concernait qu’Antoine : assis dans la montagne, il avait le cœur vigilant, et le Seigneur lui montrait les choses lointaines.

Page 1 / 1 · 1 min restantes dans le chapitre
Précédent Suivant